Prieuré du Val des Nymphes
| Prieuré du Val des Nymphes | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Type | Prieuré | |||
| Début de la construction | XIIe siècle | |||
| Style dominant | Art roman provençal | |||
| Protection | ||||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | |||
| Département | Drôme | |||
| Commune | La Garde-Adhémar | |||
| Coordonnées | 44° 23′ 39″ nord, 4° 46′ 29″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : Drôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Géolocalisation sur la carte : France
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Le prieuré du Val des Nymphes est une chapelle romane située près de La Garde-Adhémar dans le département français de la Drôme en région Rhône-Alpes.
Cette chapelle du XIIe siècle constitue un des plus beaux exemples d'art roman provençal inspiré de l'Antique, au même titre que la chapelle Saint-Quenin de Vaison-la-Romaine, l'église de Saint-Restitut, la cathédrale Notre-Dame-des-Doms d'Avignon, la chapelle Notre-Dame d'Aubune à Beaumes-de-Venise et l'église Notre-Dame-du-Lac du Thor.
Historique
[modifier | modifier le code]Essor
[modifier | modifier le code]Le site du Val des Nymphes, dont le nom viendrait du culte gallo-romain aux déesses nymphes installé près des sources qui arrosent le site, présente plusieurs marques de cette occupation antique. Plusieurs objets trouvés sur place sont actuellement visibles dans l'église Saint-Michel de La Garde-Adhémar : autel votif aux nymphes[1], cippe avec une dédicace aux mannes, partie d'autel de sacrifice servant de table d'autel christianisé, d'abord au prieuré puis, aujourd'hui dans l'église paroissiale Saint-Michel. On trouve également des bassins monolithes[note 1]. Paradoxalement les parties fouillées autour du prieuré ne retrouvent pas de traces de l'habitat antique. Occupé au haut Moyen Âge, il constitue, à cette époque, le principal site de peuplement de la commune de La Garde-Adhémar. Il est christianisé entre le Ve et le VIIe siècle : y subsistent encore des vestiges enterrés de l'église mérovingienne Saint-Martin et des nécropoles chrétiennes[2].
Dans ce site déjà densément peuplé, les Bénédictins de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus fondent un prieuré vers le XIe siècle.

Déclin
[modifier | modifier le code]À partir du XIIIe siècle, la population se déplaça vers le bourg castral fortifié de La Garde-Adhémar.
Le prieuré du Val des Nymphes semble également déserté dès le XIVe siècle par les moines qui se réfugient à l'intérieur des remparts. Parmi les quatre églises du Val des nymphes qui existaient au début du XIIe siècle, seule l'église priorale Notre Dame survécut.
Donnée par une bulle du pape Paul III du à l'église collégiale de Grignan, elle est régulièrement entretenue par la communauté villageoise jusqu'à la Révolution.
Au XIXe siècle, elle fut abandonnée et tomba en ruines : sa voûte s'écroula.
Classement et restauration
[modifier | modifier le code]La chapelle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1889[3].
L'édifice fut restauré en 1991 par les Monuments historiques et retrouva une couverture.
Architecture
[modifier | modifier le code]La façade
[modifier | modifier le code]La partie inférieure de la façade occidentale date du XIe siècle : elle est faite de moellons et présente de beaux chaînages d'angle.
La partie supérieure, plus tardive, date de la fin du XIIe siècle[4] et est faite de pierres de taille en moyen appareil.
Elle est ornée d'un remarquable triplet qui constitue un bel exemple d'art roman provençal inspiré de l'antique. Dans l'architecture chrétienne, un tel triplet est le symbole de la Trinité[note 2].
Ce triplet est constitué de deux baies surmontées d'un arc en plein cintre encadrant une baie surmontée d'un arc en mitre. La baie centrale, plus haute que les baies latérales, est ornée d'un oculus à quadruple voussure et encadrée de pilastres cannelés surmontés de chapiteaux à feuilles d'acanthe.
Le triplet présente quelques marques de tâcheron dans le bas de la baie centrale et de la baie de droite.
La façade est contrebutée par d'impressionnants contreforts ajoutés au XVIIe siècle[4].
- La façade
- Façade.
- Triplet ornant la façade supérieure.
- Baie centrale du triplet.
Le portail
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Le portail, renfoncé, est orné d'une archivolte constituée de quatre voussures dont deux sont ornées d'une frise.
Le chevet et l'abside
[modifier | modifier le code]Le chevet, constitué de pierres de taille reposant sur plusieurs assises de moellons, ne présente aucune décoration.
L'abside, voûtée en cul-de-four, comprend deux impressionnantes rangées d'arcades superposées : la rangée supérieure repose sur d'élégantes colonnes à chapiteaux à feuilles d'acanthe et l'inférieure sur de puissants pilastres à chapiteaux.

Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ L'usage de ces bassins fait encore débat.
- ↑ Pour Marcellin Babey dans Constantin le Grand à Tournus.Etude iconographique de la galilée de l’abbatiale Saint-Philibert l'architecture romane des fondations de l'abbaye dz Saint Philibert font régulièrement référence à Constantin le Grand et à son arc de triomphe[5].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Autel aux mères nymphes », notice no PM26000105, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ François Vaireaux, « La Garde-Adhémar – Val des Nymphes », Archéologie de la France - Informations Auvergne-Rhône-Alpes Drome, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Notice no PA00116950, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- 1 2 Guy Barruol et Jean-Maurice Rouquette, Promenades en Provence romane, Éditions Zodiaque, , p. 72.
- ↑ Marcel Babey, « Constantin le Grand à Tournus. Etude iconographique de la galilée de l'abbatiale Saint-Philibert », Artibus et Historiae; Cracow, no 72, , p. 9-61,353,357 (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressource relative à l'architecture :