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Royaucourt-et-Chailvet

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Royaucourt-et-Chailvet
Royaucourt-et-Chailvet
Mairie de Royaucourt-et-chailvet
Blason de Royaucourt-et-Chailvet
Blason
Image illustrative de l’article Royaucourt-et-Chailvet
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Intercommunalité CC Picardie des Châteaux
Maire
Mandat
Guillaume Le Rudulier
2021-2026
Code postal 02000
Code commune 02661
Démographie
Gentilé Royaucourtois(es)
Population
municipale
226 hab. (2023 en évolution de −10,32 % par rapport à 2017)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 43″ nord, 3° 32′ 05″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 162 m
Superficie 3,04 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Laon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Laon-1
Législatives 1re circonscription de l'Aisne
Localisation
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Royaucourt-et-Chailvet
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Royaucourt-et-Chailvet
Liens
Site web www.royaucourtetchailvet.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Royaucourt-et-Chailvet est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie

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Localisation

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Royaucourt-et-Chailvet est un village rural picard du Laonnois aisément accessible par la Route nationale 2, situé à km au sud-ouest de Laon, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Soissons et à 45 km au nord-ouest de Reims.

Il se troiuve dans l'aire d'attraction de Laon, ainsi que dans sa zone d'emploi et dans son bassin de vie[I 1].

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Bourguignon-sous-Montbavin, Chaillevois, Chavignon, Montbavin, Urcel et Vaucelles-et-Beffecourt.

Rose des vents Montbavin Vaucelles-et-Beffecourt Rose des vents
Chaillevois N
O    Royaucourt-et-Chailvet    E
S
Chavignon Urcel

Géologie et relief

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La superficie de la commune est de 3,04 km2 ; son altitude varie de 57 à 162 mètres[1].

Hydrographie

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Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Royaucourt-et-Chailvet[Note 2].
L'Ardon peu avant sa confluence avec l'Ailette.

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Ailette et l'Ardon[2],[Carte 1].

L'Ailette, d'une longueur de 59 km, prend sa source dans la commune de Sainte-Croix et se jette dans l'Oise (rive gauche) à Quierzy, après avoir traversé 36 communes[3].

L'Ardon, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Laon et se jette dans l'Ailette en limite des communes de Royaucourt-et-Chailvet et de Chavignon, après avoir traversé huit communes[4].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[8]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 715 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Martigny-Courpierre à 11 km à vol d'oiseau[11], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 734,4 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −16 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

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Les Communaux de Royaucourt-et-Chailvet, sont un espace naturel d'intérêt écologique majeur situé sur les marges de la vallée de l'Ardon dans un vaste paysage vallonné et boisé, typique de la région naturelle du Laonnois, et reposant sur une butte de sable du Thanétien[15]

Au , Royaucourt-et-Chailvet est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[16].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laon, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 106 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (55,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (55,1 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55,1 %), prairies (24,6 %), zones urbanisées (20 %), terres arables (0,2 %)[19].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Lieux-dits, hameaux et écarts

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Le hameau de Royaucourt se trouve au nord du territoire communal.

Habitat et logement

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En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 107, alors qu'il était de 108 en 2016 et de 97 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 90,7 % étaient des résidences principales, 3,7 % des résidences secondaires et 5,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,9 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Royaucourt-et-Chailvet en 2022 en comparaison avec celle de l'Aisne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,7 %) supérieure à celle du département (3,3 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à Royaucourt-et-Chailvet en 2022.
Typologie Royaucourt-et-Chailvet[I 3] Aisne[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 90,7 86,7 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3,7 3,3 9,7
Logements vacants (en %) 5,6 10 8

Voies de communication et transports

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Le territoire communal est traversé par la ligne de La Plaine à Hirson et Anor (frontière), mais la station de chemin de fer la plus proche est la gare de Clacy - Mons.

Le sentier de grande randonnée GR 12A traverse le bourg.

Royaucourt est attesté sous les formes Ruilcurtis (1139) ; Rioucourt (1227) ; Riocurt (1249) ; Riocourt (1259) ; Riocort, Riaucourt (1260) ; Ryaucourt (1419) ; Riaulcourt-et-Saint-Julien (1474) ; Royaulcourt (1536) ; Royaucour (1729)[20].
De l'adjectif au féminin de oïl royal, royau et court[21] au sens étymologique de « ferme, exploitation agricole ».

Chailvet est attesté sous les formes[22] :

  • Chaleveel en 1136 ;
  • Calleviacum en 1181 (cartulaire de l'abbaye Saint-Martin de Laon) ;
  • Chalivel en 1215 (grand cartulaire de l'évêché de Laon) ;
  • Chaillevel en 1265 (chapitre de l'Hôtel-Dieu de Laon) ;
  • Chailleveil en 1332 (chapitre de l'évêché de Laon) ;
  • Chaillevellum en 1361 ;
  • Challeves, Challevet 1430 ;
  • Chaillevet 1519 (Comptes de l'Hôtel-Dieu de Laon).

De l'oïl chaillou « caillou » et des suffixes diminutifs el, puis -et[23].

L'ancienne paroisse de Royaucourt, comme la moderne commune de Royaucourt-et-Chailvet se composait de deux hameaux, Royaucourt, où s'élève l'église, et Chailvet, où se trouve le château. Au XIIe siècle, la moitié de la seigneurie relevait de la duché-pairie de Laon tandis que le reste, ainsi que le bas Chaillevois, du comte de Roucy.

acte de vente des templiers en 1163
Acte de vente des templiers en 1163 - archives de l'Aisne, côte G171.

. Nicolas d'Espagne, en s'affiliant à l'ordre du Temple, leur donne de tout ce qu'il possédait à Chailvet (Calleviacum) avant 1148, comme le rappelle une charte de confirmation de l'évêque de Laon Barthélémy de Joux ou de Jur, datée de 1148. (Arch. Nat. S4948 Suppl. no 66).

En 1163, les templiers vendent le domaine à l'évêché de Laon, affaire conclue par le trésorier Gautier, neveu de Gautier de Mortagne, évêque de Laon depuis 1155. Théologien du XIIe siècle[24], l'évêque était un ami de Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry.

La trésorerie de l'église cathédrale Notre-Dame de Laon est propriétaire de cette terre pendant cinq siècles. la traduction du texte de la vente rédigée en latin est la suivante : « Au nom de la Sainte et Indivisible Trinité, il nous revient raisonnablement d'attester ce qui s'est fait en notre présence. C'est pour cette raison que moi, Gautier, évêque de Laon par la grâce de Dieu, je rends notoire que Gautier, trésorier de Laon, notre neveu, a acheté au frère Pierre de Noviome et aux autres frères du Temple, avec l'accord d'Eustache, maître des frères du Temple en France, ce qu'eux-mêmes détenaient à Chailvet en 240 livres proviniennes, l'année 1163 de l'Incarnation du Verbe, et qu'il a ainsi accordé qu'il donnerait les pièces prévues, cent livres à la fête suivante de tous les saints et 80 livres l'année suivante, à la prochaine fête de tous les saints, mais les 60 livres restantes à la fin de la troisième année, à la même fête. En plus de cela, nous sommes garants que si Gautier, pris par la mort ou par autre chose, ne donnait pas les pièces convenues, moi si je vis ou mon successeur, paierons intégralement les pièces dites et que cette terre sera la nôtre. Et si ni moi, ni mon successeur n'acquittons intégralement les pièces, Lesiardus, doyen de Laon, et le chapitre ont accordé qu'ils donneraient les pièces convenues et que l'église possèderait la terre librement. En vérité nous faisons en sorte que cela soit protégé puisque cela demeure ratifié par l'impression de notre sceau et les témoins ayant signé en bas, Signature du doyen de Laon Lesiardus. De Robert le préchantre. De Gonter et de Gautier, prêtres. De Gérard sous-trésorier. Du maître des diacres Hugues. De Manasse et Alexandre sous-diacres. De Rohard, de Galcher, frères du Temple. Angot le greffier a relu, a écrit et a signé. »

Époque contemporaine

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Dans le répertoire des noms de lieux on trouve « Les cendres » ou bien encore « Le chemin de l'usine » ou « L'usine » à l'ouest sud-ouest du terroir communal de Chailvet. Ces différentes formations témoignent de l'existence d'une activité quasiment industrielle qui a disparu au cours du premier quart du XXe siècle. Le toponyme « Les cendres » évoque la présence d'extraction à ciel ouvert de lignite, charbon fossile, combustible intermédiaire entre la tourbe et la houille, qui vont se développer notablement à partir de la première moitié du XVIIIe siècle. À cette époque, la fumure animale ne suffit plus à l'amendement des terres du fait de l'abandon de la jachère à laquelle on préfère des cultures alternatives qui nécessitent l'emploi des cendres de lignites pour la fertilisation des sols. L'industrie naissante consomme aussi ces produits pour la fabrication d'aluns (sulfates doubles) qui ont la propriété de fixer les matières colorantes : en tannerie, ils sont utilisés pour la conservation des peaux, en chimie pour la synthèse de l'acide sulfurique, la fabrication de certaines colles ainsi que de produits soufrés dont on fait une forte consommation à l'époque. Pour des raisons économiques, ces produits d'extraction subissent une première transformation, généralement sur place, tout près du lieu d'extraction afin d'amoindrir les frais de transport. C'est donc pour ces différentes raisons que des cendrières vont être ouvertes pour répondre aux besoins de l'agriculture et aux besoins de l'industrie naissante.

À Chailvet, on trouve le lignite dans les bois marécageux, dans des prairies humides où poussent les renoncules et les joncs. Une exploitation de cendres est ouverte vers 1786, et assez rapidement une usine va être construite à proximité du lieu d'extraction, usine qui emploiera jusqu'à deux cents personnes à son apogée vers la fin du XIXe siècle.

À partir de 1817, Pierre Alexandre Brunel achète l'usine, le château et devient maire de Chailvet en 1824, siège qu'il conserve jusqu'en 1855. À sa mort, son fils Gustave Alexandre lui succède à l'usine comme président du conseil d'administration, mais également à la mairie de 1855 à 1878.

C'est sous mandat que la Compagnie des chemins de fer du Nord ouvre la ligne de Paris à Laon, et Gustave Alexandre milite pour obtenir la création d'une gare sur le territoire de la commune, mettant en avant l'existence d'une importante usine de scierie et de l'usine des cendres pour justifier sa requête. C'est ainsi que pour des raisons économiques, la gare de Chailvet - Urcel est dotée d'un bâtiment des voyageurs mais également d'une halle à marchandises dont les derniers vestiges ont disparu il y a une dizaine d'années.

Première Guerre mondiale

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Le village, situé à trois kilomètres à vol d'oiseau du Chemin des Dames, est considéré comme détruit à la fin de la guerre[25] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [26].

L'usine ferme définitivement ses portes en 1924, et les différents bâtiments sont rasés, (probablement à la suite des dommages causés par la guerre.

Seconde Guerre mondiale

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Le 141e régiment d'Infanterie alpine était cantonné sur le territoire de Royaucourt-et-Chailvet, au cours de la guerre de 1940. Georges Pompidou, futur président de la République, qui faisait partie de l'encadrement de cette unité, a offert, en souvenir, un drapeau à la commune[27].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune se trouve dans l'arrondissement de Laon du département de l'Aisne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Anizy-le-Château[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Laon-1[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2010 de la première circonscription de l'Aisne[28].

Intercommunalité

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Royaucourt-et-Chailvet était membre de la petite communauté de communes des Vallons d'Anizy, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1997 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sous réserve de certaines dérogations bénéficiant aux territoires de très faible densité), cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine, pour former le la communauté de communes Picardie des Châteaux dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des maires

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Liste des maires successifs[29]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1820   M. Lenel    
         
1824 1855 Pierre Alexandre Brunel[réf. nécessaire]   Propriétaire du château et de l'usine de cendres
1855 1878 Gustave Alexandre Brunet[30]   Fils de Pierre Alexandre Brunel
Propriétaire du château et de l'usine de cendres
1879   M. Villers[31]    
         
1900   M. Davril    
         
mars 2001 mars 2008 Régis de Buttet DVD  
mars 2008[32] décembre 2020 Patrick Toussaint[33],[34] DVG Cadre retraité de la fonction publique
Démissionnaire
18 décembre 2020[35] en cours
(au 30 novembre 2023)
Guillaume Le Rudulier   Contremaître ou agent de maîtrise

Équipements et services publics

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Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[37].

En 2023, la commune comptait 226 habitants[Note 5], en évolution de −10,32 % par rapport à 2017 (Aisne : −2,09 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
158154156198213234287259291
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
256265280253282284265293261
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247217203196182172140156180
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
176157155163201177190202245
2021 2023 - - - - - - -
236226-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Royaucourt-et-Chailvet compte deux édifices référencés monuments historiques :

  • Le château de Chailvet Logo monument historique Classé MH (1984, partiellement)[42] (XVIe siècle), peu détruit au cours de la Première Guerre mondiale, restauré au lendemain de la guerre. Dépôt d'intendance de l'armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale, il est incendié par les Allemands le . Sa restauration est engagée par Patrick de Buttet, en qualité de maître d'ouvrage, l'étude et la maitrise d'œuvre étant assurées par Alain Gigot, ancien architecte en chef des monuments historiques.[réf. nécessaire]

On peut également signaler :

  • Les communaux de Royaucourt-et-Chailvet, un espace naturel géré par le conservatoire d'espaces naturels des Hauts-de-France, un espace situé sur les marges de la vallée de l’Ardon dans un vaste paysage vallonné et boisé, typique de la région naturelle du Laonnois[43].
  • À l'est de la ruelle de Chailvet, dite autrefois de la Fontaine, puis des Prés,
    Antoinette Poullet, veuve de Jean de Liencourt, Bastien de Liencourt, Martin Dollez, Jean de la Mothe et Antoine Boullart, à cause de leurs femmes, déclarent en 1556 au terrier seigneurial posséder une maison, grange, étable, cour, jardin, bois de 48 ares, chargés d'un cens de 15 sols tournois, une maison au même lieu appelée la maison Pasquette, un jardin auprès de l'église de 10 ares, 48 ares de vigne en sept pièces, 3 hectares de terre en huit pièces, un hectare un quart de bois en sept pièces et un pré de 14 ares. Ce domaine est morcelé : la première maison passa aux héritiers de Nicolas de Liencourt et à Jehan Flocquet par moitié, la maison Pasquette, auxdits hoirs, qui la vendent à Jacques de Lancy avec quelques vignes, et les autres à Claude Le Nain[44]. Guillaume Allart, charron à Pargny-Filain, et Catherine Le Nain, sa femme, cédèrent en 1670 à Anne et Marie Hubert une maison « consistante en cour devant et étable, cuisine, fournil, chambre haulte, grenier, jardin derrière, tenant à la ruelle du pré d'autre à Claude Gaurel et lesdites demoiselles », avec un jardin de 60 ares séparé, en échange d'une rente de 37 livres 10 sols ; les lods et ventes envers le seigneur furent fixés à 22 livres[45]. Deux traités entre les héritiers de Marie Hubert (morte en 1677) attribuèrent en 1678 à son neveu, Antoine Gérault, chanoine de la cathédrale, cette maison avec 83 ares de vigne en quatre pièces, et à Marie Gérault (morte avant 1680), sa nièce, mariée à Jean-Paul Dagneau, avocat en Parlement, l'autre maison à l'est de la précédente, avec 83 ares de vigne en trois pièces[46]. Antoine Dagneau, sieur de la Bretonne, conseiller au bailliage de Laon (mort en 1720), leur fils, hérita sans doute de la part du chanoine et construisit un nouveau vendangeoir, rez-de-chaussée surélevé, divisé en cuisine, salle, deux chambres, trois cabinets, fournil, cellier et cave, adossé à la ruelle et tenant au jardin et clos de 30 ares, la porte cochère est datée de 1698 il porta le domaine à deux hectares et demi de vigne[47]. Ce bien passe à Philbert-Adrien Dagneau de la Bretonne, leur petit-fils, garde du corps du Roi, ensuite valet de chambre de la Dauphine, puis de Madame (mort en 1782). Adrien-Philbert-Nicolas-Charles, leur arrière-petit-fils, abandonna à son vigneron cette maison en acquérant celle de Mignot (voir plus haut) et agrandit en 1799, 1800 et 1813, ce bien, dont ses enfants se défirent en 1832. L'ancien vendangeoir appartint ensuite à M. Pascal Cuvereau, ébéniste à Soissons.

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Blason de Royaucourt-et-Chailvet Blason
Écu timbré d'une couronne crènelée d'or et maçonnée de sable, souligné par trois feuilles de vigne, soutenu par deux branches ployées au naturel, de laurier à dextre et de chêne englanté d'or à senestre,

passées en sautoir.

Tiercé en pairle renversé :

  • au 1° d'argent au Saint Julien de carnation en uniforme de tribun romain d'azur et de gueules, la cuirasse garnie de bandes d'or tenant de sa main dextre par la l'âme une épée d'argent garnie d'or et de sa main senestre un livre couvert d'or.
  • au 2° de gueules à la silhouette évidée d'or d'un paysan brandissant de sa main dextre une fourche et tenant de sa main senestre une faux.
  • au 3° d'azur à une fleur de lis d'or.
Ornements extérieurs
Croix de Guerre 1914-1918
Détails
Blason adopté en 2015.

Pour approfondir

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Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

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Liens externes

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  • Carte spéciale des régions dévastées : 22 SE, Laon [Sud-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne), lire en ligne sur Gallica.

Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. « Réseau hydrographique de Royaucourt-et-Chailvet » sur Géoportail (consulté le 17 septembre 2024).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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  1. 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Fiche communale de Royaucourt-et-Chailvet », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
  3. Sandre, « l'Ailette »
  4. Sandre, « l'Ardon »
  5. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
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