Montlaur (Aveyron)

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Montlaur
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes Monts Rance et Rougier
Maire
Mandat
Patrick Rivemale
2014-2020
Code postal 12400
Code commune 12154
Démographie
Gentilé Montlaurais(e)
Population
municipale
631 hab. (2014 en diminution de 4,83 % par rapport à 2009)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 48″ nord, 2° 50′ 04″ est
Altitude Min. 330 m
Max. 681 m
Superficie 41,57 km2
Localisation

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Montlaur est une commune française située dans le département de l'Aveyron et la région Occitanie.

En 2012, son maire, Francis Castan, reçoit une Marianne d'Or[1] pour son action en faveur de l'école du village.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12154.png
Rose des vents Vabres-l'Abbaye Saint-Affrique Rose des vents
Rebourguil N Gissac
O    Montlaur    E
S
Belmont-sur-Rance Mounes-Prohencoux Camarès

Site[modifier | modifier le code]

La commune constitue une fraction méridionale du Massif central. Elle se trouve sur la rive gauche du Dourdou de Camarès en plein cœur du Rougier de Camarès.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En janvier 1369, un des lieutenants du roi France, le comte de Vendôme, s’empare de Roquecésière et pénètre dans le Camarès. Pour l’en chasser, huit mois après, le sénéchal anglais Thomas de Wetehale vient lui offrir le combat. Les troupes se rencontrèrent dans les plaines de Montlaur. Les anglais furent taillés en pièces. Le sénéchal anglais tomba grièvement blessé. Transporté au château de Montlaur, il y mourut et fut enseveli dans l’église (septembre 1369).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le canal de Montlaur[modifier | modifier le code]

18682008, cent quarante années séparent ces deux dates et durant toute cette longue période le canal de Montlaur n’a cessé de mettre à la disposition des sociétaires, agriculteurs ou jardiniers, l’eau nécessaire à leurs cultures notamment durant les périodes de canicule estivale. Mais pour obtenir ce résultat quelle débauche d’énergie, de pugnacité et de continuité dans l’action il a fallu déployer pour créer, entretenir et faire fonctionner cet ouvrage auquel les Montlaurais sont très attachés. La gestation conduit à l’aboutissement d’une longue confrontation entre Hyppolite Barascud, figure politique du St Affricain, grand initiateur des projets d’irrigation dans la région, encore surnommé « le buveur d’eau » et les agriculteurs regroupés autour des édiles municipaux, rapidement fédérés en association. La rivière Dourdou dans laquelle est prélevée l’eau du canal traverse et sépare la plaine de Montlaur en deux parties géographiquement décalées. La plaine rive droite débute en amont par rapport à celle de la rive gauche où est situé le village. Il fut d’abord question d’équiper la rive gauche pour laquelle H. Barascud obtint le droit d’eau. Les agriculteurs, soupçonnant le côté mercantile de ce projet se concertèrent pour éviter d’être grugés pendant que les propriétaires de la rive droite (souvent les mêmes) envisageaient l’irrigation de cette rive. Après de nombreux tâtonnements, l’idée germa de regrouper les deux projets. C’est ainsi qu’il fut décidé de ne créer qu’une seule prise en rivière prolongée par un canal rive droite formant tronc commun jusqu’au droit du village où il se subdiviserait en deux branches, une se poursuivant rive droite, l’autre destinée à la rive gauche après avoir franchi la rivière. Voilà bien l’obstacle, comment traverser ? Trois options se présentaient :

  1. Créer un siphon dans la rivière, solution relativement peu onéreuse mais très difficile à faire fonctionner dans le temps à cause des obstructions fréquentes inévitables; elle fut aussitôt abandonnée.
  2. Construire un aqueduc comme il y en existe de nombreux sur le parcours, il aurait été seulement plus important mais présentait une certaine fragilité au regard des crues de la rivière ; la solution ne fut pas retenue.
  3. Créer un pont canal.

Il faut préciser qu’à l’époque il n’y avait, pour franchir le Dourdou, que les ponts de Camarès et de Vabres. À Montlaur on traversait à gué ou en empruntant une passerelle piétonne qui avait la fâcheuse manie d’être emportée par les crues ! Le surcoût de l’ouvrage donna à réfléchir. Mais disposer d’un pont charretier utilisable par tous temps présentait de tels avantages que cette solution emporta l’adhésion d’autant que la municipalité décida de participer à l’investissement en aliénant la quasi-totalité des terrains communaux afin que l’ensemble des usagers puisse emprunter le pont sans avoir à acquitter de droit de péage.

En résumant on peut considérer que les tractations avec H. Barascud débutèrent en 1863 et se poursuivirent jusqu’à la création, le 7 novembre 1865, du syndicat unique regroupant rive droite et rive gauche dont l’objet était de créer le canal d’irrigation des plaines de Montlaur et d’en assurer le fonctionnement. Enfin le 1er juillet 1868, conformément à la loi du 21 juin 1865, le Préfet de l’Aveyron approuva le premier décret départemental portant création de l’Association Syndicale Autorisée (ASA) canal de Montlaur ayant pour but « d’assurer l’exécution, l’entretien et la conservation des canaux d’arrosage entrepris ou à entreprendre sur les deux rives de la rivière. » Les travaux débutèrent fin 1865 par la création de la prise en rivière au lieudit Moulin Vieux et le creusement du canal rive droite. La construction du pont long de 74,80 m comportant 5 arches en anse de panier, incluant le passage du canal débuta le 8 juin 1867 et la dernière clé de voute fut posée en septembre 1868 pour une mise en service à la fin de cette même année. À peine 18 mois ont été nécessaires pour créer ce bel ouvrage en pierres de taille de grès rose provenant de carrières locales, à la facture particulièrement soignée. Le canal commença à fonctionner dans sa totalité à partir de la campagne d’arrosage 1869 et l’arrêté de réception définitif, marquant son existence légale, fut approuvé le 14 mai 1870 par le préfet de l’Aveyron. Rive droite, le canal se termine au rocher des Cadenettes et rive gauche au Moulin Neuf. La longueur du tronc commun est de 2,430 km, celle de la rive droite 2,520 km et celle de la rive gauche 5,410 km soit un total de 10,360 km. Hormis une chiche subvention de l’État et la participation de la commune représentant à peine dix pour cent de l’investissement total, le financement fut entièrement supporté par les sociétaires qui, pour certains, durent lourdement s’endetter. La totalité des emprunts contractés auprès d’une trentaine de prêteurs privés de la région fut remboursée en 1875. Par contre, le prix des terres arrosables se trouva immédiatement multiplié par deux ou trois… et leur utilisation s’adapta pour tenir compte de la nouvelle assurance anti-sècheresse. Outre l’intensification des cultures vivrières, l’irrigation permit la création de prairies artificielles et la constitution d’importants stockages de nourriture pour les troupeaux d’ovins d’où la répercussion sur la production de Roquefort et des ressources correspondantes. Depuis sa mise en service, l’exploitation du canal se poursuit sur les bases définies par l’arrêté de constitution de l’ASA de 1868. Bien que les méthodes de culture et d’irrigation aient évolué avec la mécanisation apparue après la Seconde Guerre mondiale entraînant une nette diminution de la quantité d’eau consommée, son utilité ne se dément pas notamment pour les jardiniers qui en bénéficient largement. C’est ainsi qu’une assemblée de syndics, élus et renouvelés annuellement par tiers lors de l’assemblée annuelle des propriétaires, gère et assure l’entretien des installations afin que le service de l’eau soit assuré dans de bonnes conditions. Soucieux de limiter le montant des cotisations annuelles à la stricte nécessité il a été décidé, depuis une dizaine d’années, de faire appel au bénévolat pour procéder aux opérations annuelles de curage et, chaque printemps, une trentaine de volontaires s’emploie à cette tache avec beaucoup de bonne volonté et de bonne humeur. Malgré cela, quelques opérations sortant de ce cadre ont nécessité, au début des années 2000, l’établissement d’un projet conséquent de réparation et de réhabilitation d’ouvrages tout au long du parcours. Pour ce faire, l’ASA a sollicité et obtenu à hauteur de 75 % le concours financier de différents organismes intéressés à la conservation du patrimoine, le solde restant à la charge des sociétaires. Les travaux sont à ce jour entièrement exécutés.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Annexion de Briols.
  • 2011 : réouverture au grand public de l'Église de Briols, fermé depuis 1996 (environ 15 ans).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Francis Castan   Chargé de mission
2014 en cours Patrick Rivemale SE Chargé de mission
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

L'agriculture représente une part non négligeable de l'économie locale. Le tourisme dynamise également l'économie du village, avec notamment le Hameau des Genêts, situé au bord du Dourdou, qui compte pas moins de 30 gites. Enfin, des entreprises industrielles se sont développées. Parmi les plus importantes, on peut citer la MASA, fabricant de vérandas, qui génère près de 390 000€ de chiffre d'affaires, et une entreprise familiale, spécialisée dans la serrurerie et la ferronnerie.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3].

En 2014, la commune comptait 631 habitants[Note 1], en diminution de 4,83 % par rapport à 2009 (Aveyron : +0,58 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
375 347 1 420 1 324 793 749 857 882 829
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
870 913 911 960 1 074 1 085 1 082 1 056 1 014
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 015 1 022 919 878 846 799 764 753 761
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
657 608 557 556 581 667 636 631 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Albert Aliès), Bèlmont : Montlaur, Monés-Proencós, Murasson, Reborguil, Sent-Sever / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Bèlmont, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 256 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-44-0, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37108934)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]