Saint-Pierremont (Aisne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Saint-Pierremont
Saint-Pierremont (Aisne)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Aisne
Arrondissement Laon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Serre
Maire
Mandat
Marcel Lombard
2020-2026
Code postal 02250
Code commune 02689
Démographie
Gentilé Pirremontois(es)
Population
municipale
41 hab. (2019 en diminution de 14,58 % par rapport à 2013)
Densité 5,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 43′ 22″ nord, 3° 52′ 55″ est
Altitude Min. 90 m
Max. 152 m
Superficie 6,98 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Laon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marle
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Pierremont
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Pierremont
Géolocalisation sur la carte : Aisne
Voir sur la carte topographique de l'Aisne
City locator 14.svg
Saint-Pierremont
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
City locator 14.svg
Saint-Pierremont

Saint-Pierremont est une commune française située dans le département de l'Aisne, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cartographies de la commune
Maki2-town-12.svg La commune dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
Entrée du village
Entrée du village
  • 1Carte dynamique
  • 2Carte Openstreetmap
  • 3Carte topographique
  • 4Carte avec les communes environnantes
  • 5Entrée du village

Le village est bâti sur le versant gauche de la Serre.
Il existe deux autres communes homonymes :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Pierremont est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Laon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 106 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,7 %), prairies (12,5 %), zones urbanisées (3,5 %), forêts (1,3 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini du secteur
(vers 1750).
Le vieux moulin sur la Serre en 2020.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village est attesté pour la première fois en 1245 dans un cartulaire de l'évêché de Laon sous l'appellation de In parrochia Sancti-Petri-Monte puis, Sainct-Pierremont, Saint-Piermont, Saint-Pierremont-et-Raris en 1754 puis l'orthographe actuelle Saint-Pierremont sur la Carte de Cassini au milieu du XVIIIe siècle.
La commune a été unie à celle de Bosmont par ordonnance royale du puis est redevenue commune indépendante par une autre ordonnance du [8].
Raris était une ferme située sur la commune (Raheris en 1144, Raeris) qui a été détruite à la fin du XVIIIe siècle[9].
À l'ouest, la ferme et chapelle Saint-Antoine est citée en 1284 sous le nom de Abbatia Beate-Marie-de-Pace dans un Cartulaire de l'abbaye de Thenailles, puis Paix-Saint-Antoine, Hospital Saint-Antoine en 1540.
Cette abbaye de filles de Notre-Dame-de-la-paix fut fondée en 1240 par l'abbaye Saint-Victor de Paris. Elle cessa d'exister pendant les guerres de la seconde moitié du XIVe siècle. De nos jours, des vestiges de cette abbaye sont encore présents dans la Ferme de Saint-Antoine , inscrite aux Monuments Historiques en 1988[10].

Carte de Cassini
La carte de Cassini montre qu'au XVIIIe siècle, Saint-Pierremont est une paroisse située sur la rive gauche de la Serre. Sur la rivière, le moulin à eau dont les vestiges sont encore présents de nos jours, est représenté par une roue dentée.
À l'ouest, sont figurés la Ferme et la Chapelle Saint-Antoine. De nos jours, la Ferme de Saint-Antoine , inscrite aux Monuments Historiques en 1988, conserve des vestiges de la chapelle.
Première Guerre mondiale
Le , soit moins d'un mois après la déclaration de la guerre, le village est occupé par les Allemands après la défaite de l'armée française lors de la bataille de Guise. Pendant toute la guerre, Saint-Pierremont restera loin du front qui se stabilisera à environ 150 km à l'est aux alentours de Péronne. Les habitants vivront sous le joug de l'ennemi: réquisitions de logements, de matériel, de nourriture, travaux forcés.
Ce n'est que le que le village sera libéré. Sur le monument aux morts sont écrits les noms des 7 soldats de la commune morts au Champ d'Honneur lors de la Grande Guerre [11] .

Passé ferroviaire du village[modifier | modifier le code]

Carte de la ligne sur le terroir de Saint-Pierremont.
Ruines de l'ancienne halte en 2000.

De 1907 à 1959, Saint-Pierremont a été traversé par la ligne de chemin de fer de Marle à Montcormet qui passait au nord du village sur la rive droite de la Serre.
Une halte avait été construite sur cette ligne au bord de route allant à Tavaux (contrairement à une gare, une halte n'a pas de chef; les voyageurs éventuels devaient faire signe au conducteur du train pour que celui-ci s'arrête) .
Chaque jour, quatre trains passaient dans chaque sens devant la halte pour prendre les passagers qui se rendaient soit à Marle, soit à Montcornet.
Les ruines de cette halte sont encore visibles actuellement.
Après la fermeture da la ligne, les rails , les traverses et le ballast ont été vendus et une grande partie du tracé est encore visible actuellement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Pierremont est membre de la communauté de communes du Pays de la Serre, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Crécy-sur-Serre. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[12].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Laon, au département de l'Aisne et à la région Hauts-de-France[13]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Marle pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[13], et de la troisième circonscription de l'Aisne pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[14].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts surmonté d'une croix latine.

Le nombre d'habitants de la commune étant inférieur à 100, le nombre de membres du conseil municipal est de 7[15].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1877 après 1879 M. Henninot[16]    
    Maurice Lorfeuvre   Ingénieur
    André Godet[17]   Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 ? Paul Vanderlynden    
mars 2001 mars 2014 Christian Lefevre[18]    
mars 2014[19] En cours
(au 18 juillet 2020)
Marcel Lombard DVD Artisan
Réélu pour le mandat 2020-2026

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].

En 2019, la commune comptait 41 habitants[Note 3], en diminution de 14,58 % par rapport à 2013 (Aisne : −1,61 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
218199208256280247228222231
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
206206196197232228239223208
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
167194177119135139118117123
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
988670646062595848
2018 2019 - - - - - - -
4241-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. « Dictionnaire topographique de la France, Dictionnaire topographique du département de l'Aisne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / rééd. sous les auspices de la Société académique de Laon, par M. Auguste Matton ; publ. par ordre du ministre de l'Instruction publique ; et sous la dir. du Comité des travaux historiques » Accès libre, sur Gallica, (consulté le ).
  9. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f272.item
  10. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k39289w/f288.item
  11. https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/71/Saint-Pierremont_Monument_1.jpg
  12. « communauté de communes du Pays de la Serre - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  13. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Saint-Pierremont », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Découpage électoral de l'Aisne (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  15. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  16. Almanach...Matot-Braine, Reims, 1879, p. 270.
  17. « Saint-Pierremont : Décès de l'ancien maire », Le Courrier - La Gazette,‎ (lire en ligne).
  18. Préfecture de l'Aisne consulté le 7 juillet 2008
  19. « Liste des maires de l'Aisne » [xls], Préfecture de l'Aisne, (consulté le )
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.