Saint-Félix-de-Sorgues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Saint-Félix-de-Sorgues
Saint-Félix-de-Sorgues
Grand Rue de Saint-Félix-de-Sorgues.
Blason de Saint-Félix-de-Sorgues
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Arrondissement de Millau
Canton Canton de Saint-Affrique
Intercommunalité CC Saint Affricain, Roquefort, Sept Vallons
Maire
Mandat
Bertrand Schmitt
2014-2020
Code postal 12400
Code commune 12222
Démographie
Gentilé Saint-Félicien(ne)
Population
municipale
225 hab. (2016 en augmentation de 8,7 % par rapport à 2011)
Densité 7,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 53′ 03″ nord, 2° 59′ 05″ est
Altitude Min. 375 m
Max. 745 m
Superficie 29 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : région Occitanie

Voir sur la carte administrative de Région Occitanie
City locator 14.svg
Saint-Félix-de-Sorgues

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique de l'Aveyron
City locator 14.svg
Saint-Félix-de-Sorgues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Félix-de-Sorgues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Félix-de-Sorgues

Saint-Félix-de-Sorgues est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de Saint-Félix-de-Sorgues et des communes avoisinantes.

Saint-Félix-de-Sorgues est limitrophe de six autres communes.

Communes limitrophes de Saint-Félix-de-Sorgues
Saint-Jean-et-Saint-Paul
Versols-et-Lapeyre Saint-Félix-de-Sorgues Marnhagues-et-Latour
Gissac Sylvanès Montagnol

Site[modifier | modifier le code]

Saint-Félix-de-Sorgues fait partie du canton de Saint-Affrique et compte environ 200 habitants répartis en dix fermes et un village situés à 416 mètres d'altitude dans la vallée de la Sorgues, entre Roquefort et Sylvanès.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Félix-de-Sorgues[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article connexe : Grand prieuré de Saint-Gilles.

Saint-Félix fut le chef-lieu d'une importante commanderie des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem[2] dont le premier commandeur connu est Gaubert de Saint Caprazy en 1159.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Personnalités : au XIXe siècle, Pierre Tournier, d'une grande famille de tradition protestante, fut Maire de Saint-Félix. Son fils Benjamin Tournier, né le 21 janvier 1826, fut admis en 1846 à l'université de Genève et devint bachelier en théologie à la faculté protestante de Montauban (1851). Il épousa alors la Genevoise Adrienne Breitmayer. Après plusieurs suffragances, il fut nommé pasteur à Saint-Laurent-du-Cros (Hautes-Alpes, 1856-1865) et présida le Consistoire d'Orpierre (1860-1862). Puis il se consacra à la communauté vaudoise de la vallée de Freissinières (massif du Pelvoux) et aida à l'émigration de plusieurs familles en Algérie. Il prit sa retraite à Pressy-Vendœuvre (canton de Genève). Passionné de montagne et d'archéologie, il reprit cependant du service pastoral auprès des vaudois installés en Algérie (les Trois Marabouts-Guiard) de 1892 à sa mort en 1904. Son épouse continua une trentaine d'années à servir à Guiard.

Des tableaux du peintre Wassily Kandinsky cachés à Saint-Félix de Sorgues pendant la seconde guerre mondiale :

Pendant la Seconde guerre mondiale, une partie de l'œuvre privée du célèbre peintre Vassily Kandinsky, emballée dans une cinquantaine de caisses grandes et étroites, a été camouflée par l’intermédiaire d’Émile Redon dans la remise de la maison familiale à Saint-Félix-de-Sorgues (Aveyron, 12), afin d’échapper aux spoliations de l'occupant nazi[3].

Emile Redon : Emile Léon Elie Redon naît à Saint-Félix-de-Sorgues le 7 avril 1892. Il est gravement blessé en août 1914 et fait prisonnier. Amputé d’un bras, on le rapatrie en mars 1915. L’année suivante, il devient expéditionnaire à la Préfecture de Police, puis chef de bureau en avril 1934. En fonction à la tête du service des étrangers de la Préfecture de Police, il sabote des dossiers de dénaturalisation et régularise nombre de situations de juifs et autres personnes en situation irrégulière. Il rejoint Ajax en novembre 1943, recruté par Pouliquen, puis Zadig sous le pseudo de « Bamou » en mars 1944, concrétisant ainsi un engagement déjà ancien dans les activités résistantes qu’il exerçait avec son épouse, elle-même arrêtée ¬ en 1943 pour appartenance à un groupe gaulliste. Elle avait donné asile au domicile conjugal à des résistants recherchés pour avoir envoyé à Londres les plans de défense aérienne du port de Gennevilliers. Sa libération le soir-même fait partie des bonnes actions à mettre au crédit du fameux ferrailleur Joseph Joinovici. En 1947, les soupçons pesant sur celui-ci vaudront à Emile Redon d’être brièvement suspendu avant d’être totalement innocenté. Il avait connu un sort identique à la mi-1943, après avoir été soupçonné de troc de cartes de séjour, sur dénonciation d’un de ses collaborateurs. Emile Redon avait épousé Marie-Louise Sallenave le 22 mai 1926, ils eurent deux enfants, Jeanette en 1927 et Michel en 1928. Il termine sa carrière comme directeur de la police générale, commandeur de la Légion d'Honneur, médaillé militaire, titulaire de la médaille de la Résistance et Croix de guerre avec deux citations. Il décède à Paris le 18 octobre 1962. [4]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1947 1959 Joseph Inguimbert    
1959 1960 Cyprien Segonds    
1960 1977 Joseph Inguimbert    
1977 1983 Jean Colas    
1983 2001 Alain Bessière    
2001 En cours Bertrand Schmitt SE Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6].

En 2016, la commune comptait 225 habitants[Note 1], en augmentation de 8,7 % par rapport à 2011 (Aveyron : +1,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6356602 6391 7251 891950890892843
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
810831836782758801710612605
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
600563554438393374381337302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
271228202183206196198199199
2013 2016 - - - - - - -
226225-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, l'économie est principalement agricole et consiste en la production de lait de brebis pour le roquefort.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parmi les monuments historiques on peut trouver le pont  Inscrit MH (1944)[8] des XIVe et XVe siècles qui enjambe la Sorgues en contrebas du village. Le pont de Saint-Félix-de-Sorgues est composé de trois arches et construit à partir du tuf calcaire de la région.

Les contreforts d’une tour du château, qui fut détruit en 1627, restent visibles dans le parapet au sud de l’église[9]. Certaines parties de l’enceinte de fortification demeurent présentes, dont la porte d’entrée (porte "saint Jean")[9].

  • Saint-Caprazy, lieu-dit au sud-ouest du village sur l'autre rive de la Sorgues. Ancienne seigneurie et paroisse devenue ensuite une annexe de la commanderie de Saint-Félix-de-Sorgues[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Saint-Félix-de-Sorgues

Les armes de la commune de Saint-Félix-de-Sorgues se blasonnent ainsi :
Parti à dextre, de gueules et d'un peigne à carder d'or, et à senestre, d'azur, au pont gothique d'argent sur des fasces ondées et alternées d'azur et d'argent. Au chef de gueules à la croix d'argent. Le tout surmonté d'une couronne murale, à trois tours, celle du centre ouverte dans les remparts.
Dans le blasonnement, le gueules (rouge) désignant le martyr. Le peigne à carder étant un instrument de torture évoquant Saint Félix, les ondées représentant la Sorgues et la croix d'argent étant l'insigne des ordres de Saint-Jean de Jérusalem et de Malte, identifiant la commanderie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean-Luc Malet), Sent-Africa : La Bastida, Caumèls-e-Lo Vialar, Ròcafòrt, Sant-Faliç, Sent-Esèri, Sent-Jan, D'Aucàpias, Sent-Roma de Sarnon, Tornamira, Vabre, Verzòls-e-La Pèira / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Sent-Africa, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 429 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-54-8, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF38977452)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Abbé C. Nicolas, « Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles faisant suite au manuscrit de Jean Raybaud 1751-1806 : tome III », Mémoires de l'Académie de Nîmes, t. XXIX,‎ , p. 120-21, disponible sur Gallica
  3. Arnaud BOSC, « Des tableaux de KANDINSKY de passage à SAINT-FELIX DE SORGUES », https://www.midilibre.fr/2019/04/02/le-secret-lartiste-et-le-fonctionnaire,8104449.php,‎ (lire en ligne)
  4. Berlière, Jean-Marc, Au coeur de la Préfecture de Police : de la Résistance à la Libération (OCLC 770715915, lire en ligne)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. Notice no PA00094150, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a b et c Historique de Saint-Félix-de-Sorgues
  10. Emmanuel-Ferdinand de Grasset, Essai sur le grand prieuré de Saint-Gilles de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, suivi du catalogue des chevaliers, chapelains, diacots, donats et servants d'armes de la vénérable langue de Provence, dressé sur les titres originaux, Paris, (lire en ligne)
    La chapelle de Saint-Caprassy.
  11. Abbé C. Nicolas, « Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles par M. Jean Raybaud, avocat et archivaire de ce prieuré : tome I (2o partie) », Mémoires de l'Académie de Nîmes, t. XXVII,‎ , p. 368, 376, disponible sur Gallica
    Ne pas le confondre avec son frère Bertrandon qui fut grand prieur de Toulouse à partir de 1436. Bertrandon apparaît généralement dans les archives du prieuré de Saint-Gilles avec le prénom Tandon (syncope linguistique). Dans certains ouvrages plus récents on l'appelle Bertrand, d'où une certaine confusion et parfois un amalgame avec son frère.