Sans-abri

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Habitats de sans-abri sous un pont de Paris (pont Morland)

L’appellation sans-abri, sans domicile fixe (SDF), ou itinérant, qu'il est bon de distinguer de celle de clochard désigne une personne qui réside dans la rue ou parfois dans des foyers d'accueil de façon temporaire ou prolongée.

Historique de la dénomination[modifier | modifier le code]

L'acronyme SDF apparaît déjà à la fin du XIXe en 1897[réf. nécessaire]. Mais au court du XIXe, il semblerait que le terme de vagabond était plus usité. En 1812, Jean Richepin parlais par exemple dans ses texte : de l'odyssée du vagabond.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

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Enfant sans abri à Salvador de Bahia

Il est possible de noter une multitude de signes avant-coureurs au fait de se retrouver à la rue, cela permettant par la suite de tirer un profil statistique des sans-abris. Le problème de « sans-abrisme » est mondial. Rencontrer ces problèmes n'est pas nécessairement un signe de déchéance inexorable se soldant par le statut de SDF, mais il est par contre possible d'affirmer qu'une majorité de SDF se sont un jour ou l'autre retrouvés dans une telle situation.

Il existe des explications volontaristes qui disent que les gens sont dans la rue principalement par choix. Le « sans-abrisme » est vu comme un style de vie qui est choisi et non imposé. En effet, les individus ont des options et ils sont en partie responsables de la situation dans laquelle ils se trouvent. Un tel raisonnement sur le volontarisme tient une grande importance en politique et ce, en partie parce que cela exempte les hommes politiques, les structures politiques ainsi que les tendances auxquelles ils sont associés, de responsabilités directes vis-à-vis de certains problèmes sociaux auxquels ils sont confrontés. Le phénomène du « sans-abrisme » est donc, selon eux, une entreprise volontaire. Certains agents de la police urbaine possèdent un point de vue similaire, bien que moins charitable. Ils attribuent la mendicité non pas aux forces sociales, aux problèmes personnels ou à la malchance mais bien à un choix peu réfléchi. Quand on se retourne vers les sans-abri eux-mêmes, on trouve peu de soutien à cette explication volontariste. Ce n’est pas une des raisons les plus fréquemment données pour expliquer pourquoi ils sont dans la rue. Dans cette étude[Laquelle ?], seulement 6,3 % des sans-abri avec lesquels les auteurs de l’étude ont discuté le sont par choix.

Un article publié par Entraides Citoyennes explique qu'il y a quasiment autant de profils de sans-abris que... de sans-abris !

Les groupes[modifier | modifier le code]

Dans cet univers hostile, des groupes peuvent se former, mais leur cohésion est fragile. En effet, il s’agit plus de rassemblements d’individus que de groupes à proprement parler, étant donné l’absence de réels sentiments d’appartenance.

La santé[modifier | modifier le code]

Une SDF à Washington

Le monde du sans-abri détient également une conception pauvre de la santé. De ce fait, le sans-abri ne peut pas se permettre de tomber malade, étant donné la lutte qu’il mène quotidiennement pour survivre. Elle est également perçue comme dévastatrice, en raison d’une image de soi déjà dévalorisée. Lorsqu’elle est présente, le sans-abri tend à diagnostiquer lui-même son mal afin de garder ne serait-ce qu’un minimum de contrôle sur sa vie et sur lui-même. De nombreux syndromes sont liés à la vie dans la rue. Par ailleurs, le corps sert simplement d’outil pour subvenir aux besoins vitaux et, dans cette optique, doit être fonctionnel. Toutefois, une contradiction apparaît : la priorité n’est souvent pas accordée à la santé, alors que ceci permettrait au corps d’avoir un fonctionnement optimal et de remplir les fonctions nécessaires à la vie dans la rue :

« Un jeune homme qui vivait dans un squat s’était cassé le pied […]. Plâtré aux urgences, il avait du mal à se tenir sur ses jambes. Pour accéder à son squat, il devait monter des escaliers. […] Lassé de ces difficultés, il a retiré son plâtre après 3 jours (la durée d’immobilisation prévue était de 6 semaines). Il a boité longtemps et a toujours refusé une période de repos en maison d’accueil[1]. »

Sur la contradiction évoquée ci-dessus, la priorité pour un SDF est l'estime de soi, de conserver ce qu'il en reste. Ensuite vient le refus du froid puis le refus de la faim. Ensuite vient la sécurité. Puis enfin il envisage la santé. Les priorités de survie d'une personne qui a plus de moyens sont exactement les mêmes mais elle oublie qu'elle a déjà satisfait les plus urgentes.

En France, les « Lits Halte Soins Santé » sont des structures d'hébergement temporaires qui s'adressent aux personnes sans domicile fixe, sans distinction de pathologie, quelle que soit leur situation administrative, et dont l'état de santé nécessite une prise en charge sanitaire (hors soins nécessitant une hospitalisation) et un accompagnement social.

La durée de séjour prévisionnelle est fixée à moins de deux mois en accord avec l'avis médical. Les personnes sont prises en charge par une équipe pluridisciplinaire qui assure les soins en continu.

Le décret n° 2006-556 du 17 mai 2006[2] fixe les conditions d'organisation et de fonctionnement des structures « lits halte soins santé » (LHSS).

Selon un article publié par Entraides-Citoyennes la santé mentale des personnes sans abri fait l’objet de nombreux préjugés, et l’image du SDF alcoolique, malade et fou reste très répandue… Or, tous les travaux internationaux s’intéressant au rapport entre sans-abrisme et santé mentale refusent l’assimilation entre folie et exclusion… même si une surreprésentation des troubles psychiatriques sévères est observée dans cette population.

L’hygiène[modifier | modifier le code]

L’importance accordée à l’hygiène varie selon les cas : certains utilisent des douches mises à disposition par des institutions ou des connaissances, alors que d’autres ne se lavent jamais. La plupart du temps, les vêtements ne sont pas entretenus, sont portés de jour comme de nuit et lorsqu’ils sont salis ou abîmés, sont jetés. Cependant, les sans-abri ont la possibilité de laver leurs habits grâce à des machines à laver mises à leur disposition dans les centres d'hébergement. Ils peuvent se procurer des vêtements par l’intermédiaire d’œuvres caritatives qui achètent des vêtements sur leurs fonds propres ou « réutilisent » des habits donnés par ceux qui en ont. L'habillement n'a plus de fonction sociale mais constitue le seul rempart contre les aléas climatiques. Les vêtements peuvent être la source de différents maux, s'ils ne sont pas lavés régulièrement.

Article connexe : Hygiène du corps.

L’alimentation[modifier | modifier le code]

Les sans-abri sont également confrontés à de nombreux problèmes liés à de l’alimentation : aliments de mauvaise qualité, mal conservés, mal cuits ou trop cuits, avec des dates de péremption dépassées… Les excès de gras et de sucre posent parfois presque autant de problèmes que le manque de nourriture. Les carences et les excès sont bien souvent simultanés.[réf. nécessaire]

Article connexe : Malnutrition.

Les relations humaines[modifier | modifier le code]

Depuis 2010, aux côté des associations nationales, on voit l'émergence dans toutes les grandes villes de collectifs et d'associations "néo-citoyennes" qui vont au devant des sans-abris, des sdf et des exclus les plus isolés dans une démarche plus "amicale que professionnelle" afin de leur proposer un repas et des denrées (conserves), des vêtements et des produits d'hygiène collectées auprès de particuliers et d'entreprises et surtout un peu de ce contact "ordinaire" entre citoyens qui leur fait trop souvent défaut.

Article connexe : Relation humaine.

L’alcoolisme[modifier | modifier le code]

L’alcool est très présent dans la vie à la rue, il donne l'illusion d'aider à surmonter les difficultés (froid, dépression, solitude…). L’alcoolisé ne perçoit pas la sensation de froid, son corps se refroidit pourtant, pouvant le mener à la mort. L'alcool est sur le long terme un compagnon souvent trop fidèle, dont on ne peut plus se débarrasser[3] : la dépendance à l'alcool peut être forte.

Article connexe : Alcoolodépendance.

Mortalité en France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sans domicile fixe en France.

Selon les estimations des associations, l'espérance de vie d’un SDF en France se situe entre 40 à 50 ans. Contrairement à une idée reçue renforcée par les médias chaque hiver[4], des SDF meurent tout au long de l’année et le froid les tue moins souvent que la déshydratation (l'été), la solitude, les assassinats ou les accidents.

L'association http://www.mortsdelarue.org/ A indiqué dans son rapport fin 2012 : Au total, 439 décès confirmés survenus en France en 2012 ont été transmis au CMDR. Parmi eux, 390 personnes étaient sans chez soi et 49 anciennement sans chez soi ; 190 sont décédées en Ile de France (IDF). Le nombre de décès signalés au CMDR est en légère hausse par rapport aux années précédentes. Des décès ont été signalés toute l’année malgré quelques semaines plus silencieuses. Le nombre de signalements a légèrement augmenté fin 2012. L’exhaustivité de la base du CMDR en 2008-2010, d’après les analyses préliminaires de l’Inserm-CépiDc, serait faible. Près de la moitié des décès ont été signalés par des associations, notamment des associations d’accompagnement des morts de la rue pour les décès survenus en province. Les sources de signalement sont différentes entre IDF et province : en IDF, les partenaires institutionnels et les hôpitaux ont signalé respectivement 48% et 13% des décès ; en province, les médias ont signalé 43% des décès contre 11% en IDF.

Emploi et exclusion sociale[modifier | modifier le code]

On voit souvent les personnes sans domicile fixe comme des personnes désocialisées, totalement exclues de la société. Or, on s'est aperçu au début des années 2000 que c'était loin d'être le cas général.

Une étude faite en 2004 par l'Insee[5] a montré qu'en France :

S'il n'y a pas double appartenance à ces deux catégories (conservation de l'inscription au Pôle Emploi en même temps que le bénéfice d'un emploi précaire), alors seuls 30 % des SDF en France sont réellement « désocialisés ».

Le mot « désocialisé » implique de ne plus être à même de vivre comme tout le monde et de ne plus pouvoir faire le cas échéant les démarches pour cela. Certains SDF ne sont pas inscrits au Pôle Emploi et ne cherchent pas d'embauche, non pas par désir de marginalité, mais parce qu'ils considèrent qu'on ne peut pas travailler lorsqu'on n'a pas de logement.

Par ailleurs, la crise du logement et le prix élevé de l'immobilier (en particulier en région parisienne) n'est que l'une des causes expliquant le phénomène des sans-abris. En effet, l'accès au logement, même pour celui qui peut payer, est restreint de nombreuses façons (nécessité d'avoir un garant, de pouvoir démontrer l'existence d'un salaire élevé et assuré, en général fondé sur un CDI, nécessité d'avoir des papiers, etc.) Ces contraintes demeurent considérables, au-delà du coût du logement en lui-même.

Le Principe 15 des Principes de Jogjakarta aussi aborde les facteurs d'être sans domicile fixe en insistant de « mettre en place des programmes sociaux, y compris des programmes de soutien, pour aborder les facteurs liés à l'orientation sexuelle et l'identité de genre qui augmentent la vulnérabilité à se retrouver sans logis, particulièrement pour les enfants et les jeunes, notamment des facteurs tels que l'exclusion sociale, la violence domestique ou de toute autre forme, la discrimination, le manque d'indépendance financière et le rejet par la famille ou la communauté culturelle, et également promouvoir des plans de soutien et de sécurité au niveau des quartiers. » [6]

Les « grands exclus »[modifier | modifier le code]

Le phénomène des « grands exclus » est un phénomène social complexe à gérer. Il ne s'agit pas uniquement de pauvreté, mais surtout d'une désocialisation, d'une perte du lien social. En effet, une personne pauvre a en général des amis, de la famille qui peut l'héberger ; si la personne se retrouve dans la rue, c'est qu'elle a coupé ses liens avec ses amis et sa famille, ou l'inverse, ce qui arrive le plus souvent. Cela peut être en raison d'un déracinement (personne née à l'étranger ou ayant longtemps vécu à l'étranger, qu'elle soit de nationalité étrangère ou pas), de problèmes psychiatriques, d'un drame familial, d'un rejet de la part de l'entourage, d'une rupture voulue en raison de sévices subis. Dans un ouvrage récent [5], L. Thelen, chercheur belge ayant travaillé avec des acteurs institutionnels et des ONG d’aide aux personnes sans-logis ainsi qu’« en tant que » sans domicile fixe lui-même, cela en Belgique, en France et au Portugal, met en exergue la violence extrême qu’exerce l’environnement de la rue sur ses usagers principaux. Afin de survivre à ce milieu destructeur, ces derniers sont contraints à se soumettre à toute une série d’adaptations qui, à leur tour, vont encore renforcer la dépendance de l’individu vis-à-vis dudit milieu. Ce véritable cercle vicieux va mener le sans-abri à ce que l'auteur nomme « l’exil de soi », processus de désocialisation à ce point poussé que celui qui en est victime se trouve graduellement dépourvu de tout support social.

En sus d’apporter un certain nombre d’évidences montrant que le « sans-abrisme » peut conduire aux mêmes extrémités dans des milieux socioculturels très différenciés, cet ouvrage met également en lumière le fait que certaines institutions d’aide sociale, en ne prenant pas suffisamment en compte les contraintes environnementales auxquelles sont soumises les personnes souffrant d’extrême exclusion, participent au renforcement du processus d’exil de soi.

En effet, les personnes sans domicile fixe sont souvent réticentes à dormir dans les foyers : ceux-ci ne présentent pas de garanties de sécurité (notamment en ce qui concerne les vols), ils n'acceptent en général pas ceux qui ont des chiens, ni les couples de SDF.

Les chiens, outre le fait d'être des compagnons fidèles qui ne jugent pas, constituent également un moyen de défense contre l'agression, et empêchent de se faire arrêter par la police ou la gendarmerie lorsque celle-ci ne dispose pas d'un chenil.

Par pays[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Un SDF dans les rues de Paris, en 2005.
Article détaillé : Sans domicile fixe en France.

Selon l'Insee, il y aurait environ 130 000 sans abris en France en 2011[7]. Ils sont difficiles à dénombrer, car les sans-papier et les invisibles sont compliqués à répertorier ; on en compte parfois jusqu'à 200 000. 17% d’entre eux sont des femmes, et 20 % ont moins de 25 ans. Parmi les SDF âgés de 16 à 18 ans, la proportion de femmes atteint 70%.

Juridiquement, une personne n'ayant pas de domicile fixe n'est pas forcément un « clochard » ou un « sans-abri », mais quelqu'un qui doit se doter d'un livret ou carnet de circulation. À noter que toute personne de nationalité française, même non locataire ni propriétaire (par ex. un squatter) a le droit d'obtenir une carte d'identité.

Depuis 1983[8], en France, le sigle « SDF » remplace la notion de vagabond, ou chemineau (celui qui « fait le chemin »), si présent dans la vie du XIXe siècle. Les sans-abri sont souvent dits « en situation d'exclusion sociale », bien que ce terme prête à débat : beaucoup de sans-abri travaillent (CDD ou intérim) et peuvent donc difficilement être qualifiés de « marginaux ». Le sigle vient de la terminologie policière : c'était une mention notée dans les formulaires en lieu et place de l'adresse de la personne contrôlée. À l'origine il pouvait aussi s'agir d'une personne habitant « chez des amis » ou en transit.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le phénomène des sans domicile fixe aux États-unis recouvre une réalité différente et complémentaire à celle rencontrée en Europe.

On distingue aux USA les homeless, SDF économiques et sédentaires, qui représentent environ trois millions de personnes dans les années 2000[9], et les hobos, travailleurs qui se déplacent de ville en ville. Les hobos font partie de la culture américaine, entourés d'un certain romantisme dans l'appréciation qui est faite de ces itinérants. Aujourd'hui encore, certaines personnes choisissent de vivre la vie de hobo. Certaines personnes ayant vécu la vie de hobo sont célèbres : John Steinbeck, Jack London, George Orwell, Seal ou encore Robert Mitchum.

Japon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Habitat japonais.

Le nombre de sans domicile fixe au Japon a fortement augmenté depuis les années 1990 et la décennie perdue ayant suivi l'éclatement de la bulle spéculative japonaise.

En 2003, lors de la première étude le Japon avait officiellement 25 296 sans-abris, le nombre est en diminution depuis. En janvier 2009, le Japon n'avait officiellement plus que 15 759 sans-abris. La préfecture d'Ōsaka a le plus de sans-abris : 4 302, suivi par Tōkyō avec 3 428, Kanagawa avec 1 804 et Fukuoka avec 1 237[10].

Il n'y aurait que 800 places d'accueil à Tokyo, auxquelles sont ajoutés vingt-cinq lits d'urgence en hiver[11]. Tokyo a lancé en 2004 une politique de réinsertion en proposant aux SDF de les placer pendant deux ans dans des logements à 3 000 yens par mois (environ 20 euros), pris en charge quasi-totalement[11]. Ayant une adresse, les anciens sans-abris peuvent chercher et trouver un emploi stable : ils sont 1 800 à avoir profité de ce programme en 2009[11].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Diogènes, de Horenbeek Bernard
  2. Décret du 17 mai 2006 précisant les modalités d'organisation et de fonctionnement des « lits halte soins santé » (LHSS) (LIEN MORT ?)
  3. « L'ivresse de la rue », Psychologie clinique n°14, automne 2002. Article consultable sur internet : http://www.samu-social-international.com/documents/ivresse-rue.pdf
  4. Premiers grands froids, la saison des journalistes chez les SDF.
  5. « Pour les sans-abri, l'hiver commence aujourd'hui », Tonino Serafini, Libération,
  6. Les Principes de Jogjakarta, Principe 15. Le droit à un logement convenable
  7. « 133.000 SDF et 2,9 millions de mal logés en France », sur expresse.excite.fr,‎ 6 janvier 2011 (consulté le 26 janvier 2013)
  8. L'Histoire no 349, janvier 2010, p. 92.
  9. L'Histoire n°349, janvier 2010, p.82.
  10. « Homeless population totals 15,759 », Kyodo News, 10 mars 2009, [lire en ligne]
  11. a, b et c Julien Alric et Nathalie Tourret, « Sans-abri et sans voix dans les rues de Tokyo », France 24 le 6 février 2009

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

  • Pascal Noblet, Pourquoi les SDF restent dans la rue ?, éditions de l'aube,‎ 2014, 224 p. (ISBN 978-2815900416)
  • Horenbeek Bernard, Diogènes. Rapport d'activités 1995 : un an de travail de rue au service des sans-abri, 1996.
  • Vivianne Châtel (éd.), L’inexistence sociale. Essai sur le déni de l’autre, Academic Press Fribourg.
  • Julien Damon, Vagabondage et mendicité, Flammarion, 1998.
  • Julien Damon, « Jack London et Georges Orwell chez les sans-abri », Études, novembre 2002, 475-485.
  • Julien Damon, L’exclusion, PUF, coll. QSJ?, 2008.
  • Patrick Declerck, Les naufragés. Avec les clochards de Paris, Plon, coll. Terre Humaine, 2001. (ISBN 978-2266129893)
  • Nathalie Fontaine-Pham, Paris, si tu me vois - Par ici, tu me vois? Ou l'image des Sans Domicile Fixe dans la Ville, éd. ENSAPB, 2007.
  • Liliane Gabel, Si l'exclusion m'était contée, éd. Les points sur les i, 2007.
  • Liliane Gabel, Les coulisses du village de l'espoir, éd. Les points sur les i, 2008.
  • Patrick Gaboriau & Daniel Terrolle, SDF : critique du prêt-à-penser, Privat, 2007. (ISBN 978-2708944329)
  • Patrick Gaboriau, La civilisation du trottoir, suivi de Dialogue avec Didier, Austral, 1995 (ISBN 978-2841120093)
  • Claudia Girola, « Une anthropologie réflexive : la rencontre avec les sans-abri », Politix n° 34 (« L'exclusion »), sept. 1996, 87-98.
  • Claudia Girola, « SDF à Nanterre : des hommes ni d'ici ni d'ailleurs. Chronique d'une construction discursive de l'extraterritorialité », in Anne Gotman (dir.), Villes et hospitalité. Les municipalités et leurs « étrangers », éd. Maison des sciences de l'homme, 2004, 237-260.
  • Claudia Girola, « Le temps et l'espace : deux termes indissociables pour la compréhension des pratiques identitaires des personnes sans-abri », in Danielle Ballet (dir.), Les SDF, visibles, proches, citoyens, PUF, 2005, 65-78.
  • Claudia Girola, « Toute cette vie est une lutte pour rester dedans. Fragment d'une ethnographie réflexive » , in IDÉES n° 143, dossier « L'approche ethnographique », mars 2006, 24-31.
  • Claudia Girola, De l’homme liminaire à la personne sociale. La lutte quotidienne des sans abri, Lille : ANRT, 2009.
  • L'Histoire, janvier 2010, numéro spécial : « Les pauvres, de Job à Martin Hirsch » (avec les contributions de Jacques Marseille, Pierre Rosanvallon, Sylvie Brunel…)
  • InVS, Les inégalités sociales de santé en France en 2006 : éléments de l’état des lieux, BEH du 23/01/2007.
  • Marie-Thérèse Join-Lambert, Une enquête d'exception Sans-abri sans-domicile : des interrogations renouvelées, Insee Économie et Statistique, 2006.
  • René Lenoir, Les Exclus, 1974.
  • Jean Maisondieu, La Fabrique des exclus, Bayard, 1997.
  • Maryse Marpsat, Jean-Marie Firdion et Monique Meron, « Le passé difficile des jeunes sans domicile », Population & Sociétés, n° 363, 2000, 1-4.
  • Maryse Marpsat, « L'enquête de l'INSEE sur les sans-domicile : quelques éléments historiques », Courrier des statistiques, n°123, janvier-avril 2008, pp. 53–64.
  • Michalot T. Simeone A, « L'alcoolisation apparente : un critère d'exclusion pour l'admission en CHRS d'insertion ? », Pensée Plurielle N°23, 2010
  • Louis Paulian, Paris qui mendie. Mal et remède, éd. Paul Ollendorff, 1893.
  • Hubert Prolongeau, Les Sans Domicile Fixe, Hachette Pluriel, 1993.
  • Stéphane Rullac, Critique de l'urgence sociale. Et si les SDF n'étaient pas des exclus ?, Vuibert, coll. Perspectives sociales, 2006.
  • Lionel Thelen, Le sans-abrisme en Belgique, en France et au Portugal : de la nudité sociale à la versatilité du Soi, Florence, Institut Universitaire Européen, 2002.
  • Lionel Thelen, « Sociologie du sans-abrisme », DSS-DGW, 2003-2004.
  • Lionel Thelen, L'Exil de soi. Sans-abri d'ici et d'ailleurs, Publ. des Facultés universitaires Saint-Louis, 2006.
  • Loïc Wacquant, Parias urbains. Ghetto, banlieues, État, La Découverte, 2006.
  • Alexandre Vexliard, Le clochard, étude de psychologie sociale Desclée de Brouwer 1957

Témoignages[modifier | modifier le code]

  • Bolek, Je voulais pas crever, 2009.
  • Elsie, Viens chez moi, j'habite dehors : un carnet de voyage chez les sans-abri, Albin Michel, 1994.
  • Fabrice, Le temps d'ouvrir les yeux, Le Grand Souffle Éditions, 2006 : Témoignage d'un SDF de 25 ans.
  • Patrick Henry & Marie-Pierre Borde, La Vie pour rien, R. Laffont, 1997 : Un médecin raconte son travail à Nanterre dans un centre de soins réservé aux SDF.
  • Jack London, Le Peuple d’en bas, 1903.
  • George Orwell, Dans la dèche à Paris et à Londres, trad. de Michel Petris, 10/18 Poche.
  • Lydia Perreal, J'ai vingt ans et je couche dehors. Le combat quotidien d'une jeune SDF, Jean-Claude Lattès, 1995, rééd. J’ai lu n°4309, 2002.
  • Tonino Serafini, « Pour les sans-abri, l'hiver commence aujourd'hui », Libération, 01/11/2004.
  • Tonino Serafini, « Dans la rue, l'espérance de vie ne dépasse pas la cinquantaine », Libération, 15/12/2005.
  • Antoine Silber et Rahmatou Keita," SDF-Sans domicile fixe ",Jean-Claude Lattès.1994.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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