Kopano Matlwa

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Kopano Matlwa
Kopano Matlwa Mabaso at Spotlight Health Aspen Ideas Festival 2015.JPG
En 2015
Biographie
Naissance
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Wole Soyinka Prize for Literature in Africa (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Kopano Matlwa, ou Kopano Matlwa Mabaso, née en 1985, est une femme de lettres sud-africaine, de la génération free, ou la génération de ceux devenus adultes dans l'ère post-apartheid .

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1985 à Pretoria, Matlwa a neuf ans ou dix ans en 1994 lorsque Nelson Mandela est élu président de l'Afrique du Sud. Elle a dit dans un entretien se souvenir d'un « moment passionnant »: « Nous étions la nation arc-en-ciel » et les « enfants du miracle ». Elle est issue d'un milieu plutôt favorisé. Ses parents font partie de la bourgeoisie noire qui a quitté les townships dès le début des années 1990 pour s’installer dans les quartiers plus aisés des grandes villes, encore majoritairement peuplés de Blancs[1].

En grandissant, le sentiment d'espoir et de nouveauté est retombé avec un contexte politique marqué par la corruption[2].

Elle est également médecin. Sa profession la mit en contact avec la pauvreté, les inégalités et les tensions sociales. Elle a poursuivi un doctorat en santé publique à l'université d'Oxford. « Ma citation préférée est celle d'Anton Tchekhov », dit-elle ironiquement, « La médecine est ma femme et l’écriture ma maîtresse »[2],[3].

Romans[modifier | modifier le code]

Kopano Matlwa est citée comme une des voix émergentes d'une nouvelle génération d'écrivains sud-africains[1], traitant de questions telles que la race, la pauvreté et le genre[4],[5]. « Matlwa est la preuve que la littérature sud-africaine n’est pas morte avec la disparition des grands romanciers anti-apartheid qui ont fait sa renommée dans le monde entier », indique son traducteur en langue française, Georges Lory qui a traduit, également Nadine Gordimer, Breyten Breytenbach, et qui fut aussi un ami proche d’André Brink[1].

Coconut, son premier récit en grande partie autobiographique[1], fut rédigé durant ses études de médecine. Il a reçu le Prix littéraire de l'Union européenne en 2006/2007 et a également remporté le prix Wole Soyinka pour la littérature en Afrique en 2010[1]. Coconut est un roman consacré au parcours de deux jeunes femmes noires, l’une de la bourgeoisie moyenne dont les parents se sont installés dans une banlieue huppée, « blanche », aux grilles électrifiées, l’autre de milieu bien plus modeste vivant encore dans un township. Les deux cherchent leur voie dans cette nouvelle Afrique du Sud où une société se reconstruit, échappant aux schémas intellectuels militants des générations précédentes. Les deux sont des « coconuts », des noix de coco, noirs dehors et blanc dedans, occidentalisées au point de ne plus savoir quelquefois qui elles sont[1],[6]. Son deuxième roman, Spilt Milk, a, lui aussi, comme contexte les déceptions et désillusions des sud-africains sur la situation politique et sociale[2].

Cet autre ouvrage Spilt Milk a fait partie de la liste d’ouvrages sélectionnés pour le Prix de fiction du Sunday Times en 2011[7].

Principales publications[modifier | modifier le code]

Traduction en français[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g et h Tirthankar Chanda, « Kopano Matlwa raconte la nouvelle Afrique du Sud », Radio France internationale,‎ (lire en ligne)
  2. a b c et d (en) « In South Africa, No Crying Over 'Spilt Milk'? », NPR,‎ (lire en ligne)
  3. (en) « Medicine is my wife and writing my mistress, I love them both’ – Coconut author Kopano Matlwa Mabaso featured on 21 Icons », Sunday Times Books Live,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Jennifer Malecówna, « Practical Action to Decolonise the 'White Literary System': The African Flavour Books Case Study », Sunday TimesBooks Live,‎ (lire en ligne)
  5. (en) Jessica Murray, « "Pain is Beauty:" The Politics of Appearance in Kopano Matlwa's "Coconut" », English in Africa, vol. 39, no 1,‎ , p. 91-107 (lire en ligne)
  6. Charles J. Sugnet, « Afrique du Sud - Ecrivaines [XIXe siècle – XXIe siècle] », dans Béatrice Didier, Antoinette Fouque et Mireille Calle-Gruber (dir.), Le dictionnaire universel des créatrices, Éditions des femmes, (lire en ligne), p. 57
  7. (en) « Sunday Times Fiction Long List », sur LibraryThing

Liens externes[modifier | modifier le code]