Jean-Marie Perrot

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L'abbé Jean-Marie Perrot, en breton Yann Vari Perrot, né le à Plouarzel (Finistère) , mort le à Scrignac (Finistère), est un prêtre catholique séculier, collaborationniste et militant indépendantiste breton pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été abattu en 1943 par un membre de l'Organisation spéciale du PCF à Scaër[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Perrot est élevé dans une famille de paysans parlant le breton. Après des études à l'Institut des Frères des Écoles à Guingamp en 1889, il y exprime le désir de devenir prêtre. Il part alors faire ses humanités au Petit Séminaire de Pont-Croix. Après une année passée à Brest au sein du 19e régiment d’infanterie, il rentre au Grand Séminaire de Quimper, puis devient vicaire à Saint-Vougay en 1904, où il entreprend la création d’un patronage Paotred Sant-Nouga où il forme la jeunesse au travers de cercles d’études, d’une chorale et d’un groupe de théâtre. Il est l'oncle de Louis Lalouer.

Militantisme avant-guerre[modifier | modifier le code]

L'association Bleun-Brug (Fleur de Bruyère) a été créée en 1905 par l'abbé Perrot avec sa revue Feiz ha Breiz (Foi et Bretagne) qui existe depuis 1899, et qu'il dirige à partir de 1911. Nommé vicaire à Saint-Thégonnec au mois de mars 1914, il est mobilisé à Lesneven le 5 août; mais il demande à partir pour le front comme volontaire au Groupe des Brancardiers Divisionnaires. Il est décoré de guerre 1914-1918. Militant culturel, il possède depuis les années 1910 une aura importante dans l'Emsav, mouvement nationaliste breton.

Il est nommé vicaire à Plouguerneau en 1920. En 1922, Yves Floc'h (futur peintre) devient garçon de presbytère à sa cure. L'abbé Perrot crée le patronage Michel Le Nobletz et organise des représentations théâtrales. Aussi, à cette occasion Yves Floc'h peint les décors d'une pièce et ses dons sont alors remarqués par le vicaire.

Dès 1932, son secrétaire est Herry Caouissin. Il est l'auteur d'innombrables articles et pièces de théâtre. En poste à Saint-Vougay, l'abbé Perrot est muté en 1930 à Scrignac, bastion du PCF, par sa hiérarchie épiscopale qui désapprouve son engagement politique au-delà du plan culturel.

En 1937, il fait construire à Scrignac la chapelle de Koat-Keo par l'architecte James Bouillé, avec des sculptures de Jules-Charles Le Bozec, classée monument historique en 1997, aujourd'hui considérée comme un exemple significatif de la recherche d’une création architecturale bretonne moderne.

En 1938, Jean-Marie Perrot témoigne en faveur de militants nationalistes bretons inculpés pour détérioration de biens publics, après avoir peint des slogans sur les murs des préfectures pour dénoncer « la guerre en faveur des Tchèques » lors de la crise des Sudètes[2].

Le , il fait partie de la commission d'écrivains qui adopte l'orthographe unifiée du breton (peurunvan).

Débuts de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Avec la guerre, son patriotisme breton lui attire l'hostilité grandissante d'une partie de la population, hostile aux séparatistes issus de Breiz Atao qui revendiquent la fin de l'appartenance de la Bretagne à la France, ce qui a alimenté des mises en cause régulières sur son compte. Dès les années 1930, L’abbé Perrot est connu comme un sympathisant du Parti national breton, une organisation fascisante qui sera ensuite impliquée dans la collaboration. Dès la crise des Sudètes de 1938, le PNB affiche une position pacifiste et appelle les Bretons à refuser de combattre « pour l'impérialisme tchèque. » Dans ce contexte, plusieurs attentats sont perpétrés par des autonomistes membres ou proches du PNB, et plus particulièrement par l'organisation armée Gwenn ha Du de Célestin Lainé.

Le , cette section spéciale du PNB organise un débarquement d'armes et d'affiches fournies par l'Abwehr aux nationalistes bretons, près de Locquirec. Célestin Lainé affirmera en 1957 que l'Abbé Perrot lui avait donné la clé du jardin de l'abbaye pour y déposer « ce qui lui plaira », et que cette cache avait servi à dissimuler une partie de la cargaison récupérée à l'issue du débarquement[3].

Le , des fils télégraphiques sont coupés dans la région d'Huelgoat. L'abbé Perrot est dénoncé aux autorités françaises comme étant l'auteur d'un sabotage. Les gendarmes perquisitionnent son presbytère par deux fois et l'abbé Perrot est soumis à un interrogatoire mais n'est pas arrêté car il possède un alibi. Un gendarme l'accusant publiquement d'être responsable de la coupure des fils, il porte plainte pour diffamation. Par la suite, l'enquête établit qu'un ballon captif de l'armée était responsable de la coupure des fils. À la demande du colonel de gendarmerie de Quimper, l'abbé retire sa plainte pour diffamation.

Pendant l'Occupation[modifier | modifier le code]

Pendant l'occupation, l'Abbé Perrot reçoit régulièrement les nationalistes bretons les plus compromis avec l'occupant allemand[4].. En novembre 1940, il reçoit également la visite de Joseph Otto Plassmann, directeur du « bureau II des questions raciales de la SS » et chargé par Himmler « de mener des investigations approfondies sur place afin de brosser un tableau précis de la situation ethnique en Bretagne ainsi que de l'état du Mouvement autonomiste breton », puis en août 1942 celle de François Debeauvais accompagné d'un officier du Sicherheitsdienst de Rennes à qui l'Abbé « fait forte impression. »[5] Il donne par ailleurs l’hospitalité aux Jeunes des Bagadou Stourm — service d'ordre du PNB — qui manœuvraient dans le Finistère et dont les deux chefs, Yann Goulet et L’Haridon, avaient été arrêtés par la police française avant d'être relâchés par les Allemands. Selon Kristian Hamon, « dans cette commune, connue avant-guerre pour ses sympathies communistes, il est à craindre que ces visites ne soient de plus en plus mal perçues. » [6]

Pendant la guerre, le recteur de Scrignac continue à faire paraître Feiz ha Breiz. Dès 1940, il y publie un article à l'occasion des 700 ans de l'expulsion des Juifs par le duc de Bretagne Jean Le Roux, en 1240, article dans lequel il rappelle la législation édictée par le duc à l'égard des Juifs, (alors que le statut des juifs vient d'être instauré par l'État Français) : une série de mesures discriminatoires qui s'achèvent par ces mots : « Nul ne doit être accusé ou traîné en justice pour les Juifs tués... ». L'article se poursuit par une justification des persécutions, en citant Saint Thomas d'Aquin qui comparait les Juifs à des passagers parasites et disait d'eux: « Il n'y a qu'une chose à faire d'eux [...], les obliger à restituer leurs rapines, dédommager les passagers dont ils ont endommagé les bagages, et les mettre à ramer à la place des Chrétiens ». Après cette citation, l'abbé Perrot, la reprenant à son compte, conclut par le commentaire suivant : « Voilà ce que nous devons à nouveau faire d'eux à présent, un peu dans tous les pays d'Europe ».

Cependant, l'abbé Perrot condamne toujours fermement le paganisme chez les national-socialistes, comme le montrent, entre autres exemples, ses débats avec Olier Mordrel[7]. Jean-Marie Perrot est très ferme dans une lettre à une paroissienne écrite le 29 septembre 1943, peu avant son assassinat :

«  J'ai l'honneur de vous faire savoir que le PNB dirigé, par M. Raymond Delaporte, est un parti qui n'a été et ne peut être, tant qu'il se maintiendra dans la voie qu'il suit maintenant, condamné par l'autorité ecclésiastique. Il n'en est pas de même de certains autres mouvements bretons tels que le groupement dit "Service spécial", dirigé par M. Célestin Lainé, de Ploudalmézeau, qui est nettement néo-païen, et le groupement Nemeton qui rêve de ressusciter la religion celtique. Ces groupements sont à fuir comme la peste. Vous me demandez ensuite s'il est permis de sympathiser avec les Allemands. Cela va sans dire puisque notre religion nous ordonne d'aimer même nos ennemis (le cardinal Baudrillart, qui était une autorité, prêchait la collaboration avec l'Allemagne). Néanmoins, il ne faut pas oublier qu'il y a Allemands et Allemands et que les Nazis sont des néo-païens dont il faut rejeter les doctrines parce que destructrices de tout l'ordre chrétien[8].  »

En 1957, Célestin Lainé reviendra sur cette lettre, affirmant : « On a tu avec soin l'identité du destinataire de la lettre. Cela se comprend. Nous devons déclarer que c'était madame Botros. Son fils, fusillé après la guerre pour avoir été dans l'Abwehr, n'était membre ni du Service Spécial, ni plus tard du Bezen (...). L'abbé Perrot ne condamne pas le Service Spécial parce qu'il était nationaliste extrémiste ; il ne le condamne pas parce qu'il préparait à la lutte armée ; à la lutte armée contre les Français. Il le condamne parce qu'il le croyait néo-païen. »[9]

Dans une lettre adressée en mars 1943 à Yann Fouéré, il s'en prend en revanche aux jeunes de la commune qui refusent le recensement au STO : « Il faut d'autant plus s'occuper de nos jeunes qu'un vent de communisme souffle en ce moment violemment sur leur tête (...) n'est-il pas temps de protéger sérieusement nos magistrats contre cette bande d'énergumènes qui n'écoutent que la radio de Londres ? »[10] L'abbé soutient par ailleurs l'invasion de l'Union soviétique et exalte dans un article de juillet 1943 « Les jeunes dans la fleur de l'âge qui sont allés donner la main aux Allemands pour se battre contre les sauvages de l'Est »[11]

Bravant l’interdiction de Mgr Duparc de célébrer les fêtes du Bleun-Brug pendant l’occupation, il organise le Bleun-Brug de Tréguier les 29 et à l'occasion du 500e anniversaire de la mort du Duc de Bretagne Jean V de Bretagne. En octobre 1942, il est nommé membre du Comité Consultatif de Bretagne (CCB), une assemblée (non élue) mise en place par le Préfet Régional Jean Quénette pour présenter des propositions dans les domaines de la langue et de la culture bretonnes.

L'abbé Perrot aurait aussi caché plusieurs aviateurs alliés, selon une déclaration citée dans l'ouvrage de Jean-Jacques Monnier Résistance et conscience bretonne [12]. A contrario, Kristian Hamon cite[13] un exemple d'une de ces lettres de dénonciation de ses paroissiens. D'après Hamon, qui a retrouvé le dossier, un jeune breton, interprète au SD de Quimper sous l'occupation, révèle lors de son interrogatoire comment procédaient les informateurs des allemands pour communiquer leurs informations au SD. Parmi ceux-ci, de nombreux membres du PNB. Cet interprète (PV du 11/9/1944) cite les noms de Bricler, d'un « barde » de Carhaix, d'un instituteur révoqué de Quimper et du curé de Scrignac[14].

Plus tard, son presbytère est partiellement occupé par l'occupant et il est alors accusé à tort d'héberger des soldats allemands. Le , des manœuvres des Bagadoù Stourm (Groupes de combat) se terminent à Scrignac[15]

Mort[modifier | modifier le code]

L'abbé Perrot est abattu le par Jean Thépaut, résistant membre de l'Organisation spéciale du PCF à Scaër, membre du maquis de Saint-Goazec, pour certains auteurs sur l'ordre du Bureau central de renseignements et d'action de Londres[16].Concernant les raisons de cette exécution,la polémique continue jusqu'à aujourd'hui : a été évoquée la publication dans sa revue Feiz ha Breiz d'un article sur Katyn mais également sa collaboration avec l'occupant et des soupçons de délation. (cf les déclarations d'un traducteur de l'Abwer note 13). Ces différences d'interprétations varient selon que l'on condamne cette exécution, que l'on en fasse un acte criminel partisan ou un acte de résistance.

Les obsèques de l'abbé Perrot ont lieu à Scrignac le 15 décembre, en présence « du ban et de l'arrière-ban du mouvement breton »[17] mais en l'absence de la plupart des habitants du village. Après l'oraison funèbre prononcée par Monseigneur Duparc, évêque de Quimper, Célestin Lainé rend hommage à l'abbé « à la manière des anciens celtes » en passant une branche d'if au-dessus de son corps[18] puis déclare « La guerre est déclarée entre les ennemis de la Bretagne et nous. Ils ont tiré les premiers. Maintenant nous allons prendre les armes. Nous sommes prêts. »[19]

Le Bezen Perrot[modifier | modifier le code]

Après la mort de l'abbé Perrot, Célestin Lainé, donne le nom de Bezen Perrot au Bezenn Kadoudal, que les Allemands qui les commandent appellent der Bretonnische waffenverband der SS, où il a enrôlé une soixantaine d'hommes sous l'uniforme allemand de la SS, un mois avant la mort de l'abbé. C'est Ael Péresse, second de Laîné, qui a suggéré de changer le nom en Bezen Perrot, en l'honneur de l'abbé abattu. Cette appellation a pour effet de lier publiquement le nom du prêtre à leurs actions de collaboration en laissant croire que la bezen perrot a été créée en réaction à « l'indigne assassinat de l'abbé ». Or, cela est chronologiquement faux, la bezenn étant l'aboutissement de l'engagement pro national-socialiste de Laîné et consorts entamé dès les années 1930 et concrétisé dans différentes actions et par une succession de mouvements paramilitaires. Ainsi, par exemple, le Bezen Perrot possède pour sa fraction catholique un directeur de conscience, Dom Alexis Presse[20], qui avait camouflé les armes du débarquement d'armes de Plestin en 1939, fournies par l'Abwehr.

Postérité[modifier | modifier le code]

L'abbé Perrot repose à la chapelle de Coat-Kéo, à Scrignac. La mémoire de Jean-Marie Perrot est toujours célébrée, notamment le Lundi de Pâques.

Le rôle de l'abbé Perrot a été l'objet de polémiques sur « la cause bretonne » notamment entre Ronan Caouissin et le directeur du groupe théâtrale Le Pays Pagan. Unvaniez Koad Kev, association de la loi 1901, a été créée pour maintenir le souvenir de l'abbé Perrot, fondateur du Bleun Brug, Fleur de Bruyère, nationaliste breton, écrivain, et apôtre de Feiz ha Breiz (Foi et Bretagne). Cette association est administrée principalement depuis 1957 par Yves Craff. En 2005, la direction change après un vote extraordinaire des adhérents, plaçant à la tête de l'association Roland de la Morinière (Membre du Parti nationaliste ADSAV) qui bénéficie de l'appui de Gérard Hirel.

Citations[modifier | modifier le code]

  • Le résistant Fañch Gourvil[21] en 1990 : « L'abbé Perrot était bien connu pour ses attaches avec les Breiz Atao qui eux-mêmes… De là à en conclure, après la seconde arrestation de D., qu'il en portait la responsabilité, il n'y avait pas loin… En réalité, l'abbé, la bonté même, était bien incapable de nuire, même à un ennemi politique. Malheureusement, il avait des familiers, que vous connaissez aussi bien que moi et auxquels, fort innocemment, il avait dû rapporter le fait incriminé, lequel fut joint à d'autres concernant (…) le tout fut transmis à Quimper et enregistré, dans l'ordre, par celui qui, dans cette ville, centralisait les renseignements susceptibles d'intéresser à quelque titre la Gestapo. La Résistance locale, à Scrignac, fut sans doute mise au courant du passage concernant D. dans cette liste. À la suite de quoi, le pauvre recteur « paya de sa vie » une dénonciation dont il n'était pas l'auteur. »
  • Yvon Tranvouez affirme[22] que « …l'abbé Perrot fait partie de ces nouveaux croisés (…) qui, par phobie du communisme, ont été conduits à admettre la logique de la collaboration avec l'Allemagne, conçue conjoncturellement comme un moindre mal. Ce n'est donc pas, me semble-t-il, son nationalisme breton qui l'a conduit à cette extrémité et à ses conséquences fatales, mais plutôt son anticommunisme catholique, rigide et intransigeant. Au cœur du Léon, il ne lui en eût vraisemblablement rien coûté : à Scrignac, c'était suicidaire. »
  • L'abbé Henri Poisson affirme dans son livre : « L’assassinat de l’abbé Jean-Marie Perrot, le 12 décembre 1943, plus connu, et à qui on ne pouvait reprocher que son ardente fidélité à la Bretagne, constitue un crime odieux et ne peut s’expliquer que par le régime d’anarchie et de totalitarisme qui fut la marque de cette période. »
  • « L'abbé Perrot aurait critiqué l'exécution d'officiers de l'Armée polonaise à Katyn par les soviétiques, dans le cadre de l'accord germano-soviétique en cours alors, ce qui aurait fortement déplu à certains militants du PCF. » En effet, en juin 1943, l'abbé Perrot avait écrit dans sa revue Feiz ha Breiz un article intitulé Karnel Katyn (« Le charnier de Katyn »), dans lequel il promet aux Bretons le même sort que les Polonais si les soviétique remportent la guerre : « Les bois profonds de notre Bretagne, Le Cranou, Quénécan, qui deviendraient les Katyn de notre pays : des charniers d'humains, tués comme des bêtes, par les valets des bolcheviques, les communistes ! »[23]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Alanik al Louarn. Pe "n'euz den fin n'en deuz e goulz". Pez c'hoari plijadurus rimet e daou Arvest, Brest, Moullerez "Ar c'hourrier", 1905. Adaptation en vers de la "Farce de maître Pathelin".
  • Buez ar zent, Ar Gwaziou, Morlaix, 1911
  • An Aotrou Kerlaban, adaptation de la pièce de Molière Monsieur de Pourceaugnac.
  • E-tal ar poull, adaptation de La Farce du Cuvier, jouée par la troupe Strollad ar Vro Bagan.
  • Nonik, ar filouter fin. Adaptation des Fourberies de Scapin de Molière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Poisson, L'abbé Jean-Marie Perrot fondateur du Bleun-Brug (1877-1943), préface de François Falc'hun, Rennes, Plihon éditeur, 1955.
    • Henri Poisson, L'abbé Jean-Marie Perrot, fondateur du Bleun-Brug, réédition par l'Unvaniezh Koad-Kev, 1998.
    • Henri Poisson, Yann-Vari Perrot : 1877-1943, réédition par Celtics chadenn, 2004 (ISBN 2-84722-059-3)
  • Thierry Guidet, Qui a tué Yann-Vari Perrot ?, Spezet, éd. Coop Breizh, 1997, ISBN 2-909924-84-X,
  • Collectif, Bretagne et identités régionales pendant la Seconde Guerre mondiale (Actes du Colloque de l'université de Brest), 2001 (contribution d'Yvon Tranvouez.
  • Henri Fréville, Archives secrètes de Bretagne 1940-1944, Rennes, éd. Ouest-France, 2004.
  • Kristian Hamon, Les nationalistes bretons sous l'occupation, Fouenant, (éd.) Yoran embanner.
  • Jean-Jacques Monnier, Résistance et conscience bretonne, l'hermine contre la croix gammée, 1940-45, Fouenant, Yoran embanner, 2007, 400pp.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thierry Guidet, Qui a tué Yann-Vari Perrot, nouvelle édition revue et mise à jour, 2002, Coop Breizh, p. 85 et suivantes.
  2. Georges Cadiou, L'Hermine et la Croix gammée. Le mouvement breton et la Collaboration, Editions Mango, Paris, 2001 (réed. 2006), p. 297.
  3. Kristian Hamon, Le Bezen Perrot. 1944 : des nationalistes bretons sous l'uniforme allemand, Yoran Embanner, 2004, p. 37-38.
  4. Kristian Hamon, Le Bezen Perrot..., p.41
  5. Anna Youenou, Fransez Debauvais de Breiz Atao et les siens, Rennes 1977, vol. 3, p.319
  6. Kristian Hamon, Le Bezen Perrot... p.41
  7. Voir au § citations la lettre à une paroissienne de 1943,
  8. Yann-vari Perrot, par Henri Poisson, réédition Celtics Chadenn, 2006
  9. Célestin Lainé, Argoad, 12 janvier 1957.
  10. Cité par Kristian Hamon, Le Bezen Perrot : 1944, des nationalistes bretons sous l'uniforme allemand p.43
  11. « An harlu » (« l'exil »), in Feiz Ha Breiz, juillet 1943.
  12. L'abbé Aimé Le Breton affirme dans son témoignage qu'il a dîné en compagnie d'Anglais dans le presbytère de Scrignac pendant la guerre en tant qu'agent de liaison des maquis. réf : Blaz Produktion "A-hed ar C'hantved, Tud Breizh Izel », « VII Treger-Goueloù, eus an eil brezel d'egile » , 2004, enregistré le 1er décembre 1998
  13. Les nationalistes bretons sous l'occupation, An Here, 2001, pages 184-85-86
  14. Voir le site Forum le Monde en Guerre. www.39-45.org. Texte de Kristian Hamon du 5/4/2008
  15. Archives secrètes de Bretagne 1940-1944 par Henri Fréville, éditions Ouest-France, 2004
  16. Françoise Morvan, « Qui a tué l'abbé Perrot » in Miliciens contre maquisards. Enquête sur un épisode de la Résistance en Centre-Bretagne, Éd. Ouest-France, 2010, p. 201-206. À partir de différents témoignages d'anciens membres de la résistance, Thierry Guidet met en doute cette hypothèse, sans la condamner définitivement. Voir « L'ombre des services gaullistes » in Qui a tué Yann-Vari Perrot, Coop Breizh, 1997, p.81-89.
  17. Georges Cadiou, L'hermine et la croix gammée..., p. 294
  18. Kristian Hamon, Le Bezen Perrot, p. 53
  19. Georges Cadiou, L'hermine et la croix gammée..., p. 295.
  20. Le rêve fou des soldats de Breiz Atao, Ronan Caerléon-Caouissin, p. 138, réédition Celtics Chadenn, 2002
  21. cité par Kristian Hamon, ISBN 2-9521446-1-3
  22. Bretagne et identités régionales pendant la Seconde Guerre mondiale
  23. cité par Kristian Hamon, Le Bezen Perrot..., p.44.