Marnhagues-et-Latour

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Marnhagues-et-Latour
Château de Latour
Château de Latour
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes Larzac-Templier Causses et Vallées
Maire
Mandat
Jérôme Thibault-Laurent
2014-2020
Code postal 12540
Code commune 12139
Démographie
Gentilé Bernagols et Latounains.
Population
municipale
125 hab. (2012)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 52′ 24″ N 3° 01′ 50″ E / 43.8733, 3.030643° 52′ 24″ Nord 3° 01′ 50″ Est / 43.8733, 3.0306
Altitude Min. 396 m – Max. 762 m
Superficie 21,92 km2
Localisation

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Marnhagues-et-Latour est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Jean-et-Saint-Paul Saint-Beaulize Rose des vents
Saint-Félix-de-Sorgues N Fondamente
O    Marnhagues-et-Latour    E
S
Montagnol

Site[modifier | modifier le code]

Cette commune se compose du village de Latour et des hameaux de Marnhagues et de la Roquaubel. Elle se situe au centre de la vallée de la Sorgues, à 425 mètres d'altitude à mi chemin entre Cornus et Saint-Affrique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Latour est construit sur l'emplacement d'un oppidum romain. Du haut Moyen Âge jusqu'à la Révolution, il est le siège d'un fief considérable dirigé par les seigneurs locaux successifs, à l'abri dans leur château de Latour. Le hameau de Marnhagues, appelé anciennement "Villa de Marcellanicus" était aussi peuplé que le village voisin de Latour.

La commune abrite, dans la vallée de l'Annou, l'abbaye de Nonenque, ancienne et puissante abbaye de moniales cisterciennes, fondée par Sylvanès au XIIe siècle. Démantelée à la Révolution, elle devient exploitation agricole. En 1927, une communauté de moniales de l'ordre des Chartreux s'y installe et redonne aux bâtiments leur fonction première. À l'extrémité de la vallée, près de la chapelle romane de Saint-Amans, un lieu-dit "Métairie de France", ancienne Grange de Nonenque, témoigne, avec beaucoup d'autres, du passé cistercien de la région.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2014 Jérôme Thibault-Laurent    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872
203 194 300 315 320 286 248 402 402
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
398 372 425 404 331 294 295 278 201
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
176 247 230 179 155 128 144 146 132
1990 1999 2006 2007 2012 - - - -
102 132 142 144 125 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Marnhagues[modifier | modifier le code]

  • La chapelle romane de Marnhagues et celle de Saint-Amans, bâtie au bord de la Sorgues.
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Latour[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Latour.
  • Le vieux village de Latour qui a gardé un fort caractère médiéval.
  • L'église de Latour.
  • Le château de Latour. Tours avec leur chemin de ronde, plafond peint du XVIe siècle. Il abrite également la reconstitution d'une cellule de moniale chartreuses de l'abbaye voisine de Nonenque, ainsi que des expositions temporaires.
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Abbaye de Nonenque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Nonenque.

Abbaye de Cisterciennes[3] fondée en 1146 par Guiraud, abbé de Sylvanès, placée sous la protection d'Alphonse de Poitiers et des comtes de Rodez, ce qui n'empêcha pas son incendie par les Protestants au XVIe siècle. Reconstruite au XVIIe siècle, elle fut supprimée à la Révolution. Ses bâtiments conventuels abritent depuis 1927 une communauté de moniales chartreuses.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Camille Couderc et Jean-Louis Rigal, Cartulaire et documents de l'abbaye de Nonenque, Rodez, Commission des archives historiques du Rouergue, coll. « Archives historiques du Rouergue » (no 18),‎ , in-4°, 754 p. (ISSN 1245-9747, notice BnF no FRBNF34103672)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean Geniez), Cornus : Lo Clapièr, Fondamenta-Montpao(n), La Panosa, Senta-Aularia, Sent-Baulise, Sent-Jan-Sent-Paul, La Tor-Marn(h)agas, Lo Vialar / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Cornus, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ , ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-32-7, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36694302)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  3. (notice BnF no FRBNF14410063h)