It Follows

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It Follows
Titre québécois Traquée
Réalisation David Robert Mitchell
Scénario David Robert Mitchell
Acteurs principaux
Sociétés de production Animal Kingdom
Northern Lights Films
Two Flints
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Horreur
Durée 100 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

It Follows ou Traquée au Québec est un film d'horreur américain écrit et réalisé par David Robert Mitchell, sorti en 2014.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Jay Height, une adolescente de Détroit, sort avec Hugh, son nouveau petit ami. Ils font l'amour dans une voiture, puis Hugh chloroforme Jay. Cette dernière se réveille attachée à un fauteuil roulant. Alors qu'ils voient une femme nue apparaître au loin et se rapprocher lentement, Hugh lui explique qu'il lui a transmis une étrange malédiction : une entité, qu'elle seule pourra voir et qui peut prendre l'apparence de diverses personnes, va chercher à la tuer. Cette entité ne peut que marcher mais saura toujours la retrouver où qu'elle se trouve. Si elle réussit à tuer Jay, elle s'en prendra ensuite à la personne lui ayant transmis la malédiction. Hugh ramène ensuite Jay chez elle et s'enfuit.

Le lendemain, au lycée, Jay voit une vieille femme, invisible pour les autres, marcher vers elle. Jay s'enfuit précipitamment. Kelly, la sœur aînée de Jay, et ses amis Paul et Yara acceptent de l'aider et de passer la nuit dans la même maison. Dans la nuit, Paul remarque qu'une fenêtre est cassée. Jay voit une femme à moitié nue marcher vers elle mais les autres ne peuvent pas voir l'entité. Lorsqu'un homme apparemment sans yeux entre dans la chambre, Jay s'enfuit de la maison.

Avec l'aide de leur voisin, Greg, le groupe découvre le vrai nom de Hugh, Jeff Redmond, ainsi que son adresse. Jeff explique que l'entité a commencé à le poursuivre après une relation sexuelle, et que Jay peut transmettre la malédiction à quelqu'un d'autre de la même manière. Greg conduit le groupe à une maison au bord d'un lac appartenant à sa famille et apprend à Jay à tirer avec un revolver. L'entité, sous de multiples formes, attaque Jay au bord du lac. Elle lui tire dessus, mais cela ne l'affecte pas durablement. Jay s'enfuit avec la voiture de Greg mais a un accident et se réveille à l'hôpital avec un bras cassé.

Greg, qui ne croit pas que l'entité existe, a des relations sexuelles avec Jay à l'hôpital. Quelques jours plus tard, Jay voit l'entité entrer chez Greg. Elle court chez lui et voit l'entité sous la forme de la mère de Greg frapper à la porte de sa chambre. Lorsque Greg ouvre, elle lui saute dessus et le tue. Jay s'enfuit en voiture et passe la nuit à l'extérieur. De retour chez elle, Jay refuse la proposition de Paul de coucher ensemble.

Le groupe planifie de tuer l'entité en l'attirant dans une piscine et en laissant tomber des appareils électriques dans l'eau. Jay, qui attend dans la piscine, repère l'entité, qui a pris l'apparence de son père. L'entité lance les appareils sur elle. Tirant sur une cible invisible, Paul blesse accidentellement Yara, puis touche l'entité à la tête, la faisant tomber dans la piscine. Alors que l'entité entraîne Jay sous l'eau, Paul la touche à nouveau et Jay s'échappe. Jay s'approche de la piscine et la voit se remplir de sang mais il n'y a aucun corps.

Jay et Paul font l'amour. Par la suite, on voit Paul passer devant des prostituées dans un quartier miteux de la ville. Plus tard, Jay et Paul marchent dans la rue en se tenant la main. À l'arrière-plan, quelqu'un marche derrière eux.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre original : It Follows
  • Titre québécois : Traquée
  • Réalisation : David Robert Mitchell
  • Scénario : David Robert Mitchell
  • Direction artistique : Joey Ostrander
  • Décors : Michael Perry
  • Costumes : Kimberly Leitz-McCauley
  • Photographie : Mike Gioulakis
  • Montage : Julio Perez IV
  • Son : Lauren Robinson
  • Musique : Disasterpeace
  • Production : Rebecca Green, David Kaplan, Erik Rommesmo et Laura D. Smith
  • Sociétés de production : Animal Kingdom, Northern Lights Films et Two Flints
  • Société de distribution : RADiUS-TWC
  • Pays d'origine : États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Format : couleur - 2.35 : 1 - Dolby numérique - 35 mm
  • Genre : Horreur
  • Durée : 100 minutes
  • Dates de sortie[1] :
  • Interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Le scénario du film s'inspire d'un cauchemar récurrent que faisait le réalisateur David Robert Mitchell durant son enfance. Dans ce rêve, une entité prenant l'apparence de différentes personnes ne cessait d'avancer lentement vers lui. Comme dans l’œuvre définitive, cette chose n'était visible que par lui[2]. Souhaitant réaliser un film d'horreur, il se base sur ce souvenir angoissant et rédige un script en 2011[3].

Influences[modifier | modifier le code]

Le réalisateur David Robert Mitchell cite l'esthétique des films de John Carpenter (notamment Halloween ou The Thing) comme principale influence pour la mise en scène de son œuvre. D'autres cinéastes comme David Cronenberg, Brian De Palma, David Lynch ou Alfred Hitchcock l'ont également inspiré[3],[4]. La scène finale dans la piscine fait référence à La Féline de Jacques Tourneur[2].

Auditions[modifier | modifier le code]

Maika Monroe, notamment vue dans The Bling Ring de Sofia Coppola, auditionne pour interpréter le rôle principal du film et sa vulnérabilité convainc immédiatement le réalisateur de la choisir[5].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné à Détroit, lieu de naissance du réalisateur[6].

Musique[modifier | modifier le code]

La musique du film a été composée par Rich Vreeland, aussi connu sous le pseudonyme Disasterpeace, qui a notamment travaillé sur le jeu indépendant à succès Fez[7]. Pour obtenir l'ambiance souhaitée, celui-ci s'est inspiré des musiques électroniques de John Carpenter, des compositions des Goblin pour les films de Dario Argento et du travail de Vangelis sur Blade Runner[4],[5].

Accueil[modifier | modifier le code]

Sorties internationales[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, It Follows reçoit d'excellentes critiques. Sur l'agrégateur Rotten Tomatoes, le film obtient un score de 96% et le label « Certified Fresh », qualifiant cette œuvre d'« intelligente, originale et surtout terrifiante[8] »[9]. Sur Metacritic, le film décroche une moyenne de 83/100 basée sur 37 critiques[10].

En France, l'accueil critique est également très bon, le film bénéficiant d'une note moyenne de 4,4/5 pour 29 titres de presse sur Allociné[11]. Dans le journal le Monde, Isabelle Régnier évoque une œuvre « d'une grande beauté » possédant une « inquiétante étrangeté qui en fait le charme »[11]. Le critique Didier Péron de Libération souligne la mise en scène « constamment inventive et élégante » du réalisateur David Robert Mitchell[11]. Alain Spira de Paris Match décrit un film « remarquable à tous les points de vue (forme, scénario, densité, thématique) » apportant « un sang revivifié au film de genre »[11]. Dans Télérama, Jérémie Couston parle d'un « film de zombies ultra flippant, car dénué de l'ironie qui parasite souvent ce genre surexploité »[11]. Pour le critique du site TF1 News, il s'agit d'un « classique instantané, à ranger entre Halloween, la nuit des masques et Ring »[11].

Chez les spectateurs, It Follows a obtenu une note de 3,3/5 sur Allociné[12] et de 6,9/10 sur IMDb[13].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film a rapporté un plus de 13 264 000 dollars aux États-Unis[14] et a fait plus de 129 953 entrées en France[15].

Interprétations[modifier | modifier le code]

L'entité qui poursuit les personnages du film a souvent été vue comme une métaphore des maladies sexuellement transmissibles. Néanmoins, l’œuvre ne possède pas d'explication précise selon le réalisateur et différentes interprétations sont donc possibles[2],[5].

Selon le réalisateur : "Le film est un cauchemar. Quand vous vivez un cauchemar vous n'essayez pas d'en expliquer la logique. Vous essayez d'y survivre.", même s'il reconnaît une certaine frustration devant les spectateurs ayant pris le film au premier degré et l'accusant de diaboliser le sexe[16].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations et sélections[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.imdb.com/title/tt3235888/releaseinfo?ref_=ttfc_sa_1
  2. a, b et c Romain Le Vern, « "It Follows" : David Robert Mitchell, nouveau maître de l'horreur », sur TF1,
  3. a et b (en) A.A. Dowd, « David Robert Mitchell on his striking new horror film, It Follows », sur The A.V. Club,
  4. a et b David Mikanowski, « It Follows : l’interview du réalisateur David Robert Mitchell », sur Daily Mars,
  5. a, b et c (en) Jeremy Kirk, « Interview: Director David Robert Mitchell on Nightmares + 'It Follows' », sur First Showing,
  6. (en) James Rocchi, « Interview: Writer-Director David Robert Mitchell of It Follows, Part 2 », sur About.com,
  7. (en) « Disasterpeace: It Follows | Soundtrack Review », sur The Irish Times,
  8. Citation originale : « Smart, original, and above all terrifying, It Follows is the rare modern horror film that works on multiple levels -- and leaves a lingering sting. »
  9. (en) « It Follows », sur Rotten Tomatoes (consulté le 20 avril 2015)
  10. (en) « It Follows », sur Metacritic (consulté le 20 avril 2015)
  11. a, b, c, d, e et f « It Follows », sur Allociné (consulté le 20 avril 2015)
  12. « It Follows », sur Allociné (consulté le 20 avril 2015)
  13. (en) « It Follows (2014) », sur IMDb (consulté le 20 avril 2015)
  14. (en) « It Follows », sur Box Office Mojo (consulté le 20 avril 2015)
  15. « It Follows », sur JP's Box Office (consulté le 20 avril 2015)
  16. (en)It Follows: ‘Love and sex are ways we can push death away’, article de Charlie Lyne, publié le 21 février 2015 sur le site de The Guardian.

Liens externes[modifier | modifier le code]