Rebourguil

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Rebourguil
Rebourguil
Le bourg de Rebourguil.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes Monts, Rance et Rougier
Maire
Mandat
Anne-Claire Solier
2014-2020
Code postal 12400
Code commune 12195
Démographie
Gentilé Rebourguilois(e)
Population
municipale
283 hab. (2016 en augmentation de 3,66 % par rapport à 2011)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 15″ nord, 2° 46′ 27″ est
Altitude Min. 341 m
Max. 656 m
Superficie 35,31 km2
Localisation

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Rebourguil

Rebourguil est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Le bourg de Rebourguil.

Dans la moitié sud du département de l'Aveyron, dans le parc naturel régional des Grands Causses, la commune de Rebourguil s'étend sur 35,31 km2 et constitue une fraction méridionale du Massif central.

L'intégralité de son territoire fait partie du bassin versant du Tarn mais il est partagé en trois sous-ensembles hydrographiques :

  • à l'est, des affluents ou sous-affluents du Dourdou de Camarès (les ravins du Devez, du Puech Long, de Puech Rigal, des Taillades, ainsi que les ruisseaux des Aillens, de la Gamasse, de Querbes, de Rembert, de Rimaurel…) ;
  • à l'ouest et à l'extrême sud, des affluents ou sous-affluents du Rance (la Gravière, la Grêle Rouge, le ravin de la Payssière, le ruisseau des Landes…) ;
  • et entre les deux, les affluents ou sous-affluents du Gos (les ravins de Cabrol, de Clérou, de Serre Long…) qui, s'écoulant vers le nord, prend sa source sur le territoire communal et le baigne sur environ huit kilomètres.

L'altitude minimale, 341 mètres, se trouve localisée à l'extrême nord, près du lieu-dit Frayssinous, là où le Gos quitte la commune et sert de limite entre celles de Saint-Juéry et Vabres-l'Abbaye. L'altitude maximale avec 656 mètres est située au nord-ouest, près du lieu-dit Saint-Martin[1].

Traversé par la route départementale (RD) 117, le bourg de Rebourguil est situé, en distances orthodromiques, douze kilomètres au sud-ouest de Saint-Affrique.

La commune est également desservie par les RD 32, 90, 902 et 999.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Carte de Rebourguil et des communes avoisinantes.

Rebourguil est limitrophe de cinq autres communes. À l'ouest, son territoire est distant de moins de 700 mètres de celui de La Serre.

Communes limitrophes de Rebourguil
Saint-Juéry Vabres-l'Abbaye
Rebourguil Montlaur
Combret Belmont-sur-Rance

Histoire[modifier | modifier le code]

Rebourguil était au XIIIe siècle le siège d'une seigneurie considérable avec un enclos fortifié rectangulaire qui était situé au centre de l'actuel bourg et dont il subsiste une tour, la chapelle castrale qui est devenue l'église paroissiale, ainsi que des vestiges de ses murailles et de son fossé. Il appartenait à plusieurs seigneurs et fut pris par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans. En 1273, Pierre de Lévis de Caylus, Gilbert de La Tour et Pierre Jourdain, seigneur de Montlaur, sont co-seigneurs de Rebourguil. Le fief relevait de Géraud d'Armagnac auquel Bernard de La Tour, fils de Guitbern, chevalier, rend hommage en 1323 pour le quart de Rebourguil[2].

En 1399, Jean Jourdain, seigneur de Montlaur, Gissac, Saint-Juéry, se qualifie de co-seigneur de Rebourguil. En 1454, Dardé de Durand, seigneur de Garrigue et à ce titre co-seigneur de Rebourguil, teste. Son fils Pierre de Durand et son petit-fils Antoine de Durand qui teste en 1588 seront co-seigneurs de Rebourguil. En 1456, les familles de Caylus et Jourdain de Montlaur possèdent toujours leurs parts dans la seigneurie, tandis que celle de la famille de la Tour est passée à la famille de Faugères qui la transmet par alliance à la famille de Narbonne.

En 1541, Jean de Blanc, seigneur de La Mothe, qui a acquis la part de la famille Jourdain de Montlaur, épouse sa cousine Louise de Guizard, dame de la Guizardie, et acquiert la part de la famille de Narbonne. En 1691, Pierre de Blanc et Marthe de Goudon font hommage et dénombrement au roi pour leurs co-seigneuries de Rebourguil, en même temps que Jean-Pierre Dupui, fils de Marthe[2].

En 1833, la commune voisine d'Esplas fusionne avec Rebourguil[3].

Esplas était une seigneurie avec un château et un donjon qui dominent le village. Il a été construit par la famille de Camarès puis a eu pour seigneurs à partir du XIVe siècle la famille de Martrin. Jean de Martrin, chevalier, seigneur d'Esplas et de La Ginié, a été nommé capitaine du château de Roquecezières par lettres patentes du roi Charles VIII datées du . En récompense pour sa bravoure à la bataille de Fornoue, il reçut du roi comme trophées deux pièces de canon qu'il rapporta au château d'Esplas. Il s'est marié le avec Catherine Delpuech, fille de Jean, seigneur de Soulages, et de Françoise de Roubiac.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie en 2019.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
    Marius Assie    
1995 2014 Gérard Liquière    
2014 En cours Anne-Claire Solier SE Cadre supérieur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 283 habitants[Note 1], en augmentation de 3,66 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
304442791759679770731787811
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
733785778823772725658727748
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
689644610575502435429360312
1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016 - -
286251301268263274283--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château d'Esplas.
  • Église Saint-Barthélemy d'Esplas.
  • Église Saint-Julien de Rebourguil.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Albert Aliès), Bèlmont : Montlaur, Monés-Proencós, Murasson, Reborguil, Sent-Sever / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Bèlmont, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 256 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-44-0, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37108934)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « 656 » sur Géoportail (consulté le 22 septembre 2019)..
  2. a et b Henri Affre, Inventaire sommaire des archives départementales de l'Aveyron antérieures à 1790, Série E, tome II, Paris, 1877.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.