Sautron

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Sautron
L'hôtel de ville.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Saint-Herblain-1
Intercommunalité Nantes Métropole
Maire
Mandat
Marie-Cécile Gessant
2014-2020
Code postal 44880
Code commune 44194
Démographie
Gentilé Sautronnais, Sautronnaise(s)
Population
municipale
7 350 hab. (2014 en augmentation de 7.3 % par rapport à 2009)
Densité 425 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 15′ 52″ nord, 1° 40′ 00″ ouest
Altitude Min. 25 m – Max. 80 m
Superficie 17,28 km2
Localisation

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Liens
Site web sautron.fr

Sautron est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Elle fait également partie du Pays nantais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de Sautron dans le département de la Loire-Atlantique

Localisation et situation[modifier | modifier le code]

Sautron est situé à 10 km au nord-ouest de Nantes, à proximité de la route nationale 165.

Les communes limitrophes sont Vigneux-de-Bretagne, Orvault, Saint-Herblain et Couëron.

Selon le classement établi par l'Insee, Sautron est une commune urbaine, une des 24 communes de banlieue de l'unité urbaine de Nantes ; elle fait donc partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

La ville s’étend sur un peu plus de 17 km2.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le territoire communal s’articule autour de l’ancienne route nationale reliant Nantes à Vannes, devenue route départementale 965. Le centre-ville s’est développé autour de cet axe avec de nombreux commerces, la Halle de la Linière, la Gendarmerie, les services municipaux et toutes les infrastructures communales (deux écoles publiques, une école privée et de nombreux équipements sportifs, associatifs et culturels).

Au Nord et au Sud de cet axe, l’urbanisme est en grande majorité pavillonnaire et résidentiel, parsemé de grands espaces verts. Le Nord du territoire est rural. La vallée du Cens accueille encore sept exploitations agricoles, et plusieurs sentiers de randonnée ont été aménagés, offrant ainsi de nombreuses possibilités de balades à pied et à vélo.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sautron, n'est cité, par les historiens, qu'en 1025, au sujet de sa forêt[1].

Au XIe siècle, le comte Budic et son épouse Adois, donnèrent le domaine de Bois-Garand à un monastère de femmes, afin d'y construire une prieuré pour disposer d'un service religieux convenable lors de ses parties de chasse à courre.

François II aurait fait édifier en 1464 à Bongarant une chapelle en granit, entourée d'un cimetière, et qu'il dédia à la Vierge en raison d'une guérison miraculeuse, à la suite d'un grave accident de chasse[1].

Vincent Charron, un membre du clergé de la cathédrale de Nantes, écrit dans son livre (publié vers 1637), que: « François, second du nom, Duc de Bretagne, fit bâtir, auprès de la forêt de Sautron, qui est à deux lieues de Nantes, une très belle chapelle en l'honneur de la Sainte Vierge, Mère de Dieu, à laquelle il était fort dévôt afin d'y entendre toujours la Sainte Messe lorsqu'il allait à la chasse de ce côté-là.."[2] p. 374 Le 6 juin de l'an 1464 (ou 1474, d'après le recteur Domallain), le Coadjuteur de Rennes, portant le titre d'évêque de Sinople, inaugura la chapelle: car le Duc François II, était en désaccord avec l'évêque de Nantes.

Au début, la prieuré se nommait Boyas-Garand. Puis, au fil des siècles, son nom s'est transformé en Boisgondran, Bois-Garand puis enfin Bongarant.

Parmi les pèlerins venus à Bongarant, l'on peut citer Charles, duc de Berry, frère de Louis XI, qui y passa en juin 1467 et Anne de Bretagne, fille de François II.[1]

Autour de la chapelle naîtra un village. Et, tout près, le Bois-Thoreau (ou Boistaureau), qui restera propriété du duc de Bretagne jusqu'en 1492.

La forêt de Sautron a commencé alors à reculer, mais Jean V le Sage, François Ier, Pierre II, Arthur III et François II y auront sans doute chassé.

À la mort de la duchesse Anne de Bretagne au château de Blois, le 9 janvier 1514, la Bretagne indépendante disparut et Sautron devient alors un diocèse, car la paroisse appartenait à l'évêque de Nantes. En réalité, c'est depuis 1275 déjà et jusqu'en 1790, que Sautron appartient à l'évêque[1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est attestée sous la forme Sul Traon au Xe siècle[Informations douteuses] [?] et sous sa forme latinisée Salteronam[3] et Salterona dès 1123, puis sous celle de Sautron en 1277, et Saultron en 1486[4].

Son nom en breton est Saotron[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Sautron appartient au canton de Saint-Herblain-1 formé des communes de Couëron (issue de l'ancien canton de Saint-Étienne-de-Montluc) et de Sautron (issue de l'ancien canton d'Orvault), ainsi que de l'ancien canton de Saint-Herblain-Ouest-Indre (formée des communes d'Indre et de l'ouest de celle de Saint-Herblain). Il est entièrement inclus dans l'arrondissement de Nantes. Le bureau centralisateur est situé à Saint-Herblain. Depuis mars 2015, Hervé Corouge et Carole Grelaud sont les conseillers départementaux.

La commune est rattachée à l'arrondissement de Nantes et à la 1re circonscription de la Loire-Atlantique, dont le député est François de Rugy depuis 2007.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1793 Thomas Bernard    
1793 1796 Hilaire Caille    
1796 1797 Jacques Mégraud    
1797 1798 Jean-Baptiste Bernard    
1798 1804 M. de Lisle du Fief    
1804 1807 Jacques Mégraud    
1807 1809 Joseph Mabit    
1809 1830 Charles Gesbert   médecin
1830 1833 Louis Phelippe-Beaulieu    
1833 1835 Joseph Cormerais    
1835 1841 Jean Moreau    
1841 1847 Guillaume Mabilais    
1847 1865 Pierre des Dosdières    
1865 1870 Jean Chatelier    
1870 1881 Paul Thibaud    
1881 1908 Adolphe Naux père    
1908 1910 Adolphe Naux fils    
1910 1929 René Naux    
1929 1935 Henri Brochard    
1935 1944 René Naux    
1944 1945 Charles Borien    
1945 1945 Henri Brochard    
1945 1964 Léonce de Gibon père    
1964 1965 Léonce de Gibon fils    
1965 1995 François Baudry Divers droite  
1995 2008 Claude Brétécher[Note 1] Divers droite inspecteur d'assurance - 4 fois élu régional
2008 en cours Marie-Cécile Gessant[Note 2] Divers droite cadre infirmier - Conseillère régionale depuis 2015
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la métropole Nantes Métropole. Elle dépend du pôle Erdre-et-Cens qui administre un territoire bordé par le Cens au sud et l'Erdre au nord-ouest, et qui couvre les communes de La Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Sautron, et le quartier Nantes Nord.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune est jumelé avec Machen, Pays de Galles, Royaume-Uni.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 3].

En 2014, la commune comptait 7 350 habitants, en augmentation de 7,3 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
919 835 977 867 930 953 925 1 003 1 035
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 025 1 018 1 062 992 999 990 1 127 1 067 1 061
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 008 1 016 996 911 916 885 878 944 1 022
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
1 216 1 333 2 849 4 692 6 026 6 818 6 806 6 989 7 350
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (30,2 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[10],[11],[12]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,3 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[10],[11],[12].

Pyramide des âges à Sautron en 2013 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90 ans ou +
0,6 
7,9 
75 à 89 ans
9,4 
20,8 
60 à 74 ans
21,6 
24,0 
45 à 59 ans
24,5 
13,6 
30 à 44 ans
14,9 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
16,8 
0 à 14 ans
14,4 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • l'église Saint-Jacques et Saint-Philippe (XVe siècle, 1840) ;
  • le château des croix (XIXe siècle) ;
  • la chapelle de Bongarant (XVe siècle) ;
  • la maison des pèlerins (XVe siècle) ;
  • le logis de la Linière (XVIIe siècle-XVIIIe siècle) ;
  • l'ancien manoir de Boistaureau ;
  • l'ancien manoir de la Thomasière...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001.
  2. Réélue en 2014.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d « Sautron », sur infoBRETAGNE.com (consulté le 29 août 2016)
  2. Vincent Charron, « Kalendrier Historial » de la Glorieuse Vierge Marie, Mère de Dieu,
  3. Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t.LXI, 1984, p. 35.
  4. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Sautron 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 16 décembre 2016).
  10. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Sautron - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  11. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  12. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  13. « MONSIEUR NICOLAS OUEDEC », sur societe.com
  14. « Eddy CAPRON », sur http://copainsdavant.linternaute.com/
  15. « Sautron On est allé faire un tour chez Maxime Bossis, ex-pilier du FC Nantes », sur presseocéan.fr,