La Cresse

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

La Cresse
La Cresse
Panorama sur le centre du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Tarn et Causses
Intercommunalité Communauté de communes de Millau Grands Causses
Maire
Mandat
Danièle Vergonnier
2014-2020
Code postal 12640
Code commune 12086
Démographie
Gentilé Cressois(e)
Population
municipale
319 hab. (2015 en diminution de 3,33 % par rapport à 2010)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 10′ 43″ nord, 3° 07′ 50″ est
Altitude Min. 372 m
Max. 868 m
Superficie 19,06 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte administrative de l'Aveyron
City locator 14.svg
La Cresse

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique de l'Aveyron
City locator 14.svg
La Cresse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Cresse

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Cresse

La Cresse est une commune française située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rivière-sur-Tarn Mostuéjouls Rose des vents
Compeyre N Peyreleau
O    La Cresse    E
S
Paulhe Millau La Roque-Sainte-Marguerite

Site[modifier | modifier le code]

La Cresse est située dans la vallée du Tarn, en aval des Gorges du Tarn et en limite du Parc national des Cévennes. La commune est située sur les corniches du Causse Noir qui est dans la Réserve de biosphère des Cévennes. Le Tarn qui coule au Nord-ouest de la commune, marque ses limites avec les communes de Rivière-sur-Tarn et de Compeyre.

La faible population de la commune est regroupée au sein de son village construit au creux d'un vallon, de son hameau de Pinet situé à 2 km au Nord-est du village, et celui du Sonnac situé sur le plateau du causse noir.

Dominé par les ruines du château médiéval de Caylus, le village est entouré de vergers de cerisiers (existence d'une coopérative fruitière de cerises).

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La principale voie d'accès est la route D187 qui traverse la commune en longeant la rive gauche du Tarn. De la D907 (route de Millau) qui longe la rive droite du Tarn, une bretelle à l'Ouest du village permet de rejoindre rapidement La Cresse et la D187.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Cresse s'appelait autrefois Caylus.

  • 1789 - Caylus appartenait au Royaume de France.
  • 1780 - Caylus est administré par l'Aveiron.
  • 1793 - La Convention crée les départements. Caylus se trouve dans le canton de Compeyre et le district de Millau, dans le département de l'Aveiron. Caylus comptait 371 habitants.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 1], la commune de Caylus prend le nom de La Cresse (Bulletin des Lois). Elle se situe dans le canton de Peyrelau (Peyreleau) de l'arrondissement de Milhau (Millau), dans le département de l'Aveyron.
  • Entre 1820 et 1834, la commune de La Cresse disparait, absorbée par Rivière-sur-Tarn.
  • 1834 - Rivière-sur-Tarn rétrocède à La Cresse son territoire.

Ces informations proviennent de la base de données Cassini-Ehess[1].

Économie[modifier | modifier le code]

La Cresse est un village à tendance agricole qui compte actuellement pas moins de huit exploitations agricoles essentiellement en arboriculture. Ceci s'explique par le passé de la cerise dans les gorges du Tarn qui bénéficient de micro climat pour la culture des fruits, et notamment de la cerise. Une coopérative fruitière de cerises se trouve au cœur du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Danièle Vergonnier UMP-LR Retraitée
Conseillère générale puis départementale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2015, la commune comptait 319 habitants[Note 2], en diminution de 3,33 % par rapport à 2010 (Aveyron : +0,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
371398455451456459420415416
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
366397404379410407404371330
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
269270254254230212246239214
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 - -
231255273300326318319--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

De 1820 à 1834, la population de La Cresse n'est pas connue car la commune avait été absorbée par Rivière-sur-Tarn. Des recensements opérés depuis 1793, on observe un pic atteint en 1851 avec 459 habitants[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional des Grands Causses[modifier | modifier le code]

La Cresse se trouve dans le périmètre du Parc naturel régional des Grands Causses, un vaste territoire de 327 925 ha concernant 97 communes[5].

Causse noir[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Causse Noir.

La Cresse est concernée par la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 1re génération Causse Noir qui couvre 17 131 ha de 10 communes des départements de l'Aveyron, du Gard et de la Lozère. Ce vaste espace protégé est repris à l'Inventaire national du patrimoine naturel sous la fiche ZNIEFF 730011175 - Causse Noir[6].

Corniches occidentales du Causse Noir[modifier | modifier le code]

Ferme auberge la Tindelle

La Cresse est concernée par la ZNIEFF de 1re génération Corniches occidentales du Causse Noir qui couvre 1 137 ha de 6 communes du département. Cet espace protégé est repris à l'INPN sous la fiche ZNIEFF 730011173 - Corniches occidentales du Causse Noir[7].

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le site du Caylus avec les ruines d'un château médiéval
  • Les paysages, souvent insolites.
  • Les vergers en fleurs sont une véritable merveille pour les yeux avec leurs dégradé de couleurs.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Ancienne église Saint Martin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Martin de Pinet.

Logo monument historique Classé MH (1984)[8]

L'église Saint Martin du Pinet date des XIIe et XIIIe siècles et se situe au hameau de Pinet. Elle était autrefois une église rurale, prieuré dépendant du chapitre cathédrale de Rodez. L'église et le cimetière attenant sont les seuls témoins subsistants du village d'origine, bâti sur la berge inondable par les crues du Tarn. Elle est mentionnée dès 1281. L'édifice se compose d'une nef flanquée d'une chapelle latérale nord, de deux au sud et d'un chevet pentagonal. Son chevet en tuf, s'orne d'une arcature extérieure et intérieure. Il est couvert par un berceau brisé et un cul de four. L'église était ornée extérieurement d'une baie plein cintre avec colonnes et chapiteaux sculptés ; leurs traces sont encore visibles. La partie occidentale de la nef et le mur de façade ont été remaniés. Une tribune de bois occidentale aurait existé. Le mur se termine par un clocher pignon à une arcade et aurait été doté de créneaux.

  • Décor intérieur (peintures et sculptures) et décor extérieur ainsi que table d'autel  Inscrit MH (1938)[9] du Xe siècle en marbre blanc.


Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Église Saint-Baudile[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Baudile, jadis Saint-Baudile-de-Mulsac, était une annexe à La Cresse, l'église matrice étant Saint-Martin-de-Pinet. Elle devient matrice en 1801 et l’église est en partie reconstruite. De 1888 à 1893, c'est une nouvelle église qui est bâtie au cœur du village, remplaçant l'église rurale. Elle fait partie de la Paroisse Saint-Pierre de la Vallée du Tarn et du Causse Noir.

L'église renferme une stèle, bénitier Logo monument historique Classé MH (1930)[10] du VIIe siècle qui serait à l'origine un autel païen gravé d'un chrisme.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Chapelle Saint-Jacques-de-Caylus.[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Four communal
  • Four communal, bâti en 1649. Il servait autrefois à la cuisson du pain et de la pâte de noix dont on extrayait l'huile à l'aide du pressoir. Un mulet faisait tourner la roue en pierre chargée de broyer les noix. Abandonné et en ruines, le four a été restauré de 1980 à 1998.
  • Monument aux morts
  • Les maisons caussenardes, avec leurs toits de lauzes, certaines avec des tourelles.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Pierre Bloy), Peiralèu : La Cressa, Mostuèjols, Ribièira, La Ròca, Sent-Andriu, Vairau / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Peiralèu, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 270 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-43-2, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37108861)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]