Costume breton

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Théodore Botrel et Hélène Lutgen dite « Léna » portant le costume traditionnel de la région de Pont-Aven vers 1900.
Galerie de costumes en usage au XIXe siècle publiée dans Geschichte des Kostüms d'Adolph Rosenberg (1905)

Le costume breton désigne les différents modèles de vêtements portés en Bretagne, comme vêtements de cérémonie ou de fête ; les vêtements de tous les jours présentaient moins d'originalité même s'ils avaient aussi des caractéristiques locales ou professionnelles.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les gens du peuple avaient en effet trois catégories d'habits : la tenue de travail, l'habit du dimanche et le costume de cérémonie. L'abrogation des lois somptuaires lors de la Révolution française et le développement économique des populations rurales ont favorisé l'expression populaire en matière de costume. La circulation et la disponibilité des matériaux textiles, ainsi que la chute de leur coût du fait de la révolution industrielle engendrent l’explosion rapide des guises coutumières et leur diversification. On assiste alors à une expansion des costumes paysans de fête[1].

Depuis la fin du XXe siècle, le costume breton est porté à l'occasion de manifestations religieuses exceptionnelles telles que les pardons, ou de manifestations culturelles auxquelles participent les cercles celtiques. On parle alors de costume traditionnel ou folklorique. Les usages du costume breton[2] historique ou créé pour des représentations scéniques ou artistiques ont ainsi évolué si bien qu'aujourd'hui, le costume disparu de la vie courante[3].


Diversité des modes vestimentaires[modifier | modifier le code]

Les vêtements collectés à partir du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le costume a évolué au cours du temps, avec une forte différenciation locale au XIXe siècle, qui s'est accentuée jusqu'à la Première Guerre mondiale. Les styles sont variés car ils se différencient parfois d'une commune à l'autre[4]. « À l'obsession paranoïaque de l'uniformité républicaine répondit une obsession réflexe de la singularité. C'est au XIXe siècle que le costume breton se diversifia : chaque bourg, chaque village, chaque quartier de ville mit son point d'honneur à se distinguer du voisin par le jeu des broderies et des couleurs. Et même chaque condition, chaque caste, chaque profession, chaque âge... » [5]. Cette diversité se retrouve dans un proverbe breton « Kant bro, kant giz » : « cent pays, cent modes (vestimentaires) [Note 1]. » Cet épanouissement débuta après que la Révolution française eut aboli les lois somptuaires qui, sous l'Ancien Régime, limitaient l'inventivité autour du luxe.

Le mouvement cessa avec les costumes uniformément noirs (les seuls autorisés en cas de veuvage) imposés par le massacre de 1914-1918. « La Bretagne entrait dans la modernité à la force des baïonnettes » [5].

Les tenues féminines étaient composées de parties différentes : jupe, haut (généralement en velours), châle et tablier qu'on mettait autour de la taille et qui remontait vers la poitrine.

Les costumes portés par les habitants de Cornouaille au XIXe siècle, ont été représentés par les peintres de l'école de Pont-Aven, surtout par Gauguin, et plus particulièrement les vêtements de cérémonie.

La coiffe bigoudène, se trouve spécifiquement dans le Pays bigouden et la coiffe de cérémonie "haute" existe depuis le début XXe siècle.

Au XIXe siècle, dans le Pays Fañch, la coiffe dite Sion, n'était portée que sur le territoire restreint des Diazoù, dans le sud de l'actuel canton de Saint-Nicolas-du-Pélem. Au XIXe siècle, François Hippolyte Lalaisse a représenté les costumes traditionnels masculin et féminin de ce terroir[Note 2].

Coiffe de Lorient

Les costumes du pays de Lorient partagent une des particularités des costumes du pays vannetais : des tabliers de velours pour la plupart comportant des motifs floraux peints ou brodés. Le tablier de Lorient, contrairement aux autres tabliers vannetais, est constitué d'une grande bavette qui recouvre les épaules.

Dans le Trégor-Goëlo, la coiffe des femmes la plus répandue s'appelle la toukenn.

Pour ce qui concerne la Haute-Bretagne, dans le Pays de Rance (Poudouvre et Clos Poulet), autour de Dinan, Dinard, et Saint-Malo, les coiffes présentent de la diversité, malgré la proximité des lieux[Note 3].

Évolution des costumes : exemple de l'habit féminin en pays vannetais[modifier | modifier le code]

Coiffe bretonne du pays de Baud, portée par une danseuse du cercle celtique de Bugalé Melrand lors du festival interceltique de Lorient en 2011.
Cortège de trois noces à Auray en 1908

Le costume dit "Lalaisse", Il s'agit d'un costume des années 1850 décrit par Lalaisse. Il est constitué d'une jupe et d'une camisole de couleur brun rouge avec quelques petits pans de velours dans le bas de la jupe, les épaules, les manches. Le tablier est constitué d'une grande bavette qui, contrairement à des dizaines d'années plus tard, ne remonte pas jusque la dentelle du col et laisse ainsi apparaitre du tissu de coton blanc. La coiffe est constitué de trois parties : un bonnet à grand fond et jugulaire dont le bas comporte des petites ailettes qui tombent dans la nuque, une bande de coton blanc plié en deux avec en dessous une autre bande de coton bordé de dentelle. Ces trois parties à part le fond du bonnet sont amidonnées. La femme décrite par Lalaisse porte également des manchettes boutonnées avec de la dentelle, un col de dentelle amidonné et un collier en velours comportant une croix surmonté d'un cœur (très répandu à cette époque), le tout tombant sur la poitrine.

Dans les années 1900, la coiffe a largement diminué, il reste encore la jugulaire et des bardes, correspondant aux restes de l'ancienne coiffe et comporte toujours un bonnet à plus petit fond mais toujours composé de deux ailettes de dentelle. La camisole et la jupe sont maintenant de couleur noire et comportent des plus gros pans de velours : dans le haut du dos, le bas de la jupe et les coudes. La jupe s'est rallongée et touche le sol, elle comporte en bas une balayeuse. Le tablier monte maintenant jusque la dentelle du col, et souvent moiré ou alors en indienne, c'est-à-dire brodé de bouquet de fleurs. La dentelle du col est plus haute, les manchettes évasées. Les femmes portent également un sautoir avec un coulisseau et une broche.

Dans les années 1920 c'est le début de l'émancipation des femmes et par conséquent les jupes et tabliers raccourcissent légèrement pour laisser apparaitre les chevilles. Les tabliers peuvent comporter des guirlandes de fleurs brodées. La coiffe ne comporte plus de jugulaire, et les bardes ont diminué.

A partir des années 1940 : les jupes montent au dessus des mollets. Les camisoles et jupes se voient recouvrir de velours orné de galons perlés. Les tabliers adoptent parfois des couleurs plus vives, sont peints ou brodés, quelquefois en cannetille (fil d'or). Les coiffes sont dressés en aéroplane et comportent des motifs floraux compliqués, il n'y a plus de bardes.

Influences[modifier | modifier le code]

Portrait de Madame Champsaur habillée d'une robe aux inspirations bigoudènes, qui pose dans son salon parisien, réalisé par Émile Schuffenecker (1890)

Les costumes développés à la campagne se sont inspirés des vêtements portés par les citadins[6]. Réciproquement, la mode bretonne a influencé ensuite certains styles vestimentaires urbains. Par exemple, le portrait ci-contre de Jeanne Marie Chazotte (Madame Champsaur), épouse de l'écrivain Félicien Champsaur, mêle vêtements urbains et influences bretonnes, ici la broderie bigoudène, au XIXe siècle. Ces inspirations bigoudènes, qui ont touché principalement la mode parisienne, ont été particulièrement marquées entre 1850 et 1910[7].

Chronologie du costume breton[modifier | modifier le code]

Costume d'influence européenne à la Renaissance[modifier | modifier le code]

Costumes bretons dessinés par Arnold von Harff en 1499. On notera le petit glossaire du breton parlé à Nantes par une partie de la population.
Costume breton (à gauche) et irlandais (à droite), en 1530. Le dessin établit une comparaison entre les deux aires géographiques.

Un voyageur originaire de Cologne, Arnold von Harff se rend à Nantes et dessine les costumes qu'il y voit et qu'il définit comme communs à toute la Bretagne.

« Dans cette ville et dans toute la Bretagne les femmes portent communément deux longues cornettes entourées de tissu sur la tête, une au-dessus de chaque oreille de cette manière. »

Au XVIIIe siècle, le costume, marqueur identitaire pendant les États Généraux[modifier | modifier le code]

Corentin Le Floc'h (1754-1794), élu député aux États généraux de 1789, parut à la procession dans les rues de Versailles précédant l’ouverture des États, le lundi 4 mai, et fit sensation, avec ses cheveux longs et en costume breton : gilet blanc bordé de lisière, grande veste. Son succès fut tel que, malgré le costume noir de rigueur imposé aux députés, il garda le sien[8]. Il resta cependant discret, sans doute en raison de sa méconnaissance de la langue française.

Avant 1914, le costume breton un attribut politique et régionaliste[modifier | modifier le code]

Régis de L'Estourbeillon, fondateur de l'Union régionaliste bretonne en costume glazig avec bragoù bras, 1904

Au XXe et au début du XXIe siècle, les régionalistes traditionalistes mettaient sur le même plan la langue, la religion et le costume. Certains, comme Théodore Botrel, se faisaient photographier en « costume national ».

Après 1945, le costume folklorique[modifier | modifier le code]

À la fin du XXe et au début du XXIe siècle, les cartes postales bretonnes représentent souvent des danseurs de cercles celtiques qui mettent en valeur leurs costumes et qui défilent devant des milliers de touristes lors des fêtes estivales.

Le costume actuel, vêtement d'apparat et héritage[modifier | modifier le code]

La haute coiffe bigoudène s'est imposée dans l'iconographie contemporaine, annexant la variété et la diversité des coiffes historiques. La publicité, le tourisme autant que les éditeurs régionaux surfent sur cette image réductrice.

Les caricaturistes s'en servent comme un symbole évoquant d'emblée la Bretagne par exemple dans la presse nationale satyrique[9]. Elle fait cependant l'objet de réinterprétations créatives dans la littérature, la littérature pour enfants ou encore la communication[10].

Le National Geographic a publié en 2014 un article sur quelques types de coiffes bretonnes[11],[12].

Représentation dans les arts[modifier | modifier le code]

Si le costume breton a son histoire propre, sa représentation a beaucoup évolué et a été très riche. L'ensemble de ces représentations, comme toute image, est la résultante d'un contexte de création ainsi que des buts explicites et non explicites de ces "créateurs d'images"[2].

Les historiens ayant travaillé sur le sujet estiment que l'histoire des costumes implique de s'intéresser d'une part à l'histoire de ceux et celles qui portent les costumes mais aussi à l'histoire deux ceux qui regardent, qui en parlent, qui produisent et diffusent ainsi leur propre image[13].

Artistes natifs de la Bretagne[modifier | modifier le code]

Olivier Perrin (1761-1832), né à Rostrenen, quitte Paris lieu de son apprentissage artistique, après la révolution. De retour dans sa province natale, il s'intéresse à la description et à la représentation des costumes paysans bretons. Il peint et grave de nombreuses scènes rurales (foire, barbier, danse de noce, cavalcade)[14]. Ces créations nourrissent notamment Galerie des mœurs, usages et costumes des Bretons de l'Armorique éditée en 1808 et 1838[15].

Émergence d'une image stéréotypée[modifier | modifier le code]

François Hippolyte Lalaisse (1810-1884), professeur à polytechnique, est sollicité par l'éditeur Pierre-Henri Charpentier pour créer les dessins (qui seront lithographiés) de plusieurs ouvrages dont La galerie armoricaine publiée en 1845[16] (les autres ouvrages concernent l'Alsace, Nantes, la Loire). Un grand nombre des croquis préparatoires à la publication sont conservés au MUCEM[17]. La véracité historique des dessins de Lalaisse est à juger à l'aune de la méthodologie employée : l'ouvrage ne représente probablement pas la diversité des costumes telle qu'elle devait apparaître. Ce biais méthodologique est notamment souligné par l'étude de Jean Cuisenier menée en 1985[18].

Pascal Dagnan-Bouveret, Femme en costume breton assise dans un champ, 1887, portant le costume typique du groupe de Châteaulin de cette époque.
La belle Angèle, toile de Gauguin, costume de Pont-Aven, 1889

L'École de Pont-Aven consacre cet intérêt pour les spécificités locales, s'éloignant par là-même de préoccupations historiques quant aux représentations[réf. souhaitée].

À la suite des écrivains-voyageurs, de nombreux peintres s'intéressent à la Bretagne, et la représente, notamment via la figure féminine de la bretonne en coiffe. De nombreuses scènes de pardons, de bretonnes au calvaire ou de scènes de port sont produites et exposées au Salon des artistes français à Paris. Pour la plupart, ces peintres (comme Henri Dabadie[19]) viennent chercher en Bretagne un exotisme qu'ils retrouvent également en Orient ou en Afrique du Nord. Ces représentations de peintres qui parfois réalisent leurs peintures dans des ateliers parisiens sans se déplacer en Bretagne, commencent à forger, dans les milieux artistiques de la capitale, l'image d'une région stéréotypée, opérant le passage du paysan sauvage à une figure paisible et aimable[20].

Le développement conjoint du train et du tourisme contribue à figer une image stéréotypée de la Bretagne, et donc du costume breton alors que dans un même temps l'exode rural se poursuit, le prêt-à-porter et les magazines de mode se diffusent, tendant à harmoniser le costume de manière générale. L'image se diffuse par la réalisation de cartes postales qui mettent en scène le costume breton, de façon pastiche, dans une réalité photogénique. De nombreuses cartes postales sont ainsi conservées, par exemple, dans la Collections des Musées départementaux de la Haute-Saône ci-dessous. Le mouvement engagé par des figures telles que Théodore Botrel confirme cette production d'images. René-Yves Creston, tout en y recourant, conviendra de la limite des cartes postales comme source iconographique pour l'histoire du costume breton.

Réappropriation de la représentation du costume breton dans les arts par des artistes bretons[modifier | modifier le code]

Si certaines cartes postales et photographies dépeignent une Bretagne stéréotypée, d’autres photographes prennent pour parti de photographier le costume breton de façon plus réaliste. C’est notamment le cas des frères Charles et Paul Géniaux, à la fin du XIXe siècle, qui représentent leur Bretagne natale dans sa réalité. Ils rendent hommage aux petits métiers et aux costumes traditionnels dans leurs photographies et cartes postales. Cette production contribue à immortaliser le costume breton traditionnel sous ses différentes apparences.

En réaction à l'image stéréotypée de la Bretagne, à partir des années 1920, plusieurs artistes se regroupent dans un collectif qui prend le nom de Ar Seiz Breur qui signifie en breton les sept frères. En tête de file de ce mouvement, on retrouve Jeanne Malivel, René-Yves Creston et Suzanne Creston. Le mouvement prend fin en 1947. Durant les années d'existence du collectif, une soixantaine d'artistes ont exercé leur travail en réemployant l'art traditionnel au service de l'art décoratif mais aussi en modernisant l'image du costume breton dans le travail illustratif.

Vêtements non cérémoniaux[modifier | modifier le code]

Vêtements de travail : outre la classique blouse (au centre, portée par l'homme barbu), les habitants du littoral empruntent souvent aux marins la vareuse (cf. l'homme accroupi). (Le Guilvinec, vers 1930)

Le kabic, en breton kabig, serait une évolution de la tenue des goémoniers portant le kab an aod. C'est un manteau de gros drap, descendant à mi-cuisse, avec une poche ventrale. Il a connu un grand succès des années 1940 aux années 1970 ; peu d'écoliers n'en ayant pas porté à un moment ou l'autre [21].

Les culottes bouffantes, appelées bragoù bras en breton, n'étaient pratiquement plus portées avant même 1900. On les a considérées comme d'origine celtique, sorte de kilt transformé par le mouvement de Contre-Réforme[22]. Cette origine celtique est contestée par les historiens du costume breton, comme René-Yves Creston et par Pierre Hélias[23], qui voient au contraire dans ce vêtement une simple évolution de la rhingrave, c'est-à-dire du haut de chausses ample et bouffant porté par la noblesse du XVIIe siècle[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Expression complète : « Kant bro, kant giz, Kant parrez, kant iliz ; Kant maouez, kant hiviz » (Cent pays, cent guises ; cent paroisses, cent églises ; cent femmes, cent chemises)
  2. A ce sujet il écrivait : Zellet oun Otrow deus Jañjeli-Plijo, ha bouchow our gouentenn deus Korle 'mesk ar bêlon: pebezh plijaduriow zou ba'm vro ! (Regardez un monsieur de Saint-Gilles-Pligeaux et les robes de Corlay au milieu des prêtres : quels plaisirs sont dans mon pays)
  3. Dans la région de Dinan, la coiffe est principalement appelée "Loq" ou "Coq". Le "Loq de ville", c'est-à-dire celui porté à Dinan, est plutôt en forme de bonnet, de style "Boule de Neige". Sur la rive gauche de la Rance, à Ploubalay, dans la campagne autour de Dinan, et à Langrolay, la coiffe est plutôt dans un style "Carène", car son fond est constitué de deux triangles de tissu, piqués et cousus par une couture médiane, qui rappelle la forme d'une barque renversée. Cette coiffe était principalement portée avec un bonnet dessous, maintenu par une bride passant sous le cou et noué sur la tempe. La coiffe de Plouër-sur-Rance, appelée "l'Hirondelle", est une variante de la précédente, qui n'a pas de brides, ni de bonnet. Les coiffes de la rive droite de la Rance et du Clos Poulet sont caractérisées par le bonnet de dessous: un bonnet godronné, au repassage complexe. La coiffe y est apparentée au Loq avec des ailes épinglées à l'arrière et un fond saillant. Dans le Clos Poulet, de Paramé à Cancale, était pratiqué le « deuil coquet » : en signe de deuil, on couvrait le bonnet d'un fichu noir appelé « fauchon », mais si celui-ci laissait apercevoir deux tuyaux du bonnet, alors le deuil était « coquet ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Jakez Hélias 1986.
  2. a et b Marie-Christine Biet, « Exposition Bretonnes : Charles Fréger au Musée et en Bretagne », sur unidivers.fr, (consulté le )
  3. Erwan Vallerie 2003, p. 96.
  4. « Bretagne est Univers : diversité du costume » (Exposition), sur Portail documentaire du Musée de Bretagne et de l'Ecomusée de la Bintinais
  5. a et b Erwan Vallerie 2003, p. 51.
  6. Henri François Buffet, « Le costume au pays du Port-Louis de Louis XV à Louis XVIII », Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne,‎ (lire en ligne)
  7. Marie Prigent et Solenn Boennec, Bigoudène, so chic ! Un siècle de mode citadine d'inspiration bigoudène, éditions Locus Solus, Musée bigouden à Pont-l'Abbé, mai 2013.
  8. René Kerviler, Recherches et notices sur les députés de la Bretagne aux États-généraux et à l’Assemblée nationale constituante de 1789, Nantes, V. Forest et E. Grimaud, 314 p., in-8° (lire en ligne), « Corentin Le Floc'h », p. 127-9.
  9. « Les bretonnes ne sentent plus la crevette (à l'occasion de la marée noire de 1978 », Charlie Hebdo, no 386,‎ (lire en ligne)
  10. Voir la campagne du centre commercial ALMA en 2014 reprenant une coiffe bigoudène en papier découpé : « La bigoudène "réinventée" à Rennes ! », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  11. Thierry Peigne, « National Geographic met la coiffe bretonne à l'honneur », sur france3.fr, France 3 Bretagne, (consulté le ).
  12. (en) Amanda Fiegl (photogr. Charles Freger), « Legacy in Lace », sur National Geographic, (consulté le )
  13. Jean-Pierre Lethuillier 2009.
  14. Pascal Aumasson et André Cariou 1989.
  15. Olivier-Stanislas Perrin et Louis Mareschal, Galerie des mœurs, usages et costumes des Bretons de l'Armorique. Dédiée à l'Académie Celtique de France, Paris, L.-P. Dubray, Imp. de l'Acad. Celtiq, (lire en ligne).
  16. François Hippolyte Lalaisse, Galerie armoricaine, costumes et vues pittoresques de la Bretagne, Charpentier père fils & Cie Editeurs (Nantes), 1845-1846 (BNF 42660797).
  17. « François Hippolyte Lalaisse », sur Joconde - Portail des collections des musées de France
  18. les bases de cette étude sont reprises par Anne-Marie Thiesse sur « La vision de la mer au XIXe siècle », sur L'histoire par l'image
  19. « Henrie Dabadie », sur Joconde - Portail des collections des musées de France
  20. Catherine Bertho 1980.
  21. Erwan Vallerie 2003, p. 101.
  22. Erwan Vallerie 2003, p. 102.
  23. Pierre-Jakez Hélias 1969.
  24. René-Yves Creston 1974, p. 30-34.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Expographie et catalogues[modifier | modifier le code]

À propos des représentations du costume breton[modifier | modifier le code]

  • Jean Cuisenier, Denise Delouche et Simone Lossignol, François-Hippolyte Lalaisse : de la Bretagne et autres contrées aquarelles et dessins, Brest Paris, Éd. de la Cité, , 221 p. (ISBN 2-85186-031-3).
  • Rennes, Ar Seiz breur 1923-1947, la création bretonne entre tradition et modernité, Rennes, Terre de brume Musée de Bretagne, , 271 p. (ISBN 2-84362-091-0).
  • (en) Patrick Young, « Fashioning Heritage: Regional Costume and Tourism in Brittany, 1890-1937 », Journal of Social History, vol. 42, no 3,‎ , p. 631–656 (ISSN 0022-4529, lire en ligne, consulté le )
  • Initiateurs et entrepreneurs culturels du tourisme : 1850-1950 actes du colloque de Saint-Brieuc, "Penser le développement touristique au XXe siècle", 2-4 juin 2010, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 302 p. (ISBN 978-2-7535-1363-1).
  • Alain Croix, Didier Guyvarc'h et Marc Rapilliard, La Bretagne des photographes : la construction d'une image de 1841 à nos jours, Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 507 p. (ISBN 978-2-7535-1476-8).
  • Les costumes régionaux : entre mémoire et histoire (Centre de recherches historiques de l'Ouest (ed.)), Rennes, Presses universitaires de Rennes, , 580 p. (ISBN 978-2-7535-0829-3).
  • Catherine Bertho, « L'invention de la Bretagne [Genèse sociale d'un stéréotype] », Actes de la recherche en sciences sociales, vol. 35, no 1,‎ , p. 45–62 (ISSN 0335-5322, DOI 10.3406/arss.1980.2099)
  • Nouvelle histoire de la photographie, Paris, A. Biro Larousse, , 775 p. (ISBN 2-03-505280-7).
  • Pascal Aumasson et André Cariou, Olivier Perrin : Rostrenen 1761-Quimper 1831 (Catalogue d'exposition à Saint-Brieuc, Musée d'histoire, 30 septembre-3 décembre 1989 puis Quimper, Musée des beaux-arts, 8 février-26 mars 1990), Saint-Brieuc - Quimper, Musée d'histoire - Musée des beaux-arts, , 135 p. (ISBN 2-906739-15-4).
  • Voyager en couleurs : photographies autochromes en Bretagne, 1907-1929, Rennes, Éd. Apogée, , 142 p. (ISBN 978-2-84398-320-7).

Ouvrages sur des costumes particuliers[modifier | modifier le code]

  • Les grands costumes de cérémonie de Bretagne, Exemple des terroirs Pagan et de la Cornouaille maritime - Jean-Pierre Gonidec, in : Étoffes des grands jours , Éditions Association Française pour l’Étude du Textile 2018
  • Les Costumes de la Cornouaille maritime - Jean-Pierre Gonidec,- Éditions Coop Breizh - 2016. 144 pages.
  • Bretagne, le pays bigouden, photographies Roland Chatain, Hein Engelskirchen. Éditions A4,Plomeur. Grand format. Illustrations en couleur. 176 pages.
  • Histoire du pays bigouden Serge Duigou et Jean-Michel Le Boulanger, Éditions Palantines, 2002. 224 pages.
  • Le monde des bigoudènes, Françoise Boiteux-Colin, Françoise Le Bris-Aubé, Michel Thersiquel, photographe, éditions Le Télégramme, 1999.
  • Notre-Dame bigoudenn de Youenn Drezen, éditions Denoël, 1943. Langue française.
  • Pont-l'Abbé de ma jeunesse. Pierre Campion, Rémy Pencrec'h. Éditions Le Télégramme. 2003. 109 pages.
  • (br) Itron Varia Garmez Al Liamm, Youenn Drezen. 1977. Langue bretonne.
  • Les Bigoudens (et surtout les Bigoudènes), Serge Duigou, Éditions Ressac, 49 rue Auguste Perret, 29000, Quimper France. 1997. 32 pages.
  • Les Bigoudens de Pont l'Abbé et les pêcheurs de Penmarc'h et de la baie d'Audierne. 1894. Réédition 2001 La découvrance éditeur. Auteur Gabriel P de Ritalongi. 550 pages.
  • Pierre-Jakez Hélias, Plaquette du musée bigouden de Pont l'Abbé, 2004..
  • La vie quotidienne à Pont l'Abbé au début du siècle, Serge Duigou, Éditions Ressac, 49 rue Auguste Perret, 29000, Quimper France. 1984. 32 pages.
  • Hier, la Bretagne, Éditions Ouest-France, 32 pages, 2002. Texte Louis Le Hénog.
  • Jean de La Varende * Broderie en Bretagne illustration Mathurin Méheut 1947. Édition Le Minor, 250 exemplaires.
  • Costumes de Cornouaille Katherine Hentic. 32 pages. 1981. Guide Heimdal-Breizh.
  • Ils ont des chapeaux ronds, Vêtements et costumes en Basse-Bretagne, Musée départemental breton, Quimper, Finistère.
  • De la crise de la sardine à l'âge d'or de la dentelle, éditions Ouest-France, 2003.
  • Coiffes et costumes de l'ancien comté de Rennes Simone Morand, photographies de Claude Doaré, 1979, éditions Breizh Hor Bro.
  • La dormeuse ou l'art de la coiffe nantaise, Paul Masson 1979.
  • Le costume dans le canton de la Roche Bernard Dastum, 1995.
  • Histoire du costume glazig et bigouden Simone Morand. Yves Salmon éditeur. 1983. 118 pages. Réédition 2005, éditions La Découvrance.
  • La broderie en Basse-Bretagne War'l Leur, éditions Jos. 2002.
  • La coiffe bigoudène, histoire d'une étrange parure, Jakez Cornou, éditions Sked, 1993, 48 pages.
  • Ar Vro Vigoudenn. Le pays bigouden autrefois, Jakez Cornou, éditions Sked, Pont l'Abbé, 1978.
  • Galerie armoricaine, costumes et vues pittoresques de la Bretagne, Lalaisse, Benoist, éditions Équinoxe. 2002.
  • Les costumes des populations bretonnes René-Yves Creston. Tome 1, *Généralités*. CNRS. 1953. 1 000 exemplaires édités. Imprimerie *Les nouvelles de Bretagne*, Rennes. 88 pages.
  • Les costumes des populations bretonnes René-Yves Creston. Tome 2, *La Cornouaille*. CNRS. 1954. 1 000 exemplaires édités. Imprimerie *Les nouvelles de Bretagne*, Rennes. Travaux du laboratoire d'anthropologie générale de la faculté des sciences de Rennes. 172 pages.
  • Les costumes des populations bretonnes René Yves Creston. Tome 3, *Le Léon, le Trégor, le Goëlo, la Bretagne médiane*. CNRS. 1959. 300 exemplaires édités. Imprimerie laboratoire d'anthropologie générale de la faculté des sciences de Rennes 2 rue du Thabor. 112 pages.
  • Les costumes des populations bretonnes René Yves Creston. Tome 4, *Le pays de Vannes, le pays de Guérande, la haute Bretagne*. CNRS. 1961. 300 exemplaires édités. Imprimerie laboratoire d'anthropologie générale de la faculté des sciences de Rennes 2 rue du Thabor. 144 pages.
  • Les costumes des populations bretonnes* René Yves Creston. Fascicule additionnel, *Méthode pour l'étude des costumes populaires*. CNRS. 1959. 300 exemplaires édités. Imprimerie laboratoire d'anthropologie générale de la faculté des sciences de Rennes 2 rue du Thabor. 72 pages.
  • Folklore de Loire-Atlantique, 3e partie Les costumes. Curiosités folkloriques de Bretagne et du pays nantais. Costumes de travail, costumes de fêtes des diverses régions du pays nantais par J. Stany-Gauthier, conservateur du musée d'art populaire breton, Nantes. 1958. 56 pages.
  • Costume et société, le monde de Douarnenez, Ploaré vu à travers ses modes vestimentaires Jean-Pierre Gonidec. 2000. (ISBN 2-84346-081-6) (Coop Breizh).

Revues[modifier | modifier le code]

  • Magazine L'illustration, 4660, 25 juin 1932 . 90e année. Pages 281 et suivantes. Coiffes de France par Santo Semo.
  • Revue Ar men, juin 1989, numéro 21. Le costume en Basse-Bretagne.
  • Revue Ar men, octobre 1989, numéro 91. Un repasseur de coiffes en pays bigouden.
  • Revue Ar men, juillet 1991, numéro 36. Le costume de Plougastel, 1800 à 1890.
  • Revue Ar men, novembre 1997, numéro 89. Le costume de Pontivy, du XVIIe siècle à 1870.
  • Revue Ar men, janvier 1998, numéro 91. Le costume de Pontivy
  • Revue Ar men, juillet 1998, numéro 95. La broderie bigoudène.
  • Revue Ar men, mars 1999, numéro 101. La coiffe penn sardin.
  • Revue Ar men, janvier 2000, numéro 109. Du Kab aod au kabig.
  • Revue Ar men, octobre 2000, numéro 115. Pascal Jaouen, brodeur.
  • Revue Ar men, décembre 2000, numéro 117. Costume breton, façons de se vêtir du XVe au XVIIIe siècle.
  • Revue Ar men, juillet août 2001, numéro 122. Somptueuses broderies Le Minor.
  • Revue Ar men, mars avril 2016, numéro 211. Le costume breton inspire la mode, Marie-Paule Piriou.
  • Revue Micheriou Koz, Les brodeurs et brodeuses du Pays Bigouden, Annick Fleitour, - mars / avril / mai 2004,74 pages,
  • Le pays bigouden à la croisée des chemins, actes d'un colloque organisé les 19, 20 et 21 novembre 1992, supplément spécial au numéro 17 de la revue Cap Caval, édition 1993, 542 pages. Association de promotion du pays bigouden, Cap Sizun, revue Cap Caval, Université de Bretagne-Occidentale.

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