Laval-Roquecezière

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Laval-Roquecezière
Image illustrative de l'article Laval-Roquecezière
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Saint-Serninois
Maire
Mandat
Patrice Viala
2014-2020
Code postal 12380
Code commune 12125
Démographie
Gentilé Rocacéziérois(e)
Population
municipale
258 hab. (2013)
Densité 8,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 28″ Nord 2° 38′ 55″ Est / 43.8077777778, 2.64861111111
Altitude Min. 329 m – Max. 932 m
Superficie 30,66 km2
Localisation

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Laval-Roquecezière

Laval-Roquecezière est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 12125.png
Rose des vents Montfranc Pousthomy Combret Rose des vents
N Belmont-sur-Rance
O    Laval-Roquecezière    E
S
Saint-Salvi-de-Carcaves Escroux Saint-Sever-du-Moustier

Site[modifier | modifier le code]

Ce village situé aux confins du département du Tarn, occupe une position dominante, de par son altitude : 930 mètres.

Coté nord-est, le rougié du Camarès, le Saint-Affricain, Roquefort, les falaises de Millau.

Coté sud-est, les monts de Lacaune.

Coté sud, sud-ouest, les Pyrénées.

Histoire[modifier | modifier le code]

a : Période romaine

-54 avant Jésus Christ, Jules César passe à Roquecézière, y établit un camp et y laisse une garnison pour surveiller les Ruthènes libres qui se trouvent au Nord du Rance.

-Première exploitation du minerai de fer: fours, galeries, mâchefer, ... (le tout retrouvé sur les lieux dans les années 1990)

b : Moyen Âge

Juin 1112, Raimond Béranger III, Comte de Barcelone reçoit en alleu (terres libres exemptes de toute redevance, ne relevant d'aucun Seigneur, par opposition au fief)le château de Laroquecézière."le château de laroquecézière"de Gaujal, page 54

1146, le château appartient aux seigneurs de Roquecézière

1252, Bertrand de Roquecézière meurt sans descendance et lègue la nue-propriété de ses biens à l'Abbaye de Bonne-Combe

En contrepartie, il sera enseveli dans l'église de ce monastère.(Barrau, tomeIII, page 88)

Le fief est légué aux Comte de Toulouse.

1271, le chateau de Roquecézière revient par héritage au roi de France.

c : Guerre de Cent Ans : invasion anglaise.

Au XIVe siècle, Roquecézière est le chef-lieu d'un baillage qui regroupe 98 paroisses du Rouergue(ville plus importantes que Saint-Sernin/Rance)De Gaugal, tome 2, page 178

1369 Roquecézière, occupé par les Anglais, est repris par le Comte de Vendôme. Roquecézière est à nouveau réuni à la couronne et donné en fief au Comte de Vendôme.

1446, la Seigneurie de Roquecézière est donnée par Charles VII à Agnès Sorel, Dame de Beauté sur Marne et de La Roquecézière(acte concernant la redevance signé par Agnès Sorel, au musée de Saint-Crépin).

On peut lire sur son tombeau:Ci-Gît noble demoiselle Agnès Saurelle Dame de Beauté et Roche-Césaire...Laquelletrépassa le 9 février 1449...

d : Guerre de religion :

Octobre 1587 les Catholiques reprennent Roquecézière aux protestants et y mettent le feu.

17 août 1587 cette place Catholique se rend au Comte de Montgomery chef protestant, ainsi que le château de la Bastide, et le fort de La Verdolle.

1625, le duc de Rohan s'en empare à nouveau au nom des protestants.

6 mai 1628, le Prince de Condé la reprend aux protestants.

1629, Richelieu, après la paix d'Ales(fin des guerres de religion) fait démolir le château et le village pour plus de sécurité.

La démolition aurait duré 3 ans et n'aurait épargné qu'une maison du village.

L'évêque de Vabre déclara à cette époque:il n'y a pas eu de diocèse en France si travaillé et affligé que celui-ci.

XVII-XVIIIème jusqu'à la Révolution, aucun évènement historique ne peut retenir l'attention.La région connaît une paix sans faille, seules quelques épidémies et disettes sont à noter pour cette époque.

1789, la Révolution à Roquecézière sera surtout subie par les paysans, qui en déplorent davantage les effets qu'ils n'apprécie les avantageuses réformes.

1800, Montfranc est réuni à la commune de Roquecézière jusqu'en 1816. La même année, Combret est également rattaché, et ceci jusqu'en1832.

1849, le 4 juin, création de la paroisse de Roquecézière.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792   Jean Bousquet    
1960 1966 Bernard Terres    
1966 2001 Georges Castan   Agriculteur
2001 en cours Patrice Viala DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 258 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750 1 363 3 152 2 933 2 821 1 798 1 656 1 716 1 722
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 683 1 704 1 616 1 458 1 592 1 617 1 569 1 587 1 423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 544 1 589 1 540 1 250 1 170 1 092 1 024 918 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2012
751 656 596 474 391 340 310 309 259
2013 - - - - - - - -
258 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monastère Notre-Dame d'Orient[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Monastère Notre-Dame d'Orient.

 Inscrit MH (1978)[3]

D'après la tradition, le monastère fut construit à l'emplacement de la découverte d'une statue en terre cuite de la Vierge, enfouie sous terre. L'ermitage fut réuni à la commanderie du Temple de Montels. En 1312, les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem revendiquèrent ce monastère.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le village de Roqueceziere, son rocher, et sa statue.
  • Musée de Saint-Crépin.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Sent-Sarnin : Balaguièr, Brasc, Combret, Copiac, La Bastida-Solatges, La Sèrra, La Val-Ròca-Cesièira, Martrinh, Montclar, Montfranc, Plasença, Postòmis, Sant-Jòri / Christian-Pierre Bedel et les habitants del canton de Sent-Sarnin, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 232 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-10-6, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF35529736)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]