Sainte-Eulalie-de-Cernon

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Sainte-Eulalie-de-Cernon
La Tour templière
La Tour templière
Blason de Sainte-Eulalie-de-Cernon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Cornus
Intercommunalité Communauté de communes Larzac-Templier Causses et Vallées
Maire
Mandat
Thierry Cadenet
2014-2020
Code postal 12230
Code commune 12220
Démographie
Gentilé Saint-Eulaliens
Population
municipale
262 hab. (2012)
Densité 5,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 57″ N 3° 08′ 13″ E / 43.9825, 3.1369444444443° 58′ 57″ Nord 3° 08′ 13″ Est / 43.9825, 3.13694444444  
Altitude Min. 529 m – Max. 912 m
Superficie 46,35 km2
Localisation

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Sainte-Eulalie-de-Cernon

Sainte-Eulalie-de-Cernon est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lapanouse-de-Cernon La Cavalerie Rose des vents
Viala-du-Pas-de-Jaux N L'Hospitalet-du-Larzac
O    Sainte-Eulalie-de-Cernon    E
S
Saint-Jean-et-Saint-Paul Saint-Beaulize Cornus

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune matérialise une fraction sud du Massif central. Il s'étend sur une partie du causse du Larzac et une partie de la vallée du Cernon qui entaille le causse en reculée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune, alors nommée Sainte-Eulalie-du-Larzac, porte le nom de Source-Libre[1], référence aux sources de la rivière Cernon.

En 1889, la commune est rebaptisée Sainte-Eulalie-de-Cernon, nom qu’elle conserve aujourd’hui[1].

Ses habitants sont appelés les Saint-Eulaliens. Cependant, le terme occitan les désignant est Cristoulis, faisant référence à la présence des soldats du Christ, les Templiers puis les Hospitaliers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Sainte-Eulalie-de-Cernon

Les armes de la commune de Sainte-Eulalie-de-Cernon se blasonnent ainsi :
De gueules à quatre pals faillis en chef d'or ; au chef d'argent chargé d'une croisette pattée de gueules[2].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Occupée dès le néolithique : nombreux dolmens, tumulus, occupation gallo romaine (temple de Puech Caut Ier siècle après J-C). Cette occupation gallo romaine est à mettre en relation avec la forte activité économique des ateliers de poteries sigillées de La Graufesenque près de Millau et de la présence toute proche de la voie romaine reliant ce site à la Via Domitia dans le Languedoc.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Une des premières paroisses de l’Aveyron, citée par Saint-Dalmas, évêque de Rodez au VIe siècle.
  • Au Moyen Âge, l’église locale dépendait alors des bénédictins de Gellone.
  • En 1158, Raymond Béranger, roi d’Aragon et comte de Barcelone, en sa qualité de tuteur de Raymond Berenger II, vicomte de Millau, trop jeune pour exercer ses droits, donne à Élie de Monbrun, la ville de Sainte-Eulalie, et la terre dite "Larzac" qui l’entoure, avec permission d’y construire des "villes" (villas) et des places fortes (forcias).
  • À partir de Sainte-Eulalie, les Templiers organisent le territoire du Larzac, et construisent à Sainte-Eulalie une grande commanderie. Structurant l’espace agricole, la Commanderie deviendra une des plus puissantes du sud de la France, participant alors au financement des activités des Templiers en Palestine.
  • À la fin de l’ordre du Temple, la ville passe sous domination hospitalière (1312).
  • En 1377, pendant la nuit du 11 juillet, François de Roquefeuil, un seigneur voisin issu de la puissante Maison de Roquefeuil, incendie le château et pille la ville.
  • De 1442 à 1450, les remparts de la ville sont alors construits par Déodat Alaus, maître maçon de Saint-Beauzely.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • À la Renaissance, la ville s’embellit : le château devient villégiature de Commandeurs comme Jean-Antoine Riqueti de Mirabeau, oncle du fameux tribun révolutionnaire, et se pare de fresques remarquables. La place du village est réaménagée avec la construction d’une fontaine monumentale ceintrée de quatre platanes majestueux. L’accès à l’église est inversé et le cœur est percé d’un portail baroque.
  • En 1575, la ville est pillée par les protestants lors des guerres de religion.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • À la Révolution française, une grande partie de la splendeur de Sainte-Eulalie est détruite, et la commanderie est démantelée en 8 lots vendus aux enchères.
  • Depuis 1970, les lots de la commanderie vendus aux enchères à la Révolution sont réunis à nouveau et l’ensemble monumental mis en valeur, ouvert à la visite au sein du circuit Larzac Templier et Hospitalier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Thierry Cadenet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 262 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
910 1 142 1 507 1 593 1 800 1 662 1 015 1 062 1 029
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
971 960 1 014 1 031 975 936 1 055 1 215 805
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
790 762 669 471 421 382 380 345 327
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
276 248 253 230 219 221 240 260 262
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Eulalie[modifier | modifier le code]

  • Église  Inscrit MH (1927)[4] de la 2° moitié du XIIe siècle et des XVIIe et XIXe siècles.


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Commanderie[modifier | modifier le code]

  • Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon  Inscrit MH (1976)[5] : vestiges de la commanderie Templière puis Hospitalière du milieu XIIIe ; XVIe ; XVIIe siècle. À voir les peintures du XVIIe siècle des poutres et plafonds de la grande salle.


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Divers[modifier | modifier le code]

  • Bourg médiéval très bien conservé avec vestiges des remparts, et de tours d'enceinte.
  • Dolmens, des Rafènes à 100 mètres à l'ouest de La Barraque, de Peyraube à la bordure nord de la D23 Les Cayrelets.
  • Tumulus des Mortes à l'est de Comberedonde, au nord des Mortes, tumulus de la Carbonière en bordure du GR 71C au lieu-dit La Carbonière, Tumulus de Puech Caut au sommet du puech Caut.


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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Germain Crouzat (ill. Bernard Davit, photogr. Claude Bleton), Ste Eulalie de Cernon : préceptorerie des Templiers, commanderie des Hospitaliers, ancienne capitale du Larzac, Sainte-Eulalie-de-Cernon, Le Foyer rural de Sainte-Eulalie,‎ 1976, ill. ; 21 cm, 112 p. (notice BnF no FRBNF40023229)
  • Anthony Thornton Luttrell (Directeur de publication) et Léon Pressouyre (Directeur de publication), La Commanderie, institution des ordres militaires dans l'Occident médiéval : 1er Colloque international du Larzac templier et hospitalier, octobre 2000 à Sainte-Eulalie-de-Cernon, Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques, coll. « Archéologie et d'histoire de l'art » (no 14),‎ 2002, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm, 360 p. (ISBN 2-7355-0485-9, ISSN 1773-7133, notice BnF no FRBNF38800231)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean Geniez), Cornus : Lo Clapièr, Fondamenta-Montpao(n), La Panosa, Senta-Aularia, Sent-Baulise, Sent-Jan-Sent-Paul, La Tor-Marn(h)agas, Lo Vialar / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Cornus, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 1997, ill., couv. ill. ; 28 cm, 239 p. (ISBN 2-907279-32-7, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36694302)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]