Gagaouzes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Gagaouzes
Description de l'image Gagauz-children.jpg.
Description de l'image Flag of Gagauzia.svg.
Populations significatives par région
Drapeau de la Moldavie Moldavie (dont Drapeau de la Gagaouzie Gagaouzie) 126 010 (2014)[1]
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 31 900
Drapeau de la Turquie Turquie 15 000
Drapeau de la Russie Russie 13 700
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 700
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 500
Population totale 240 000
Autres
Langues Gagaouze et russe[2]
Religions Christianisme orthodoxe
Ethnies liées Peuples turcs
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de répartition

Les Gagaouzes (en gagaouze : Gagauzlar) sont un peuple turcophone, venu de Bulgarie en Moldavie au début du XIXe siècle. Ils sont de confession chrétienne orthodoxe.

Histoire[modifier | modifier le code]

La patrie historique du peuple Gagaouze est Dobroudja (Bulgarie). Jusqu'au XIXe siècle, il n'y a aucune mention écrite du peuple gagaouze.

Au XIXe siècle, en 1828, le tsar russe, Alexandre Ier et le sultan ottoman, Mahmoud II font un échange de populations de part et d'autre des bouches du Danube : des Bulgares et la plupart des Gagaouzes quittent la Bulgarie encore ottomane pour venir s'installer en Bessarabie, annexée en 1812 par l'Empire russe, à la place des Turcs et surtout des Tatars musulmans, qui y vivaient auparavant, et qui s'installent en Dobrogée (en bulgare « Dobroudja », en roumain « Dobrogea »), dans l'actuelle Roumanie et autour de Varna dans l'actuelle Bulgarie.

Situation actuelle[modifier | modifier le code]

des Gagaouzes de tous pays, inspiré du loup göktürk.

Aujourd'hui, les Gagaouzes sont présents en Ukraine, et surtout en Moldavie qui regroupe 87 % d'entre eux et où ils bénéficient d'un territoire autonome, et d'une représentation permanente au parlement. Dans ces pays, la plupart d'entre eux sont devenus russophones à l'époque soviétique, mais le gagaouze, codifié par Mihail Çakir, est toujours pratiqué et enseigné. Les Gagaouzes sont aussi présents, en nombre réduit, en Bulgarie, à l'ouest de la chaîne des Balkans, dans divers pays de l'ex-URSS (où ils ont été dispersés par le marché du travail) et en Turquie (émigration économique).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (ro) « Recensamântul Populației si al Locuințelor 2014 », sur recensamint.statistica.md (consulté le 6 novembre 2017).
  2. Au recensement moldave de 2004 (Recensământul populației 2004), 40.485 gagaouzes de Moldavie, soit un sur deux, ont déclaré avoir le russe comme langue usuelle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Gangloff, « L’émancipation politique des Gagaouzes, turcophones chrétiens de Moldavie », Cahiers d'études sur la Méditerranée orientale et le monde turco-iranien, no 23,‎ (lire en ligne, consulté le 24 juin 2020).
  • (tr) Harun Güngör et Mustafa Argunşah, Gagauz Türkleri: tarih, dil, folklor ve halk edebiyatı, Ankara, Kültür Bakanlığı, , 377 p. (ISBN 975-17-3001-5)
  • (en) James Alexander Kapaló, Text, context and performance : Gagauz folk religion in discourse and practice, Boston, Brill, Leiden, , 352 p. (ISBN 978-90-04-19799-2)
  • (ro) Metin Omer, « Agenda politică a unui intellectual din Turcia kemalistă: Hamdullah Suphi Tanrıöver, turcismul şi găgăuzii », dans Intelectuali Politici şi Politica Intelectualilors, Cetatea de Scauns, , 345-362 p. (ISBN 978-606-537-300-6).
  • (en) Dimitris Michalopoulos, « The Metropolitan of the Gagauz: Ambassador Tanrıöver and the problem of Romania’s Christian Orthodox Turkss », dans Turkey & Romania. A history of partnership and collaboration in the Balkanss, Istanbuls, Union of Turkish World Municipalities and Istanbul Universitys, , 567-572 p. (ISBN 978-605-65863-3-0, lire en ligne)
  • Patrick Sinety, Voyage au pays des Gagaouzes, Paris, Cartouche, , 143 p. (ISBN 978-2-9158-4218-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]