Robert Rogers (soldat)

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Robert Rogers.

Robert Rogers, ou Rodgers (Methuen (Massachusetts), 8 novembre 1731 – Londres, 18 mai 1795), est un homme de la Frontière des Treize colonies et un corsaire américain[1].

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Il a servi dans l'armée britannique pendant la Guerre du Roi Georges, puis pendant la Guerre de Sept Ans, sous les ordres du colonel Joseph Blanchard en 1755. À l'exemple de Benjamin Church (militaire), et des Gorham's Rangers de John Goreham quelques décennies plus tôt, la milice est exploitée principalement en milieu hostile dans les régions isolées et sauvages comme éclaireurs et pour les combats en forêt. Basés à Fort Edward, Rogers et ses hommes entreprennent fréquemment en hiver 1755-1756 des missions de reconnaissance contre des villages français, amérindiens et des emplacements militaires comme Fort Saint-Frédéric et Fort Carillon dans les régions du lac George et du lac Champlain dans l'état de New York. Au printemps 1756, il entraine et commande le célèbre 75e régiment de Rangers (États-Unis); ils voyagent en raquettes en pleine forêt et sur les rivières gelées pour mener des Raid militaire éclairs.

Guerre de sept ans[modifier | modifier le code]

Carte de 1756 Blanchard&Langdon 1m

Jamais pleinement respectés par les troupes régulières britanniques, les Rangers de Rogers ont été l'une des quelques forces non-indiennes capables d'agir dans les régions inhospitalières, malgré les conditions hivernales rigoureuses et un relief montagneux. Par la suite, plusieurs autres unités de rangers seront créées; durant le Siège de Québec (1759) environ 600 rangers participeront au différents combats et expéditions sous le commandement du Major George Scott. Robert Rogers commande une expédition de représailles contre le village abénaquis d'Odanak, ordonnée par Jeffery Amherst. Avec environ 140 rangers et miliciens, le 23 septembre 1759, ils partent de la Baie Missisquoi et se rendent à travers bois jusqu'à la Rivière Saint-François ou ils détruisent complètement Odanak. Poursuivi par Jean-Daniel Dumas, un groupe de soldats, des miliciens et des alliés indiens, Roger et ses hommes remontent la rivière Saint-Francois jusqu'au lac Memphrémagog où ils se séparent en plusieurs groupes, pour échapper à leurs poursuivants en se donnant rendez-vous au Fort Wentworth ou des hommes et des vivres devaient les attendre; mais le fort était désert. Roger réussit à atteindre le Fort no 4 par le fleuve Connecticut[2]. Plusieurs de ses hommes sont morts de faim, de froid ou ont été rattrapés par leur poursuivants. Après la chute de Quèbec et la reddition de Montréal en 1760; Les conflit entre les indiens et les colons à l'est ont cessé. Le service de Rogers prit fin et Le général Amherst l'a transféré sous les ordres du brigadier-général Robert Monckton, commandant au Fort Pitt (anciennement Fort Duquesne). Sous les conseils d'Amherst, Monckton a envoyé les rangers pour capturer Detroit, vers le Nord, ce qu'ils firent. Le 29 novembre 1760, Rogers a reçu la reddition des postes Français sur les grands lacs; Ce fut la dernière mission de son commandement; Peu après, ses compagnies de rangers ont été démantelés. Monckton lui a offert le commandement d'une compagnie de soldats réguliers en Caroline du Sud, mais, après avoir visité l'endroit, Rogers a plutôt choisi de commander une autre compagnie à New York. Cette unité fut dissoute un peu plus tard et Rogers a été contraint à la retraite à demi-solde.

Revolution Américaine[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution américaine, il reçu l'offre une commission de l'armée révolutionnaire par le Congrès Continental Américain, mais refusa au motif qu'il était un officier britannique. Il écrivit plus tard à George Washington, demandant un commandement, mais au lieu de cela, Washington le fait arrêter. Il s'évada et offrit ses services à l'armée britannique. Ils espéraient aussi qu'il serait à la hauteur de sa réputation. En août 1776, il a formé une unité de type ranger, appelée Queen's Rangers avec le grade de colonel. En mai 1777, Rogers a été forcé de prendre sa retraite pour des raison de santé. En 1783, il a été évacué avec d'autres troupes britanniques en Angleterre. Là, il fut incapable de gagner sa vie, il mourut dans la solitude et les dettes.

Son service au peuple de la Nouvelle-Angleterre dans ses luttes contre la population amérindienne et les colons français est bien mieux connu que son service postérieur au service des forces loyalistes pendant la guerre d'indépendance des États-Unis. L'histoire américaine a été plus aimable avec lui qu'avec Benedict Arnold, puisque Rogers n'a jamais trahi sa confiance. Néanmoins, il est mort seul dans la pauvreté à Londres, loin de sa famille et son pays.

Références[modifier | modifier le code]

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Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]