Mbujimayi

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Ne doit pas être confondu avec Mbuji-Mayi (rivière).

Mbujimayi
Mbujimayi
Vue de l'aéroport
Administration
Pays Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes 5

Bipemba, Dibindi,
Diulu, Kanshi,
Muya

Province Kasaï oriental
Députés
de la ville
11
Maire M. Jean Paul Ntambwe Kasanzu
Démographie
Population 1 680 991 hab. (2012)
Densité 12 441 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 08′ 13″ sud, 23° 35′ 23″ est
Altitude 550 à 725 m
Superficie 13 512 ha = 135,12 km2
Divers
Langue nationale tshiluba
Langue officielle français
Localisation

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Mbujimayi

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Mbujimayi est une ville de la République démocratique du Congo, sur la rivière Mbuji-Mayi. Chef-lieu de la province du Kasaï oriental, ses origines datent de 1913, mais elle fut fondée en 1914. Elle est désormais la deuxième ville du pays pour ce qui est de la population, devant Lubumbashi. A partir de 1963, la ville qui s'appelait Bakwanga, prend officiellement le nom de Mbujimayi en un seul mot, distinct du nom composé de la rivière Mbuji-Mayi[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située sur la rive droite de la rivière Mbuji-mayi (« l'eau de la chèvre » en langue tshiluba), l’espace urbain de Mbujimayi est limité par trois rivières constituant les limites naturelles de la ville : la rivière Muya au nord, la rivière Kanshi au sud et la Mbuji-Mayi à l’est, et, à l’ouest, par une ligne joignant la confluence Kanshi Nzaba à celle de la Muya et Bipemba.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bakwanga fut de 1960 à 1962 la capitale de l'État sécessionniste du Sud-Kasaï. (Bakwanga, les descendants de Mwamba Mukwanga), le territoire peuplé dès le XVe siècle de tribus lubas, est soumis par la force publique au début du XXe siècle, les Africains ne pouvant résister à l'arme à feu. Le premier diamant est découvert en 1906, mais l'hévéa (caoutchouc) y sera également exploité. Le territoire étant densément peuplé, les Belges décident de déporter de nombreux Lubas vers le Katanga (Élisabethville, Jadotville, Kamina).

Les originaires du site qui accueille la ville sont les Bakwanga, une tribu Luba du Kasaï. Plus précisément, ce site était une constellation de onze villages appartenant au clan de Bakwa-Nyanguila, une subdivision de la tribu Bakwanga.

Voici les onze villages historiques de la Ville de Mbuji-Mayi :

  • village de Bakua Nkumba ;
  • village de Bena Dipunda ;
  • village de Bakwa Dianga ;
  • village de Bena Tshibwabwa ;
  • village de Bena Kaseka ;
  • village de Bena Mbombu ;
  • village de Bena Kabongo ;
  • village de Bena Mabika ;
  • village de Bakwa Kapanga ;
  • village de Bena Kansele ;
  • village de Bena Tshibuyi.

Les autres sites connus dans la genèse de la ville sont: Disele (du clan Bakua-Tshimuna chez les Bakwanga actuellement occupé par la polygone de la Miba), Lukelenge (groupement de Bakwa-Ndoba secteur de Nsangu)et Bonzola.

En 1960, lors de l'indépendance de la colonie, la province du Sud-Kasai fait sécession, avec Albert Kalonji un Luba comme président. Bakawanga sera la capitale du nouvel État sécessionniste. Le premier ministre Patrice Lumumba, un Tetela, sera accusé de réprimer la sécession avec l'armée nationale en massacrant les Lubas, ce que l'ONU considèrera comme génocide[réf. nécessaire]. « Les massacres de Bakwanga » sont notamment à la base d’une hostilité séculaire tacite, latente ou parfois ouverte entre les Lubas et les Tetelas[réf. nécessaire].

En 1979, des centaines de chercheurs de diamants qui avaient organisé un trafic sont massacrés par les troupes d'élite de Mobutu[2].

Administration[modifier | modifier le code]

Mbuji-Mayi est considéré comme l'aînée des villes congolaises, du fait qu’elle est la première à obtenir le statut de ville après l’indépendance du Congo, au contraire de villes telles que Kinshasa ou Lubumbashi qui avaient déjà ce statut bien longtemps avant l’indépendance du Congo et qui sont donc des villes coloniales.

Mbujimayi est érigée en Ville depuis le 3 mai 1967. Elle est dirigée par le Maire de la Ville et est constituée de 5 communes dirigées chacune par un bourgmestre : Bipemba, Dibindi, Diulu, Kanshi et Muya[3].

Commune Population
Superf.
(km2)
Quartiers
(nbre)
Noms des quartiers
Bipemba 840 723 57,6 26 Lubwebwe • Makala • Mpokolo • Mulekelayi • Mulenda • Muya • Nzaba I • Nzaba II • Odia David • Regideso • RVA • Tshielela • Tshintunta • Tshiombela • de la Mission • de la Plaine • Diowo • Ditunga dietu • Diwola • Kabuatshia • Kakelenge • Kalundu • Kanjiya • Kanshi • Katu • Lubanda
Dibindi 852 753 27,8 21 Bonzola I • Minkoka • Bonzola II • Misesa I • Dipumba I • Misesa II • Dipumba II • Monzo I • Kabongo I • Monzo II • Kabongo II • Université I • Kasavubu I • Université II • Kasavubu II • Snel I • Lukelenge I • Snel II • Lukelenge II • Tshiya • Mikela
Diulu 401 258 18,2 5 Bubanji • Dipa • Lusenga • Masanka • Nkulusa
Kanshi 281 431 28,8 16 Bimpe • Buzala • Kananga • Kasaï • Kashala • Lubilanji I • Lubilanji II • Luzumu • Makasi I • Makasi II • Mudiba • Nyongolo • Tshiatshiatshia • Tshikisha • Tubondo I • Tubondo II
Muya 635 405 12,8 27 Badibanga Lukuni • Kajiba • Biayi Mikenji • Nkonga • Bukasa Nkumbi • Ngomba Ngole • Dieu M’a donné • Ntita Kalavanda • de la poste • Nzangula Menji • Kalala Mutombo • OUA • Kansele • Siona • Lunga • Tender • Lupemba • Tshibangu Mpoyi • Lusamba • Beena Tshibwabwa • Mbaya Musangana • Tshikama • Muluma musulu • Tshidibi Tshikunga • Ngalula Mpandajila • Tshiminyi • M’Tshia
Mbujimayi 3 011 570 145,2 95
Maires de Mbujimayi
Période Identité Notes
1997 - 1999 Dinanga Mpinga Kana
1999 - 2000 Kabamba Ngombe
2000 - 2002 Tshimanga Mukala
2002 - 2005 Marcel Innocent Kinga Muana
2005 - 2008 Marie-Thérèse Tshisaka Mutole Kazadi
2008 - 2011 Kongolo Kabila
depuis 2011 Jean-Paul Ntambue Kasanzu

Démographie[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1980, la ville a multiplié sa population par trois, ce par l'afflux de Kasaïens du Katanga au début des années 1990, et également par l'engouement anarchique des exploitations de diamants, devenus le premier produit d'exportation du pays depuis la crise minière au Katanga. Le dernier recensement de la population date de 1984. La croissance annuelle de la population est estimée à 4,16[4].

Évolution démographique
1958 1970 1984 1993 2004 2012
42 864204 923486 235766 6841 213 7261 680 991
(Source : ZPP[5] et WG[4])
Mine de Bakwanga (1950)

Économie[modifier | modifier le code]

La MIBA, Societé minière de Bakwanga (extraction du diamant), ayant fait faillite à cause de la mauvaise gestion étatique, l'extraction du diamant se fait en général clandestinement. La construction d'une ligne de chemin de fer jusqu'à Kananga a été proposée.

Politique[modifier | modifier le code]

La ville est notamment l'un des principaux centres de l'UDPS, Étienne Tshisekedi étant originaire de la région.

Sports[modifier | modifier le code]

Le SM Sanga Balende est un club professionnel de football de Mbujimayi, il évolue en première division du championnat de république démocratique du Congo de football 2018-2019. Il réside au stade Kashala Bonzola, d'une capacité de 22 000 places ouvert en 2018[6].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. F Green, Journal 1939, p. 211
  2. « De 1980 a 1997 », sur afriquepluriel.ruwenzori.net
  3. Shomba Kinyamba S. et Olela Nonga D. Monographie de Mbujimayi, Editions MES, Kinshasa, 2015
  4. a et b (en) « Congo (Dem. Rep.): largest cities and towns and statistics of their population », sur Word Gazetteer, .
  5. (en) Jean-Claude Willame, Hugues Leclercq, Catharine Newbury, Peter Rosenblum: Zaïre: Predicament and Prospects, Diane Publishing, 1997
  6. Franck Mbambi, Habari RDC, Le stade Kashala Bonzola enfin opérationnel, 23 avril 2018
  7. Placide Sido Nshimba, Habari RDC, Mbujimayi : une ville sans société étatique de transport en commun, 8 février 2019

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]