Creissels

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Creissels
Creissels
Le plan d'eau de la Fontaine.
Blason de Creissels
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Intercommunalité Communauté de communes de Millau Grands Causses
Maire
Mandat
Jean-Louis Calvet
2020-2026
Code postal 12100
Code commune 12084
Démographie
Gentilé Creissellois(e)
Population
municipale
1 569 hab. (2019 en diminution de 0,25 % par rapport à 2013)
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 16″ nord, 3° 03′ 57″ est
Altitude Min. 340 m
Max. 808 m
Superficie 28,19 km2
Unité urbaine Millau
(banlieue)
Aire d'attraction Millau
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Millau-1
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Creissels
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Creissels

Creissels ou Creyssel nom ancien (Creissèls en occitan) est une commune française, située dans le département de l’Aveyron en région Occitanie.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : la ferme de Bel-Air, inscrite en 1994.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune matérialise une fraction sud du Massif central. Il s'étend sur une partie du causse du Larzac et ses contreforts, comprend une partie de la vallée de la rivière Tarn qui borde le bourg.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Creissels.

La commune est drainée par le Tarn, le ruisseau de Saint-Martin, le ruisseau d'Issis et par divers petits cours d'eau[1].

Le Tarn, d'une longueur totale de 380,2 km, prend sa source dans la commune de Pont de Montvert - Sud Mont Lozère (48) et se jette dans la Garonne à Saint-Nicolas-de-la-Grave (82), après avoir arrosé 99 communes[2].

Gestion des cours d'eau[modifier | modifier le code]

Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron[3].

La commune fait partie du SAGE Tarn amont, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le territoire de ce SAGE concerne une partie des bassins du Tarn de l’Aveyron et de l’Agout. Il couvre 69 communes, sur trois départements (Aveyron, Gard et Lozère) et deux régions, pour une superficie de 2 700 km2[4],[5]. Le pilotage et l’animation du SAGE et du contrat de rivière du Tarn-amont associé sont assurés par le Syndicat mixte du bassin versant du Tarn-amont (SMBVTAM), qualifié de « structure porteuse ». Cet organisme a été créé le et est constitué de neuf communautés de communes[6].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d’un « climat semi-continental », ou de marge de montagne, selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type, qui concerne l'est et le sud-est aveyronais, constitue une transition entre les climats de montagne et le climat océanique altéré[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après[7]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[9]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Millau-Soulobres, qui se trouve à 2 km à vol d'oiseau de la commune[10], où la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 10,9 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[13].

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000
  • Moyenne annuelle de température : 12,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 16,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 175 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 4,7 j

Paysages[modifier | modifier le code]

Le village et le viaduc.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

Minioptère de Schreibers, espèce protégée, présente dans la Grotte du Boundoulaou.

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[14]. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de 327 937 ha, s'étend sur 97 communes. Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine[15],[16],[17].

Un autre espace protégé est présent sur la commune : La Grotte du Boundoulaou, objet d'un arrêté préfectoral de protection de biotope, d'une superficie de 0,2 ha[18]. D’intérêt régional majeur, connue de longue date, la grotte abrite une colonie de plusieurs milliers de chauves-souris, Minioptères de Schreibers et Grands Murins en particulier. De là son statut de protection, attribué en 1992. Depuis, le site que forment le cirque et la grotte du Boundoulaou a été intégré au réseau des zones spéciales de conservation (ZSC) Natura 2000[19].

Sites Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[20].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats »[21] :

  • le site « Cirque et grotte du Boundoulaou », d'une superficie de 223 ha, se situe en bordure du causse du Larzac, dans la vallée du Tarn. Il est réputé pour ses cascades et englobe les versants (ubacs) du Causse, une partie du plateau en bordure de la falaise, le Puech de Fayssel à la même altitude que le Causse (alt. 710m), ainsi qu'une zone plane dans la vallée au pied du versant (alt. 400m)[22] ;

et un au titre de la « directive Oiseaux »[21] :

  • les « Gorges de la Dourbie et causses avoisinants », d'une superficie de 28 057 ha sur 13 communes dont 8 dans l'Aveyron et 5 dans le Gard, qui comprennent une grande partie du causse Noir, du causse du Larzac et du causse Bégon, ainsi que les gorges qui les séparent. Dix-sept espèces de l'annexe 1 se reproduisent sur le site, parmi lesquelles huit espèces de rapaces[23].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Creissels comprend trois ZNIEFF de type 1[Note 3],[24] :

  • le « Causse du Larzac occidental » (7 036 ha), couvrant 6 communes du département[25]
  • le « Cirque de Boundoulaou » (527,7 ha), couvrant 2 communes du département[26];
  • la « Rivière Tarn (partie Aveyron) » (2 381 ha), couvrant 41 communes dont 25 dans l'Aveyron et 16 dans le Tarn[27]

et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[24] :

  • le « Causse du Larzac » (50 424 ha), qui s'étend sur 23 communes dont 21 dans l'Aveyron et 2 dans l'Hérault[28];
  • la « Vallée du Tarn, amont » (36 322 ha), qui s'étend sur 57 communes dont 31 dans l'Aveyron, 1 dans la Lozère et 25 dans le Tarn[29].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Creissels est une commune urbaine[Note 5],[30]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[31]. Elle appartient à l'unité urbaine de Millau, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[I 2] et 23 700 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 3],[I 4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Millau, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 23 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 5],[I 6].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Creissels.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (50,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (37,5 %), zones agricoles hétérogènes (21,4 %), forêts (13,2 %), terres arables (12,4 %), prairies (9,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3,5 %), zones urbanisées (2,9 %)[32].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Parc naturel régional des Grands Causses, approuvé le vendredi par le comité syndical et mis à l’enquête publique en décembre 2019. La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du PNR des Grands Causses, qui associe huit communautés de communes, notamment la communauté de communes de Millau Grands Causses, dont la commune est membre[33].

La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme en révision[34]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[35].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Creissels est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à deux risques particuliers, les risques radon et minier[36],[37].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Creissels.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Tarn. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans le bassin du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[38]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) Tarn amont 2[39], approuvé le 26 janvier 2011[40].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité forte[41].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[36]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[42]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Géorisques[43]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[44],[45].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[46].

Risques particuliers[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[47].

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune de Creissels est classée à risque faible avec facteurs géologiques[48]. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique[49] et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[50].

Histoire[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges (poteries, monnaies, bijoux, etc.) montrent que la commune est occupée depuis le chalcolithique et à l'époque gallo-romaine.

Au IXe siècle un certain Leutade possède la viguerie qui appartient au XIIIe siècle à la famille de Roquefeuil vicomtes de Creyssel, puis celle-ci passe par alliances en 1230 à la famille de Rodez. Henri II fait construire le château et l'habite. De 1283 à 1403, il appartient aux vicomtes d'Armagnac, jusqu'à confiscation par le roi qui réunit la viguerie à la couronne. Le château avec la simple seigneurie sans la haute justice, appartient ensuite aux Montcalm, d'Alençon, d'Albret et Vendôme, Crozat, puis de Gualy.

En août et , durant les rébellions huguenotes, Creissels est assiégée par le chef huguenot duc de Rohan. La ville sera sauvée par les troupes catholiques du prince de Condé[51].

En 1814, le château de Creissels est détruit au 2/3 par les flammes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Creissels est membre de la communauté de communes de Millau Grands Causses[I 7], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Millau. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[52].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Millau, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[I 7]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Millau-1 pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 7], et de la troisième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[53].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Tête de liste Suffrages Pourcentage CM CC
Jean-Louis Calvet 396 51,76 % 15 3
Roland Belet 369 48,23 % 4 1

Le conseil municipal de Creissels, commune de plus de 1 000 habitants, est élu au scrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[54], pour un mandat de six ans renouvelable[55]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 19[56]. Les dix-neuf conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 59,21 %, se répartissant en quinze issus de la liste conduite par Jean-Louis Calvet et quatre issus de celle de Roland Belet[57]. Jean-Louis Calvet est élu nouveau maire de la commune le [58].

Les quatre sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire de la communauté de communes de Millau Grands Causses se répartissent en : liste de Jean-Louis Calvet (3) et liste de Roland Belet (1)[57].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 ? Alphonse Bernad   Syndicaliste CFTC
1977 2008 Pierre Garlenc - -
2008 janvier 2020
(Décès)[59]
Thierry Terral DVG Fonctionnaire
2020 juin 2020 Roland Belet SE  
juin 2020 En cours Jean-Louis Calvet   Ancien cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[61].

En 2019, la commune comptait 1 569 habitants[Note 7], en diminution de 0,25 % par rapport à 2013 (Aveyron : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
420493296644654651637668693
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
642700714730800752734695730
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
790778724651655625581611725
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
8379361 2911 3261 4011 5011 4871 4871 474
2015 2019 - - - - - - -
1 6031 569-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[62] puis Insee à partir de 2006[63].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 730 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 1 684 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 520 [I 8] (20 640  dans le département[I 9]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 10] 6,3 % 6,9 % 5,3 %
Département[I 11] 5,4 % 7,1 % 7,1 %
France entière[I 12] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 894 personnes, parmi lesquelles on compte 77,9 % d'actifs (72,6 % ayant un emploi et 5,3 % de chômeurs) et 22,1 % d'inactifs[Note 9],[I 10]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Millau, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 1],[I 13]. Elle compte 416 emplois en 2018, contre 459 en 2013 et 522 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 660, soit un indicateur de concentration d'emploi de 63 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 54,8 %[I 14].

Sur ces 660 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 120 travaillent dans la commune, soit 18 % des habitants[I 15]. Pour se rendre au travail, 87,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,5 % les transports en commun, 8,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 16].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

127 établissements[Note 10] sont implantés à Creissels au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 17].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 127
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
13 10,2 % (17,7 %)
Construction 23 18,1 % (13 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
43 33,9 % (27,5 %)
Activités financières et d'assurance 3 2,4 % (3,4 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
9 7,1 % (12,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
22 17,3 % (12,7 %)
Autres activités de services 14 11 % (7,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 33,9 % du nombre total d'établissements de la commune (43 sur les 127 entreprises implantées à Creissels), contre 27,5 % au niveau départemental[I 18].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[64] :

  • Macris, hypermarchés (50 357 k€)
  • Liants Et Bitumes Du Sud - LBS, fabrication d'autres produits minéraux non métalliques n.c.a. (1 986 k€)
  • Imap SARL, autre imprimerie (labeur) (822 k€)
  • Hauteur Et Securite, formation continue d'adultes (606 k€)
  • Publi Routage Diffusion, photocopie, préparation de documents et autres activités spécialisées de soutien de bureau (584 k€)

L'économie de la commune est caractérisée par une diversité d'entreprises dans des domaines divers. Six exploitations agricoles, présentes sur cette commune, caractérisent une agriculture traditionnelle extensive basée sur l'élevage pour la production laitière de brebis destinée à l'élaboration des fromages de Roquefort, Pérail, tome et pour la production de veaux et agneaux destinés à l'engraissement. Une diversification existe tournée vers le tourisme rural.

Agriculture[modifier | modifier le code]

1988 2000 2010 2020
Exploitations 15 13 8 8
SAU[Note 12] (ha) 1 956 1 867 1 644 1 502

La commune est dans les Grands Causses, une petite région agricole occupant le sud-est du département de l'Aveyron[65]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est l'élevage d'ovins ou de caprins[Carte 2]. Huit exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 14] (15 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 1 502 ha[67],[Carte 3],[Carte 4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La ferme de Bel-Air inscrite au titre des monuments historiques en 1994[68], architecture typique des fermes du Larzac : les bâtiments se déploient en U autour d'une cour rectangulaire.
  • Le château de Creissels qui appartenait à la famille de Roquefeuil vicomtes de Creyssel durant le haut Moyen Âge passa par alliances aux comtes de Rodez.
  • Plusieurs phénomènes karstiques remarquables dont la grotte du Boundoulaou dans le cirque du même nom et l'aven Bob dans les Hautes Combes.
  • Les cascades visibles dans le bourg.
  • La cascade de l'Homède.
  • Le cimetière ancien où certaines tombes, creusées dans le tuf, ont leurs contours qui épousent la forme du corps.
  • Cinq des sept piles du Viaduc de Millau sont construites sur le territoire de la commune.
  • Un aqueduc est visible sur la place du bourg.
  • Église Saint-Julien de Creissels.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Creissels

Les armes de la commune de Creissels se blasonnent ainsi :
D’azur au lion d’or, à la bordure en filet d’argent.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jules Artières, Notice historique sur la vicomté et la commune de Creissels en Rouergue, Millau, Artière et Maury, , 100 p., ill. ; 25 cm (BNF 40019782)
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Guy Durand), Milhau-ouest : Comprenhac, Creissèls, Sent-Jòrdi / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Milhau-oest, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 300 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-58-0, ISSN 1151-8375, BNF 39105786)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  12. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[66].
  • Cartes
  1. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 de Millau » (consulté le ).
  3. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  7. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Creissels » (consulté le ).
  8. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Creissels » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans l'Aveyron » (consulté le ).
  10. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Creissels » (consulté le ).
  11. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans l'Aveyron » (consulté le ).
  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  13. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Creissels » (consulté le ).
  15. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  16. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).
  17. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Creissels » (consulté le ).
  18. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 dans l'Aveyron » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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  2. Sandre, « le Tarn »
  3. « Les outils de gestion de la rivière », sur le site du Conseil départemental de l'Aveyron (consulté le )
  4. « SAGE Tarn amont- Documents », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  5. « SAGE Tarn amont - Etat des lieux - introduction », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  6. site officiel du SMBVTAM
  7. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  8. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  9. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Creissels et Millau », sur https://fr.distance.to/ (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Millau-Soulobres - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Millau-Soulobres - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Millau-Soulobres - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Les espaces protégés. », sur le site de l'INPN (consulté le )
  15. « Qu'est-ce qu'un parc naturel régional ? », sur https://www.parc-grands-causses.fr/ (consulté le )
  16. « PNR des Grandes Causses - découverte du patrimoine », sur https://www.parc-grands-causses.fr/ (consulté le )
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  18. « La Grotte du Boundoulaou - fiche descriptive », sur le site de l'inventaire national du patrimoine naturel (consulté le )
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  51. LE DUC DE ROHAN ET LE SIEGE DE CREISSELS EN 1628 sur études millavoises
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  55. « Election des conseillers municipaux et du maire », sur le site de la DGCL (consulté le )
  56. Article L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales
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  59. « Sud-Aveyron : le maire de Creissels Thierry Terral est décédé », sur Centre Presse Aveyron, (consulté le )
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  61. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  62. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  63. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  64. « Entreprises à Creissels », sur entreprises.lefigaro.fr (consulté le ).
  65. « Les régions agricoles (RA), petites régions agricoles(PRA) - Année de référence : 2017 », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  66. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  67. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans la commune de Creissels - Données générales », sur recensement-agricole.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  68. Notice no PA00132659, base Mérimée, ministère français de la Culture