Voie maritime du Saint-Laurent

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Laurent.
image illustrant le Canada image illustrant les États-Unis
image illustrant les transports image illustrant le Québec
Cet article est une ébauche concernant le Canada, les États-Unis, les transports et le Québec.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Consultez la liste des tâches à accomplir en page de discussion.

La Voie maritime du Saint-Laurent (Anglais: the Saint Lawrence Seaway) est un cours d'eau profond au Canada et aux États-Unis qui permet aux navires en provenance de l'océan Atlantique d'atteindre les Grands Lacs, aussi loin dans les terres que le Lac Supérieur. La voie maritime est nommée d’après le fleuve Saint-Laurent, qui s’écoule du Lac Ontario jusqu’à l’océan Atlantique. Légalement la voie maritime s'étend du port de Montréal au lac Érié, y compris le canal Welland.

La voie maritime du Saint-Laurent n'est pas un canal continu mais plutôt un système composé d’écluses et de canaux aménagés le long des berges du Saint-Laurent et de chenaux navigables dragués dans le fleuve. Ces installations, sous administration conjointes Canado-américaines, permettent de contourner une série de rapides et de barrages, dont deux importantes centrales hydroélectriques au fil du courant.

Description[modifier | modifier le code]

Écluse Saint-Lambert, Québec

La Voie maritime du Saint-Laurent est sous la responsabilité de la Corporation de Gestion de la Voie Maritime du Saint-Laurent, côté Canadien, et de la Saint Lawrence Seaway Development Corporation, côté Américain[1].

La première partie de la voie maritime aligne une chaîne de canaux le long du fleuve Saint-Laurent qui comprend sept écluses. La voie commence au port de Montréal, où le canal de la Rive Sud et ses deux écluses permettent de franchir les rapides de Lachine. À l'ouest de l'île de Montréal et du lac Saint-Louis, les écluses de Beauharnois permettent d'aller au-delà de la centrale de Beauharnois et d’accéder au canal de Beauharnois. La voie maritime quitte le Québec par le lac Saint-François et le territoire de la Première nation du Conseil des Mohawks d'Akwesasne. Un peu plus loin, du côté américain, le canal Wiley-Dondero (écluses Snell et Eisenhower) permet de passer le barrage hydroélectrique Moses-Saunders. La voie maritime rejoint finalement le lac Ontario.

Depuis le lac Ontario le canal Welland et ses écluses permettent de rejoindre le lac Érié en contournant les chutes du Niagara[2].

Les écluses du Sault situées entre les rives des villes jumelles Sault Sainte-Marie, permettent la navigation entre les lacs Supérieur et Huron[3]. Ainsi un navire Seawaymax peut rejoindre Chicago, IL ou Duluth, MN, depuis l’océan Atlantique, à des milliers de kilomètres de ces villes.

Écluses[modifier | modifier le code]

Écluse Eisenhower, Massena, NY

Il y a sept écluses (cinq Canadiennes, deux Américaines) le long du Saint-Laurent et huit le long du canal Welland. D'aval en amont ces écluses sont:

Fleuve Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

  1. L’écluse Saint-Lambert — Saint-Lambert, QC, sous le pont Victoria.
  2. L’écluse Côte Sainte-Catherine —Sainte-Catherine, QC
  3. Les deux écluses du Beauharnois —Melocheville, QC, à côté de la centrale de Beauharnois.
  4. L’écluse Snell —Massena, NY
  5. L’écluse Eisenhower — Massena, NY
  6. L’écluse Iroquois —Iroquois, ON à côté du barrage d'Iroquois qui contrôle le niveau du lac Ontario.

Canal Welland[modifier | modifier le code]

Sur les huit écluses, quatre sont situés à Saint Catharines, ON, trois à Thorold, ON et une à Port Colborne, ON.

Gabarit[modifier | modifier le code]

Écluse d'Iroquois, Iroquois, Ontario

Le gabarit Seawaymax définit la taille maximale des navires qui peuvent emprunter la Voie maritime sur tout son parcours, soit 225,6 m (740 pieds) de long, 23,8 m (78 pieds) de large, 7,92 m (26 pieds) de tirant d'eau, et 35,5 m (116 pieds) de tirant d’air.

Écologie[modifier | modifier le code]

La navigation des grands lacquiers[4] qui forment la flotte intérieure de la Voie maritime a provoqué l'introduction involontaire d'espèces animales et végétales non indigènes dans les écosystèmes aquatiques du Saint-Laurent et des Grands Lacs, telles que la moule zébrée et la lamproie de mer.

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie maritime du Saint-Laurent fut ouverte à la navigation le 25 avril 1959 à un coût approximatif de $470 millions (dont $336,2 millions payés par le Canada).

La reine Élisabeth II et le président Dwight Eisenhower ouvrirent officiellement la voie maritime le 26 juin 1959 par une courte croisière à bord du yacht royal Britannia piloté par le duc d’Édimbourg Philip Mountbatten.

L'année 2009 célébra le 50e anniversaire de son inauguration par différentes activités le long de son parcours[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le réseau Grands Lacs Voie maritime du Saint-Laurent
  2. La voie maritime du Saint-Laurent, rappel technique et historique
  3. On peut voir ici une vue satellite [1]
  4. OQLF du Québec
  5. 50e anniversaire

Liens externes[modifier | modifier le code]