Chapelle Saint-Quenin de Vaison-la-Romaine

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Chapelle Saint-Quenin
de Vaison-la-Romaine
Le chevet triangulaire.
Le chevet triangulaire.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Chapelle
Rattachement Diocèse d'Avignon
Début de la construction XIIe siècle
Style dominant roman provençal
Protection Logo monument historique Classé MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Vaucluse
Ville Vaison-la-Romaine
Coordonnées 44° 14′ 41″ nord, 5° 04′ 10″ est

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Chapelle Saint-Queninde Vaison-la-Romaine

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Chapelle Saint-Queninde Vaison-la-Romaine

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Chapelle Saint-Queninde Vaison-la-Romaine

La chapelle Saint-Quenin est une chapelle romane située à Vaison-la-Romaine dans le département français de Vaucluse et la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Située dans le Comtat Venaissin, cette chapelle du XIIe siècle est nommée d'après saint Quenin, évêque de Vaison né au VIe siècle.

Elle constitue un des plus beaux exemples d'art roman provençal inspiré de l'antique, au même titre que l'église de Saint-Restitut, le prieuré du Val des Nymphes près de La Garde-Adhémar, la Cathédrale Notre-Dame des Doms d'Avignon, la chapelle Notre-Dame d'Aubune à Beaumes-de-Venise et l'église Notre-Dame-du-Lac du Thor.

Historique[modifier | modifier le code]

Avant les recherches archéologiques in situ de l'abbé Joseph Sautel, la forme triangulaire du chevet avait donné naissance à toute une série d'hypothèses quant à l'origine de la chapelle. Parmi les plus répandues, il y avait celles d'un ancien temple consacré à Diane, ou d'une construction romaine christianisée ou d'un sanctuaire carolingien.

L'inventeur du site de Vaison-la-Romaine a pu démontrer que cette chapelle était du XIIe siècle[1].

La chapelle Saint-Quenin fit partie de la première liste de monuments historiques français, la liste des monuments historiques de 1840, qui comptait 1034 monuments.

Le chevet triangulaire.

Architecture[modifier | modifier le code]

La décoration inspirée de l'antique (colonnes cannelées, pilastres cannelés, chapiteaux à feuilles d'acanthe, frise de rinceaux, frises d'oves) se concentre sur le chevet et la travée de chœur, la nef étant plus tardive.

Le chevet triangulaire[modifier | modifier le code]

Chacune des deux faces du chevet triangulaire est ornée aux angles de grandes colonnes cannelées et en son milieu d'un pilastre cannelé.

Colonnes et pilastres sont surmontés de magnifiques chapiteaux à feuilles d'acanthe qui supportent un impressionnant entablement à l'antique avec frise sous corniche.

Les trois bandeaux de l'architrave sont constitués d'un décor à l'antique fait de perles et pirouettes et la frise elle-même, constituée de petits panneaux décorés de figures géométriques.

Sur les pilastres, la frise s'orne de tableaux décorés de personnages aux diverses postures, homme au faucon, homme tenant un bâton, un autre appuyé sur une crosse, etc.

L'entablement à l'antique.

La travée de chœur[modifier | modifier le code]

Chaque façade de la travée de chœur est ornée de trois pilastres cannelés surmontés d'une frise et d'un entablement à l'antique.

La frise située sous la corniche, très abîmée, n'est pas inspirée de l'antique mais est purement romane : on distingue aux angles de cette frise des personnages romans de facture naïve.

Chapiteau à feuilles d'acanthe.
La travée de chœur.
Frise de la travée de chœur.
Pilastre de la travée de chœur.

La nef[modifier | modifier le code]

La nef, plus étroite que la travée de chœur, a été refaite au XVIIe siècle[2] grâce à l'aide notamment de Monseigneur Suarès, l'évêque de Vaison et dont les deux inscriptions et les blasons à l'intérieur de la chapelle rappellent la participation financière aux travaux.

Elle ne présente aucune décoration extérieure. La façade principale et les façades latérales sont soutenues par de puissants contreforts. La façade principale est surmontée d'un clocher-mur à une seule baie campanaire. Elle est ornée de deux bas-reliefs, probables remplois paléochrétiens, dont celui qui orne le dessus de la porte représente un vase d'où s'échappent des pampres de vigne et des grappes de raisin. Ce motif sera plus tard choisi par la ville pour armoiries.

Façades occidentale et méridionale.
Façades septentrionale et occidentale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul Clébert, Guide de la Provence mystérieuse, Éd. Tchou, Paris, 1972, p. 564.
  2. Serge Panarotto, Chapelles de Provence, Édisud, 2007, p.15

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Maurice Rouquette, Provence romane. La Provence rhodanienne. Tome 1, pp. 156-166, Éditions Zodiaque (collection « La nuit des temps » n°40), La Pierre-qui-Vire, 1980 (ISBN 978-2736901387)

Liens externes[modifier | modifier le code]