Tats

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Tats

Description de l'image Tat Bayrağı - Tat Flag - Shirvan.jpg.
Populations significatives par région
Population totale 22 000
Autres
Langues Tat
Religions Islam chiite, christianisme, judaïsme
Ethnies liées Peuples du Daghestan

Les Tats ou Tates sont un peuple ou un ensemble de peuples du Caucase vivant principalement en Russie (Daghestan) mais aussi en Azerbaïdjan. Leur langue est une des langues iraniennes et une variété de langue persan[1],[2],[3],[4].


Tats en Azerbaïdjan en 1890


Culture[modifier | modifier le code]

Article connexe : Juifs des montagnes.

La langue de Tats est une des langues iraniennes et une variété de la langue persane.

Religion[modifier | modifier le code]

La majorité des Tats sont des musulmans chiites. La minorité chrétienne est intégrée à l'Église apostolique arménienne. Les Juifs des montagnes (la minorité juive) sont parfois considérés comme un peuple particulier.

Sort des Tats durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Une vieille femme de Lahic

À l'époque de la Seconde Guerre mondiale les Tats font surgir une brève polémique entre les théories libératrices de Theodor Oberländer (en) et celles des forces armées allemandes agissant sur place dans le Caucase. À Berlin, l'application des résolutions de la Conférence de Wannsee a expressément mis sur la liste des populations juives à exterminer les Juifs des montagnes ou Bergjüden qui suivent le rite israélite. Sur place, dans le Caucase, le Sturmbannführer Pertsterer prie Oberländer de mettre une compagnie à sa disposition au moins pour exécuter les quelque deux mille Tates de la région où il veut mener ses actions. Théodore Oberländer tente de dissuader Persterer de réaliser son projet. Pour Oberländer, ces populations de Tates ne sont pas juives du fait qu'elles sont polygames et qu'ils n'ont jamais été persécutés par une législation antisémite des tsars russes. En décembre 1942, Persterer fait une rapide visite des vilages Tates et décide à son retour de les désigner dans ses listes de service non plus par la mention Juifs des montagnes mais par celle de Tribu des Tates[5]. Le peuple des Tats échappe ainsi à la disparition totale[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Bernhard Geiger (et al.), « Tat », in Peoples and languages of the Caucasus : a synopsis, Mouton, s'Gravenhage, 1959, p. 48-49
  • (en) James Minahan, « Tat », in Miniature Empires: A Historical Dictionary of the Newly Independent States, Routledge, 2013, p. 225 (ISBN 9781135940102)
  • (en) James Minahan, « Tat », in Ethnic Groups of North, East, and Central Asia: An Encyclopedia, ABC-CLIO, 2014, p. 260-262 (ISBN 9781610690188)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) V. Minorsky, "Tat" in M. Th. Houtsma et al., eds., The Encyclopædia of Islam: A Dictionary of the Geography, Ethnography and Biography of the Muhammadan Peoples, 4 vols. and Suppl., Leiden: Late E.J. Brill and London: Luzac, 1913–38.
  2. (en) V. Minorsky, "Tat" in M. Th. Houtsma et al., eds., The Encyclopædia of Islam: A Dictionary of the Geography, Ethnography and Biography of the Muhammadan Peoples, 4 vols. and Suppl., Leiden: Late E.J. Brill and London: Luzac, 1913–38. Excerpt: Like most Persian dialects, Tati is not very regular in its characteristic features"
  3. (en) C Kerslake, Journal of Islamic Studies (2010) 21 (1): 147-151. excerpt:"It is a comparison of the verbal systems of three varieties of Persian—standard Persian, Tat, and Tajik—in terms of the 'innovations' that the latter two have developed for expressing finer differentiations of tense, aspect and modality..." [1]
  4. (en) Borjian, Habib, "Tabari Language Materials from Il'ya Berezin's Recherches sur les dialectes persans", Iran and the Caucasus, Volume 10, Number 2, 2006, pp. 243-258(16). Excerpt:"It embraces Gilani, Ta- lysh, Tabari, Kurdish, Gabri, and the Tati Persian of the Caucasus, all but the last belonging to the north-western group of Iranian language."
  5. Hoesli p.378.
  6. Eric Hoesli indique en note p. 378 que l'on trouve un écrit détaillé et documenté des activités de l'Einsatzgruppe D dans le Caucase dans la thèse de Andrej Angric et notamment dans le chapitre 6 Opération Blau, Hitler's « zweiter Feldzug » oder das deutsche Heer in Kaukasus. Thèse non publiée, 2003