Linguicide

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Le linguicide est l'élimination concertée d'une ou de plusieurs langues par des mesures politiques explicites. Les États, sans prendre de mesures administratives, disposent de plusieurs instruments d'exécution dont les plus connus sont l'armée, l'école et les médias[1]. Le phénomène de mort des langues peut aussi coïncider avec un ethnocide, c'est-à-dire la mort d'une langue et d'une culture[1].

Le terme est utilisé entre autres par Claude Hagège[1].

Description[modifier | modifier le code]

Pour un État, mener une politique linguistique linguicide consiste :

    • à inciter les locuteurs d'une langue (généralement différente des langues officiellement reconnues par cet État) à ne pas transmettre leur langue à leur progéniture,
    • à ne pas assurer l'enseignement dans une langue de cet État,
    • à ne pas permettre l'usage public d'une langue,
    • à promouvoir exagérément une langue voisine ou géographiquement voisine de celle à faire disparaître.[réf. nécessaire]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Amir Hassanpour, "The politics of A-political Linguistics: Linguists and Linguicide", in Rights to Language: Equity, Power, and Education, Robert Phillipon ed., Routledge, 2000, 320 p., pp. 33-39 (linguicide de la langue kurde)
  • Djamila Saadi-Mokrane, "The Algerian Linguicide", in Algeria in Others' Languages, Anne-Emmanuelle Berger ed., Cornell University Press, Ithaca and London, 2002, 246 p., pp. 44-58

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Claude Hagège, Halte à la mort des langues, Paris, Éditions Odile Jacob, coll. « Poches Odile Jacob, 98. », , 381 p. (ISBN 2738111823 et 9782738111821, OCLC 398102058), p. 119 à 144

Voir aussi[modifier | modifier le code]