Ayssènes

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Ayssènes
Ayssènes
Église de la Nativité-de-Marie
Blason de Ayssènes
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Raspes et Lévézou
Intercommunalité Communauté de communes de la Muse et des Raspes du Tarn
Maire
Mandat
Marie-Chantal Bou-Calmes
2014-2020
Code postal 12430
Code commune 12017
Démographie
Gentilé Ayssenols
Population
municipale
215 hab. (2016 en augmentation de 0,94 % par rapport à 2011)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 04′ 13″ nord, 2° 46′ 49″ est
Altitude Min. 262 m
Max. 983 m
Superficie 23,14 km2
Localisation

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Ayssènes est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Alrance Salles-Curan Rose des vents
Villefranche-de-Panat N Viala-du-Tarn
O    Ayssènes    E
S
Lestrade-et-Thouels Le Truel Saint-Victor-et-Melvieu

Site[modifier | modifier le code]

Située dans la vallée du Tarn, aux portes du Lévézou et des villes de Millau et Saint-Affrique, la commune est très isolée. Elle est divisée en plusieurs villages : Ayssènes, Saint-Rémy, Coupiaguet, Rentières, Melet-Galy et Vabrette.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Ayssènes

Parti : au 1) de gueules au lion d’or armé et lampassé de sable, au 2) d’azur à la tour crénelée de quatre pièces d’argent, ouverte du champ et maçonnée de sable, sommée d’une croisette latine aussi d’argent, aux deux épées du même garnies de gueules passées en sautoir brochant sur la tour.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village, bâti sur une crête dominant le Tarn, est un lien direct entre le plateau du Lévézou et les Raspes du Tarn. Autrefois sur le piton du Roc Saint-Jean trônait une forteresse imprenable. Elle appartenait au comte de Rodez qui entretenait une garnison afin de maintenir son influence sur le Rouergue méridional. Des hôtes prestigieux séjournèrent dans ce lieu et notamment le roi de France Charles VII, le en revenant du Languedoc où il était venu pour remettre de l'ordre. À ce lieu sont liées plusieurs légendes : La légende du roc de cavalier et de la belle Aude, le trésor de Rémèsi, le nid de corbeau, etc.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le château fut l'objet de nombreuses convoitises au moment des guerres de religion. En octobre 1586, l'armée du Duc de Joyeuse, beau-frère du roi Henri III tenta de l'assiéger. Le capitaine des lieux lui tendit un stratagème et l'armée du duc battit en retraite en direction du causse de Saint-Victor; c'est là que la garnison du capitaine attaqua son campement dans la nuit, lui prit une cinquantaine de chevaux et captura plusieurs soldats. Cette forteresse devenue dangereuse pour la royauté fut détruite en 1629 sur ordre de Richelieu. Aujourd'hui il n'en reste plus que le souvenir et l'emplacement qui est un des plus beaux sites touristiques de la région.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La commune se composait de quatre paroisses dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la population avoisinait les 1500 habitants, aujourd'hui il n'en reste plus que 215 résidents à l'année.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Marie-Chantal Calmes-Bou DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2016, la commune comptait 215 habitants[Note 1], en augmentation de 0,94 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
5911 2191 1491 1301 1251 0381 014956963
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
828770739740663568466431343
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2016 -
309248226219218217211215-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Vieux cimetière d'Ayssènes (tombe du début du XIXe).
  • Roc Saint-Jean (château disparu que Richelieu fit détruire) et Roc du Cavalier
  • Église de la Nativité-de-Marie (Ayssènes)- XIXe siècle
  • Église Saint Amans (Coupiaguet) - XIXe siècle
  • Église Saint Rémy (Saint-Rémy) - XIXe siècle
  • Église Saint-Blaise ou de la Purification de Notre-Dame (Vabrette) - XIXe siècle
  • Maison de la châtaigne

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Salvanh (1479-1555). Architecte spécialisé dans les édifices religieux, constructeur du clocher de la cathédrale de Rodez; les travaux furent exécutés entre 1513 et 1526.
  • Guillaume Molinier-Lamothe (1736-1794). Prêtre réfractaire emprisonné en 1793 à Rodez puis déporté au Fort du Hâ à Bordeaux l'année suivante où il décèdera.
  • Georges Connes (1890-1974). Maître de conférences à la faculté de Dijon, docteur ès lettres, doyen de la faculté de Dijon en 1946 et 1947, résistant en 1943, maire de Dijon après la libération de la ville en septembre 1944.
  • Pierre-Damien Hèbles (1864-1954). Curé d'Ayssènes de 1903 à 1944, membre de la Société des lettres de l'Aveyron, historien du secteur des Raspes du Tarn. Il a rédigé 3 manuscrits sur l'histoire locale après 40 ans de recherches dans les archives départementales et les actes notariés.
  • Gaston Boulouis (1908-1991) Prêtre, professeur de lettres au petit séminaire Saint-Pierre et à l'Institution Sainte-Marie de Rodez. Chanoine, historien et occitaniste à la fin de sa vie, il a publié plusieurs ouvrages historiques sur la région ainsi qu'un ouvrage autobiographique et un recueil de proverbes occitans.
  • Alain Marc (né en 1957). Homme politique. Conseiller municipal d'Ayssènes de 2001 à 2004 et député de l'Aveyron de 2007 à 2014, il est élu au Sénat en 2014.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Alain Marc), Sant-Roma : Aissenas, Broquièrs, Brossa, Las Còstas, L'Estrada, Sant-Victor, Lo Truèlh / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sant-Roma, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 239 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-20-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36688572)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]