Jim Jarmusch

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Jim Jarmusch
Description de cette image, également commentée ci-après
Jim Jarmusch au festival de Cannes 2016.
Naissance (68 ans)
Akron, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession réalisateur, compositeur
Films notables Stranger Than Paradise
Dead Man
Ghost Dog, la voie du samouraï
Coffee and Cigarettes
Only Lovers Left Alive
Paterson

Jim Jarmusch (/ˈdʒɑːrməʃ/[1]), né le à Cuyahoga Falls dans l'Ohio[2], est un cinéaste et musicien américain. Il est occasionnellement acteur.

Biographie[modifier | modifier le code]

La mère de Jim Jarmusch (cadet de trois enfants), d'origine irlandaise et allemande, fut critique de cinéma et de théâtre pour le Akron Beacon Journal avant d'épouser le père de Jim, un homme d'affaires d'origine tchèque et allemande qui travaillait pour la BF Goodrich. Sa mère l'initie au monde du cinéma en le déposant au cinéma local pendant qu'elle fait les courses. Marqué par Antonioni, Mizoguchi, Ozu, qu'il découvre à la cinémathèque de Paris, il s'inscrit à la New York University en section « Cinéma ». Son film de fin d'études Permanent Vacation est présenté dans de nombreux festivals de films en 1980[3]. Les caractéristiques qui définiront le style et les scénarios de Jarmusch sont déjà en partie présentes dans ce film : dandysme désabusé de anti-héros, travail dans l'ascèse, appétence pour la description des marginaux, tendance à montrer un quotidien étrange, décalé.

Quelques années plus tard, il devient l'assistant de Wim Wenders sur le plateau du film Nick's Movie. En 1984, avec son film Stranger Than Paradise, Jarmusch remporte tour à tour la caméra d'or au festival de Cannes et le Léopard d'or au festival de Locarno. À l’instar de Spike Lee, David Lynch, Oliver Stone ou des Frères Coen, Jim Jarmusch incarne alors, dans un genre qui lui est propre, le renouveau du cinéma américain des années 1980. Il poursuit formellement son cinéma d'auteur avec Down by law (1986) caractérisé par un style composé le plus souvent de longs plan-séquence, de travelling latéraux, avec un montage très musical et contemplatif. Tous ces ingrédients seront développés en couleur dans Mystery Train (1989) et Night on Earth (1992). Dans ces deux films, Jim Jarmush convoque encore ses thèmes de prédilection, l’errance, la quête d’identité et la douce mélancolie désabusée du monde moderne.

Après avoir fait quelques apparitions comme acteur, notamment dans Brooklyn Boogie, il fait un premier pas dans le monde du documentaire (Year of the Horse) en 1997.

En 1995, avec Dead Man mettant en scène Johnny Depp, Jim Jarmusch revient au noir et blanc et à une bande sonore originale de Neil Young. Ce western métaphysique est considéré comme l’un de ses meilleurs films[réf. nécessaire]. Son film suivant Ghost Dog, sorti en 1999, s’aventure dans l’univers du rap et du film de Kung Fu dans un mélange de genres qui confirme le style Jarmusch de l'échantillonnage et du collage, tant sur le plan musical que cinématographique. Avec la sortie de Coffee and Cigarettes, en 2003, dont la réalisation s'est étalée sur près de vingt ans, il revient au noir et blanc.

Ses films Broken Flowers et Only Lovers Left Alive, sortis respectivement en 2005 et 2014, sont tous deux sélectionnés en compétition officielle au festival de Cannes. Le premier remporte le grand prix.

Musicien claviériste, il a fondé The Del-Byzanteens (en), groupe post-punk. Il est depuis 2010 membre du groupe de rock SQÜRL. Il signe également deux albums avec Jozef Van Wissem.

En 2016, il présente deux films au Festival de Cannes : Paterson en compétition dans la sélection officielle et Gimme Danger, documentaire sur le groupe The Stooges[4], en « Séances de minuit ». Cette même année voient le jour sous le titre Jim Jarmusch, une autre allure un essai biographique[5] et une rétrospective accompagnée d'une exposition[6] en Belgique.

En 2019, il est de retour au Festival de Cannes avec son nouveau film The Dead Don't Die présenté en ouverture et en compétition pour la Palme d'or. Les critiques sont, contrairement à ses films précédents, mitigées voire négatives.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Il est scénariste de tous ses films.

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Clips[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Divers[modifier | modifier le code]

Jim Jarmusch en 2005.

Discographie[modifier | modifier le code]

SQÜRL[modifier | modifier le code]

  • 2010 : Ep #1 (Naked Kiss Music)
  • 2013 : EP #1 (ATP Recordings)
  • 2013 : OST Only Lovers Left Alive (ATP Recordings) - avec Jozef Van Wissem
  • 2013 : Ep #2 (ATP Recordings)
  • 2014 : Ep #3 (ATP Recordings)
  • 2019 : The Dead Don't Die: Original Score (Sacred Bones Records)
  • 2020 : Some Music for Robby Müller (Sacred Bones Records)

Jozef Van Wissem et Jim Jarmusch[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Say How: J », sur loc.gov, National Library Service for the Blind and Physically Handicapped (consulté le ).
  2. Juan Antonio Suárez, Jim Jarmusch, Urbana, University of Illinois Press, 2007 (ISBN 0-252-07443-2).
  3. Mannheim-Heidelberg International Filmfestival, prix Josef-von Sternberg-Preis (Josef-von Sternberg-Preis) http://www.iffmh.de/das-festival/archiv/.
  4. lefigaro.fr, « Cannes 2016: Iggy Pop et Jim Jarmusch galvanisent la Croisette », sur Le Figaro (consulté le ).
  5. Philippe Azoury, Jim Jarmusch, une autre allure, Paris, Capricci, , 112 p. (ISBN 979-10-239-0130-6).
  6. « A Bruxelles, Jim Jarmusch sous toutes ses facettes », Télérama,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :