Mbujimayi

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Ne doit pas être confondu avec Mbuji-Mayi (rivière).

Mbuji-Mayi
Mbujimayi
Vue de l'aéroport
Administration
Pays Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes 5

Bipemba, Dibindi,
Diulu, Kanshi,
Muya

Province Kasaï oriental
Députés
de la ville
11
Maire M. Jean Paul Ntambwe Kasanzu
Démographie
Population 1 680 991 hab. (2012)
Densité 12 441 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 08′ 13″ sud, 23° 35′ 23″ est
Superficie 13 512 ha = 135,12 km2
Divers
Langue nationale tshiluba
Langue officielle français
Localisation

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Mbuji-Mayi

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Mbuji-Mayi

Mbuji-Mayi, aussi écrit Mbujimayi (appelée Bakwanga jusqu'en 1966), est une ville de la République démocratique du Congo, sur la rivière éponyme. Chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, ses origines datent de 1913, mais elle fut fondée en 1914. Elle est désormais la deuxième ville du pays pour ce qui est de la population, devant Lubumbashi.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la rive droite de la rivière Mbuji-mayi (« l'eau de la chèvre » en langue tshiluba), l’espace urbain de Mbujimayi est limité par trois rivières constituant les limites naturelles de la ville : la rivière Muya au nord, la rivière Kanshi au sud et la Mbujimayi à l’est, et, à l’ouest, par une ligne joignant la confluence Kanshi Nzaba à celle de la Muya et Bipemba.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bakwanga fut de 1960 à 1962 la capitale de l'État sécessionniste du Sud-Kasaï. (Bakwanga, les descendants de Mwamba Mukwanga), le territoire peuplé dès le XVe siècle de tribus lubas, est soumis par la force publique au début du XXe siècle, les Africains ne pouvant résister à l'arme à feu. Le premier diamant est découvert en 1906, mais l'hévéa (caoutchouc) y sera également exploité. Le territoire étant densément peuplé, les Belges décident de déporter de nombreux Lubas vers le Katanga (Élisabethville, Jadotville, Kamina).

Les originaires du site qui accueille la ville sont les Bakwanga, une tribu Luba du Kasaï. Plus précisément, ce site était une constellation de onze villages appartenant au clan de Bakwa-Nyanguila, une subdivision de la tribu Bakwanga.

Voici les onze villages historiques de la Ville de Mbuji-Mayi :

  • village de Bakua Nkumba ;
  • village de Bena Dipunda ;
  • village de Bakwa Dianga ;
  • village de Bena Tshibwabwa ;
  • village de Bena Kaseka ;
  • village de Bena Mbombu ;
  • village de Bena Kabongo ;
  • village de Bena Mabika ;
  • village de Bakwa Kapanga ;
  • village de Bena Kansele ;
  • village de Bena Tshibuyi.

Les autres sites connus dans la genèse de la ville sont: Disele (du clan Bakua-Tshimuna chez les Bakwanga actuellement occupé par la polygone de la Miba), Lukelenge (groupement de Bakwa-Ndoba secteur de Nsangu)et Bonzola.

En 1960, lors de l'indépendance de la colonie, la province du Sud-Kasai fait sécession, avec Albert Kalonji un Luba comme président. Bakawanga sera la capitale du nouvel État sécessionniste. Le premier ministre Patrice Lumumba, un Tetela, sera accusé de réprimer la sécession avec l'armée nationale en massacrant les Lubas, ce que l'ONU considèrera comme génocide[réf. nécessaire]. « Les massacres de Bakwanga » sont notamment à la base d’une hostilité séculaire tacite, latente ou parfois ouverte entre les Lubas et les Tetelas[réf. nécessaire].

Mbuji-Mayi est considéré comme l'aînée des villes congolaise, du fait qu’elle est la première à obtenir le statut de ville après l’indépendance du Congo, au contraire de villes telles que Kinshasa ou Lubumbashi qui avaient déjà ce statut bien longtemps avant l’indépendance du Congo et qui sont donc des villes coloniales.

En 1979, des centaines de chercheurs de diamants qui avaient organisé un trafic sont massacrés par les troupes d'élite de Mobutu[1].

Administration[modifier | modifier le code]

La ville est organisée en 5 communes : Bipemba, Dibindi, Diulu, Kanshi et Muya.

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, la ville a multiplié sa population par trois, ce par l'afflux de Kasaïens du Katanga au début des années 1990, et également par l'engouement anarchique des exploitations de diamants, devenus le premier produit d'exportation du pays depuis la crise minière au Katanga.

Évolution de Mbuji-Mayi
année habitants
1958 42 864
1970 204 923
1984 486 235
1993 766 684
2005 est. 1 900 089
source : [1]
Mine de Bakwanga (1950)

Économie[modifier | modifier le code]

La MIBA, Societé minière de Bakwanga (extraction du diamant), ayant fait faillite à cause de la mauvaise gestion étatique, l'extraction du diamant se fait en général clandestinement. La construction d'une ligne de chemin de fer jusqu'à Kananga a été proposée.

Politique[modifier | modifier le code]

La ville est notamment l'un des principaux centres de l'UDPS, Étienne Tshisekedi étant originaire de la région.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « De 1980 a 1997 », sur afriquepluriel.ruwenzori.net

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]