Saint-Laurent-d'Olt

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Laurent.
Saint-Laurent-d'Olt
Image illustrative de l'article Saint-Laurent-d'Olt
Blason de Saint-Laurent-d'Olt
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Tarn et Causses
Intercommunalité Communauté de communes Des Causses à l'Aubrac
Maire
Mandat
Alain Vioulac
2014-2020
Code postal 12560
Code commune 12237
Démographie
Gentilé Saint-Laurentais(e)
Population
municipale
621 hab. (2014)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 26′ 49″ nord, 3° 06′ 42″ est
Altitude Min. 448 m – Max. 1 033 m
Superficie 28,74 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte administrative de l'Aveyron
City locator 14.svg
Saint-Laurent-d'Olt

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique de l'Aveyron
City locator 14.svg
Saint-Laurent-d'Olt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Laurent-d'Olt

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Laurent-d'Olt
Liens
Site web saintlaurentdolt.fr

Saint-Laurent-d'Olt (Sant Laurenç d'Òlt en occitan rouergat) est une commune française de la région Occitanie. Située dans le département de l'Aveyron.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12237.png
Rose des vents Pomayrols Trélans Rose des vents
La Capelle-Bonance N Saint-Pierre-de-Nogaret
O    Saint-Laurent-d'Olt    E
S
Saint-Saturnin-de-Lenne Campagnac Canilhac

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de cette commune matérialise une fraction sud du Massif central. Il s'étend sur une partie du causse de Sévérac, de la vallée de la rivière Lot et des tout premiers contreforts du plateau de l'Aubrac. Au centre du triangle Rodez, Millau, Mende. Son bourg chef-lieu de la commune est niché sur un piton rocheux surplombant un méandre de la rivière Lot, à environ 584 m d'altitude. Cette moyenne vallée fait la transition entre le plateau granitique de l'Aubrac et les hauts plateaux calcaires des Grands Causses. Dans le but de préserver la biodiversité de sa faune et de sa flore, ce territoire préservé est aussi protégé par le réseau Natura 2000. La commune constitue également une fraction du parc naturel régional des Grands Causses.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Saint-Laurent-d'Olt

Les armes de la commune de Saint-Laurent-d'Olt se blasonnent ainsi :
D'azur à la bande accostée de deux lévriers courant en bande et de douze étoiles ordonnées 6 et 6 en orle près du chef et de la pointe de la bande, le tout d'argent.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789   Barthélémy Robert de Nogaret    
2001 2008 Robert Wildemann    
2008 en cours Alain Vioulac SE Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 621 habitants, en diminution de -6,9 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 017 1 678 2 364 2 252 2 067 2 130 2 114 2 060 1 982
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 997 1 962 1 972 1 962 1 985 2 045 2 155 1 750 1 771
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 720 1 636 1 632 1 424 1 356 1 269 1 226 1 030 872
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
759 745 728 658 659 619 650 617 621
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture est essentielle à l'activité économique de la commune, les fermes d'exploitations agricoles sont nombreuses dans cette commune et leurs activités modèlent fortement le paysage.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Notre-Dame d'Estables.

Château[modifier | modifier le code]

Château de Saint-Laurent-d'Olt: séminaire des Pères blancs (1920).

Le château est connu sous le nom de château des Ormeaux (devenu château des Hermaux). L'édifice actuel date du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle. C'est un bâtiment allongé, encadré de deux pavillons quadrangulaires. Un étage est enterré à flanc de montagne et comporte un escalier pour monter au premier étage. Il arbore des fenêtres ovales, une grande porte dans le même style, avec sur la clé de voûte un motif sculpté en forme de palmes (chambranle de grès rouge), s'encadrant dans la façade du pavillon central, surmontée au niveau du toit d'un fronton triangulaire dans lequel s'ouvre une petite fenêtre. Il est bâti à l'emplacement de l'ancien château féodal de Saint-Laurent, dont quelques vestiges subsistent dans les parties basses de l'aile en retour, face à l'ouest (salle de plonge actuelle), ainsi qu'une petite tour ronde appartenant jadis, aux défenses de la porte principale de l'enceinte.

Antoine Alexis Valette était propriétaire en 1781, sa famille le possédait encore en 1878. En 1884, les dernières Valette des Hermaux, la comtesse de Verthamar et la comtesse de Perpignan, vendirent le château et ses dépendances à la société civile des orphelinats agricoles d'Algérie (gérée par les Pères blancs) dont le siège social était à Maison-Carrée (à côté d'Alger). Sous l'impulsion du cardinal Lavigerie on y ouvrit une école de garçons en vue des missions d'Afrique. Après la dissolution de la société en 1906, dans le cadre des lois anticléricales de la IIIe République, le château fut vendu aux enchères en 1910, et adjugé à monsieur Henri Bazire, avocat à Paris, dans l'attente de jours meilleurs. Après la guerre, ce dernier le vendit en 1919 au R.P. Marc Au, de la Société des missionnaires d'Afrique (Pères blancs), domicilié à Saint-Laurent, pour y établir un noviciat de Pères blancs. En 1948, ils y installèrent une maison de retraite. En 1955, ils furent contraints de vendre le château, qui servit de cadre pendant quelques années, à des colonies de vacances du Bassin Houiller. Puis la CAF de l'Aveyron l'acheta pour le transformer en maison de vacances pour familles. Ce fut l'OPEPA qui l'acheta en 1962.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Campanhac : La Capèla-Bonança, Sent-Adornin, Sent-Laurenç d'Òlt, Sent-Martin-de-Lenna / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Campanhac, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 231 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-12-2, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36678784)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]