Le Miracle des loups (film, 1961)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le Miracle des loups
Réalisation André Hunebelle
Scénario Jean Halain
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : France Production Artistique et Cinématographique
Drapeau : France Pathé Films
Drapeau : France Société Générale de Cinématographie
Drapeau : Italie Da. Ma. Cinematografica
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre film d'aventure
Durée 120 minutes
Sortie 1961


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Miracle des loups est un film français d'aventure historique d'André Hunebelle, sorti en 1961.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Louis XI, roi de France, et Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, sont en situation de « guerre froide ». Louis XI cherche à stabiliser la paix malgré les colères du duc et les félonies du traître de Sénac. Le projet du roi est de donner sa filleule, Jeanne de Beauvais, en mariage à Charles, qui la désire. Mais Jeanne est amoureuse du chevalier de Neuville...

Résumé[modifier | modifier le code]

France, seconde moitié du XVème siècle. À Dijon, capitale de la Bourgogne, le duc Charles le Téméraire organise un grand tournoi en l'honneur de son cousin, le roi de France Louis XI, dont il convoite secrètement la couronne. Auprès du roi, se trouve sa filleule, Jeanne de Beauvais, que Charles désire épouser. Après deux engagements victorieux pour la Bourgogne, la chance tourne en faveur du roi après l’entrée en lice du chevalier Robert de Neuville, son meilleur porte-bannière. Pour gagner le tournoi et éblouir Jeanne, le bouillant duc de Bourgogne n'hésite pas, à se mesurer en personne, avec le preux chevalier de Neuville. Ce dernier, touché, tombe à terre tandis que son vainqueur, qui n’a pas le triomphe modeste, désire offrir la couronne d’or à Jeanne « la reine du tournoi » mais, celle-ci n’est déjà plus dans la tribune royale pour la recevoir. Charles le Téméraire est vexé, le roi sourit sous cape. De son côté, conduit sous une tente pour y être soigné, Robert, furieux de ne pouvoir expliquer sa défaite, se réjouit en recevant la visite de Jeanne qui est amoureuse de lui et lui d’elle. Pendant ce temps, on découvre que la victoire de Charles n'a été acquise qu'au prix de la félonie : la sangle de la selle de Robert ayant été, à son insu avant la rencontre, sabotée discrètement par le comte Jean de Sénac venu hypocritement prévenir Robert du danger de ce combat. Jeanne constate que la victoire de Robert lui a été volée. Si bien que le soir de la grande fête donnée par Charles pour célébrer sa victoire, Jeanne n'est guère empressée de poursuivre la danse avec le duc et écourte sa présence en quittant le bal avec l’autorisation de son oncle, le comte d'Hesselin et celle de son roi. Avant de repartir le lendemain pour Paris avec sa suite, Louis XI, soucieux de faire l'unité du royaume en tentant d'apaiser les tensions, offre au duc des colombes élevées par Jeanne, gage de la paix qui doit désormais régner entre eux.

Bien qu’il ait pactisé avec son cousin royal, le duc de Bourgogne Charles le Téméraire est toujours irrité par le refus persistant de Louis XI de lui accorder la main de Jeanne. Se sentant aussi rejeté par cette dernière, Charles rêve toujours de ravir à la fois le trône et la filleule du roi. À ses fins obséquieuses, il prépare un plan diabolique avec la complicité du capitaine de la garde du roi, le Comte de Sénac, un traître introduit à la cour du roi pour le compte du duc de Bourgogne. Quelques temps plus tard, Louis XI se trouve au château de Clermont-en-Beauvaisis, fief du comte Hesselin, l'oncle de Jeanne, pour participer à une chasse traditionnelle. À la demande véhémente de Jeanne de lui accorder la main de l’homme qu’elle aime, le souverain refuse catégoriquement, considérant que le chevalier de Neuville est, certes, un serviteur fidèle mais pas assez puissant pour l’aider à conserver l’unité du royaume.

Le plan machiavélique de Charles entre en action : il fait enlever la jeune fille avec la connivence du comte de Sénac, en qui le roi a toute sa confiance, en faisant accuser de ce forfait Robert de Neuville, son rival dans le cœur de Jeanne. Neuville, déclaré félon par le roi, tombe dans un guet-apens : il est projeté du haut d’un pont et laissé pour mort par les hommes du duc. Recueilli et soigné secrètement par Catherine du Tillais dame de compagnie de Jeanne, Neuville récupère ses forces.

Prisonnière au Château de Mailly, Jeanne se voit proposer par Charles un odieux marchandage : soit, elle accepte par persuasion le mariage avec le duc soit, il épousera la sœur du roi d'Angleterre, Édouard IV d'York, en s’alliant à lui contre la France. Désespérée, Jeanne trouve un moyen pour prévenir Catherine du lieu de sa captivité. Convalescent, Robert part à son secours. Sur son chemin il trouve l’aide de paysans qui ont subi les représailles et pillages des soldats du duc. Pour reprendre secrètement contact avec Jeanne, Robert utilise la ruse pour la prévenir d’accepter d’assister au festin célébrant la fête de Charles et pour s’introduire dans le château du duc en se faisant passer pour un lutteur masqué et muet. Cette fois, Charles tombe dans un traquenard. Croyant Jeanne redevenir obéissante, il ne peut se douter que les partisans de Robert préparent l’offensive en prenant la place des serviteurs et en neutralisant les soldats de sa garde. Avec subtilité, Jeanne encourage Charles à défier le lutteur. Robert a le dessus et, avec ses partisans, délivre Jeanne avant de quitter les lieux, en laissant le château dans un piteux état.

Le roi demande à Hesselin de se rendre à Liège, porteur d'un message du souverain aux notables de la ville pour exhorter la population à ne pas se révolter contre le duc, dont elle est vassale, car il doit se rendre à Péronne, pour négocier avec Charles le sort de la Picardie. Le soir même, dans son château à Clermont, Hesselin est heureux de retrouver sa nièce et Robert mais il est très inquiet pour la sécurité du roi. Le lendemain Hesselin et Jeanne partent pour Liège et Robert pour Péronne.

Louis XI, accompagné de Sénac, est accueilli à Péronne par Charles qui doute de la bonne foi de son royal cousin, car il est persuadé que l'évasion de Jeanne n'a pu se faire que sur ordre du roi. Pour démontrer ses intentions pacifiques envers son cousin, le roi lui fait part de son intention de lui donner en gage les villes de la Somme et qu’il a envoyé, à Liège, Hesselin pour apaiser les Liégeois. Survient alors un faux messager, annonçant l'insurrection de la ville. Vil prétexte pour confondre le roi, lequel pour se défendre demande à Sénac de rattraper Hesselin, porteur de son message pacifique. Robert, mis au courant de la traitrise de Sénac, part aussitôt pour Liège. Sur la route enneigée, Sénac intercepte Hesselin, le tue, mais ne parvient pas à saisir la missive royale, détenue par Jeanne, que son oncle a fait fuir dans les bois enneigés et peuplés de loups. Sénac, attaqué par les loups, s’enfuie, convaincu qu’elle va y être dévorée mais au contraire, Jeanne est miraculeusement épargnée et protégée par les bêtes. Arrivé en retard, Neuville découvre le cadavre d’Hesselin.

De retour à Péronne, Sénac exhibe à la face du roi une fausse missive. Le roi qui découvre la perfidie de Sénac dénonce cette mascarade. Charles passe à l’offensive en faisant passer le roi pour haute trahison devant un Tribunal ecclésiastique qui doit statuer en présence des deux parties. L’argumentation du roi est faible : sa missive était scellée avec un ruban rouge alors que celle-ci a un ruban vert. Heureusement, l’arrivée de Neuville avec Jeanne lève le doute. La comtesse présente à aux juges la missive confiée par son père avant de mourir. À court d'arguments, le perfide Sénac accuse Jeanne de sorcellerie, car les hommes de la garde l'ont vue en pleine forêt protégée par une meute de loups. Considérant que la comtesse est sous l’emprise de Satan et que ce n’était pas un miracle, il demande qu’elle soit soumise à « la question ». Le roi refuse catégoriquement et Charles ne peut que le suivre. Pour effacer l'affront causé au roi et à sa filleule, menacée du bûcher des sorcières, Robert de Neuville demande le recours au «  Jugement de Dieu » et se présente pour défendre les couleurs de son roi. Face à lui, Charles hypocritement se défausse sur Sénac. Un furieux combat à outrance, à visage découvert, oppose le fougueux chevalier de Neuville à l’inique comte de Sénac. La mort de Sénac innocente Louis XI. Charles le Téméraire se retire, ce qui permet à Robert de Neuville de demander à son souverain la main de celle qu'il a sauvée : la comtesse Jeanne de Beaulieu.

Fiche technique[modifier | modifier le code]


Distribution[modifier | modifier le code]

Les cascadeurs


Autour du film[modifier | modifier le code]

Une autre grande partie du film s'est tournée dans la région de Meyrueis. Plusieurs séquences montrent le château de Pierrefonds (60).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Mazeaud, Montagne pour un homme nu, Arthaud, 1971, p. 127 et 128
  2. « Le Miracle des loups », sur cataloguefilmsbretagne.com.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Isabelle Collin, Pauline Dufourcq et Mélanie Lemaire, Les plus grands films de Cape et d’Épée en DVD : Volume 1, Paris, Éditions Atlas, , 208 p. (ISBN 2-7312-3088-6, notice BnF no FRBNF40945156), « Le Miracle des loups », p. 110-122

Liens externes[modifier | modifier le code]