Parti nationaliste breton

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Affiche du Parti nationaliste breton réclamant « Bretagne aux bretons ! Bretagne libre, affranchie à jamais du joug de la France ! »

Le Parti nationaliste breton (PNB) était un parti politique nationaliste breton qui a existé de 1911 à 1914.

Création, le PNB[modifier | modifier le code]

Il a été fondé en octobre 1911 sous le patronage d'un comité de sept membres dont : Camille Le Mercier d’Erm, Louis Napoléon Le Roux, Georges Le Rumeur, Edouard Guéguen, Émile Masson, Yves Tillenon. À cette époque, le PNB va rassembler l’essentiel du mouvement politique breton, même s’il existe déjà d’autres groupements comme le Bleun Brug (Fleur de Bruyère) créé en 1905 par l'abbé Perrot avec sa revue Feiz ha Breiz (Foi et Bretagne) qui existe depuis 1899. Ce mouvement pose les bases d'un nationalisme breton. Le PNB de l'époque regroupe des tendances radicales, libertaires et de gauche, ainsi que de droite conservatrice.

À sa création, il met au point et publie un manifeste et propose comme fête nationale le 29 septembre, jour anniversaire du couronnement de Nominoë et de la victoire remportée en 1364 à Auray par Jean de Montfort sur l'armée française de Charles de Blois.

Manifeste breton[modifier | modifier le code]

Source : René Barbin, L'autonomisme Breton 1930.

  • Article 4. On nous a successivement volé notre indépendance nationale, puis nos libertés et franchises provinciales, on a violé sans cesse le traité de 1532 qui assurait à notre pays ces libertés et ces franchises avec le privilège d'un Parlement et le droit de porter sur ses armes, à défaut de la couronne fermée, le bonnet d'hermine cerclé d'or (dérisoire compensation il est vrai, cet regard de ce que nous avions perdu). Depuis la Révolution française, la situation a empiré. Aujourd'hui, la sournoise persécution de nos maîtres, d'autant plus dangereuse qu'elle se dissimule et creuse des galeries souterraines dans notre vieux sol, cherche à nous arracher notre langue et nos coutumes, nos traditions civiles et religieuses, tout ce qui reste de l'ancien patrimoine national, tout ce qui fait notre orgueil et notre joie. Nous nous y opposons de toute notre force, et nous revendiquerons l'héritage de nos ancêtres.
  • Article 5. On nous croit écrasés, annihilés, assimilés, francisés. C'est faux! Il v a encore, dans l'âme bretonne, quelque chose qui résiste et qui survit, quelque chose que l'on a voulu étouffer, anéantir et qui demeure aujourd'hui aussi vivace et robuste qu'au temps de notre indépendance et cela, conscient ou inconscient, c'est le sentiment National.

Première manifestation[modifier | modifier le code]

La première manifestation active de ce parti a lieu le , lors de l'inauguration sur la place de l'Hôtel-de-Ville de Rennes du monument représentant, d'après l'artiste Jean Boucher, l'Union de la Bretagne à la FranceAnne de Bretagne était à genoux devant le roi de France. Au cours de cette manifestation Camille Le Mercier d'Erm et André Guillemot furent appréhendés et conduits aux locaux de police municipale. Les buts de ce parti sont alors : « protester toujours et quand même contre l'oppression française ; préparer la résurrection bretonne dans ce mouvement de réprobation vis-à-vis du peuple français qui prive leur pays de l'indépendance nationale à laquelle il a droit ».

Presse[modifier | modifier le code]

Breiz Dishual est l'organe mensuel du Parti national breton et est créé en juillet 1912. Son comité de rédaction est composé de : Yann Brézal, A. Douar-Gwé, Erwan Gouesnou, Hervé de Kerguilly, Ronan de Kermené, Noël Kernejo, Fanch L'Hermite, Job Loyant, Mathaliz, Gwenole Molène, Camille Le Mercier d'Erm, Pol Suliac, Yves Tillenon. Sa publication se termine en 1914.

Publications[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]