Louis Chevrolet

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Louis Chevrolet
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Louis Chevrolet en 1910.

Naissance
Drapeau : Suisse La Chaux-de-Fonds
Décès (à 62 ans)
Drapeau : États-Unis Détroit
Nationalité Drapeau : Suisse Suisse (1878-1887)
Drapeau : France Français (1887-1900)
Drapeau : États-Unis Américain (1900-1941)
Profession
Mécanicien, entrepreneur automobile, pilote automobile, fondateur la marque automobile « Chevrolet ».
Famille
Chevrolette

Louis Chevrolet ( à La Chaux-de-Fonds, Suisse - à Détroit, États-Unis) fut un mécanicien, un pilote de course et un entrepreneur automobile helvético-franco-américain. Il fonda la marque d'automobile « Chevrolet » en 1911.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Suisse, à La Chaux-de-Fonds, comme Blaise Cendrars et Le Corbusier, il ne passera cependant que ses six premières semaines dans la ville horlogère.

Sa famille déménage ensuite dans l'actuel canton du Jura, d'où elle est originaire, à Bonfol et à Beurnevésin, en Ajoie, où Louis accomplit une partie de sa scolarité. La famille de Louis Chevrolet déménage ensuite à Beaune en France en 1887.

Lors de l’Expo de 1889, l’un des fils Vanderbilt (une richissime famille américaine) en profita pour visiter la France. Sa luxueuse voiture tomba en panne; on chercha partout un mécanicien, mais aucun ne fut capable de la réparer. On lui signala le jeune Louis Chevrelet, âgé de 18 ans, qui avait déjà la réputation de faire des miracles en mécanique. En un rien de temps, il répara la voiture de Vanderbilt qui lui conseilla l’Amérique.

Engagé en tant que mécanicien chez un marchand de cycles de Beaune (Côte-d'Or) relativement proche de la Suisse, il y pratique la course cycliste. En 1896, Il figure sur le registre de recensement de la ville de Chagny-71 au 27 rue de la Boutière, chez Louis Chamagne, carrossier, en tant que peintre en voitures. Il part ensuite à Paris en 1899 où il sera coureur cycliste sur piste et où il travaille pour la firme automobile Darracq avant de traverser l'Atlantique et de s'installer à New York en 1900 après un bref passage par Montréal.

À New York, il est engagé comme mécanicien chez De Dion-Bouton puis chez Buick. Louis entame dans le même temps une carrière de pilote de course : en 1905 il se fait remarquer en remportant la première compétition à laquelle il participe, en battant le record du mile. Louis Chevrolet ne tarde pas à acquérir une solide réputation. Il est même surnommé « le coureur le plus casse–cou du monde ».

En janvier 1906, alors que lui-même est alors le détenteur du record de vitesse des voitures à pétrole -avec 189.2 km/h-, il aidera en logistique depuis New York Victor Hémery -connu lors de la victoire de ce dernier dans la Vanderbilt Cup trois mois auparavant- et Victor Hémery, dans leur quête de records sur Darracq outre Atlantique, lors du 4e Florida Speed Carnival.

Entre 1905 et 1920, suite à de graves accidents, il passera au total 3 années sur un lit d'hôpital (une fois sauvé par un morceau du châssis dépassant au-dessus de sa tête). Durant cette période, quatre de ses mécaniciens seront tués (à l'époque, la présence des mécaniciens dans la voiture pendant la course était obligatoire).

Louis Chevrolet dans une Buick de course à Crown Point, pendant la course de Cobe Cup en 1909 (4e victoire en championnat AAA).

Chez Buick, marque dont il est devenu l'un des pilotes officiels, il rencontre l'entrepreneur William Crapo Durant (propriétaire de Buick, et cofondateur de General Motors[1] en 1908), avec lequel il s'associe en 1911 pour monter une nouvelle marque automobile : nommée Chevrolet, afin de profiter de la notoriété du célèbre pilote. Louis ne conçoit qu'une voiture de course pour la marque : la 'Classic Six'[1]. Mais les deux hommes ne tardent pas à se brouiller. Suite à d'incessants désaccords sur la direction à donner à la marque, Louis revend en 1913 à Durant, pour 10,000 dollars[2], les cents actions de l'entreprise Chevrolet qu'il avait reçues en échange de l'usage du nom Chevrolet, que Durant a désormais le droit d'utiliser en exclusivité.

Louis Chevrolet décide alors de reprendre sa carrière de pilote automobile (vice-champion de l'AAA National Championship car racing en 1917 et 1918) : avec ses jeunes frères Arthur Chevrolet et Gaston Chevrolet (également pilotes et mécaniciens), il crée la marque Frontenac, qu'il destine à la compétition et notamment aux 500 miles d'Indianapolis, l'épreuve reine du sport automobile américain. En quatre participations à l'Indy 500, Louis obtient son meilleur résultat avec une 7e place en 1919. En 1920, qualifié en première ligne, il est rapidement contraint à l'abandon mais se console largement avec la victoire de son frère Gaston, qui fait triompher la Frontenac familiale. Mais en fin d'année, Gaston se tue dans une épreuve en Californie, ce qui incite Louis à mettre un terme à sa carrière. Sa nouvelle marque, Frontenac, gagnera 2 fois les 500 miles d'Indianapolis dans les années 1920. Lui-même aura au total disputé 54 épreuves en AAA National Championship entre 1905 et 1920,

Dans les années 1920, il lance avec Arthur une entreprise de construction de moteurs d'avion, mais une dispute avec son frère, puis la crise de 1929 le ruinent. De retour chez Chevrolet en tant que simple mécanicien dans les usines de Détroit, il est affaibli par plusieurs attaques cérébrales et décède dans la misère en 1941.

Son buste a été mis en place à l'entrée du musée de l'Indianapolis Motor Speedway.

En octobre 2013, une sculpture en acier inoxydable poli miroir de huit tonnes et plus de cinq mètres réalisée par Christian Gonzenbach est inaugurée à La Chaux-de-Fonds[3].

Victoires en AAA National Championship[modifier | modifier le code]

(pour près de 25 podiums)

  • 1905: Morris Park course 1, Empire City et Brunots Island (sur Fiat);
  • 1909: Crown Point course 2, Lowell course 2 et Riverhead course 4 (sur Buick);
  • 1916: Uniontown (sur Frontenac);
  • 1917: Cincinnati, Chicago course 3, Sheepshead Bay et Ascot course 2 (sur Frontenac);
  • 1918: Uniontown course 4 et 6, ainsi que Chicago (sur Frontenac);
  • 1919: Tacoma courses 2 et 3 (sur Frontenac).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'Équipe 18/10/2011 p.18
  2. "Billy, Alfred, and General Motors: The Story of Two Unique Men, a Legendary Company, and a Remarkable Time in American History", par William PELFREY [1]
  3. « Un buste honore Chevrolet à La Chaux-de-Fonds. », sur Le Temps,‎ (consulté le 18 juillet 2014)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Pierre Barras, L'Aventure Louis Chevrolet, Porrentruy, éditions de l'Olifant. Préface de Juan Manuel Fangio.

Liens externes[modifier | modifier le code]