Rusyns

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Rusyns ou Carpato-ruthènes

Populations importantes par région
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 33 482 (2011)[1]
Drapeau de la Serbie Serbie 14 246[2]
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 10 183 (2008)[3]
Drapeau des États-Unis États-Unis 8 934 (2010)[4]
Drapeau de la Hongrie Hongrie 3 882 (2011)[5]
Drapeau de la Croatie Croatie 2 879 (2001)[6]
Drapeau de la Tchéquie Tchéquie 1 109[7]
Population totale 60 000-80 000 (est.)
Autres
Langues rusyn, ukrainien, russe, slovaque
Religions Greco-catholicisme majoritaire, minorités orthodoxes,
Ethnies liées Slaves orientaux (en particulier Ukrainiens, Lemkos, Boykos, Houtsoules)

Drapeau ethnique de Rusyns (créé en 2007).

Les Rusyns sont un groupe ethnique ukrainien, locuteur du parler rusyn (ou carpato-ruthène) de la langue ukrainienne, vivant dans les Carpates polonaises, slovaques et ukrainiennes, mais aussi dispersés par l'exode rural ailleurs en Ukraine et en Europe[8]; ces montagnards présentent en outre des particularités vestimentaires, culinaires, musicales, coutumières et architecturales[9]. Podkarpatskije Rusiny et Ja Rusyn byl jesm' i budu sont considérés comme les deux chants nationaux rusyns.

Localisation[modifier | modifier le code]

Les Rusyns ont traditionnellement habité les Carpates orientales, et vivent encore dans ces régions, notamment en Ruthénie subcarpatique. Il y a en outre des communautés rusynes en Slovaquie (région de Prešov), de même qu'en Serbie (particulièrement en Voïvodine - voir aussi Groupes ethniques de Voïvodine), en Croatie (en Slavonie). D'autres Rusyns ont émigré dans les régions nord de la Bosnie-Herzégovine.

De nombreux Rusyns ont aussi émigré aux États-Unis et au Canada, où vit une importante diaspora ukrainienne.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Les Rusyns sont aussi désignés à partir des endonymes ukrainiens Русын et Русняк par les formes francisées : Roussins, Russins, Rusins, Roussniaks, Russniaks, Rusniaks, Rousniaques ou Rusniaques, ou à partir de l'exonyme allemand Karpathen-Ruthenen par les formes francisées : Carpato-ruthènes, Ruthènes carpatiques ou carpathiques. La racine de tous ces termes remonte à la Rus' de Kiev dont le nom remonte au scandinave Róðslagen (« pays du gouvernail », au sens de la navigation fluviale)[10],[11].

Le terme « Ruthènes » avait au XIXe siècle et au début du XXe siècle un sens bien plus large et servait, surtout en Autriche-Hongrie, à désigner toutes les populations ukrainiennes de cet empire. Dans l'Empire russe, les Ukrainiens étaient désignés comme Petits-Russes, Petits-Russiens ou Malorusses, tandis que les Biélorusses apparaissaient comme Blancs-Russes, Blancs-Russiens ou Bélarusses et les Russes comme Grands-Russes, Grands-Russiens ou Vélicorusses[12].

Homophonie[modifier | modifier le code]

Historiquement, les Rutènes étaient une tribu gauloise occupant les territoires des actuels départements du Tarn et de l'Aveyron (les habitants de Rodez - préfecture de l'Aveyron - s’appellent aujourd'hui encore « ruthénois »).

Langue[modifier | modifier le code]

Le rusyn est un parler régional ukrainien, avec des influences slovaques mais parfaitement compréhensible pour tous les ukrainophones. Aujourd'hui, la grande majorité des Rusyns se reconnaissent comme Ukrainiens mais certains d'entre eux, ainsi que divers auteurs, se basant sur leurs particularités et arguant qu'une ethnie est une « construction imaginaire » fondée sur « des traits historiques propres qui la distinguent de ses voisins même s'ils parlent plus ou moins la même langue et même si leurs origines sont communes »[13], les considèrent comme une ethnie slave orientale distincte des Ukrainiens[14].

Dans l'ethnographie soviétique et aujourd'hui russe, on retrouve pour d'autres populations cette position qui multiplie les « nationalités » (национальность) en les distinguant par diverses particularités locales, même si le groupe concerné partage davantage de traits communs (langue, histoire, musique, traditions…) avec un peuple voisin : c'est le cas pour les Caréliens distingués des Finnois, les Moldaves distingués des Roumains, les peuples turcs d'Asie centrale distingués entre eux, ou pour les Oïrats et les Bouriates distingués des Mongols[15].

Depuis 1995, la langue rusyne a été reconnue et codifiée comme langue minoritaire en Slovaquie (dans les communes habitées par 20 % de Rusyns ou plus). En Voïvodine serbe, le rusyn a reçu un statut officiel et est codifié ; comme sa variante dolinyanine (« des plaines ») locale présente quelques différences par rapport a la variante verkhovine (« montagnarde ») de Ruthénie subcarpatique, elle peut être considérée comme une « micro-langue » distincte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Rusyns comme groupe ethnique n'ont pas constitué d'État indépendant, mais en tant qu'Ukrainiens, ils ont pris une part importante dans l'histoire de la Principauté de Galicie-Volhynie (XIIe et XIVe siècles) et des éphémères républiques ruthènes de 1919 (Ukraine occidentale, Pays houtsoule) et de 1938. Leur terroir d'origine, les Carpates nord-orientales, s'est trouvé durant dix siècles (Xe et XXe siècles) à cheval sur les royaumes slaves du versant nord (Kiévie, Pologne-Lituanie puis Galicie des Habsbourg) et le royaume hongrois du versant sud. Après 1918 et la dislocation de l'Empire austro-hongrois la Pologne s'étendit sur le versant nord, et la Tchécoslovaquie sur le versant sud, jusqu'à ce qu'à l'issue de la Seconde Guerre mondiale, l'Union soviétique annexe la Ruthénie subcarpathique et la rattache à la République socialiste soviétique d'Ukraine en 1945[16]. Depuis 1991, la majorité des Rusyns vivent en Ukraine indépendante, et leur sentiment d'appartenance à ce pays s'est renforcé en proportion des aléas du conflit russo-ukrainien commencé en 2014.

Certains ethnographes considèrent les Lemkos, les Boykos, les Houtsoules, les Verkhovinets (« montagnards ») et les Dolinyanins (« des plaines ») comme des Rusyns. En fait, comme le reste des habitants de l'actuelle Ukraine occidentale, ces peuples se sont nommés eux-mêmes Rusyns, au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Des groupes minoritaires de Rusyns se considèrent comme différents des Ukrainiens mais selon les recensements ukrainiens[17] une large majorité de ceux vivant en Ukraine déclarent leur ethnicité comme ukrainienne. Près de 10 100 personnes, soit 0,8 % de l'oblast de Transcarpatie se déclarent Rusyns et 1 010 000 d'entre eux se considèrent Ukrainiens[3]. Des recherches furent menées par l'université de Cambridge pendant le pic de rusynisme des années 1990, consécutif à la dislocation de l'URSS. Ces recherches se concentrèrent sur cinq régions particulières de l'Oblast de Transcarpatie, au particularisme le plus fort : elle montrèrent que seulement 9 % de la population se considérait comme différente des autres Ukrainiens[18].

Le sentiment national rusyn, appelé rusynisme, est beaucoup plus fort parmi les groupes rusyns vivant hors du territoire ukrainien, en Pologne, en Slovaquie et parmi les émigrants aux États-Unis et au Canada. Un recensement en 2001 y a dénombré 24 000 personnes qui se considéraient Rusynes, contre 11 000 comme Ukrainiennes[19]. Les Rusyns Dolinyanins de Serbie, qui y ont immigré durant la période austro-hongroise, se définissent aussi comme des Rusyns. Au XIXe siècle et au début du XXe, quelques-uns se sont ré-installés en Voïvodine serbe et en Slavonie croate. D'autres Rusyns encore ont migré dans les régions septentrionales de l'actuelle Bosnie-Herzégovine, et nombre d'entre eux se définissent comme Ukrainiens. Jusqu'au recensement de 1971 en Yougoslavie, les Ukrainiens (en serbe: Украјинци, Ukrajinci) et les Rusyns (en serbe : Русини, Rusini) de ces régions ont été enregistrés comme « Rusyns et Ukrainiens ».

Religion[modifier | modifier le code]

La période où les ancêtres des Rusyns sont passés de la mythologie slave au christianisme est débattue, mais elle semble antérieure à la séparation des Églises d'Orient et d'Occident de 1054 et pourrait remonter aux mission des « apôtres des Slaves », Cyrille et Méthode. Quoi qu'il en soit, ceux de l'ouest, notamment en Pologne, ont adopté la forme catholique tandis que ceux de l'est adoptaient la forme orthodoxe. Entre les deux, depuis l'Union de Brest en 1596 et l'Union d'Oujhorod en 1646, s'est constituée l'Église grecque-catholique ukrainienne qui garde en partie la liturgie en vieux-slave et beaucoup de rites de l'Église orthodoxe, dont le fait d'ordonner prêtres des hommes mariés. Cette église a été interdite et particulièrement ciblée par les persécutions de la période soviétique[20].

Les Rusyns de Croatie sont dans l'obédience de l'éparchie de Krizevtsi, ceux de Serbie de l'exarchat de Rousski Krestour et ceux de Hongrie de l'exarchat apostolique de Michkolts, ceux de Slovaquie de l'Église grecque-catholique slovaque, ceux de Tchéquie de l'exarchat apostolique de Tchéquie et ceux d'Ukraine dans le diocèse ruthène de Moukatchève.

Les Rusyns de Slovaquie et de Tchéquie sont membres de l'Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, ceux de Pologne de l'Église orthodoxe de Pologne et ceux d'Ukraine sont sous la juridiction de l'éparchie[21] de Moukatchève de l'Église orthodoxe ukrainienne (patriarcat de Moscou), mais depuis l'intensification du conflit russo-ukrainien en 2022, de plus en plus de paroisses choisissent l'obédience de l'Église orthodoxe d'Ukraine (autocéphale, reconnue par Constantinople mais non par Moscou, ce qui a d'ailleurs créé en 2018 un schisme entre ces deux patriarcats[22]).

Les Rusyns de la diaspora d'Occident furent séparés par le rideau de fer de l'Église orthodoxe de leur patrie ancestrale, affiliée par l'URSS au Patriarcat de Moscou. Aux États-Unis, l'Église orthodoxe carpato-ruthène américaine faisait partie de l'Église orthodoxe en Amérique (Orthodox Church in America, OCA), sous l'obédience de Constantinople. Lorsque l'OCA fut reconnue comme église autocéphale par le Patriarcat de Moscou en 1970, beaucoup de paroisses ukrainiennes s'en détachèrent et se mirent sous la juridiction directe de Constantinople. Selon Paul Robert Magocsi, il y avait approximativement 690 000 croyants Rusyns aux États-Unis, dont 320 000 catholiques, 270 000 orthodoxes et 100 000 protestants[23].

Personnalités ruthènes[modifier | modifier le code]

Les parents de l'acteur américain Charles Bronson (né Buczynski) sont des Ashkenazes originaires de Ruthénie subcarpatique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (sk) « Permanently resident population by nationality and by regions and districts » [archive du ] [PDF], Statistical Office of the Slovak Republic,
  2. (sr) « sr:Становништво према националној припадности » [« Population by ethnicity »] [archive du ], Serbian Republic Institute of Statistics
  3. a et b (uk) « uk:Чисельність осіб окремих етнографічних груп украінського етносу та їх рідна мова » [« Number of persons individual ethnographic groups of the Ukrainian ethnicity and their native language »], sur ukrcensus.gov.ua,‎ (consulté le ) Карта говорiв української мови, 10.10.2008; Энциклопедический словарь: В 86 томах с иллюстрациями и дополнительными материалами. Edited by Андреевский, И.Е. − Арсеньев, К.К. − Петрушевский, Ф.Ф. − Шевяков, В.Т., s.v. Русины. Online version. Вологда, Russia: Вологодская областная универсальная научная библиотека, 2001 (1890−1907), 10.10.2008; Ethnologue: Languages of the World. Edited by Gordon, Raymond G., Jr., s.v. Rusyn. Fifteenth edition. Online version. Dallas, Texas, U.S.A.: SIL International, 2008 (2005), 10.10.2008; « Eurominority: Peoples in search of freedom. Edited by Bodlore-Penlaez, Mikael, s.v. Ruthenians. Quimper, France: Organization for the European Minorities, 1999–2008 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), 10.10.2008
  4. « Total ancestry categories tallied for people with one or more ancestry categories reported, 2010 American Community Survey, 1-Year Estimates », Bureau du recensement des États-Unis (consulté le )
  5. Population by nationality, mother tongue, language spoken with family members or friends and affinity with nationalities’ cultural values - official 2011 census data
  6. (hr) « STANOVNIŠTVO PREMA NARODNOSTI, PO GRADOVIMA/OPĆINAMA, POPIS 2001 » [« Population by ethnicity in cities and municipalities, 2001 Census »], State Institute for Statistics of the Republic of Croatia.
  7. « Rusínská národnostní menšina » (consulté le )
  8. [Magocsi (2015), p. 1-14]
  9. Paul Robert Magocsi, (en) A History of Ukraine, University of Toronto Press 1996, (ISBN 0-8020-0830-5) et (avec Ivan I. Pop) Encyclopedia of Rusyn History and Culture, University of Toronto Press 2002 (ISBN 0-8020-3566-3)
  10. Chronique de Nestor, naissance des mondes russes, éd. Anacharsis, 2008.
  11. Régis Boyer, Vikings et varègues : histoire, mythes, dictionnaire, éd. R. Laffont, 2008.
  12. Frank Kämpfer, (de) « Ostslaven » in Lexikon des Mittelalters, tome 6, éd. Artemis & Winkler, Munich et Zürich 1993, (ISBN 3-7608-8906-9).
  13. Ernest Geller, (en) Soviet and Western Anthropology (1980), Nations et Nationalisme (1983) et Le Nationalisme (1997)
  14. Paul Robert Magocsi, (en) Of the Making of Nationalities There is no End (2 volumes), Columbia University Press, New-York 1999, The roots of ukrainian nationalism : Galicia as Ukraine's Piedmont, University of Toronto Press 1999, (ISBN 0-8020-4738-6) et (avec Ivan I. Pop) Encyclopedia of Rusyn History and Culture, University of Toronto Press 2002 (ISBN 0-8020-3566-3).
  15. L. Perchik, préface à l'édition anglaise de 1932 de Comment le gouvernement soviétique résout la question nationale (texte officiel soviétique [1]).
  16. Cezary Chlebowski ([2]), (pl) Wachlarz, 1983.
  17. [3]
  18. Natalya Beltser, Institut Pylyp Orlyk pour la Démocratie, Kiev, Ukraine - Political and Ethno-Cultural Aspects of the Ruthènes’ problem : A Ukrainian Perspective « Copie archivée » (version du 10 septembre 2006 sur l'Internet Archive).
  19. Recensements slovaques de 2001 et de 1991 : [4]
  20. Lidiya Houbytch et Svitlana Hourkina, Persécutés pour la Vérité : les gréco-catholiques ukrainiens derrière le rideau de fer, Lviv, Université catholique d'Ukraine, 2018 et Staline a voulu la fin de l’Église gréco-catholique d'Ukraine.
  21. (ru) « Українська Православна Церква »,‎ (consulté le ).
  22. « Religion : un schisme chez les orthodoxes », euronews,‎ (lire en ligne, consulté le )
  23. Our People : Carpatho-Rusyns and Their Descendants in North America, 1994.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alexander Bonkáló, The Rusyns, New York, Columbia University Press, (lire en ligne)
  • István Csernicskó et Csilla Fedinec, « Language and Language Policy in Transcarpathia between the Two World Wars », Minority Studies: Demography, Minority Education, Ethnopolitics, vol. 18,‎ , p. 93-113 (lire en ligne)
  • Chlebowski, Cezary (1983). "Wachlarz" : monographie sur l'organisation de diversion de l'armée nationale (AK) - - (Wachlarz: Monografia wydzielonej organizacji dywersyjnej Armii Krajowej : wrzesien 1941-marzec 1943), Instytut Wydawniczy Pax. (ISBN 83-211-0419-3)
  • Dyrud, Keith P. (1992). La quête de l'âme ruthène : les politiques de la Religion et de la Culture en Europe centrale et en Amérique, 1890-Première guerre mondiale (The Quest for the Rusyn Soul: The Politics of Religion and Culture in Eastern Europe and in America, 1890-World War I), Balch Institute Press. (ISBN 0-944190-10-3)
  • ed. by Patricia Krafeik (1994). Les Ruthènes (The Rusyns), Eastern European Monographs. (ISBN 0-88033-190-9)
  • Nadiya Kushko, « Literary Standards of the Rusyn Language: The Historical Context and Contemporary Situation », The Slavic and East European Journal, vol. 51, no 1,‎ , p. 111-132 (lire en ligne)
  • Magocsi, Paul Robert (1978). Formation d'une identité nationale : la Rus' sub-carpatique, 1848-1948 (Shaping of a National Identity: Subcarpathian Rus', 1848-1948, Harvard University Press. (ISBN 0-674-80579-8)
  • Magocsi, Paul Robert (1988). Études carpato-ruthènes : une bibliographie annotée (V. 1: Bibliothèque de Lettres de Référence Garland) (Carpatho-rusyn Studies: An Annotated Bibliography (V. 1: Garland Reference Library of the Humanities)), Garland Publishing. (ISBN 0-8240-1214-3)
  • Magocsi, Paul Robert (1994). Notre peuple : Les Carpato-Ruthènes et leurs descendants en Amérique du Nord (Our People: Carpatho-Rusyns and Their Descendants in North America), Society of Multicultural Historical. (ISBN 0-919045-66-9)
  • Magocsi, Paul Robert (1994). Les Ruthènes de Slovaquie (The Rusyns of Slovakia), East European Monographs. (ISBN 0-88033-278-6)
  • Magocsi, Paul Robert (1996). Une nouvelle nation slave est née (A New Slavic Nation is Born), East European Monographs. (ISBN 0-88033-331-6)
  • Magocsi, Paul Robert (1999). Études carpatho-ruthènes : une bibliographie annotée, 1985-1994, Vol. 2 (Carpatho-rusyn Studies: An Annotated Bibliography, 1985-1994, Vol. 2), Columbia University Press. (ISBN 0-88033-420-7)
  • Magocsi, Paul Robert (2000). La construction des nationalités n'a pas de fin (Of the Making of Nationalities There Is No End), East European Monographs. (ISBN 0-88033-438-X)
  • Magocsi, Paul Robert, Sandra Stotsky and Reed Ueda (2000). Les Américains carpatho-ruthènes (l'expérience d'un immigrant) (The Carpatho-rusyns Americans (Immigrant Experience)), Chelsea House Publications. (ISBN 0-7910-6284-8)
  • Magocsi, Paul Robert (2002). Encyclopédie de l'histoire et de la culture ruthène (Encyclopedia of Rusyn History and Culture, University of Toronto Press. (ISBN 0-8020-3566-3)
  • Magocsi, Paul Robert (2006). Études carpatho-ruthènes : une bibliographie annotée, Vol. 3, 1995-1999 (Carpatho-rusyn Studies: An Annotated Bibliography, 1995-1999, Vol. 3), East European Monographs. (ISBN 0-88033-531-9)
  • Paul R. Magocsi, With Their Backs to the Mountains: A History of Carpathian Rus' and Carpatho-Rusyns, Budapest-New York, Central European University Press, (lire en ligne)
  • Mayer, Maria, traduction de Janos Boris (1998). Ruthènes de Hongrie : Développements politique et social (Rusyns of Hungary: Political and Social Developments, 1860-1910, Eastern European Monographs. (ISBN 0-88033-387-1)
  • Petrov, Aleksei (1998). La Rus' médiévale des Carpates la plus vieille documentation sur l'Église carpatho-ruthène et l'Éparchie (Medieval Carpathian Rus': The Oldest Documentation about the Carpatho-rusyn Church and Eparchy), Eastern European Monographs. (ISBN 0-88033-388-X)
  • Rusinko, Elaine (2003). Littérature et Identité dans la Rus' subcarpatique (Straddling Borders: Literature and Identity in Subcarpathian Rus'), University of Toronto Press. (ISBN 0-8020-3711-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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