Gitega

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Gitega
Gitega
Vue panoramique de Gitega
Administration
Pays Drapeau du Burundi Burundi
Province Gitega
Démographie
Gentilé Gitegais,aise
Population 131 964 hab. (2020)
Densité 4 747 hab./km2
Géographie
Coordonnées 3° 26′ 00″ sud, 29° 54′ 00″ est
Altitude 1 504 m
Superficie 2 780 ha = 27,8 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Musée national de Gitega
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Burundi
Voir sur la carte administrative du Burundi
City locator 14.svg
Gitega

Gitega (anciennement Kitega) est la capitale politique, depuis 2018, et la deuxième plus grande ville du Burundi. Elle est aussi la capitale de la province de Gitega, une des dix-huit provinces du pays. Située au centre du pays et à l'est de Bujumbura, la capitale économique et ancienne capitale politique, Gitega compte une population de plus de cent mille habitants. Avec sa position centrale, elle joue le rôle de pole des affaires pour la région centre-est du pays, à l'instar des villes Bujumbura pour l'Ouest, Ngozi pour le Nord et Rumonge pour le Sud. Les quatre agglomérations forment de facto les métropoles régionales du pays.

On y trouve le Musée national de Gitega, qui est le musée national du pays, et dans les environs, plusieurs sanctuaires karyenda royal drum et l'ibwami (cour de justice royale).

Histoire[modifier | modifier le code]

Pendant la colonisation allemande, en 1912, Gitega remplaça Usumbura (ancien nom de Bujumbura) comme chef-lieu du territoire[1]. Après la Première Guerre mondiale, le Burundi fut donné aux Belges, qui décidèrent de garder Gitega comme chef-lieu. Plus tard, à l’indépendance du Burundi en 1962, les nouveaux dirigeants décidèrent de refaire de Bujumbura la capitale burundaise, en raison de ses équipements et de ses infrastructures importants. Gitega est aujourd’hui la capitale de « l’intérieur ». Bourgmestre de Gitega : Valentin Nahimana.

En , le président du Burundi Pierre Nkurunziza a annoncé que le Burundi prévoyait de transférer sa capitale à Gitega[2]. Selon lui, la position centrale de la ville en fait un endroit idéal pour mieux desservir la majorité de la population.

Le , le Conseil des ministres, réuni sous la direction de Pierre Nkurunziza, a adopté un projet de loi fixant la capitale politique du Burundi à Gitega, la capitale économique restant à Bujumbura[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plusieurs quartiers composent la ville de Gitega sur près de 10 km, le long et autour de la RN 2 qui la traverse : Magarama, Nyamugari (quartier swahili), le quartier commercial et quartier administratif, Musinzira, Shantanya, Rutonde, Nyabiharage, Nyabututsi et Mushasha (quartier religieux). Les 9 quartiers constituent la zone Gitega urbaine, mais la ville s'étend de plus en plus dans sa zone rurale au fur et à mesure qu'elle s'agrandit.(PCDC,2020)[1]

Située sur un relief assez important, la ville est entourée de collines : Kavumu, Muremera, Maramvya, Mubuga, Mubanga, Kibungo et Musongati. La ville est à une altitude de 1 504 mètres.

Éducation[modifier | modifier le code]

Enseignement pré-scolaire[modifier | modifier le code]

La ville de Gitega et sa commune concentre la grande partie des 112 écoles maternelles[4] repertoriées dans la province. En 2014, Gitega comptait 2 349 enfants d'âge compris entre 3 et 6 ans dans les écoles maternelles[5].

Enseignement primaire fondamental[modifier | modifier le code]

L'enseignement fondamental reste marqué par les effectifs pléthoriques des enfants dans les classes. en 2014 lors de l'élaboration du Plan communal de développement de la commune, les constats étaient de 77 écoliers par classe, 35 écoliers par enseignant et 3,5 enfants par banc pupitre[5].

Enseignement secondaire post fondamental[modifier | modifier le code]

La ville de Gitega et sa commune comptent :

  • 39 écoles secondaires d'enseignement général et pédagogique. Elles sont classées en statut privé (8), public communal (24) et public étatique (7). Autour de 283 salles de classes sont disponibles pour les élèves[5] ;
  • 25 écoles secondaires d'enseignement technique ou professionnel. Elles ont le statut privé (15), public communal (3) ou public étatique (7). Ces écoles offrent 150 salles de classe[5].

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

 5 établissements d’enseignement supérieur sont fonctionnels dans la ville de Gitega[4]:

  • L’Institut supérieur d’agriculture (ISA) de l’université du Burundi
  • L’Institut supérieur para-médical situé à Ntobwe (NYABUGOGO)
  • L’Université Espoir d'Afrique localisée à Mweya
  • Le Grand séminaire Jean-Paul II de Songa
  • L’Université polytechnique de Gitega, fondée en 2014[6].

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Église catholique (Archidiocèse Gitega)

Parmi les lieux de culte, il y a principalement des églises et des temples chrétiens dépendant de l'archidiocèse de Gitega (Église catholique), la province de l'Église anglicane du Burundi (Communion anglicane), de l'Union des Églises baptistes au Burundi (Alliance baptiste mondiale) et des Assemblées de Dieu [7].Les salles du royaume des Témoins de Jehovah (TJ)[8]. Il y a aussi des mosquées musulmanes[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Françoise Le Guennec-Coppens (dir.) et Pat Caplan (dir.), Les Swahili entre Afrique et Arabie, Paris, éd. Karthala, coll. « Hommes et sociétés », , 214 p., 24 cm (ISBN 2-86537-321-5, BNF 35473340, lire en ligne), p. 174.
    La source figure dans un chapitre titré « Parenté, migrations, alliances : les réseaux omani en Afrique orientale et centrale », rédigé par Colette Le Cour Grandmaison, pages 163-178.
  2. (en) Stephen Asiimwe, « Burundi: Capital to Move », sur allafrica.com, (consulté le ).
  3. AFP et fr.africanews.com, « Burundi : Gitega est la nouvelle capitale politique », sur fr.africanews.com, (consulté le ).
  4. a et b « Province GITEGA », sur provincegitega.gov.bi (consulté le )
  5. a b c et d [PDF] Plan communal de développement communautaire
  6. DAM, Burundi: Début des cours à l’Université Polytechnique de Gitega en février, burundi-agnews.org, Burundi, January 9, 2014
  7. J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p.456
  8. "Site officiel des témoins de Jehovah", Témoins de Jehovah (consulté le 14 avril 2021)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]