Montclar (Aveyron)

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Montclar
Image illustrative de l'article Montclar (Aveyron)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Arrondissement de Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes des Sept Vallons
Maire
Mandat
Roland Condomines
2014-2020
Code postal 12550
Code commune 12149
Démographie
Gentilé Montclarnais(e)
Population
municipale
164 hab. (2012)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ N 2° 39′ E / 43.97, 2.6543° 58′ Nord 2° 39′ Est / 43.97, 2.65  
Altitude Min. 221 m – Max. 669 m
Superficie 12,80 km2
Localisation

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Liens
Site web montclar.jimdo.com

Montclar est une commune du département de l'Aveyron, dans la région Midi-Pyrénées, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble du village.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Connac Brousse-le-Château Broquiès Rose des vents
Brasc N Saint-Izaire
O    Montclar    E
S
Coupiac Martrin Saint-Juéry

Site[modifier | modifier le code]

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

La Balmayrie, Bonnecombe, La Borie Del Mouly, La Borie de Marc, La Borie basse De Pujol, La Borie haute De Pujol, Le Bosc, Le Bouis, Le Bouscaillou, Le Cabriol, Les Calmettes Basses, Les Calmettes Hautes, La Capelle, Les Caramels, Cazelles, Le Combal, La Fage, La Graldier, Juillac, Ladrech ou Mas de la Drèze, Ladrech de Palaret, L'Hôpital, La Marquié, Le Mas, Le Mazet, Montclar, Palaret, Ls Pastrié, Pastrié Haute, La Peyrié ou La Pairie, Piquemoure, Prat Nau, Le Rec, Reynès, La Roque, Roumanès, La Rouquette, Saint-Igest, Sajac, Sers, La Viminié.


Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Mégalithes du Tarn et Statue-menhir.

Le néolithique débute en France entre 5 600 et 5 300 avant J.-C. Suivent les civilisations Chasséenne (3 500 à 2 500 avant J.-C.), puis Chalcolithique (de 2 500 à 1 700 avant J.-C.), cette dernière époque se caractérisant par l'association de l'industrie du cuivre (anciennes mines dans les environs de Montclar) et de l'outillage lithique (la Teulière, en face de Saint-Dalmazi de l'autre côté du Tarn, est un site particulièrement important d’extraction de scinérites (petrosilex), pierre employée comme matière première dans la fabrication de haches d’apparat polies). Entre 4 500 et 3 600 avant J.C. apparaissent les dolmens et menhirs, particulièrement présents dans le Sud-Aveyron avec les statues-menhirs. En comparant certains attributs de ses statues-menhirs avec des objets trouvés lors de fouilles, les spécialistes estiment qu’elles ont été érigées entre 3 300 et 2 200 av. J.C., autrement dit entre la fin du Néolithique et le début de l’âge du bronze (Chalcolithique). Poignards, haches, arcs, flèches et éléments de parure des statues-menhirs se retrouvent d’ailleurs dans les sites archéologiques régionaux de cette période. Plantées en terre comme les menhirs, les statues-menhirs sont des pierres plates sculptées en bas-relief ou gravées. Elles représentent des personnages, tant féminins que masculins, sculptés en pied avec la taille marquée par une ceinture. Les bras sont repliés sur le buste. Les traits du visage sont simplifiés à l’extrême : yeux, nez, et ce qui semble être des tatouages sur les joues (il est très rare que la bouche soit dessinée). Ces statues portent en général une ceinture. Les hommes portent également des armes (arc, flèche, hache) et un baudrier en travers de la poitrine. Un accessoire (qui ressemble à un poignard) y est parfois suspendu. Les femmes sont représentées par leurs seins, des colliers à plusieurs rangs autour du cou, et des cheveux tirés en arrière. L’origine de ces statues est mystérieuse, même si l’on pense qu’il pourrait s'agir de dignitaires ou d'ancêtres… Elles sont concentrées dans une zone très limitée, couvrant le Sud-Aveyron et la Montagne noire… depuis Montclar en passant par Saint-Sernin-sur-Rance, Belmont-sur-Rance, Lacaune… À ce jour, environ 140 statues-menhirs ont été découvertes. On trouve aussi des statues-menhirs dans d’autres régions d’Europe (Suisse, Italie, delta du Danube, Crimée…). Ces statues ont fait l’objet de facsimilés qui peuvent être vus sur leur lieu de découverte, comme à l'Hôpital (route entre Montclar et Brasc), à la Borie des Paulets (Brasc), à Crays (route entre Sain-Martin-de-Brousse et Brousse-le-Château), à Reganel (route entre Montclar et Coupiac), etc.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Environ 1 000 avant J.-C., apparition des Rutènes, dont la domination s'exerce sur l’Albigeois et le Rouergue. De cette présence, certains lieux ont tiré leur nom : Le Combal vient de cumba, vallon ; La Roque vient de roca, lieu rocheux ; Sers vient de serr, montagne alongée ; Brasc vient de bar+asc, terre forte.

En 50 avant J.-C. : fin de l’invasion de la Gaule par César. La présence romaine dans la commune est attestée par plusieurs noms de lieux, comme d'anciens domaines ayant hérité du nom de leur propriétaire gaulois ou latin : Sajac vient de Sagius ; Juillac vient de Julius ; Clamensac vient de Clemens, bon ; Coupiac vient de Cuppidus » (avare) ou « Cuppius, gourmand. D'autres ont pour origine latine la végétation, les animaux ou les activités humaines: Cazelles vient de casa, maison ou cabane ; La boria vient de bovarius, domaine agricole ou il y a des bovins ; La Fage vient de fagus, hêtraie ; Piquemoure viendrait de mora, mure ; Le Méjanel vient de medius, au milieu ou moyen.

À noter l'existence d'une voie romaine passant par Montfranc, et qui reliait Cahors à Béziers, via Albi, et passait en bordure du Tarn, ainsi que le site de Graufesenque (Graufasenca), à proximité de Millau, qui produisait de la céramique sigillée à destination de tout l'Empire romain.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

IVe et Ve siècles[modifier | modifier le code]

Le Rouergue fait partie de l’Aquitaine Première jusqu’à la chute de l’Empire romain d’occident (476). À partir du IVe siècle, début de la christianisation. Saint Amans, le premier évêque de Rodez, évangélise le Rouergue. De nombreux lieux perpétuent la mémoire de ces saints : Saint-Igest (Egetius, Ygest), Saint-Dalmazi (Dalmas, un des premiers évêques de Rodez), Saint-Cyrise (Cyrisus, martyr du IVe siècle)… Saint-Martin-de-Brousse, Saint-Maurice-d'Orient, Saint-Juéry, Saint-Exupère, Saint-Michel-de-Castor, Saint-Sernin, etc.

VIe et VIIe siècles[modifier | modifier le code]

Originaires de la mer Noire, les Wisigoths contrôlent le sud-ouest de la Gaule et une grande partie de l'Espagne. Toulouse devient leur capitale. Suite leur défaite face aux Francs (Vouillé en 507), ils se replient en Vasconie ultérieure. Les Francs contrôlent désormais la région jusqu’en 632 (mort de Caribert, roi d'Aquitaine et fils du roi des Francs Clotaire II). S’en suit une période d’émancipation avec les Princes d’Aquitaine, jusqu’à la reprise du pouvoir sur la région par les capétiens vers 780.

VIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 754, Pépin le Bref devient le premier roi de la dynastie carolingienne. En 781, Charlemagne érige en royaume l'Aquitania (dont fait partie le Rouergue) pour son fils Louis (futur Louis le Pieux ou le Débonnaire) âgé de trois ans. L’administration en est assurée par Guillaume de Gellone, premier comte de Toulouse et premier de la lignée des Marquis de Septimanie qui contrôleront la région jusque vers 870. Profitant de l'affaiblissement du pouvoir royal, ces "comes" (comtes) carolingiens commencent à rendre leur charge héréditaire. Louis le Pieux devient empereur.

IXe et Xe siècles[modifier | modifier le code]

En 837, Foulques ou Foucaud est missi royal au "pago Rutenico"[1]. Il a deux fils : Frédelon (815 - † vers 850) et Raymond (vers 820 - † après 865). En 845, Frédelon prend part à la reconquête de Toulouse par Charles le Chauve, roi des Francs de l'Ouest, face à Pépin II roi d'Aquitaine. Ce que lui vaut d'être nommé gouverneur ("Custode Civitatis") de Toulouse de 850 à 852. De son côté, Raymond est nommé comte de Rouergue et comte de Quercy en 849 par le même Charles le Chauve, en reconnaissance pour son aide dans la lutte contre Pépin II. Il devient Comte et Marquis de Toulouse en 855 lors de la mort sans postérité de Frédelon. Raymond Ier est considéré comme le fondateur de la dynastie dite Raymondine. En 862, il fonde l'abbaye de Vabres avec sa mère et son épouse Berteyz, à partir d'une "villa", de deux églises et de serfs. L'abbaye sera le sanctuaire patrimonial des premiers Raymondins[1]. Ses deux fils - Bernard (865-875) et Odon (875-919)- lui succèdent successivement. Raymond II succède à Odon comme Comte de Toulouse (918), tandis que son frère cadet Ermengaud devient Comte de Rouergue. Ermengaud (919-937) fonde donc la branche des Comtes de Rouergue. Suivront Raymond I (937-961), Raymond II (961-1010), Hugues (1010-1054) et Berthe (1054-1066). En 1065, Raymond IV, dit Raymond de Saint-Gilles (vers 1042 - † 1105), s’empare du comté de Rouergue à la mort de Berthe[2]. Désormais le comté de Rouergue suit le sort du comté de Toulouse sans lui être pour autant intégré. Mais les comtes de Rouergue ne peuvent empêcher la montée en puissance de vassaux, entrainant le partage des droits et un maillage sophistiqué d'hommages. Parmi ces seigneurs, les barons d'Arpajon, Séverac, Landorre… les comtes de Milhau, de Rodez… Les villas gallo-romaines sont démembrées en manses pour devenir des "mas". De cette époque datent les dénominations suivies du nom du propriétaire : le mas de… ou la borie de… (de "boria" qui signifie ferme). De cette époque date aussi vraisemblablement le hameau du Cabriol ("cabirol" pour chevreuil en catalan).

XIe siècle[modifier | modifier le code]

Essor des pèlerinages et début des croisades. En 1095, Raymond IV de Saint-Gilles, comte de Toulouse et du Rouergue (depuis 1094), participe à la première croisade. C'est à cette époque qu'une légende voudrait que le templier Aimeric de Copiac ait ramené le Saint-Voile à Coupiac (il s'agit plus vraisemblablement d'un don du comte Jean d'Armagnac). À noter, le tympan roman de Coupiac (visible sous le porche de l'église), marqué par une influence espagnole et pyrénéenne (Béarn, Pays basque) liée au passé wisigothique… De cette époque semble également dater l'encensoir de Saint-Jean de l'Hôpital. Pour aider les pèlerins, deux ordres militaires monastiques sont créés : les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalemen en 1113 (chargés de l'hébergement et des soins aux pèlerins) et les Templiers en 1120 (chargés de protéger les voies de communication et d’assurer la sécurité des pèlerins). Pour financer leurs actions, Templiers et Hospitaliers reçoivent de très nombreux dons… De nombreuses traces perdurent dans la région, à commencer par le Larzac (Sainte-Eulalie-de-Cernon). Les Hospitaliers sont aussi très implantés : Martrin (commanderie), l'Hôpital Bellegarde (Réquista), Farret, etc. À Montclar, ils possèdent l'église de Saint-Jean de l'Hôpital (Espital de Sant-Joan). Le , l’ordre du Temple sera aboli. Le , la Bulle Ad Providam de Clément V attribuera les biens des Templiers à l'Ordre de l'Hôpital (actuellement Ordre de Malte).

XIIe siècle[modifier | modifier le code]

Saint-Igest[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Bonnecombe est fondée en 1163 par 12 moines de l'abbaye de Candeil au bord du Viaur (Comps-Lagranville). C'est la plus récente des abbayes cisterciennes du Rouergue (Sylvanès, Bonneval, Beaulieu, Loc-Dieu, Nonenque). À sa création, elle bénéficie de soutiens importants de la noblesse locale, dont celui du comte de Rodez Hugues II et de ses frères Richard et Bernard d'Arpajon. Les donations affluent. En 1171, Bernard de Castelpers donne à l'abbaye de Bonnecombe des terres et surtout des vignes à Saint-Igest. D'autres seigneurs plus ou moins proches font aussi des donations… En 1174, Pons de Raymond, de Brousse, donne au monastère de Bonnecombe une terre qu'il a dans la paroisse de Saint-Izest (Cart. 1 , 10). Toujours en 1174, Bernard de Raymond donne à Hugues, abbé, le cens du mas de Cabriolenc (peut-être s'agit-il du Cabriol) et la moitié du fief du mas de Podio (???), le cens et les dîmes du mas de Vilar, situé dans la paroisse du Lobous, aux appartenances de Colnac (Cart. 1, fol. 10). En 1177, Pons de Raymond et Pierre de Frotard, son fils, donnent, à Hugues, abbé, et aux moines de Bonnecombe, tout ce qu'ils possèdent dans la vigne dont fut tenancier Pierre d'Armand, laquelle est contigüe à celle que leur donna Bernard de Castelpers dans la paroisse de Saint-Izest (Cart1.fol. 8). Pons de Raymond donne encore, en 1183, à Ranulfe, abbé, la terre et la vigne, situées près des vignes qui avaient appartenu à Bernard de Castelpers, dans le territoire de Saint-Izest (Cart. 1, fol. 17). Ces terres sont à l'origine rattachées à la grange (terme utilisé pour définir un des grands domaines de l'abbaye) de Moncan sur le Lagast. Plus tard, elles seront regroupées avec les terres de Lavabre (commune de Connac) données en 1245, mieux exposées pour cultiver la vigne, et où Bonnecombe construit une grange en 1245 (tour encore visible et reconstruite au XIXe siècle). Les moines de Saint-Igest traversaient le Tarn en barque ou à gué pour aller cultiver leurs vignes sur les coteaux de Lavabre et Connac. En revanche, l'église Saint-Michel de Saint-Igest (reconstruite au XIXe siècle) dépend de l'abbaye de Vabres qui nomme son prieur. À noter l'organisation de la cohabitation entre les cisterciens de Bonnecombe et le prieur de l'église spécifiée dans un accord passé en 1217 : le prieur et sa famillia habitent la sala et les domus inferiores et supériores selon ses habitudes. Quand ils viennent à Saint-Igest, les frères de Bonnecombe et leurs serviteurs occupent les domus inferiores et superiores et peuvent y rester tant qu'ils veulent. Ils y mettent montures et logent leur mobilier et leurs vases dans la domus inferiores, chacun s'organisant de façon indépendante. Aux vendanges, la première nuit d'arrivée des moines, le prieur nourrit jusqu'à cinq moines. Le lendemain et les jours suivants, ils mangent "de suo". Avec un tel accord, Bonnecombe se satisfait d'une occupation saisonnière tandis que Vabres cède provisoirement l'usage de son bâtiment mais ne quitte pas sa place. Les bâtiments (domus) occupés par le prieur et/ou les moines existent toujours. Ils sont actuellement la propriété de la famille Constans. À noter une grande cave voutée sur toute la longueur de l'habitation et une cheminée gothique encore visible dans la cuisine de Norbert et Maria Constans.

Saint-Jean de l'Hôpital[modifier | modifier le code]

Les Hospitaliers s'installent dans la région de Montclar dès le XIIe siècle. En 1176, Imbert de Curvalle leur donne le mas de Cazelles. Ils possèdent déjà l'église Saint-Jean des Cabilladouires…

Montclar[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1700, la seigneurie de Montclar dépend de la baronnie de Brousse-le-Château qui appartient à la famille d'Arpajon. Cette famille prend place juste après les comtes de Rouergue (fondateur du lignage, Bernard d'Arpajon est probablement un fils illégitime du comte de Rodez Hugues 1er). Cette famille contrôle également Broquiès

XIIIe et XIVe siècles[modifier | modifier le code]

La Croisade des Albigeois démarre en 1209 et dure jusqu'en 1229. Pour retrouver la paix et la prospérité après la croisade contre les Albigeois, le pouvoir central (Comte de Toulouse) encourage la création des bastides. Tout au long des XIIIe siècle, plus de 350 implantations sont initiées : Sauveterre-de-Rouergue, Saint-Crespin, La Bastide-Solages, sans doute Plaisance… Les points communs de ces bastides sont un plan aussi géométrique que possible (rues droites, place centrale avec arcades) et des bâtiments publics comme les halles (la lótja) et les couverts (los gitas).
Montclar présente certaines de ces caractéristiques : place centrale carrée, rues perpendiculaires, arcades, église excentrée… Mais aucun document historique ne confirme qu'il s'agisse d'une bastide.
L'émancipation des villes et villages se traduit également par la création des consuls, appelés cossols, scindicz… Les archives départementales de l'Aveyron (2E 160-1) conservent deux documents (rôles de taille royale) plus tardifs sur Montclar. En 1552, Esteve Delmas, Johan Riol, Johan Decomps et Bernad Leonard sont consolz… En 1581, Jehan Mealet, Heloy Leonard, Jacqueq Crassous et Anthony Malaval sont scindicz.

XIVe et XVe siècles[modifier | modifier le code]

La guerre de Cent Ans se déroule de 1337 à 1453. Aux termes du traité de Brétigny (1360), le Rouergue est cédé au roi d'Angleterre. Les Rouergats se soumettent difficilement… En 1370, la région redevient française.

Restent les routiers qui attaquent Plaisance en 1384 et occupent Montclar en 1387.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

XVIe et XVIIe siècles[modifier | modifier le code]

À partir de 1558 a lieu la Guerre de religion entre les Papistes et les Huguenots. Le Calvinisme gagne le Rouergue. Les protestants sont très implantés dans les grandes villes (Millau, Saint-Affrique). Le conflit catholiques-calvinistes sera très virulent pendant près de cinquante ans.

  • 1573 : prise de Saint-Sernin par les catholiques.
  • 1586 : pillage du château de Broquies par les catholiques du duc de Joyeuse.
  • 1587 : prise de Plaisance par les catholiques, aussitôt repris par les protestants.

En 1629, la paix d'Alais met un terme à l'implantation huguenote avec la soumission de Millau et de Saint-Affrique.

  • 1609 : Premièr acte d'état civil à Saint-Igest.

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le , la seigneurie de Montclar est vendue à Gely Grandsaigne. La famille Gransaigne est une famille de notables issue de la région de Sévérac-le-Château. Elle y occupe des fonctions de marchand et de receveur du domaine de la baronnie de Sévérac. Ce qui lui ouvre sans doute une proximité avec la famille d’Arpajon. C’est donc durant le marquisat de Catherine Françoise d'Arpajon que Giles II Gransaigne (ou Gély Grandsaigne) achète pour le compte de son fils Gilles III, la baronie de Brousse avec les terres de Montclar et d’Ennous, à Catherine-Françoise d’Arpajon, dernière descendante directe des Arpajons. Giles III meurt sans descendance le . Il est enterré le lendemain dans l’église de Brousse le Château, où sa pierre tombale est encore visible.


Le , pour payer les legs faits par son père, Étienne de Grandsaigne (deuxième fils de Gely) revend Montclar, Faveyroles et Salelles à Antoine de Sambucy, seigneur de Broquiès, châtelain de Compeyre, conseiller du roi et avocat-général à la cour des aides et finances de Montauban. Celui-ci lègue ses biens à son neveu Alexandre Marc Antoine de Sambucy, lieutenant dans le 1er régiment de Lille. Sa sœur, Angélique Ursule Marie Anne se mariera avec Guillaume Delauro : leur fils Joseph Delauro, député de 1815 à 1816 et de 1820 à 1831, se mariera avec Marie Peyrot de Vailhauzy, et vendra le château de Brousse à la commune en 1839. Six générations plus tard un représentant de la famille de Sambucy, François-Xavier, épousera Chantal d'Orléans, fille d'Henri d'Orléans (1908-1999), comte de Paris et prétendant au trône de France de 1940 à 1999.

Alexandre II de Sambucy, baron de Miers, vicomte de Compeyre, Seigneur de Montclar, Salelles… est encore vivant en 1789. La période révolutionnaire à Montclar et Saint-Igest reste à étudier… En 1793, Saint-Igest et Montclar sont rattachés à Coupiac, puis à Saint-Sernin, tandis que Brousse-le-Château est rattaché au canton de Broquiès. En juillet 1793, François Chabot, en mission avec Jean-Baptiste Bô pour lever des soldats dans l'Aveyron et le Tarn, dénonce à la Convention le fédéralisme de certains de ses compatriotes aveyronnais : dissolution de la municipalité de Montclar, Balaguier et Pousthomy pour cause d'incivisme jusqu'en 1832.

  • Liste des hameaux dans les paroisses de Saint-Igest et de l'Hôpital au XVIIIe siècle relevés par Jean-Yves Bou : La Balmayrié, La Borie del Mouly, La Borie Grande (actuellement sur commune de Brasc), Le Cabriol, La Capelle, La Clavetane (actuellement sur la commune de Brasc), Le Combal, La Contié(actuellement sur la commune de Brasc), La Garaldié ou La Graldié, Juillac, L'Hôpital, Le Martinet(actuellement sur la commune de Brasc), Le Mas De Saint-Igest, Le Mazet, Palaret, La Pastrié, La Piboulède (actuellement sur la commune de Brasc), La Roque, La Rouquette, Saint-Dalmazy (actuellement sur la commune de Brasc), Saint-Igest, Sajac, La Viminié.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , capture définitive de l'enfant sauvage à Saint-Sernin.
En 1832, la commune de Montclar est recrée. En 1833, elle absorbe celle de Saint-Igest.
Les campagnes françaises n'ont jamais été autant peuplées. En 1868, le Dictionnaire des lieux habités de l'Aveyron[3] de Jean-Louis Dardé fait état de 772 habitants sur la commune de Montclar. La répartition de cette population permet d'appréhender l'importance relative qu'avait alors chacun des villages, hameaux et fermes :

Lieu Habitants
Montclar 217
Saint-Igest de Sent-Sarnin 78
Ospital (L') 40
Capela (La) 37
Garaldiè (La) 33
Palaret 30
Maset (Lo) 27
Satjac 27
Mas de Sent Igèst 26
Julhac 23
Sers 23
Balmairiè (La) 22
Combal (Lo) 21
Caselas (Las) 19
Roca (La)
Roqueta (La) 13
Cabriol (Lo) 11
Peirièr (Lo) 10
Pica-Morre 10
Calmetas-Bassas (Las) 9
Boria de Pujol-Nauta 8
Boria de Pujol-Bassa 7
Bosc (Lo) 7
Pastrièr (Lo) 7
Bosalhon (Lo) 6
Marquier (La) 6
Romanés 6
Bois (Lo) 5
Boria de Marc 5
Prat-Naut 4
Adrech de Palaret (L') 3
Bona Comba 3
Calmetas-Nautas (Las) 3
Pastrièr-Nauta (La) 3
Reinés 3
Rèc (Lo) 2
Faja (La) 1

À noter que 28 % des habitants habitent Montclar, 10 % Saint-Igest et 5 % l'Hôpital. Si on excepte les 43 % de la population habitant ces trois villages, 35 % de la population vit dans dix hameaux : la Capelle, la Graldier, Palaret, Sajac, le Mazet, le Mas de St Igest, Sers, Julliac, la Balmarié et le Combal. Soit 78 % de la population regroupée dans treize lieux.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Le conflit dure quatre ans et fait huit millions de morts. Le conflit prend fin le 11 novembre 1918 avec la signature de l’Armistice. À Montclar, quarante-huit jeunes soldats ne reviendront pas du Front. En 1911, la commune comptait 649 habitants : c’est donc plus de 7 % de la population qui vient de disparaitre.

Monument aux morts sur la place centrale de Montclar (12)


Durant l’hiver 1918 – 1919, la grippe espagnole frappe et tue plus de 400 000 personnes en France (30 millions de morts dans le monde, soit quatre fois plus de morts que la guerre de 14-18 !). Cet hiver-là, plusieurs personnes décèdent à Montclar.
De 649 habitants en 1911, la commune passe à 541 habitants en 1921, et 452 en 1926. En à peine 15 ans, Montclar perd 30 % de sa population.

Le 3 septembre 1939, la France et l’Angleterre déclarent la guerre à l'Allemagne. Montclar se trouve en « Zone libre ». Cette Zone libre est envahie le 11 novembre 1942 (la Légion azerbaïdjanaise[4], composée de prisonniers de guerre et déserteurs russes originaires des peuples non-russes de l’Azerbaïdjan, de la Géorgie, de l’Arménie, du Turkestan etc. est stationnée à Rodez).
Février 1943 : création du STO (service du travail obligatoire) par le gouvernement de Vichy afin de compenser le manque de main-d'œuvre dû à l’envoi des soldats allemands sur le front russe. Cette mesure provoque le passage à la clandestinité de près de 200 000 réfractaires, dont environ un tiers gagne les rangs du maquis…
Création de deux maquis sur les communes voisines :

  • Maquis de Martrin et/ou Montclar (4213e Cie FTPF - 75 maquisards) de mai 44 au 22 août 1944.
  • Maquis de Saint-Sernin (4215e Cie FTPF - 35 maquisards) de juin 44 au 22 août 1944.

La commune de Montclar accueille aussi des réfractaires issus de familles ou d’amis proches qui se cachent dans les bois au-dessus de Palaret.
Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie.
Le 18-20 juin 1944, le maquis Stalingrad passe à Martrin et Coupiac. Le 28 juillet 1944, le PC départemental des FTPF s'installe à Montclar. Les 4215e et 4213e Cie des Francs-tireurs et partisans français participent le 31 juillet 1944 à des combats à Saint-Sernin. Après les combats, quatre civils sont exécutés (un à Saint-Sernin, deux à Pousthomy et un à Miolles).
Le 6 août 1944, une colonne allemande en provenance d’Albi passe à Réquista. La colonne est une unité de la Wehrmacht (11e Panzerdivision). La Résistance décide de lui tendre des embuscades [1], au lieu-dit Moulin-de-Clary (sur la route de Réquista à Rodez) et à proximité de l'Abbaye de Bonnecombe. Une cinquantaine de maquisards attaque le convoi de 30 camions durant 40 minutes au lieu-dit Moulin-de-Clary. Au total, six maquisards et un civil (le meunier Enjalbert) sont tués. Au village de La Selve, évacué par crainte de représailles, ils dynamitent l'École publique (où est installé le PC du maquis), puis pillent et saccagent plusieurs maisons. À Cassagnes-Bégonhès, elle emmène deux otages, dont Laignel de Salmiech qui sera fusillé à Sainte-Radegonde le 17 août.
La deuxième embuscade a lieu à proximité de l’Abbaye de Bonnecombe. Trois maquisards sont tués tandis que les Allemands perdent cinq camions et une quarantaine de soldats. Deux civils (Thomas, ingénieur des Ponts et Chaussées, et Raynal, cultivateur) sont fusillés.
Un monument de granit, visible au Moulin-de-Clary, commémore ces morts. Les troupes allemandes quittent Rodez le 18 août 1944. Le 22 août 1944, les maquis de Martrin et Saint-Sernin sont dissous.

À partir de 1945, l’exode rural se poursuit inexorablement : 388 habitants en 1946, 288 en 1968.

Création de la « trouée du Roc » sur la route entre Saint-Igest et Montclar par des prisonniers allemands, logés chez l'habitant. Avant que cette route ne soit créée, de nombreux chemins permettaient de monter sur le « plateau » comme le montrent les photos aériennes de 1945. Cette route n’est goudronnée que dans les années 1970.

En 2012, une association (http://eglisehopitalmontclar.jimdo.com) est créée pour mettre en valeur le site de l’église et du cimetière de Saint-Jean-de-l'Hôpital.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Roland Condomines    
2014 en cours Roland Condomines    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 164 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
237 238 706 874 895 836 764 746 766
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
737 749 752 779 712 707 676 713 649
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
541 452 433 437 388 358 318 288 237
1982 1990 1999 2006 2008 2012 - - -
207 167 147 149 149 164 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Saint-Igest est une commune indépendante jusqu’en 1833, date à laquelle elle est absorbée par Montclar.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean-Baptiste située à Montclar, est le siège d'une dévotion à Saint Éloi, reconstruite au XIXe siècle. L'église de Montclar abrite deux tableaux du XIXe siècle classés, récemment restaurés, et une chaire sculptée en bois (escalier incomplet).

Église Saint-Jean[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Jean des Cabilladouires reconstruite au XVIIIe siècle se trouve Saint-Jean de l'Hôpital. L'église dépendait à l'origine des Hospitaliers de Saint-Jean (donnée en 1176 à Martrin) avant de devenir une église, annexe de la paroisse de Saint-Igest. Cette église a été détruite au milieu du XXe siècle pour récupérer ses pierres, et les utiliser pour habiller le château d'eau de Montclar… À signaler, l'existence d'un encensoir roman en bronze (hauteur 17 cm) dont l'origine remonte au Moyen Âge  Inscrit MH (1964)[7].

Église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

L'église Saint Michel reconstruite au XIXe siècle avec l'aide des paroissiens est située à Saint-Igest. À tour de rôle, chacune des fermes allait chercher au Tarn, le sable ou les pierres de la construction. L'église antérieure dépendait à l'origine de l'Abbaye de Vabres.

Croix[modifier | modifier le code]

  • Croix de Saint Jean-Baptiste : peut être une ancienne croix de bornage. Croix très abimée, fut incomplet, statue volée… À noter, les croix de Malte sur les côtés qui permettent d'estimer cette croix postérieure à 1530
  • Croix de Saint-Igest : à rapprocher de la croix sculptée du XVe siècle, dite croix de la Tourelle de Brasc
  • Croix du cimetière de Saint-Igest : croix discoïdale retrouvée dans le cimetière par Norbert Constans
  • Croix du Mazet : croix discoïdale sculptée sur une seule face
  • Croix de la Crouzette : croix en pierre cassée lors de la construction de la route et déplacée de Palaret au Cabriol
  • Croix du Cabriol : croix en fonte posée en 1876 par Justin Rolland, curé et propriétaire d'une des maison du hameau

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Statues-menhir[modifier | modifier le code]

Les statues-menhirs découvertes sur la commune et ses environs:

  • statue de l'Hôpital (route entre Montclar et Brasc) sur la commune de Montclar
  • statue de la Borie des Paulets, découverte en 1968 sur la commune de Brasc
  • statue de Crays, découverte sur la commune de Brousse-le-Château
  • deux statues de Reganel, découverte sur la commune de Coupiac :
  • statue de Puech d'Anglas (aujourd'hui disparue) sur la commune de La Serre
  • statue de la Raffinie, découverte en 1880 sur la commune de Martrin
  • deux statues, découvertes en 1861 sur la commune de Pousthomy
  • statue de Boutaran, découverte en 1940, et statue de Saint-Martin découverte vers 1855 (dite Dame de Saint-Sernin et considérée comme la plus belle statue-menhir) sur la commune de Saint-Sernin-sur-Rance

Des copies de ces statues-menhirs sont visibles sur les lieux de leur découverte (L'Hôpital, Crays, Borie des Paulets…). Les originaux sont le plus souvent exposés dans des musées locaux ou au Musée Fenaille de Rodez[8].

Divers[modifier | modifier le code]

  • Radar du Puech : construit au-dessus du château d'eau du Puech, à plus de 670 mètres d'altitude, cette antenne radar de 4 mètres de diamètre (longueur d'ondes de 5,600 MHz, puissance de 150 W) est protégée par un radôme (grosse sphère blanche). il a une portée théorique de plus de 250 km. Son objectif : anticiper les risques de crues dans la région en localisant les zones d'impacts, notamment en période d'Orage cévenol.
  • Château d'eau : situé sur la route de Coupiac, ce château d'eau est doté d'un belvédère équipé d'une table d'orientation qui permet de voir le paysage à 360° jusqu'au Viaduc de Millau.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

De nombreux pèlerinages avaient lieu dans la région, les paroisses de Montclar et Saint-Igest ne sont pas en reste :

  • Pèlerinage à l'occasion des Rogations (croix de Saint-Antoine le lundi, croix sur la route de Faveyrolles le mardi, croix de la Marcadière le mercredi, croix du moulin à vent le jeudi).
  • Pèlerinage pour la guérison des enfants atteints du « mal blanc » (panaris) par les saintes huiles de l'église de Montclar.
  • Source miraculeuse à Saint Jean de l'Hôpital.
  • Bénédiction du bétail : le prêtre passait dans chacune des fermes pour bénir les étables et les troupeaux. À Montclar, les bêtes étaient regroupées et bénies sur la place du village en juin.
  • Guérison des oreilles : pèlerinage des habitants de Saint-Igest à Saint-Dalmazi pour la guérison des sourds et muets (le lundi de Pentecôte et le jour de la Saint-Dalmas). Départ et retour au village en procession…Pèlerinage abandonné vers 1980.

L'ancienne église de Saint-Dalmazi aurait été donnée à Vabres[9] au Xe siècle par l'abbé Frédelon pour le repos de son père Amblard, de sa mère Sénégonde et de ses quatre frères déjà morts. Elle devint un lieu de pèlerinage, dédié à Saint-Dalmas, un des premiers évêques de Rodez (581 après J?-C.5). Selon la tradition populaire, Saint-Dalmas avait traversé le Tarn à gué (au niveau du village de Saint-Dalmazi) accompagné d'un bœuf. Il aurait pris le chemin de Brasc mais, au niveau de la Fage (Saint-Igest), le bœuf aurait refusé d'aller plus loin : c'est ainsi qu'il devint aussi le protecteur des éleveurs de bovins.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Augustin-Pierre Cluzel (1815-1882) : né le 6 mars 1815 à Montclar, Augustin-Pierre intègre le séminaire grâce à l'appui du curé. Il entre chez les lazaristes le 8 juin 1840. Ordonné prêtre en 1841, il part en Perse (actuel Iran), à Tauris (actuelle Tabriz) puis à Ispahan, en tant que professeur. De retour en France suite à des troubles liés à des protestants méthodistes, il ne revient à Ourmia qu'en 1852. Il hérite en 1858 du titre de Préfet apostolique de Perse. En 1874, il devient Archevêque d'Héraclée jusqu'à sa mort le 12 aout 1882 à Ourmia (Iran). Une maison sur la place centrale de Montclar serait sa maison natale. La décoration du linteau de la porte (cordon se terminant par deux nœuds) semble avoir été réalisée du vivant d'Augustin-Pierre Cluzel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel, Sent-Sarnin : Balaguièr, Brasc, Combret, Copiac, La Bastida-Solatges, La Sèrra, La Val-Ròca-Cesièira, Martrinh, Montclar, Montfranc, Plasença, Postòmis, Sant-Jòri / Christian-Pierre Bedel et les habitants del canton de Sent-Sarnin, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ , ill., couv. ill. ; 28 cm, 232 p. (ISBN 2-907279-10-6, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF35529736)
  • George Bories, Comment naissaient les statues-menhir : approche technologique de sculpture néolithique, Vivre en Rouergue / Cahiers d'archéologie aveyronnaise no 18, 2005.
  • Michel Maillé (préf. Jean Guilaine ; Jean Gascó), Hommes et femmes de pierre : statues-menhirs du Rouergue et du Haut-Languedoc, Toulouse ; Rodez, Archives d'écologie préhistorique ; Conseil général de l'Aveyron : Musée Fenaille,‎ , ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 30 cm, 538 p. (ISBN 978-2-35842-004-4, notice BnF no FRBNF42223959)
  • Jean Delmas (dir.), Philippe Gruat (Éditeur scientifique), Musée archéologique (Montrozier, Aveyron) (Éditeur scientifique) et Association pour la sauvegarde du patrimoine archéologique aveyronnais (Éditeur scientifique), Croyances et rites en Rouergue des origines à l'an mil : Musée de Montrozier, juin 1998-octobre 2000, Montrozier, Musée de Montrozier, coll. « Guide d'archéologie » (no 6),‎ , ill., couv. ill. ; 24 cm, 360 p. (ISBN 2-907279-39-4, ISSN 1242-7896, notice BnF no FRBNF36708607)
  • Jacques Bousquet, Enquête sur les commodités du Rouergue en Rouergue en 1552 : procès avec l'Agenais, le Quercy et le Périgord, Toulouse, E. Privat, coll. « Bibliothèque méridionale, 2e série. » (no 44),‎ , carte dépl., couv. ill. ; 25 cm, 265 p. (ISSN 1965-0698, notice BnF no FRBNF35427138)
  • Hippolyte de Barrau, Documens historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue, dans les temps anciens et modernes, Rodez, N. Ratery,‎ 1853-1860, 4 vol. ; in-8 (notice BnF no FRBNF30059196)
  • Louis-Marie Prudhomme, Histoire générale et impartiale des erreurs, des fautes et des crimes commis pendant la Révolution française..., Paris, s.n.,‎ an v (1797), 6 vol. in-8° , pl., tableaux (notice BnF no FRBNF31156082)
  • Nicolas Viton de Saint-Allais et Jean-Baptiste-Pierre Courcelles (Collaborateur), Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume, Paris, Bachelin-Deflorenne,‎ 1872-1878, 21 vol. ; in-8 (notice BnF no FRBNF34209084)
  • Adolphe Robert (Éditeur scientifique), Gaston Cougny (Éditeur scientifique) et Edgar Bourloton (Éditeur scientifique), Dictionnaire des parlementaires français, comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français, depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er 1889, avec leurs noms, état civil, états de services, actes politiques, votes parlementaires, etc., Paris, Bourloton,‎ , 5 vol. ; in-8 (notice BnF no FRBNF30147537)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Histoire Générale de Languedoc 2nd Edn. Tome II, Preuves, LXXXVII, p. 652, and 3rd Edn., Preuves, 160, p. 329
  2. Histoire Générale de Languedoc 3rd Edn. Tome V, Preuves, Chartes et Diplômes, 260, col. 515
  3. Jean-Louis Dardé, Dictionnaire des lieux habités du département de l'Aveyron, Rodez, Impr. de Ratery,‎ , in-8, 392 p. (notice BnF no FRBNF30300318)
  4. L'Aveyron et la résistance.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  7. « Notice no PM12000355 », base Palissy, ministère français de la Culture
  8. Musée Fenaille à Rodez
  9. Pauline de La Malène, Parcours Romans en Rouergue