Belmont-sur-Rance

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Belmont-sur-Rance
Belmont-sur-Rance
Village dominé par la collégiale Notre-Dame
Blason de Belmont-sur-Rance
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes Monts Rance et Rougier
(siège)
Maire
Mandat
Monique Aliès
2014-2020
Code postal 12370
Code commune 12025
Démographie
Gentilé Belmontais
Population
municipale
1 005 hab. (2015 en augmentation de 0,7 % par rapport à 2010)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 49′ 04″ nord, 2° 45′ 21″ est
Altitude Min. 394 m
Max. 854 m
Superficie 44,19 km2
Localisation

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Belmont-sur-Rance est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Combret Rebourguil Montlaur Rose des vents
Laval-Roquecezière N Camarès
O    Belmont-sur-Rance    E
S
Saint-Sever-du-Moustier Murasson Mounes-Prohencoux

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune constitue une partie sud du Massif central traversée par le Rance.

La commune dispose d'un aérodrome, l'aérodrome de Saint-Affrique-Belmont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

La présence humaine est attestée par des statues-menhirs préhistoriques découvertes au XIXe siècle dans la région.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Belmont apparaît dans l'histoire avec la fondation de abbaye de Belmont-sur-Rance de l'ordre bénédictin au IXe siècle. Au Xe siècle, le patron de l'abbaye était la maison Trencavel. Deux actes de donation, en 1147 et 1185, rappellent cette concession du Xe siècle. Ce patronage a permis à cette famille de contrôler le sud-ouest du Rouergue grâce aux serments de fidélité qui leur sont donnés pour de nombreux châteaux[1]. L'abbaye Notre-Dame de Belmont-sur-Rance est alors considérée comme le sanctuaire dynastique de la famille Trencavel. En juillet 1185, le vicomte et sa femme font une donation en sa faveur[2]

À la demande de Raimond Trencavel, le pape Eugène III accepte la fondation d'une collégiale chanoines de l'ordre de Saint-Augustin en 1146.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

S’établit ensuite sur le même lieu un collège de chanoines qui obéissaient à la règle de saint Augustin. À la tête de ce collège, un prévôt gérait les affaires religieuses et les affaires du bourg constitué autour du monastère.

L’un de ces prévôt, Michel de Pontault, qui portait le titre de protonotaire du Saint-Siège, prend la responsabilité de faire reconstruire la collégiale entre 1515 et 1524, pour le prix de 1 000 livres par le maître maçon d'Albi, Pierre Balanguier[3]. Cette reconstruction a dû être rendu nécessaire par le développement de la ville et l’augmentation de la population. La période de prospérité que connaissait la région, et Beaumont-en-Rouergue (comme on l’appelait alors), grâce à ses relations avec le Languedoc et l’Albigeois, a permis de financer cette réalisation.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Puis vient une période de déclin qui a duré jusqu'en 1816 date à laquelle la ville retrouve son rayonnement grâce à l’établissement d’un Petit-Séminaire.

Belmont était aussi au printemps un lieu de foire où se vendent des milliers d'ovins qui allaient prendre leur pâturage d'été sur les Causses et des quintaux de laine.

Belmont a pris le nom de Belmont-sur-Rance en 1919.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1965 mars 2001 Albert Aliès DVD Ecclésiastique, conseiller général
mars 2001 en cours Monique Aliès [4] DVD Ancienne conseillère générale
Les données manquantes sont à compléter.

Le parc naturel régional des Grands Causses collabore à l'administration de cette commune en ce qui concerne l'environnement naturel.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 1 005 habitants[Note 1], en augmentation de 0,7 % par rapport à 2010 (Aveyron : +0,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4501 5613 4142 2232 1511 5171 5461 4791 637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 6931 7881 9151 7061 7451 5221 6421 5401 502
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3811 3541 3631 2551 1851 1301 1591 226949
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
9228777948831 0211 0061 0121 012976
2015 - - - - - - - -
1 005--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Équipements[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et Monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé Albert Aliès (1926-2001), maire de Belmont de 1965 à 2001 et conseiller général du canton de Belmont de 1967 à 2001[11].
  • Les frères Bec : Justin (1900-1977), Albert (1910-1984), Joseph (1914-1986), Paul (1917-1987) et Émile (1921-2005), fondateurs de l'entreprise du même nom[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes officielles de Belmont-sur-Rance

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De sinople au mur d'enceinte crénelé d'argent maçonné de sable, mouvant de la pointe et des flancs, ouvert du champ, sommé de deux tourelles aussi d'argent maçonnées aussi de sable, l'ouverture chargée d'une mitre d'or; ledit mur surmonté, entre les deux tourelles, d'une couronne de vicomte du même perlée d'argent[13].

Autres armes de Belmont-sur-Rance

Il semble qu'il existe un autre blason pour la ville, qui se blasonne ainsi :

De gueules à un mont à six coupeaux d'or accompagné en chef de deux étoiles du même[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hélène Débax, La féodalité languedocienne, XIe-XIIe siècles. Serments hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel, p. 274, Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2003 (ISBN 2-85816-651-X) Extrait
  2. Sous la direction de Daniel Le Blévec, Les cartulaires méridionaux, p. 138, Librairie H. Chambion (Études et rencontres de l'École des Chartes), Paris, 2006 (ISBN 978-2-900791-80-6) Extrait
  3. Jacques Baudoin, La sculpture flamboyante en Rouergue, Languedoc, p. 76, Éditions Créer, Nonette, 2003 (ISBN 2-909797-85-6) Extrait
  4. Site des maires de l‘Aveyron-liste des maires (doc pdf)
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Collège Saint-Michel.
  10. Notice no PA00093964, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « L'abbé Albert Aliès n'est plus » ladepeche.fr 16 novembre 2001
  12. L'œuvre des frères Bec par André Bec et Martine Pilate, aux éditions Les Presses littéraires, avril 2009.
  13. La Banque du Blason

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Albert Aliès), Bèlmont : Montlaur, Monés-Proencós, Murasson, Reborguil, Sent-Sever / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Bèlmont, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 256 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-44-0, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37108934)

Liens externes[modifier | modifier le code]