Nairobi

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Nairobi
Blason de Nairobi
Héraldique
Drapeau de Nairobi
Drapeau
Ville de Nairobi au Kenya.
Ville de Nairobi au Kenya.
Administration
Pays Drapeau du Kenya Kenya
Comté Nairobi
Gouverneur Evans Kidero
Code postal KE 00100 → KE 00800
Préfixe téléphonique 00 254 20 xxxxxxx
Démographie
Gentilé Nairobien/ne [1]
Population 3 138 295 hab. (2009)
Densité 4 509 hab./km2
Géographie
Coordonnées 1° 17′ 00″ Sud 36° 49′ 00″ Est / -1.283333, 36.816667
Altitude 1 661 m
Superficie 69 600 ha = 696 km2
Divers
Site(s) touristique(s) parc national de Nairobi,
musée national de Nairobi,
musée Karen Blixen,
musée du chemin de fer,
centre culturel Bomas of Kenya,
centre ville de Nairobi,
marché maasaï
Ville jumelée Denver Drapeau : États-Unis
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Kenya

Voir sur la carte administrative du Kenya
City locator 11.svg
Nairobi
Liens
Site web nairobicity.go.ke

Nairobi est la capitale et la plus grande ville du Kenya.

Elle est située au sud du centre agricole du pays, quelque 150 km au sud de l'équateur. Son altitude s'étend de 1 600 à 1 850 mètres au-dessus du niveau de la mer. Par ailleurs, l'extension géographique de la ville est de 150 km2.

Son climat est généralement un climat tropical mais tempéré par l'altitude, avec des matins frais pouvant devenir froids pendant les saisons des pluies. Ces dernières ont lieu entre avril et juin, d'une part, et en novembre et décembre, d'autre part.

Le swahili et l'anglais, qui sont les langues officielles du pays, sont, en général, utilisés, indifféremment, par les habitants mais d'autres langues d'origine tribale comme notamment le kikuyu et le luo sont utilisées. Le sheng est également beaucoup pratiqué par les adolescents et les jeunes adultes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Nairobi en tant que ville doit son existence à la compagnie de chemin de fer Kenya Uganda Railway, reliant l'Ouganda et le Kenya. La ligne atteignit Nairobi en 1899 et l'ingénieur en chef, Sir George Whitehouse prit la décision de déplacer le siège de la compagnie de Mombasa à Nairobi. Cette décision fit très vite de Nairobi un nœud commercial et d'affaires du protectorat de l'Afrique orientale britannique de l'époque. Elle fut totalement reconstruite au début des années 1900 après l'arrivée de la peste et un grand incendie.
Nairobi devint la capitale de l'Afrique orientale britannique en 1905, puis de la colonie et protectorat du Kenya en 1920, du royaume du Commonwealth du Kenya en 1963 et, enfin, de la République du Kenya en 1964.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom vient de Enkare Nyirobi signifiant en langue maa « l'endroit de l'eau fraiche ».
Elle est aussi surnommée Green City in the Sun, c'est-à-dire « Ville verte sous le soleil ».

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Nairobi
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 10,5 10,9 12,1 13,4 12,1 10 9,2 9,1 9,7 11,3 12,7 11,7 11,1
Température moyenne (°C) 18 18,8 19,4 19,2 17,8 16,3 15,6 15,9 17,3 18,5 18,4 18,1 17,8
Température maximale moyenne (°C) 25,5 26,7 26,8 25 23,5 22,5 22 22,7 25 25,7 24 24,4 24,5
Précipitations (mm) 58,3 49,8 92,2 242,3 189,5 38,6 17,6 24 31,2 60,8 149,6 107,6 1 061
Source : Nairobi sur climate-charts.com


Environnement[modifier | modifier le code]

Nairobi abrite une réserve naturelle protégée, le parc national de Nairobi, à l'intérieur même de ses frontières. De plus, c'est la capitale qui possède le plus d'espèces d'oiseaux au monde.

On y trouve aussi le siège du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), première agence onusienne à avoir son siège dans un pays en développement.

Démographie[modifier | modifier le code]

Kibera, le plus grand bidonville de Nairobi (2007).

Nairobi est l'une des plus grandes villes d'Afrique avec, en 2004, 2 818 000 habitants. En 1950, pourtant, la population de Nairobi était de seulement 87 000 habitants. En 2015, il est prévu que Nairobi atteigne environ 4 000 000 habitants. L'accroissement de la population de Nairobi a longtemps été dû à l'exode rural, mais aujourd'hui, la croissance naturelle de la population en est le principal moteur. Malheureusement, la majeure partie de cette population urbaine en rapide augmentation ne trouve pas de logement adéquat, en raison tout d'abord du caractère massif de cette urbanisation, et d'autre part en raison du fait que, d'une façon générale, les pays rencontrant cette urbanisation galopante sont parmi les moins préparés et les moins aptes à absorber cette croissance de la population urbaine. Cela se traduit donc par le développement anarchique de zones d'habitations informelles, autrement appelées bidonvilles.

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des archevêques de Nairobi.

Nairobi est le siège de l'archidiocèse de Nairobi, siège métropolitain de l'Église catholique au Kenya, avec la cathédrale de la Sainte-Famille, longtemps confiée aux Spiritains.

Économie[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne le secteur économique et professionnel de Nairobi, 86,3 % de la population entre 15 et 64 ans est économiquement active. Parmi cette population active, 29,3 % travaille pour le secteur formel, qui est d'ailleurs en léger déclin. Cependant, la majorité de la population de Nairobi tire son revenu des activités économiques informelles. Le secteur informel emploie une grande partie des pauvres de la ville, et il crée plus d'emplois que le secteur formel. Alors que le secteur formel a décliné de 0,43 % entre 1998 et 2001, le secteur informel a, lui, augmenté de 176 % pendant la même période. Une partie importante de l'économie informelle est constituée de la vente de produits fermiers ou manufacturés importés par les femmes, principalement.

D'une façon générale, le secteur informel contribue de façon importante à l'économie de la ville, avec des liens forts avec le secteur formel. Ce secteur informel présente plusieurs avantages par rapport au formel : il ne dépend pas nécessairement d'investissement public direct et utilise des technologies effectivement disponibles dans les quartiers où il se développe. Cependant, malgré la croissance importante de ce secteur, le chômage reste un problème de taille à Nairobi. Cette situation entraîne une grande pauvreté à Nairobi, comme au Kenya en général : 42 % de la population du pays vit en dessous du seuil de pauvreté et 23 % de la population vit avec moins de 1 dollar US par jour.

Transports[modifier | modifier le code]

Nairobi est desservi par l'Aéroport international Jomo Kenyatta. Le Wilson Airport était l'ancien aéroport utilisé dans les années 1930 et 1940 par les passagers britanniques et par le courrier pour aller de Southampton au Cap, en Afrique du Sud.

Événements particuliers[modifier | modifier le code]

Attentat du 7 août 1998.
  • Entre le et le , des manifestations de réprobation contre le résultat de l'élection présidentielle dégénèrent en émeutes mortelles dans les bidonvilles.
  • Le , à 8 h du matin, l'explosion d'un oléoduc, dans le bidonville de Sinai, tue 108 personnes en blesse 160 autres. 118 personnes restent portées disparues[2].

Personnalités nées à Nairobi[modifier | modifier le code]

Personnalités mortes à Nairobi[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec Denver, États-Unis

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/no_106_janv-mars_2009_cle446315.pdf
  2. Daily Nation, « 20 more are dead in Kenya’s week of tears », article du 14 septembre 2011 [(en) lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Raoul J. Granqvist, The bulldozer and the world : culture at work in postcolonial Nairobi, Peter Lang, Francfort, Berlin, Berne, 2004, 198 p. (ISBN 3-631-52357-2)
  • (fr) Claude Blevin et Jean Bouczo, Nairobi : un siècle d'histoire (1898-1997), Institut français de recherche en Afrique, Nairobi, 1997, 67 p.
  • (fr) Hélène Charton-Bigot et Deyssi Rodriguez-Torres (dir.), Nairobi contemporain : les paradoxes d'une ville fragmentée, Karthala, Paris ; IFRA, Nairobi, 2006, 527 p. (ISBN 2-84586-787-5)
  • (fr) H. Maupeu et Y. Droz (dir.), Les figures de la mort à Nairobi : une capitale sans cimetières, L'Harmattan, Paris, 2003, 263 p. (ISBN 2-7475-3627-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]