Montjaux

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Montjaux
Image illustrative de l'article Montjaux
Blason de Montjaux
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Tarn et Causses
Intercommunalité Communauté de communes de la Muse et des raspes du Tarn
Maire
Mandat
Jean Froment
2014-2020
Code postal 12490
Code commune 12153
Démographie
Gentilé Montjovien(ne)
Population
municipale
389 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 12″ nord, 2° 54′ 23″ est
Altitude Min. 340 m – Max. 1 087 m
Superficie 31,48 km2
Localisation

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Montjaux

Montjaux, en occitan Montjòus, est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie. La commune est issue de la réunion des anciennes communes de Marzials, Montjaux et Roquetaillade.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Salles-Curan Castelnau-Pégayrols Rose des vents
N Comprégnac
O    Montjaux    E
S
Viala-du-Tarn Saint-Rome-de-Tarn Saint-Georges-de-Luzençon

Site[modifier | modifier le code]

Le bourg chef-lieu de commune de Montjaux.

Le territoire de la commune se situe au sud du Massif central. Il s'étend sur une partie de l'un des versants sud du Lévézou, depuis la crête du massif jusqu'aux vallées du Tarn et de son affluent la Muze.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Composé du latin mons (« mont ») et du latin gallus (« coq »).

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Montjaux

Les armes de la commune de Montjaux se blasonnent ainsi :
Tiercé en pairle renversé : au premier de gueules au léopard lionné d'or, au deuxième d'argent à la tour d'azur ouverte et ajourée du champ, au troisième de sinople au dolmen d'argent.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La commune de Montjaux conserve de nombreux sites préhistoriques, avec des dolmens et des tumuli. Son nom même proviendrait du latin, mons Jovis, le mont de Jupiter, d'où l'hypothèse d'un temple sur le sommet qui domine le village.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, un château fort fut bâti sur ce sommet, dominant un important bourg fortifié. L'église Saint-Cyrice-et-Sainte-Julitte conserve une architecture romane[1], qui témoigne de la prospérité ancienne du lieu, comme les vestiges de demeures villageoises. Au XVe siècle, les seigneurs firent construire un nouveau château, plus proche du bourg, sur le chemin important reliant Saint-Rome-de-Tarn à Salles-Curan[2]. Alors que le lieu et la paroisse de Candas dépendaient de la seigneurie de Montjaux, Roquetaillade et Marzials constituaient une entité distincte. Le patrimoine conservé dans ces deux lieux témoigne également de leur richesse (château et église de Roquetaillade, remparts et maisons de Marzials). La vigne était l'activité agricole la plus rémunératrice du territoire. Comme dans toute la région, la guerre de Cent Ans aux XIVe et XVe siècles) et les guerres de religion au XVIe siècle sont des périodes de violence et d'insécurité rythmées par les sièges et les coups de force de bandes de pillards[3].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Les XVIIe et XVIIIe siècles se caractérisent par l'intégration progressive dans le cadre centralisé de la monarchie absolutiste.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Révolution française a aboli les privilèges de la noblesse et du clergé, mais les familles seigneuriales, les Raymond de Montjaux et les Julien de Roquetaillade, ainsi que l'Église, ont conservé une place prééminente dans la vie locale jusqu'au cœur du XXe siècle. Au XIXe siècle, l'expansion de la ganterie millavoise a offert du travail aux femmes des campagnes environnantes, jusqu'au milieu du XXe siècle. La croissance de la production du Roquefort a également contribué à l'activité de la région. Par contre, la commune a été fortement affectée par la crise de phylloxéra de 1883-1884 qui a accéléré l'exode rural amorcé au XIXe siècle. La saignée de la Première Guerre mondiale a accentué le déclin, qui s'est poursuivi depuis[3]. L'arrivée de néo-ruraux (les hippies des années 1970 et d'autres plus récemment), l'achat de résidences secondaires par des habitants d'Europe du Nord (Belges, Hollandais, Britanniques, Allemands), le tourisme vert et l'installation de couples travaillant à Millau ou à Saint-Affrique permettent le maintien d'une vie villageoise, malgré le dépeuplement et le vieillissement de la population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 2001 Armand Vernhettes CD
puis apparenté PS
puis PRG
Conseiller général de 1970 à 2001
mars 2001 2014 Jean Claude Fournier    
mars 2014 en cours Jean Froment SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 389 habitants, en diminution de -0,51 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
968 913 1 602 1 493 1 511 1 474 1 484 1 505 1 538
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 411 1 312 1 309 1 283 1 330 1 319 1 280 1 167 1 132
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 081 1 059 1 019 863 833 845 807 741 639
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
588 501 444 423 382 388 393 396 389
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Montjaux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Quirinus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Quirinus de Montjaux.

Logo monument historique Classé MH (1909)[8]

L'église romane Saint-Quirinus date du XIIe siècle.

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Château de Montjaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château bas de Montjaux.

 Inscrit MH (1978)[9]

Le château de Montjaux date du XVe siècle.

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Maison Bermont[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison Bermont.

 Inscrit MH (1930)[10]

La maison Bermont date du XVe siècle.

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Dolmens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dolmen du Puech.

Logo monument historique Classé MH (1889)[11]

Divers[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts, devant le château, et le viaduc de Millau.
  • Les fontaines gothiques,
  • Les sarcophages,
  • Les cazelles,
  • Les ruines du château vieux (XIIIe siècle).

Marzials[modifier | modifier le code]

  • Les remparts de l'ancienne cité.
  • L'église du XVe siècle.
  • La pierre à sacrifice.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pauline de La Malène, Parcours romans en Rouergue : 41 parcours sud-ouest, sud-est, t. 2, Rodez, Éd. du Rouergue, , 495 p., ill. en coul., cartes, couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 978-2-8126-0035-7, notice BnF no FRBNF42116450)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Armand Vernhettes), Sent-Bausèli : Castelnòu, Mont Jòus, Verrièiras, Lo Vialar / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Bausèli, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 239 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-34-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36988822)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pauline de La Malène, Parcours romans en Rouergue : 41 parcours sud-ouest, sud-est, t. 2, Rodez, Éd. du Rouergue, , 495 p., ill. en coul., cartes, couv. ill. en coul. ; 24 cm (ISBN 978-2-8126-0035-7, notice BnF no FRBNF42116450), p. 288
  2. Christian-Pierre Bedel (préf. Armand Vernhettes), Sent-Bausèli : Castelnòu, Mont Jòus, Verrièiras, Lo Vialar / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Bausèli, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 239 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-34-3, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36988822), p. 15
  3. a et b Henri Enjalbert (Directeur de publication) et Gérard Cholvy (Directeur de publication), Histoire du Rouergue : Éd. mise à jour, Toulouse, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones », , 512 p., ill., couv. ill. en coul. ; 23 cm (ISBN 2-7089-1689-0, ISSN 0768-4258, notice BnF no FRBNF34955682)
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Notice no PA00094069, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Notice no PA00094067, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Notice no PA00094070, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Notice no PA00094068, base Mérimée, ministère français de la Culture