Brusque (Aveyron)

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Brusque
Brusque (Aveyron)
Vue générale
Blason de Brusque
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Intercommunalité Communauté de communes Monts, Rance et Rougier
Maire
Mandat
Hélène Ros-Chico
2020-2026
Code postal 12360
Code commune 12039
Démographie
Gentilé Brusquois
Population
municipale
268 hab. (2018 en diminution de 8,53 % par rapport à 2013)
Densité 7,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 10″ nord, 2° 57′ 02″ est
Altitude Min. 416 m
Max. 1 080 m
Superficie 36,18 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton des Causses-Rougiers
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Brusque
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Brusque

Brusque (occitan : Brusca) est une commune française, située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Brusque se trouve au sud du département de l'Aveyron, dans la petite région agricole des Monts de Lacaune[1].

Elle se situe à 113 km par la route[Note 1] de Rodez[2], préfecture du département, à 63 km de Millau[3], sous-préfecture, et à 53 km de La Cavalerie[4], bureau centralisateur du canton de Causses-Rougiers dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Affrique[5].

Les communes les plus proches sont[6] : Fayet (3,9 km), Arnac-sur-Dourdou (4,9 km), Peux-et-Couffouleux (5,9 km), Mélagues (6,3 km), Tauriac-de-Camarès (6,6 km), Sylvanès (7,4 km), Mounes-Prohencoux (8,0 km), Camarès (8,3 km), Gissac (8,8 km).


Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux. Dans sa recension des lieux habités de l'Aveyron de 1868, Jean-Louis Dardé comptait sept « villages » (plus de 25 habitants), six « hameaux » (moins de 25) et vingt-trois lieux-dits qui sont des maisons isolées. Les hameaux actuels sont au nombre de onze : Brox, Cambias, Cribas, Cusses, la Devèze de Brusque, le Crouzet, Mialet, Moulergues, Pressouyres, la Regagnerie, Saussières, Sials, le Tannat, Viales. Le domaine de Céras est devenu un village de vacances centré autour d'un plan d'eau artificiel.

Ce tableau liste les hameaux présents sur la commune de Brusque.

  • Baraque (la)
  • Bouffie (la)
  • Bréonne
  • Brox
  • Brusque
  • Cambias
  • Castel Nouvel
  • Célieux
  • Céras
  • Combes (las)
  • Couffil (le)
  • Cribas
  • Crouzet
  • Cusses
  • Cussette
  • Dégoutal (le)
  • Jasse (la)
  • Ladoux
  • Maurissol
  • Mialet
  • Moulergues
  • Moulin de Delmas
  • Pressouyres
  • Regagnerie (la)
  • Saint-Thomas
  • Saussières
  • Sials
  • Soubras
  • Tanat (le)
  • Thérondels
  • Valasoubre
  • Viales

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Brusque est traversée par le Dourdou de Camarès. La commune est limitrophe de la ligne de partage des eaux Méditerranée-Atlantique, située dans sa presque totalité du côté Atlantique.

Le village lui-même est situé au confluent du Dourdou et du ruisseau de Sanctus, qui sont franchis par un pont de confluent.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est située sur une zone de transition entre la plaine de Saint-Affrique et les monts de Lacaune, au relief très accidenté. Elle culmine avec le Merdelou, qui est le massif le plus élevé du sud-Aveyron et recèle plusieurs avens importants. Le climat se rapproche de celui de Lacaune, avec de très fortes précipitations d’octobre à avril, entraînant souvent de fortes crues.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Brusque.

La commune est drainée par le Dourdou de Camarès, le ruisseau de sanctus, Rieu Sec, le ruisseau de Bréoune, le ruisseau de Brox, le ruisseau de Cambias, le ruisseau de Célieux, le ruisseau de Crouzet, le ruisseau de la Bouffie, le ruisseau de la Regagnerie, le ruisseau de Limbriac, le ruisseau de Mauriole, le ruisseau de Mialet, par divers petits cours d'eau[8].

Le Dourdou de Camarès, d'une longueur totale de 86,8 km, prend sa source dans la commune de Murat-sur-Vèbre (81) et se jette dans le Tarn à Saint-Izaire, après avoir arrosé 13 communes[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1970-2000
  • Moyenne annuelle de température : 11,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 5,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,5 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 1 179 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 4,1 j

La commune bénéficie d’un « climat semi-continental », ou de marge de montagne, selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type, qui concerne l'est et le sud-est aveyronais, constitue une transition entre les climats de montagne et le climat océanique altéré[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[11]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[10]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[12]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Millau-Soulobres, qui se trouve à 38 km à vol d'oiseau de la commune[13], où la température moyenne annuelle évolue de 10,7 °C pour la période 1971-2000[14], à 10,9 °C pour 1981-2010[15], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[16].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Espaces protégés[modifier | modifier le code]

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[17]. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de 327 937 ha. Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine[18],[19].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Brusque comprend trois ZNIEFF de type 1[Note 3],[20] :

  • les « Bois et crêtes de Merdelou » (752,5 ha)[21]
  • le « Pont de la Mouline, vallée du Dourdou d'Arnac à Brusque, forêts du haut-Dourdou, du Mayni et de Saint-thomas » (2 606 ha)[22];
  • la « Rocailles de la Grotte Notre-Dame » (82,3 ha)[23]

et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[20], le « Rougier de Camarès » (56 714 ha), qui s'étend sur 33 communes dont 32 dans l'Aveyron et une dans l'Hérault[24].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Brusque est une commune rurale[Note 5],[25]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[26],[27]. La commune est en outre hors attraction des villes[28],[29].

Infrastructures et occupation des sols de la commune de Brusque.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,8 %), zones agricoles hétérogènes (11,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,7 %), prairies (6 %), zones urbanisées (1,1 %), terres arables (1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,5 %)[30].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Parc naturel régional des Grands Causses, approuvé le vendredi par le comité syndical et mis à l’enquête publique en décembre 2019. La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du PNR des Grands Causses, qui associe huit communautés de communes, notamment la communauté de communes Monts, Rance et Rougier, dont la commune est membre[31].

La commune disposait en 2017 d'une carte communale approuvée et un plan local d'urbanisme était en élaboration[32].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Brusque est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques particuliers, les risques radon et minier[33],[34].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Brusque.

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Dourdou de Conques. Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou)[35]. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du bassin du « Dourdou de Camarès amont»[36], approuvé le 6 décembre 2012[37].

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité forte[38].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés à la présence de cavités souterraines localisées sur la commune[39],[40].

Risques particuliers[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines[41].

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. La commune de Brusque est classée à risque faible avec facteurs géologiques[42].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines à la constitution du consulat[modifier | modifier le code]

On trouve sur le terroir de Brusque des traces d'occupation ancienne, notamment un oppidum de l'époque gallo-romaine, et des traces d'activité minière. Ainsi l'aven naturel de Bouco-Payrol se prolonge par d'importantes galeries de mines ayant servi à l'exploitation du cuivre depuis le Ier siècle av. J.-C.[43].

Brusque est le siège d'une viguerie carolingienne, voisine mais indépendante de celle de Camarès, et signalée dès 883 dans le cartulaire de l'abbaye de Vabres. Ces domaines sont dans la mouvance du comté de Rodez. La viguerie de Brusque comprenait les territoires des actuelles communes de Arnac, Fayet, Mélagues, Tauriac, ainsi que Blanc (actuelle commune de Peux-et-Couffouleux). Cette dernière paroisse s'en détachera rapidement, tandis que les cinq autres resteront groupées jusqu'à la Révolution en une communauté unique, qui portera successivement les noms de baronnie de Brusque, marquisat de Brusque-Fayet.

Brusque fut détaché au Xe siècle du comté de Rodez pour former partie de la vicomté d'Albi, domaine de la famille Trencavel. C'est en 1060 qu'est citée pour la première fois la présence d'un « castrum » à Brusque. Jusqu'au début du XIIe siècle, la terre de Brusque est donnée en fiefs, qui s'émiettent et on trouve de nombreux co-seigneurs (jusqu'à 5 simultanément), portant le nom « de Brusque ». Les Trencavel reprennent le territoire en main, par rachat, en 1156, tandis que la famille « de Brusque » se replie sur ses possessions de Blanc, dorénavant détaché du Brusquès.

Avec la croisade des Albigeois, Brusque passa successivement aux mains de Simon de Montfort puis des comtes de Toulouse Raymond VI et Raymond VII. Ce dernier accorda la constitution d'un consulat en 1244. Cette manœuvre visait sans doute à s'attacher la fidélité de la ville, pour contrer l'influence du sénéchal de Béziers, représentant le roi. En effet, à peu près à la même époque, le château de Brusque fut assiégé par les troupes royales.

La seigneurie de Brusque jusqu'à la Renaissance[modifier | modifier le code]

On ignore à quelle date, antérieure à 1316, Brusque fut inféodé par le roi à la famille des Clermont-Lodève. La seigneurie restera dans les mains de leurs descendants jusqu'à la veille de la Révolution. Elle sera érigée en baronnie en 1367. Les Clermont-Lodève remettront parfois la gestion de Brusque à des vassaux, sans qu'on en ait la liste exhaustive.

En 1328, le roi Philippe VI concède aux habitants de Brusque le droit de tenir une foire. Après la bataille de Poitiers (1356), Brusque avec tout le Rouergue passe sous obédience anglaise. La victoire de Bouchard VII de Vendôme à la bataille de Montlaur, en 1369, fit repasser la ville dans le giron français.

Dans la première moitié du XVIe siècle Tristan II de Clermont-Lodève ou l'un de ses fils fit construire le château de Fayet, conçu comme résidence d'agrément occupant une place plus centrale dans leurs nombreuses possessions.

Des guerres de Religion à la Révolution[modifier | modifier le code]

La propagation de la Réforme dans la Haute-Marche du Rouergue s'accompagna de graves troubles : l'implantation des églises réformées de Millau en 1561, Saint-Affrique en 1562, Camarès en 1563 s'effectua en force ; de nombreux villages eurent à subir siège ou exactions. Mais Brusque semble avoir traversé la période sans connaître d'acte de violence, et la communauté protestante y a vite grossi, en coexistence pacifique avec les catholiques. L'église réformée de Brusque est dans la dépendance de celle de Camarès jusque vers 1600, où elle prend son indépendance.

La baronnie de Brusque passe sur ses entrefaites par mariage à la famille d’Arpajon-Sévérac, qui semble avoir voulu garder une certaine neutralité en matière religieuse. Elle est érigée en marquisat en 1610. Lors du traité de Paris (1626), Louis XIII accorde quatre places-fortes aux protestants en Rouergue (et quatre seulement), dont Brusque. Quelques troubles accompagneront la révocation de l'édit de Nantes.

En 1689, la seigneurie passe par mariage aux La Rochefoucauld, comtes de Roucy, puis de nouveau en 1725 à Louis Antoine de Gontaut-Biron. Tous ces seigneurs résidaient maintenant habituellement à Paris. Peu avant la Révolution, la veuve de Louis Antoine vendait le marquisat de Brusque-Fayet à François de Nougarède.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Présentation du blason
Blason de Brusque

D'or aux deux chevaux affrontés de sable[44].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Brusque est membre de la communauté de communes Monts, Rance et Rougier[45], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Belmont-sur-Rance. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[46].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Millau, au département de l'Aveyron et à la région Occitanie[45]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton des Causses-Rougiers pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[45], et de la troisième circonscription de l'Aveyron pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[47].

Élections municipales et communautaires[modifier | modifier le code]

Élections de 2020[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Brusque, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours[48] avec candidatures isolées ou groupées et possibilité de panachage[49]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors des élections municipales de 2020 est de 11. Sur les vingt-trois candidats en lice[50], neuf sont élus dès le premier tour, le , avec un taux de participation de 82,39 %. Les deux conseillers restant à élire sont élus au second tour, qui se tient le du fait de la pandémie de Covid-19, avec un taux de participation de 79,25 %[51]. Hélène Ros-Chico est élue nouvelle maire de la commune le [52].

Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire[53]. Un siège est attribué à la commune au sein de la communauté de communes Monts, Rance et Rougier[54].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1977 juillet 2020 André Bernat[55]   Retraité salarié du secteur privé
juillet 2020 en cours Hélène Ros-Chico[55],[56]   Profession libérale
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[58].

En 2018, la commune comptait 268 habitants[Note 6], en diminution de 8,53 % par rapport à 2013 (Aveyron : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 0578481 0801 1511 2361 2001 1751 1601 193
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2581 3481 1811 3011 3671 2801 1971 2461 143
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
999976887825788743738701545
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
594540527422366326320314293
2018 - - - - - - - -
268--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Maison Carrière. Belle demeure typiquement aveyronnaise construite en pierre. Cette maison construite pour la famille Carrière, s'élève dans le quartier du Castellat. Un beau jardin suspendu domine de sa hauteur la rivière Dourdou.

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  • Château fort (castellat) mentionné pour la première fois en 1060, pour lequel on trouve trace de travaux d'entretien encore en 1464, mais qui est en ruines dès avant la Révolution.

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Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Thomas de Brusque. Ancien ermitage dédié à saint Thomas Becket. La tradition veut que le Saint y ait séjourné. L'ermitage est attesté depuis 1552. Il y résida un ermite jusqu'à la Révolution française.

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  • Église Saint-Martin de Brusque.

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Vues d'ensemble et édifices divers[modifier | modifier le code]

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Comme pour de nombreux villages du Rouergue méridional, les habitants de Brusque sont affublés d'un sobriquet collectif (ou escais). En l'occurrence, lous porto faïsses de Brusco (en écriture normalisée : los porta faisses de Brusca) signifie les porteurs de fagots de Brusque. Ce sobriquet évoque la difficulté des communications et la possibilité, négociée dès l'avènement du consulat, laissée aux habitants de la communauté de se procurer du bois de chauffage dans la forêt de Maravable.[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Robert Ménard : né en 1953 à Oran (Algérie française), il s'installe à Brusque dès le début des années 1960 et y vit jusqu'à ses études. Il est, depuis l'élection municipale du mois de mars 2014, maire de la ville de Béziers.
  • les frères Roque : Victor (1829-1896), Henri (1833-1911) et Xavier (1835-), natifs de Cusses, négociants en Indochine, . Victor est propriétaire avec Marcelin Larrieu des messageries fluviales de Cochinchine[62], et considéré en 1883 comme le "négociant français le plus important du Tonkin[63]".
  • Xavier Coste (1852-1955), cordonnier du village, était le doyen des cordonniers de France à sa mort et un centenaire connu pour son braconnage intensif, jusqu'à l'âge de 98 ans dans le Dourdou. Il partagea sa longue vie entre Brusque, Autignac, St-Gervais et Fayet, où vivent maintenant ses descendants.
  • Jeanne Canac (1861-1952), femme écrivain, de son nom de plume Victor Féli.
  • Pierre Martin-Valat (né à Brusque en 1929, décédé à Montpellier en 2013), écrivain catholique français.
  • Le pasteur Pierre Bourguet, né en 1902 à Crest (Drôme), d'une famille protestante originaire des Cévennes et installée à Brusque au début du XIXe siècle. Le pasteur Bourguet a été Président de l’Église réformée de France, de 1955 à 1968, vice-président de la Fédération protestante de France, Président de la région européenne de l'Alliance réformée mondiale. Auteur de divers ouvrages d'art et de théologie (Le visage de Jésus, Opinions sur le Concile, La croix huguenote, Huguenots le sobriquet mystérieux, etc.), Pierre Bourguet était aussi un aquarelliste apprécié. Il résidait volontiers dans sa maison du Castellat à Brusque, où il est décédé le 1er août 1984.
  • Mère Marie-Basilie Carrière. Née à Brusque en 1883. Profession religieuse le 28 août 1901 dans la congrégation des sœurs de la sainte Famille. Décédée le 11 octobre 1966 à l'âge de 83 ans à Montauban-Sapiac après 65 ans de vie religieuse. À l'âge de 16 ans, elle se sépare de ses parents Jean Carrière né le 22 avril 1851 à Brusque et Eugénie Delmas née le 1er avril 1853 à Brusque. Elle fit sa profession le 28 août 1901. Après un an passé à Payrin, la jeune religieuse quitte la France pour l'Espagne et restera 24 ans dans ce pays qui lui fut si cher. C'est à Cordoue qu'elle a laissé le meilleur de sa jeunesse, de 1913 à 1925, puis de nouveau durant les années 1949/1950 comme supérieure. En 1925, la direction de la Maison de Miranda de Ebro lui fut confiée. Elle n'y passa que deux ans, mais améliora considérablement les locaux. On la regardait comme une personne de grand jugement, comme une âme profondément surnaturelle aussi. Son premier acte fut l'intronisation officielle du sacré Cœur dans la maison : c'était la grande dévotion de son cœur. À Miranda et plus tard à Cordoue, Mère Marie Basilie a laissé le souvenir d'une excellente supérieure très compréhensive. Accessible, bonne et souriante et aimant le dialogue. En 1927, elle doit quitter ce pays qui était devenu le sien. Une année à Sannois, puis de nouveau, il fallait partir cette fois-ci pour l'Égypte. À Mansourah, où elle resta 7 ans, la révérende Mère fut aimée et appréciée. Quand Mère Marie Basilie arriva à Auch comme supérieure en 1935, la première impression qu'elle donna à la communauté fut celle d'une religieuse vraiment intérieure, âme de prières et de paix. À Finhan, la dernière maison où la révérende Mère exerça son activité, elle laissa le souvenir d'une religieuse toute donnée au Seigneur. Elle devait ensuite passer 6 ans dans la maison de Sapiac avant son décès au couvent des Sœurs de La Sainte Famille à Montauban où elle repose depuis au petit cimetière des religieuses dans le jardin de l'institution.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Martin-Valat, Des pierres jaillissaient les fontaines : liturgies rouergates, Paris, les Éd. du Cerf, coll. « Épiphanies », , 186 p., couv. ill. ; 20 cm (ISBN 2-204-05705-3, ISSN 0750-1862, notice BnF no FRBNF36191866)
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. M. le Conseiller général), Lo Pont : Arnac, Brusca, Faiet, Gissac, Melagas, Montanhòl, Pèus-e-Cofolèus, Silvanés, Tauriac / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Camarés, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 320 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-50-5, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF37657611)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

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