Laval-Roquecezière

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Laval-Roquecezière
Image illustrative de l'article Laval-Roquecezière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes Monts Rance et Rougier
Maire
Mandat
Patrice Viala
2014-2020
Code postal 12380
Code commune 12125
Démographie
Gentilé Rocacéziérois(e)
Population
municipale
257 hab. (2014)
Densité 8,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 28″ nord, 2° 38′ 55″ est
Altitude Min. 329 m – Max. 932 m
Superficie 30,66 km2
Localisation

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Laval-Roquecezière

Laval-Roquecezière est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12125.png
Rose des vents Montfranc Pousthomy Combret Rose des vents
N Belmont-sur-Rance
O    Laval-Roquecezière    E
S
Saint-Salvi-de-Carcaves Escroux Saint-Sever-du-Moustier

Site[modifier | modifier le code]

Ce village situé aux confins du département du Tarn, occupe une position dominante, de par son altitude : 930 mètres.

Côté nord-est, le rougié du Camarès, le Saint-Affricain, Roquefort, les falaises de Millau.

Côté sud-est, les monts de Lacaune.

Côté sud-sud-ouest, les Pyrénées.

Histoire[modifier | modifier le code]

a : Période romaine

-54 avant Jésus Christ, Jules César passe à Roquecézière, y établit un camp et y laisse une garnison pour surveiller les Ruthènes libres qui se trouvent au Nord du Rance.

-Première exploitation du minerai de fer : fours, galeries, mâchefer, ... (le tout retrouvé sur les lieux dans les années 1990).

b : Moyen Âge

Juin 1112, Raimond Béranger III, Comte de Barcelone reçoit en alleu (terres libres exemptes de toute redevance, ne relevant d'aucun Seigneur, par opposition au fief) le château de Laroquecézière."le château de laroquecézière"de Gaujal, page 54

1146, le château appartient aux seigneurs de Roquecézière.

1252, Bertrand de Roquecézière meurt sans descendance et lègue la nue-propriété de ses biens à l'abbaye de Bonnecombe.

En contrepartie, il sera enseveli dans l'église de ce monastère. (Barrau, tomeIII, page 88)

Le fief est légué aux Comte de Toulouse.

1271, le chateau de Roquecézière revient par héritage au roi de France.

c : Guerre de Cent Ans : invasion anglaise.

Au XIVe siècle, Roquecézière est le chef-lieu d'un bailliage qui regroupe 98 paroisses du Rouergue (ville plus importantes que Saint-Sernin/Rance) De Gaugal, tome 2, page 178

1369 Roquecézière, occupé par les Anglais, est repris par le Comte de Vendôme. Roquecézière est à nouveau réuni à la couronne et donné en fief au Comte de Vendôme.

1446, la Seigneurie de Roquecézière est donnée par Charles VII à Agnès Sorel, Dame de Beauté sur Marne et de La Roquecézière (acte concernant la redevance signé par Agnès Sorel, au musée de Saint-Crépin).

On peut lire sur son tombeau : « Ci-Gît noble demoiselle Agnès Saurelle Dame de Beauté et Roche-Césaire... Laquelle trépassa le 9 février 1449... »

d : Guerre de Religion :

Octobre 1587, les catholiques reprennent Roquecézière aux protestants, et y mettent le feu.

17 août 1587, cette place catholique se rend au Comte de Montgomery, chef protestant, ainsi que le château de la Bastide, et le fort de La Verdolle.

1625, le duc de Rohan s'en empare à nouveau au nom des protestants.

6 mai 1628, le Prince de Condé la reprend aux protestants.

1629, Richelieu, après la paix d'Alès (fin des guerres de religion) fait démolir le château et le village pour plus de sécurité.

La démolition aurait duré 3 ans et n'aurait épargné qu'une maison du village.

L'évêque de Vabre déclara à cette époque : « il n'y a pas eu de diocèse en France si travaillé et affligé que celui-ci. »

XVIIe-XVIIIe s. jusqu'à la Révolution, aucun événement historique ne retient l'attention. La région connaît une paix sans faille ; seules quelques épidémies et disettes sont à noter pour cette époque.

1789, la Révolution à Roquecézière sera surtout subie par les paysans, qui en déplorent davantage les effets qu'ils n'apprécie les avantageuses réformes.

1800, Montfranc est réuni à la commune de Roquecézière jusqu'en 1816. La même année, Combret est également rattaché, et ceci jusqu'en 1832.

1849, le 4 juin, création de la paroisse de Roquecézière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792   Jean Bousquet    
1960 1966 Bernard Terres    
1966 2001 Georges Castan   Agriculteur
2001 en cours Patrice Viala DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 257 habitants, en diminution de -17,1 % par rapport à 2009 (Aveyron : 0,57 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 1 363 3 152 2 933 2 821 1 798 1 656 1 716 1 722
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 683 1 704 1 616 1 458 1 592 1 617 1 569 1 587 1 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 544 1 589 1 540 1 250 1 170 1 092 1 024 918 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
751 656 596 474 391 340 310 259 257
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monastère Notre-Dame d'Orient[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monastère Notre-Dame d'Orient.

 Inscrit MH (1978)[5]

D'après la tradition, le monastère fut construit à l'emplacement de la découverte d'une statue en terre cuite de la Vierge, enfouie sous terre. L'ermitage fut réuni à la commanderie du Temple de Montels. En 1312, les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem revendiquèrent ce monastère.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le village de Roqueceziere, son rocher, et sa statue.
  • Musée de Saint-Crépin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Sent-Sarnin : Balaguièr, Brasc, Combret, Copiac, La Bastida-Solatges, La Sèrra, La Val-Ròca-Cesièira, Martrinh, Montclar, Montfranc, Plasença, Postòmis, Sant-Jòri / Christian-Pierre Bedel et les habitants del canton de Sent-Sarnin, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 232 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-10-6, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF35529736)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]