Viala-du-Pas-de-Jaux

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Viala-du-Pas-de-Jaux
Tour du Viala-du-Pas-de-Jaux
Tour du Viala-du-Pas-de-Jaux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes Larzac et Vallées
Maire
Mandat
Lucien Moulières
2014-2020
Code postal 12250
Code commune 12295
Démographie
Gentilé Vialarains
Population
municipale
95 hab. (2014)
Densité 5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 57′ 27″ nord, 3° 03′ 23″ est
Altitude Min. 720 m
Max. 879 m
Superficie 18,95 km2
Localisation

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Viala-du-Pas-de-Jaux

Viala-du-Pas-de-Jaux est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Roquefort-sur-Soulzon La Bastide-Pradines Lapanouse-de-Cernon Rose des vents
Tournemire N Sainte-Eulalie-de-Cernon
O    Viala-du-Pas-de-Jaux    E
S
Saint-Jean-et-Saint-Paul Saint-Beaulize

Site[modifier | modifier le code]

Le Viala-du-Pas-de-Jaux se situe sur le plateau du Larzac, à 20 kilomètres de Saint-Affrique et à 35 kilomètres de Millau.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Albert Dauzat, Charles Rostaing[1] et Ernest Nègre[2] ne citent pas de formes anciennes pour ce nom de lieu.

Le premier élément Viala- est la forme occitane, correspondant au mot ville en langue d'oïl, au sens ancien de « domaine rural », puis « village », caractéristique des formations toponymiques médiévales[3]. Ce terme est issu ultimement du gallo-roman VILLA « grand domaine rural ». Ernest Nègre[4] considère qu'il s'agit d'une variante de vilar « village, hameau » qui aurait à la fois donné vialar et vialà, caractéristique lui aussi du Moyen Âge. Ce dernier terme étant issu du gallo-roman VILLARE, dérivé tardif du premier.

Le déterminant complémentaire -le-Pas-de-Jaux peut s'analyser en deux parties :

  • -le-Pas désignerait le lieu le mieux choisi pour franchir l'escarpement abrupt des falaises, desserte la plus directe, la plus facile, du plateau et de la vallée par le col. Il s'agit ici probablement du terme roman « pas », attesté vers 1330 en français au sens de « passage, entrée », puis en 1530 « détroit » et en 1559 « défilé »[5]. Les cirques environnants montrent bien la difficulté de leur accès, réservant la traversée rocheuse à de seul passages naturels de bordure, chemins accidentés ou à des drailhes. La route du XIXe siècle emprunte la pente la plus douce, démontrant si besoin est, que le passage par le Pas-de-Jaux fut toujours le plus aisé, entre les pentes du Viala de Cornus et les Côtes de Roquefort.
  • -de-Jaux s'avère impossible à déterminer en l'absence de formes anciennes. Le terme se réfère peut-être à Jovis, Jupiter le dieu romain, à qui étaient dédiées certaines élévations du relief. Cf. Montjaux (de Monjuous 1260, Monsjovis 1383[6],[7]); Montjoux (Drôme, castrum Montis Jovis 1278); Jou-sous-Monjou[8]. En ce qui concerne le Viala, le temple desservi par le chemin en le Pas, était non pas Montjaux, mais celui de l'îlot calcaire de Tauran, situé directement à l'ouest de Tournemire[réf. souhaitée]. Il peut s'agir du gallo-roman *JUGU « sommet de montagne », issu du latin jugum. Ces explications restent cependant conjecturelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Viala-du-Pas-de-Jaux fut acquis par donation à l'ordre religieux des Templiers dès 1150. C'était alors un domaine agricole important, au milieu duquel se trouvait un ensemble d'habitations et de défenses rattaché à la Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon. L’église est construite vers 1315. Vers 1430, les habitants du village obtiennent le droit d'ériger une tour-grenier pour se protéger des pillards, Sainte-Eulalie-de-Cernon étant trop éloignée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 René Gauffre    
2001 2014 Nicole Chaudesaygues    
2014 en cours Lucien Moulières SE Artisan
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1846. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 95 habitants, en diminution de -5 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
320 320 308 287 285 285 271 304 289
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936
276 273 244 224 222 199 174 171 152
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
125 124 97 100 80 87 85 74 99
2012 2014 - - - - - - -
95 95 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour du Viala-du-Pas-de-Jaux.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Lavagnas (points d'eau pour abreuver le bétail), drayas et passadas (voies réservées aux troupeaux).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean Geniez), Cornus : Lo Clapièr, Fondamenta-Montpao(n), La Panosa, Senta-Aularia, Sent-Baulise, Sent-Jan-Sent-Paul, La Tor-Marn(h)agas, Lo Vialar / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Cornus, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 239 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-32-7, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36694302)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6). p. 718.
  2. Toponymie générale de la France, Volume 1, Librairie Droz. p. 1438.
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  4. op. cit.
  5. [1]
  6. E. Nègre, op. cit., p. 402.
  7. Cependant, A. Dauzat et CH. Rostaing préfèrent y voir un MONS GALLUS « Mont Coq », occitan gal, francisé en jau, ancien français pour « coq ». Ils le relient donc à toute une série toponymique en Mon(t)- + nom d'oiseau. cf. Montfaucon, Montpaon, etc.
  8. A. Dauzat et CH. Rostaing, op. cit., p. 370 et 470
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Notice no PA00125562, base Mérimée, ministère français de la Culture