Belmont-sur-Rance

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Belmont-sur-Rance
Belmont-sur-Rance
Village dominé par la collégiale Notre-Dame.
Blason de Belmont-sur-Rance
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Intercommunalité Communauté de communes Monts, Rance et Rougier
(siège)
Maire
Mandat
Monique Alies
2020-2026
Code postal 12370
Code commune 12025
Démographie
Gentilé Belmontais
Population
municipale
972 hab. (2019 en diminution de 4,52 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 04″ nord, 2° 45′ 21″ est
Altitude Min. 394 m
Max. 854 m
Superficie 44,19 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Causses-Rougiers
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Belmont-sur-Rance
Liens
Site web belmont-sur-rance-aveyron.fr

Belmont-sur-Rance est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'abbaye, classée en 1929.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Belmont-sur-Rance se trouve au sud du département de l'Aveyron, dans la petite région agricole des Monts de Lacaune[1].

Elle se situe à 88 km par la route[Note 1] de Rodez[2], préfecture du département, à 53 km de Millau[3], sous-préfecture, et à 52 km de La Cavalerie[4], bureau centralisateur du canton de Causses-Rougiers dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Affrique[I 1].

Les communes les plus proches sont[5] : Murasson (6,3 km), Saint-Sever-du-Moustier (6,4 km), Combret (7,2 km), Rebourguil (8,0 km), Mounes-Prohencoux (8,6 km), Laval-Roquecezière (8,7 km), Barre (9,2 km), Montlaur (9,4 km), La Serre (9,6 km).

Paysages et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune constitue une partie sud du Massif central traversée par le Rance.

La commune dispose d'un aérodrome, l'aérodrome de Saint-Affrique-Belmont.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Belmont-sur-Rance.

La commune est drainée par le Rance, le Liamou, le Toudoure, la Grele du Peyssel, la Grele Rouge, le Riaudou, le Garloyse, le Riviès, le ruisseau de Costelongue, le ruisseau des Camps, le ruisseau des Landes, le ruisseau du Cros et par divers petits cours d'eau[6].

Le Rance, d'une longueur totale de 63,5 km, prend sa source dans la commune de Murasson et se jette dans le Tarn à La Bastide-Solages, après avoir arrosé 12 communes[7].

Le Liamou, d'une longueur totale de 16,2 km, prend sa source dans la commune de Mounes-Prohencoux et se jette dans le Rance à Belmont-sur-Rance, après avoir arrosé 3 communes[8].

Le Toudoure, d'une longueur totale de 13,6 km, prend sa source dans la commune de Lacaune (81) et se jette dans le Rance à Combret, après avoir arrosé 5 communes[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000
  • Moyenne annuelle de température : 11,4 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 101 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,7 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique altéré », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type, qui concerne la moitié ouest du département de l'Aveyron, constitue une transition entre le climat océanique franc et le climat océanique dégradé. La température moyenne annuelle est assez élevée (12,5 °C) avec un nombre de jours froids faible (entre 4 et 8 par an)[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[10]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[12]. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et en service de 1987 à 2015 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques[13]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records BELMONT LIMOU (12) - alt : 410 m 43° 49′ 18″ N, 2° 43′ 36″ E
Statistiques établies sur la période 1987-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1987 au 31-12-2015
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,1 0,1 1,9 4,2 7,8 10,9 13 13,1 9,6 7,6 3,2 0,6 6
Température moyenne (°C) 4,1 4,9 7,4 9,8 13,9 17,4 20 20,1 16,1 12,7 7,4 4,6 11,6
Température maximale moyenne (°C) 8,2 9,7 13 15,4 20 23,9 26,9 27,1 22,7 17,8 11,6 8,6 17,1
Record de froid (°C)
date du record
−17
16.01.87
−12
09.02.12
−11,8
02.03.05
−5
05.04.96
−1,2
15.05.95
0,8
01.06.06
5
17.07.00
3,6
29.08.98
0
30.09.87
−5,7
31.10.97
−10,5
22.11.98
−13,3
25.12.01
−17
1987
Record de chaleur (°C)
date du record
17,6
02.01.03
21,5
24.02.90
25
15.03.12
28,6
29.04.05
31,5
31.05.94
37,2
21.06.03
37,5
21.07.15
40
16.08.87
37
14.09.87
30
02.10.11
22,6
06.11.15
18,5
15.12.89
40
1987
Précipitations (mm) 67,3 53,3 50,8 76,9 69 57,8 35,9 55,4 62,6 77,5 71,7 70,2 748,4
Source : « Fiche 12025002 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[14]. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de 327 937 ha. Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine[15],[16].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Belmont-sur-Rance comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4],[17] : les « rougiers de Verrières » (1 437 ha)[18] et deux ZNIEFF de type 2[Note 5],[17] :

  • le « rougier de Camarès » (56 714 ha), qui s'étend sur 33 communes dont 32 dans l'Aveyron et une dans l'Hérault[19];
  • la « vallée du Rance » (2 781 ha), qui s'étend sur 12 communes dont 11 dans l'Aveyron et une dans le Tarn[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Belmont-sur-Rance est une commune rurale[Note 6],[21]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 2],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[I 3],[I 4].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Belmont-sur-Rance.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,6 %), zones agricoles hétérogènes (23,5 %), forêts (17,7 %), prairies (15,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %), zones urbanisées (1,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,8 %)[23].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Parc naturel régional des Grands Causses, approuvé le vendredi par le comité syndical et mis à l’enquête publique en décembre 2019. La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du PNR des Grands Causses, qui associe huit communautés de communes, notamment la communauté de communes Monts, Rance et Rougier, dont la commune est membre[24].

La commune disposait en 2017 d'une carte communale approuvée et un plan local d'urbanisme était en élaboration[25].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Belmont-sur-Rance est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques particuliers, les risques radon et minier[26],[27].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Belmont-sur-Rance.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Rance et de ses affluents (le Liamou, le Toudoure et la Grêle Rouge). Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[28]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du bassin du « Rance »[29], approuvé le 9 octobre 2015[30].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité forte[31].

Risques particuliers[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[32].

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. La commune de Belmont-sur-Rance est classée à risque moyen à élevé[33].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine est attestée par des statues-menhirs préhistoriques découvertes au XIXe siècle dans la région.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Belmont apparaît dans l'histoire avec la fondation de abbaye de Belmont-sur-Rance de l'ordre bénédictin au IXe siècle. Au Xe siècle, le patron de l'abbaye était la maison Trencavel. Deux actes de donation, en 1147 et 1185, rappellent cette concession du Xe siècle. Ce patronage a permis à cette famille de contrôler le sud-ouest du Rouergue grâce aux serments de fidélité qui leur sont donnés pour de nombreux châteaux[34]. L'abbaye Notre-Dame de Belmont-sur-Rance est alors considérée comme le sanctuaire dynastique de la famille Trencavel. En juillet 1185, le vicomte et sa femme font une donation en sa faveur[35]

À la demande de Raimond Trencavel, le pape Eugène III accepte la fondation d'une collégiale chanoines de l'ordre de Saint-Augustin en 1146.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

S’établit ensuite sur le même lieu un collège de chanoines qui obéissaient à la règle de saint Augustin. À la tête de ce collège, un prévôt gérait les affaires religieuses et les affaires du bourg constitué autour du monastère.

L’un de ces prévôt, Michel de Pontault, qui portait le titre de protonotaire du Saint-Siège, prend la responsabilité de faire reconstruire la collégiale entre 1515 et 1524, pour le prix de 1 000 livres par le maître maçon d'Albi, Pierre Balanguier[36]. Cette reconstruction a dû être rendu nécessaire par le développement de la ville et l’augmentation de la population. La période de prospérité que connaissait la région, et Beaumont-en-Rouergue (comme on l’appelait alors), grâce à ses relations avec le Languedoc et l’Albigeois, a permis de financer cette réalisation.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Puis vient une période de déclin qui a duré jusqu'en 1816 date à laquelle la ville retrouve son rayonnement grâce à l’établissement d’un Petit-Séminaire.

Belmont était aussi au printemps un lieu de foire où se vendent des milliers d'ovins qui allaient prendre leur pâturage d'été sur les Causses et des quintaux de laine.

Belmont a pris le nom de Belmont-sur-Rance en 1919.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Belmont-sur-Rance est membre de la communauté de communes Monts, Rance et Rougier[I 5], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Belmont-sur-Rance. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[37].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Millau, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[I 5]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton des Causses-Rougiers pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 1], et de la troisième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[38].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Belmont-sur-Rance, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[39] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[40]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 15. La totalité des quinze candidats en lice[41] est élue dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 63,35 %[42]. Monique Alies, maire sortante, est réélue pour un nouveau mandat le [43].

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[44]. Six sièges sont attribués à la commune au sein de la communauté de communes Monts, Rance et Rougier[45].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 2001 Albert Aliès DVD Ecclésiastique, conseiller général
mars 2001 En cours Monique Aliès [46],[47],[48] DVD Intermédiaire de la santé et du travail social
Ancienne conseillère générale, Présidente de la Communauté de communes
Suppléante du sénateur Jean-Claude Anglars
Les données manquantes sont à compléter.

Le parc naturel régional des Grands Causses collabore à l'administration de cette commune en ce qui concerne l'environnement naturel.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[50].

En 2019, la commune comptait 972 habitants[Note 7], en diminution de 4,52 % par rapport à 2013 (Aveyron : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4501 5613 4142 2232 1511 5171 5461 4791 637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6931 7881 9151 7061 7451 5221 6421 5401 502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3811 3541 3631 2551 1851 1301 1591 226949
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
9228777948831 0211 0061 0121 012976
2017 2019 - - - - - - -
976972-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique

Équipements[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 394 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 826 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 19 660 [I 6] (20 640  dans le département[I 7]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 8] 3,2 % 4,3 % 4,4 %
Département[I 9] 5,4 % 7,1 % 7,1 %
France entière[I 10] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 596 personnes, parmi lesquelles on compte 72,3 % d'actifs (67,9 % ayant un emploi et 4,4 % de chômeurs) et 27,7 % d'inactifs[Note 9],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune est hors attraction des villes[Carte 1],[I 11]. Elle compte 558 emplois en 2018, contre 540 en 2013 et 506 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 409, soit un indicateur de concentration d'emploi de 136,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 50,8 %[I 12].

Sur ces 409 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 279 travaillent dans la commune, soit 68 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 63,5 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,5 % les transports en commun, 12,2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 21,8 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Activités hors agriculture[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

83 établissements[Note 10] sont implantés à Belmont-sur-Rance au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 15].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 83 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
14 16,9 % (17,7 %)
Construction 10 12 % (13 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
20 24,1 % (27,5 %)
Information et communication 1 1,2 % (1,5 %)
Activités financières et d'assurance 4 4,8 % (3,4 %)
Activités immobilières 3 3,6 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
9 10,8 % (12,4 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
16 19,3 % (12,7 %)
Autres activités de services 6 7,2 % (7,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 24,1 % du nombre total d'établissements de la commune (20 sur les 83 entreprises implantées à Belmont-sur-Rance), contre 27,5 % au niveau départemental[I 16].

Entreprises[modifier | modifier le code]

Les deux entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[54] :

  • Cauquil Finances, activités des sociétés holding (286 k€)
  • Le Seriguet, hébergement touristique et autre hébergement de courte durée (111 k€)

Agriculture[modifier | modifier le code]

La commune est dans les Monts de Lacaune, une petite région agricole occupant le sud du département de l'Aveyron[55]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est l'élevage d'équidés et/ou d' autres herbivores[Carte 2].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 55 40 42 36
SAU[Note 13] (ha) 3 077 3047 3041 2878

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 55 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 40 en 2000 puis à 42 en 2010[57] et enfin à 36 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 35 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[58],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 3 077 ha en 1988 à 2 878 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 56 à 80 ha[57].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Belmont-sur-Rance Blason
D'azur au mur d'enceinte crénelé d'argent maçonné de sable, mouvant de la pointe et des flancs, ouvert du champ, sommé de deux tourelles aussi d'argent ouvertes et maçonnées aussi de sable, l'ouverture chargée d'une mitre d'or ; ledit mur surmonté, entre les deux tourelles, d'une couronne de vicomte[60].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Belmont-sur-Rance
De gueules à un mont à six coupeaux d'or accompagné en chef de deux étoiles du même[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[11].
  4. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  10. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  11. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  12. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  13. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[56].
  • Cartes
  1. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  2. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
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Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

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Autres sources[modifier | modifier le code]

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  60. « 12025 Belmont-sur-Rance (Aveyron) », sur armorialdefrance.fr (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Albert Aliès), Bèlmont : Montlaur, Monés-Proencós, Murasson, Reborguil, Sent-Sever / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Bèlmont, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 256 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-44-0, ISSN 1151-8375, BNF 37108934)

Liens externes[modifier | modifier le code]