Saint-Rome-de-Cernon

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Saint-Rome-de-Cernon
Saint-Rome-de-Cernon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Intercommunalité Communauté de communes Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons
Maire
Mandat
Pierre Pantanella
2020-2026
Code postal 12490
Code commune 12243
Démographie
Gentilé Saint-Romains
Population
municipale
935 hab. (2018 en augmentation de 14,58 % par rapport à 2013)
Densité 25 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 00′ 46″ nord, 2° 57′ 51″ est
Altitude Min. 374 m
Max. 856 m
Superficie 37,88 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Millau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Affrique
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web https://saintromedecernon.fr

Saint-Rome-de-Cernon est une commune française du département de l'Aveyron, en région Occitanie. Elle fait partie de l'ancienne province du Rouergue où le parler traditionnel est l'occitan rouergat. Depuis 1995, la commune fait partie du Parc naturel régional des Grands Causses créé la même année. Saint Rome de Cernon, que l'on traverse par la D 999 reliant Saint Affrique à Millau (ancienne nationale Nîmes Albi), est pourvu de quatre châteaux dont l'un dans le bourg, les autres à Laumière, Monclarat et Mélac, mais aussi de dolmens et de grottes préhistoriques du Néolithique. La commune est traversée par le Cernon, rivière à truites.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de 3788 hectares est situé dans la partie méridionale du Massif central. Il s'étend sur un versant du Larzac dans la vallée du Cernon. Son altitude est comprise entre 374 et 856 mètres. L'intersection du 44e parallèle nord et du 3e méridien à l'est de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project). Saint Rome de Cernon se situe à equivalente distance de Millau et La Cavalerie (16km) et Saint Affrique (10km).À noter enfin que, via l'autoroute A75, la commune n'est qu'à 55km de Lodėve au Sud, 107km de Montpellier au Sud Est, Béziers au Sud Ouest et 247km de Clermont-Ferrand au Nord.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits et quartiers ruraux s'appellent : Laumière, Mas de Gaujoux, Les Aubarèdes, Carcan, Fournials, La Prade, Montclarat, Nouzet, Raspaillac, Le Moulin d'Aiguebelle, Les Egines, Blacassut, Les Clayrades, Blayac, Mélac, Les Pallies, Vialgues, Les Mazels, La Cave Haute, La Cave Basse, Mas del Camp, Dourdou, Bussac, Le Bois de Lach, Puech Ricard, Malevieille, Les Cazals, Le Caussanel.

Transports[modifier | modifier le code]

Axes ferroviaires[modifier | modifier le code]

Saint-Rome-de-Cernon[1] est desservie par des trains Intercités qui circulent entre Béziers et Saint-Chély-d'Apcher ou Clermont-Ferrand, par des trains TER Languedoc-Roussillon[2] qui effectuent des missions entre les gares : de Béziers et de Saint-Chély-d'Apcher ou de Millau, et par des trains TER Midi-Pyrénées[1] entre les gares : de Tournemire - Roquefort et de Millau ; de Saint-Rome-de-Cernon et de Sévérac-le-Château.

Axes routiers[modifier | modifier le code]

RD 999 Nîmes Albi. RD 992 Ancien tracé de Millau à Saint-Rome-de-Cernon (ex RN 992). Plusieurs liaisons quotidiennes de bus LIO Occitanie - Millau Albi numéros 202 et 720.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Saint-Rome-de-Cernon.

La commune est drainée par le Cernon, le Soulzon, le ruisseau de Lavencou, le ravin du Lagast, le ruisseau de Fourniou, le ruisseau de Lessude, le ruisseau de Vertède et par divers petits cours d'eau[3].

Le Cernon, d'une longueur totale de 30,4 km, prend sa source dans la commune de Sainte-Eulalie-de-Cernon et se jette dans le Tarn à Saint-Georges-de-Luzençon, après avoir arrosé 5 communes[4]. Il atteint 15 mètres de large en aval de St Rome-de-Cernon. Ses eaux particulièrement claires, la méfiance des très nombreuses truites sauvages et le couvert végétal dense font du Cernon une rivière à réserver aux pêcheurs confirmés.

Le Soulzon, d'une longueur totale de 10,3 km, prend sa source dans la commune de Saint-Jean-et-Saint-Paul et se jette dans le Cernon à Saint-Rome-de-Cernon, après avoir arrosé 4 communes[5].

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron[6].

La commune fait partie du SAGE Tarn amont, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le territoire de ce SAGE concerne une partie des bassins du Tarn de l’Aveyron et de l’Agout. Il couvre 69 communes, sur trois départements (Aveyron, Gard et Lozère) et deux régions, pour une superficie de 2 700 km2[7],[8]. Le pilotage et l’animation du SAGE et du contrat de rivière du Tarn-amont associé sont assurés par le Syndicat mixte du bassin versant du Tarn-amont (SMBVTAM), qualifié de « structure porteuse ». Cet organisme a été créé le et est constitué de neuf communautés de communes[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000
  • Moyenne annuelle de température : 12 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 4,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 16 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 983 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 4,8 j

La commune bénéficie d’un « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats en France définie en 2010. La température moyenne annuelle est élevée, avec des jours de froid en nombre réduit et des jours chauds compris entre 15 et 23 par an[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[11]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[10]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[12]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Millau-Soulobres, qui se trouve à 13 km à vol d'oiseau de la commune[13], où la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[14], à 10,9 °C pour 1981-2010[15], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[16].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[17]. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de 327 937 ha, s'étend sur 97 communes. Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine[18],[19],[20].

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[21].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[22] :

  • Les « Cirques de Saint-Paul-des-Fonts et de Tournemire », d'une superficie de 676 ha, situés bordures sud-ouest du Causse du Larzac, présentent des corniches calcaires et des escarpements rocheux. On y trouve aussi des cavités et des grottes. La cassure avec la bordure du plateau est brutale, le paysage est marqué par un étagement des activités agricoles depuis la vallée jusqu'au plateau : cultures et prairies dans la vallée et l'avant-causse, forêts sur les pentes (chênes pubescents, pins sylvestres), parcours sur le causse[23] ;

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Saint-Rome-de-Cernon comprend trois ZNIEFF de type 1[Note 2],[24] :

  • les « Cirques de Saint-Paul-Des-Fonts et de Tournemire » (1 189 ha), couvrant 6 communes du département[25] ;
  • « Le Cernon entre Saint-Rome et la bastide pradines » (25,10 ha)[26] ;
  • le « Puech Long, Auzard et Lebrou » (605,4 ha), couvrant 3 communes du département[27] ;

et trois ZNIEFF de type 2[Note 3],[24] :

  • le « Causse du Larzac » (50 424 ha), qui s'étend sur 23 communes dont 21 dans l'Aveyron et 2 dans l'Hérault[28] ;
  • le « Plateau de Crassous et bois de Laumière » (2 466 ha), qui s'étend sur 5 communes de l'Aveyron[29] ;
  • la « Vallée du Tarn, amont » (36 322 ha), qui s'étend sur 57 communes dont 31 dans l'Aveyron, 1 dans la Lozère et 25 dans le Tarn[30].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Rome-de-Cernon est une commune rurale[Note 4],[31]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[32],[33].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Millau, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[34],[35].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Saint-Rome-de-Cernon.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,3 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (58,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,9 %), zones agricoles hétérogènes (35,7 %), terres arables (13,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,6 %), prairies (6,2 %), zones urbanisées (1,3 %)[36].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Parc naturel régional des Grands Causses, approuvé le vendredi par le comité syndical et mis à l’enquête publique en décembre 2019. La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du PNR des Grands Causses, qui associe huit communautés de communes, notamment la communauté de communes Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons, dont la commune est membre[37].

La commune disposait en 2017 d'un plan d'occupation des sols approuvé et un plan local d'urbanisme était en révision[38]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[39].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Rome-de-Cernon est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier, le risque radon[40],[41].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Saint-Rome-de-Cernon.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Cernon. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[42]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Cernon-Soulzon[43], approuvé le 21 décembre 2007[44].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité forte[45].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[40]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[46]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Géorisques[47]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[48],[49].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières et ferroviaires importantes et la présence d'une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[50].

Risque particulier[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune de Saint-Rome-de-Cernon est classée à risque faible[51]. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique[52] et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 1, à savoir zone à potentiel radon faible[53].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Fort-Cernon[54].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Blason de Saint-Rome-de-Cernon

Parti : au premier d'azur à la cordelière d'or, au second de gueules au lion d'or.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Saint Rome de Cernon était déjà au Moyen Age un carrefour entre les routes de Millau à Saint Affrique puis Albi et celle ouverte par le Cernon vers Sainte Eulalie. La seigneurie et le château n’apparaissent qu’au XIVe siècle, époque où ils appartiennent au seigneur de Caylus. Ils relevaient de la vicomté de Creissels. Le château, en haut du vieux village, fut longtemps à l’abandon. Il est en cours de restauration depuis quelques années.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1840, la commune de Montclarat (voir Montclarat), au sud-est du village, a été rattachée à Saint-Rome-de-Cernon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Rome-de-Cernon est membre de la communauté de communes Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons[55], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Vabres-l'Abbaye. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[56].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Millau, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[55]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Saint-Affrique pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[55], et de la troisième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[57].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Saint-Rome-de-Cernon, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[58] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[59]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15. Sur les trente candidats en lice[60], quatorze sont élus dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 77,48 %. Le dernier conseiller restant à élire est élu au second tour, qui se tient le du fait de la pandémie de Covid-19, avec un taux de participation de 59 %[61]. Pierre Pantanella, maire sortant, est réélu pour un nouveau mandat le [62].

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[63]. Trois sièges sont attribués à la commune au sein de la communauté de communes Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons[64].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Mireille Bastide SE -
2008 en cours Pierre Pantanella[65],[66]   Ancien cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[67]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[68].

En 2018, la commune comptait 935 habitants[Note 6], en augmentation de 14,58 % par rapport à 2013 (Aveyron : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5235251 4361 5921 8531 6171 1491 1501 157
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1411 1571 1881 4591 1931 1991 3931 1851 095
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0541 023955830857898886774695
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
707759841878871794759754806
2017 2018 - - - - - - -
925935-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[54] puis Insee à partir de 2006[69].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de la commune est caractérisée par une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à la fabrication des fromages roquefort, pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux broutards destinés à l'engraissement. Cette commune sert aussi maintenant de résidence permanente à une population importante qui a son activité professionnelle sur les communes de Millau, Saint-Affrique et le bourg de Lauras.

Marché hebdomadaire du jeudi.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église paroissiale de Saint-Rome-de-Cernon du XIXe siècle non classée de 1822 avec une statue de la Vierge Marie faite par le sculpteur Mahoux de Rodez. A l'intérieur, le sol est recouvert de mosaïques réalisées par des italiens en 1898. Dans le chœur, fresque du peintre russe Nicolaï Greschny datant de 1972 restaurée en 1999 par Monique Bonical. Baptistère en pierre de Bourgogne sculpté par un compagnon du devoir de l'institut de la pierre de Rodez. Plusieurs tableaux dont un appartenant à l'état, datant de 1850.
  • Église Saint-Jean-Baptiste de Mélac.
  • Église Saint-Polycarpe de Montclarat.
  • Château du XIIIe siècle. Centre bourg en cours de restauration.
  • Château de Mélac Logo monument historique Inscrit MH (1992)[70] des XIVe et XVIe siècles.
  • Château de Laumière du XIXe siècle. On trouve trace de l'ancien château en 1322, époque où il était habité par Raymond de Vanco de Banc d'Anglars, puis au XVe siècle où il était propriété de la maison d'Armagnac, il passa ensuite à la maison de Morlhon, au Vernhet de Grandval et au Sambucy de Sorgue. La seigneurie de Laumière fut cédée aux Vernhet au XVIIIe siècle qui devinrent Vernhet de Laumière. Un général Vernhet de Laumière s'illustra en commandant l'artillerie de la garde impériale au Second Empire. Il mourut au Mexique au siège de Puebla en 1863. Au XIXe siècle, Maria de Sambucy l'apporta en dot au comte de Toulza. Aujourd'hui, il abrite des gîtes. L'entrée du château se fait sous une arche, surmontée de mâchicoulis, qui donne accès à l'avant du parc et de la bâtisse. La ferme attenante à la propriété ne fait plus partie du domaine mais reste active avec ses volailles, ses vaches et ses brebis.
  • Château de Montclarat : Le château de Montclarat se situe à 3 km au sud est de Saint Rome de Cernon. C'est le plus ancien car Montclarat était le point central avant Saint Rome de Cernon. Il était propriété de la famille de Gozon, puis il passa successivement à la famille Tubières, aux Morlhon de Laumière, et aux Montcalm-Gozon. La demeure fut prise en 1595 par une troupe de brigands commandé par le capitaine du Vigan qui réclamèrent 4000 écus pour le rendre. Monsieur d'Arpajon obtint la restitution de ce bien après avoir rassemblé une troupe. Le village de Montclarat fut rattaché à St Rome de Cernon en 1840. On trouve des traces écrites dès 936. Le premier château est situé sur la hauteur nommée "La Pierre Plate", il fut rasé sur ordre de Richelieu en 1616. Démolition radicale, il ne reste que quelques bases de murs à cet endroit. Le "nouveau château", donjon carré, logis du XVIIe siècle.
  • Les dolmens du bois de Laumière.Le Bois Grand ou bois de Laumière situé sur la commune, comprend quatre dolmens et des ruines de murs, les traces de deux fours à chaux et d'une enceinte. L'endroit est couvert de végétation, buis principalement; il est donc difficile d'y retrouver les éléments signalés par Jean Poujol soit un mur d'une vingtaine de mètres et au minimum de 80 cm d'épaisseur très bien assemblé, une enceinte non fermée, divers pans de murs, mais aucun vestige de toiture, ni tuiles ni lauze ni reste de charpente. Conclusion provisoire : Haut-Moyen Âge ou Moyen Âge. Le site se trouve sur une terrasse 70m au dessus du Cernon.
  • Le rocher de Sargels, dominant la région à 780 m d'altitude, abrite des grottes préhistoriques, estimées à cinq et datant du Neolithique à l'usage d'habitats (fragments de poteries, de pointes de flèches en bronze, bracelets...) . La légende le nomme “le tombeau des géants“ il vous réserve un panorama grandiose sur le plateau du Lévézou, le causse du Larzac occidental et le pic du Merdelou, un des plus hauts sommets de l'Aveyron .

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Pierre Serres, Sargel ou Le tombeau des géants : légendes, géologie, archéologie, botanique du mont Sargel de Saint-Rome-de-Cernon, Saint-Rome-de-Cernon, J.-P. Serres, , 41 p., ill., couv. ill. ; 30 cm (notice BnF no FRBNF35738628)
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean-Luc Malet), Sent-Africa : La Bastida, Caumèls-e-Lo Vialar, Ròcafòrt, Sant-Faliç, Sent-Esèri, Sent-Jan, D'Aucàpias, Sent-Roma de Sarnon, Tornamira, Vabre, Verzòls-e-La Pèira / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Africa, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 429 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-54-8, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF38977452)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

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