Sainte-Eulalie-de-Cernon

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Sainte-Eulalie-de-Cernon
Sainte-Eulalie-de-Cernon
La Tour templière
Blason de Sainte-Eulalie-de-Cernon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aveyron
Arrondissement Millau
Canton Causses-Rougiers
Intercommunalité Communauté de communes Larzac et Vallées
Maire
Mandat
Thierry Cadenet
2014-2020
Code postal 12230
Code commune 12220
Démographie
Gentilé Saint-Eulaliens
Population
municipale
279 hab. (2015 en augmentation de 8,98 % par rapport à 2010)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 58′ 57″ nord, 3° 08′ 13″ est
Altitude Min. 529 m
Max. 912 m
Superficie 46,35 km2
Localisation

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Sainte-Eulalie-de-Cernon

Sainte-Eulalie-de-Cernon est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lapanouse-de-Cernon La Cavalerie Rose des vents
Viala-du-Pas-de-Jaux N L'Hospitalet-du-Larzac
O    Sainte-Eulalie-de-Cernon    E
S
Saint-Jean-et-Saint-Paul Saint-Beaulize Cornus

Site[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune matérialise une fraction sud du Massif central. Il s'étend sur une partie du causse du Larzac et une partie de la vallée du Cernon qui entaille le causse en reculée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune, alors nommée Sainte-Eulalie-du-Larzac, porte le nom de Source-Libre[1], référence aux sources de la rivière Cernon.

En 1889, la commune est rebaptisée Sainte-Eulalie-de-Cernon, nom qu’elle conserve aujourd’hui[1].

Ses habitants sont appelés les Saint-Eulaliens. Cependant, le terme occitan les désignant est Cristoulis, faisant référence à la présence des soldats du Christ, les Templiers puis les Hospitaliers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Sainte-Eulalie-de-Cernon

Les armes de la commune de Sainte-Eulalie-de-Cernon se blasonnent ainsi :
De gueules à quatre pals faillis en chef d'or ; au chef d'argent chargé d'une croisette pattée de gueules[2].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

  • Occupée dès le Néolithique : nombreux dolmens, tumulus, occupation gallo-romaine (temple de Puech Caut Ier siècle apr. J.-C.). Cette occupation gallo-romaine est à mettre en relation avec la forte activité économique des ateliers de poteries sigillées de La Graufesenque près de Millau et de la présence toute proche de la voie romaine reliant ce site à la Via Domitia dans le Languedoc.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Une des premières paroisses de l’Aveyron, citée par saint Dalmas, évêque de Rodez au VIe siècle.
  • Au Moyen Âge, l’église locale dépendait alors des bénédictins de Gellone.
  • En 1158, Raymond Béranger, roi d’Aragon et comte de Barcelone, en sa qualité de tuteur de Raymond Berenger II, vicomte de Millau, trop jeune pour exercer ses droits, donne à Élie de Monbrun, la ville de Sainte-Eulalie, et la terre dite "Larzac" qui l’entoure, avec permission d’y construire des "villes" (villas) et des places fortes (forcias).
  • À partir de Sainte-Eulalie, les Templiers organisent le territoire du Larzac, et construisent à Sainte-Eulalie une grande commanderie. Structurant l’espace agricole, la Commanderie deviendra une des plus puissantes du sud de la France, participant alors au financement des activités des Templiers en Palestine.
  • À la fin de l’ordre du Temple, la ville passe sous domination hospitalière (1312).
  • En 1377, pendant la nuit du 11 juillet, François de Roquefeuil, un seigneur voisin issu de la puissante Maison de Roquefeuil, incendie le château et pille la ville.
  • De 1442 à 1450, les remparts de la ville sont alors construits par Déodat Alaus, maître maçon de Saint-Beauzely.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • À la Renaissance, la ville s’embellit : le château devient villégiature de Commandeurs comme Jean-Antoine Riqueti de Mirabeau, oncle du fameux tribun révolutionnaire, et se pare de fresques remarquables. La place du village est réaménagée avec la construction d’une fontaine monumentale ceinturée de quatre platanes majestueux. L’accès à l’église est inversé et le cœur est percé d’un portail baroque.
  • En 1575, la ville est pillée par les protestants lors des guerres de religion.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

  • À la Révolution française, une grande partie de la splendeur de Sainte-Eulalie est détruite, et la commanderie est démantelée en 8 lots vendus aux enchères.
  • Depuis 1970, les lots de la commanderie vendus aux enchères à la Révolution sont réunis à nouveau et l’ensemble monumental mis en valeur, ouvert à la visite au sein du circuit Larzac Templier et Hospitalier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1980 2014 Jean Geniez divers gauche Président de la Communauté de Communes LTCV
2014 en cours Thierry Cadenet SE Commerçant
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 279 habitants[Note 1], en augmentation de 8,98 % par rapport à 2010 (Aveyron : +0,85 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9101 1421 5071 5931 8001 6621 0151 0621 029
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9719601 0141 0319759361 0551 215805
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
790762669471421382380345327
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
276248253230219221240260279
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Eulalie[modifier | modifier le code]

  • Église  Inscrit MH (1927)[6] de la 2e moitié du XIIe siècle et des XVIIe et XIXe siècles.


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Commanderie[modifier | modifier le code]

  • Commanderie de Sainte-Eulalie-de-Cernon  Inscrit MH (1976)[7] : vestiges de la commanderie Templière puis Hospitalière du milieu XIIIe ; XVIe ; XVIIe siècle. À voir les peintures du XVIIe siècle des poutres et plafonds de la grande salle.


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Divers[modifier | modifier le code]

  • Bourg médiéval très bien conservé avec vestiges des remparts, et de tours d'enceinte.
  • Dolmens, des Rafènes à 100 mètres à l'ouest de La Barraque, de Peyraube à la bordure nord de la D23 Les Cayrelets.
  • Tumulus des Mortes à l'est de Comberedonde, au nord des Mortes, tumulus de la Carbonière en bordure du GR 71C au lieu-dit La Carbonière, Tumulus de Puech Caut au sommet du puech Caut.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Germain Crouzat (ill. Bernard Davit, photogr. Claude Bleton), Ste Eulalie de Cernon : préceptorerie des Templiers, commanderie des Hospitaliers, ancienne capitale du Larzac, Sainte-Eulalie-de-Cernon, Le Foyer rural de Sainte-Eulalie, , 112 p., ill. ; 21 cm (notice BnF no FRBNF40023229)
  • Anthony Thornton Luttrell (Directeur de publication) et Léon Pressouyre (Directeur de publication), La Commanderie, institution des ordres militaires dans l'Occident médiéval : 1er Colloque international du Larzac templier et hospitalier, octobre 2000 à Sainte-Eulalie-de-Cernon, Paris, Comité des travaux historiques et scientifiques, coll. « Archéologie et d'histoire de l'art » (no 14), , 360 p., ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 27 cm (ISBN 2-7355-0485-9, ISSN 1773-7133, notice BnF no FRBNF38800231)
  • (oc + fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean Geniez), Cornus : Lo Clapièr, Fondamenta-Montpao(n), La Panosa, Senta-Aularia, Sent-Baulise, Sent-Jan-Sent-Paul, La Tor-Marn(h)agas, Lo Vialar / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Cornus, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton », , 239 p., ill., couv. ill. ; 28 cm (ISBN 2-907279-32-7, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF36694302)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]