Canton de Vaud

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Canton de Vaud
Blason de Canton de Vaud
Héraldique
Localisation du canton en Suisse
Localisation du canton en Suisse
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Entrée dans la Confédération 1803
Abréviation VD
Chef-lieu Lausanne[1]
Communes 318[2]
Districts 10[2]
Exécutif Conseil d'État (7 sièges)[3]
Législatif Grand Conseil (150 sièges)[4]
Conseil des États 2 sièges[5]
Conseil national 18 sièges[6]
Démographie
Population 729 971 hab. (31 décembre 2012)
Densité 227 hab./km2
Rang démographique 3e[7].
Langue officielle Français
Géographie
Coordonnées 46° 37′ N 6° 33′ E / 46.616666666667, 6.55 ()46° 37′ Nord 6° 33′ Est / 46.616666666667, 6.55 ()  
Altitude Min. Lac Léman 372 m – Max. Les Diablerets[8] 3 210 m
Superficie 321 203 ha = 3 212,03 km2
Rang 4e[9][10]

Le canton de Vaud (VD) est un canton de Suisse dont le chef-lieu est Lausanne. Il se situe en Suisse romande. Son point le plus élevé est le sommet des Diablerets culminant à 3 210 m ; son point le plus bas est le lac Léman à 372 m ; sa superficie est de 3 212,1 km2. Son territoire est varié : il s'étend de la chaîne de montagnes du Jura – dans le Nord-Ouest – aux Alpes – dans l'Est –, en passant par le plateau suisse. Il est bordé par le lac Léman au sud.

Le canton de Vaud compte, à fin 2012, 729 971 habitants[11] appelés Vaudois et Vaudoises, vivant principalement dans l'agglomération lausannoise, la Riviera vaudoise, Yverdon-les-Bains et La Côte.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom vient du latin Pagus Valdensis c'est-à-dire « Pays Vaudois »[12]. Le terme de Valdensis procéderait de Valdidum (forme vulgaire du latin Valdum) signifiant « fort », « solide » ou « puissant », en parlant d’un oppidum, d’une puissante place forte ou d’une solide position de défense.

La traduction consistant à voir le canton comme étant le « Pays des forêts » (terme qui a fait son apparition au VIIe siècle), en passant par le francoprovençal Vôd, ou l’allemand Wald ou Waadt signifiant « forêt », serait une étymologie populaire[13].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du canton de Vaud.

Le Pays de Vaud faisait originellement partie des terres de Savoie, conquises par Berne qui a favorisé la Réforme commencée par Pierre Viret. Il a gagné son indépendance le 24 janvier 1798 et fut créé canton suisse par l'Acte de Médiation de Napoléon Bonaparte en 1803. Depuis cette date, la devise du Canton de Vaud est « Liberté et Patrie »[14] , [15].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canton de Vaud occupe la majeure partie de l’ouest de la Suisse. Ses frontières s’étendent des bords du lac Léman à ceux du lac de Neuchâtel et du lac de Morat.

Il possède des frontières nationales avec la France à l’ouest (frontière terrestre avec les départements de l’Ain, du Jura et du Doubs) et au sud (frontière sur le Léman avec le département de la Haute-Savoie), ainsi que des frontières cantonales au sud-ouest avec le canton de Genève, au nord avec le canton de Neuchâtel, à l’est avec les cantons de Fribourg et Berne, et au sud-est avec le canton du Valais.

On trouve deux chaînes de montagnes, le massif du Jura dans l’Ouest et les Alpes dans le Sud-Est.

Le 28 juin 2007, les vignobles de Lavaux ont été inscrits au patrimoine mondial de l'humanité, UNESCO.

Le canton de Vaud est baigné par le lac Léman dans lequel de nombreux cours d'eau du canton se jettent.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1803, à date d'entrée dans la Confédération suisse, le canton comptait 144 507 habitants. Il était le troisième canton le plus peuplé derrière les cantons de Berne et de Zurich. Depuis le début de la République helvétique, les pasteurs devaient tenir annuellement un tableau des naissances et des décès. Sous l'Acte de médiation, ce travail fut transmis aux administrations municipales. À cette époque, seul 42 % de la population se trouvait sur l'arc lémanique, contre 70 % aujourd'hui, en raison d'une population qui tirait principalement ses revenus de l'agriculture et qui vivait donc dans les campagnes[16].

Les statistiques du 31 décembre 2012 comptabilisent 729 971 habitants dans le canton de Vaud[17].

La tendance des dix dernières années montre une accélération de la hausse de la population, celle-ci étant de 0,6 % en 1998 et de 2,4 % en 2008 par rapport à l'année précédente ; cette accélération ne fut cependant pas continue, étant ponctuée par des années de ralentissement de l'augmentation, comme en 2005, où l'augmentation descendit de 1,3 % de l'année précédente à 1 %. La population vaudoise a ainsi augmenté de 16 341 habitants en 2008, contre 3 439 en 1998, où elle atteignait 607 879 habitants[18],[19].

Évolution démographique depuis 1998
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
607 879 612 276 615 978 621 784 627 933 635 850 644 097 650 791 658 659
2007 2008 2009 2010 2011 2012 - - -
668 581 684 922 697 802 713 281 721 561 729 971 - - -


En 2008, l'excédent de naissances par rapport aux décès était de 2 278, contre 1 961 en 1998. En parallèle, le solde migratoire était de 1 478 en 1998 et de 14 063 en 2008, étant ainsi la principale cause de l'augmentation de la population et de l'accélération de cette dernière. Le solde migratoire de la population suisse dans le canton de Vaud est pour la majorité des années négatif, baissant de 990 en 1998 et de 554 en 2008 ; il augmenta cependant en 1999 et 2001 de respectivement 266 et 133[19].

Variation de la population résidente dans le canton de Vaud
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Variation annuelle absolue 3 439 4 397 3 702 5 806 5 806 6 149 7 917 8 247 6 694 9 922 16 341
Variation annuelle en % 0,6 0,7 0,6 0,9 1,0 1,3 1,3 1,0 1,2 1,5 2,4
Excédent de naissances 1 961 2 064 2 189 1 990 1 536 1 429 1 971 2 057 2 035 2 264 2 278
Dont suisses 72 -1 178 5 -180 -299 58 164 31 318 273
Solde migratoire 1 478 2 333 1 513 3 816 4 613 6 488 6 276 4 637 5 833 7 658 14 063
Dont suisses -990 266 -962 133 -1 773 -491 -970 -753 -732 -331 -554

Population[modifier | modifier le code]

La population résidente du canton de Vaud est composée, selon les statistiques du 31 décembre 2008, de 70,4 % de Suisses et 29,6 % d'étrangers[20], totalisant respectivement 482 317 et 202 605 personnes[19].

Évolution de la population étrangère
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
Résidents étrangers 155 720 158 610 160 851 164 480 168 108 173 997 180 162 183 338 187 628 191 613 202 605
Pourcentage de la population 25,6 25,9 26,1 26,4 26,8 27,4 28,0 28,2 28,5 28,7 29,6
parmi les moins de 19 ans 27,9 28,2 28,2 28,5 28,7 29,0 29,5 29,5 29,7 29,4 30,1
parmi les 20 - 39 ans 34,6 35,0 35,3 35,5 36,2 37,3 38,2 38,5 38,9 39,2 40,4
parmi les 40 - 64 ans 23,3 23,6 23,9 24,3 24,3 24,8 25,4 25,7 26,1 26,6 27,7
parmi les plus 65 ans 9,9 10,1 10,6 11,1 11,8 12,2 12,7 13,1 13,4 13,7 14,0

En septembre 2009, le taux de chômage de la population atteignait 5,4 % dans le canton de Vaud, soit 17 980 personnes, contre 3,9 % en Suisse[21]. Plus bas qu'en 1997, où il montait à 6,3 %, le taux de chômage actuel est cependant plus élevé qu'en 2000, où il était descendu à 2,7 % ; il remonta à 5,6 % en 2004, pour ensuite redescendre à 4,0 % en 2007, avant de remonter au taux actuel de 5,3 %[22].

De 5,3 % en moyenne, le chômage dans le canton de Vaud atteint 7,2 % dans le district de Lausanne contre 3,4 % dans celui du Gros-de-Vaud. Sur 17 980 chômeurs, 9 883 étaient des hommes et 8 097 des femmes ; 9 551 avaient la nationalité suisse et 8 429 étaient étrangers ; 685 avaient moins de 20 ans, 4 923 entre 20 et 29 ans, 4 866 avaient entre 30 et 39 ans, 4 057 avaient entre 40 et 49 ans, 2 599 avaient entre 50 et 59 ans et 850 plus de 60 ans[23].

Taux de chômage 1997 - 2008
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008
6,8 5,1 3,8 2,7 3,0 4,1 5,2 5,6 5,2 4,6 4,0 4,3

Politique[modifier | modifier le code]

Le Château Saint-Maire, siège du Conseil d’État (exécutif) du Canton de Vaud
Article détaillé : Politique du canton de Vaud.

Autorités[modifier | modifier le code]

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

Le pouvoir législatif est exercé par le Grand Conseil. Il est composé de 150 députés, qui sont élus par districts.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

L'exécutif du canton est en main du Conseil d'État, composé de sept membres, portant le titre de conseiller d'État, élus pour un mandat de cinq ans.

Ne pas confondre le Conseil d'État (exécutif cantonal) et le Conseil des États, une des deux chambres du législatif fédéral.

Niveau communal[modifier | modifier le code]

L'exécutif de la commune est la Municipalité et le conseil communal est l'assemblée législative élue communale. Il est formé de 40 à 100 membres selon la taille et le nombre d'habitants de la commune. Ses tâches principales sont l'acceptation du budget et des comptes ainsi que le contrôle de la gestion de la commune. Les élections législatives ont lieu tous les 5 ans selon la Constitution Vaudoise du 14 avril 2003.

Pour plus de détails sur la politique d'une commune vaudoise voir la liste des communes du canton de Vaud.

Districts[modifier | modifier le code]

Article connexe : Districts du canton de Vaud.
Nom Chef-lieu
Aigle Aigle
Broye-Vully Payerne
Gros-de-Vaud Échallens
Jura-Nord vaudois Yverdon-les-Bains
Lausanne Lausanne
Lavaux-Oron Cully
Morges Morges
Nyon Nyon
Ouest lausannois Renens
Riviera-Pays-d'Enhaut Vevey

Communes[modifier | modifier le code]

Carte actuelle des districts du canton de Vaud
Article connexe : communes du canton de Vaud.

La canton de Vaud regroupe 318 communes au 1er janvier 2013, qui se répartissent dans 10 districts[24]. Auparavant il comptait 326 communes, jusqu'au 31 décembre 2012, et 19 districts (avant le 1er janvier 2008).

La plus petite commune du canton est Rivaz (31 hectares), la plus grande est Château-d'Œx (11 371 hectares), suivie de la commune du Chenit (9 925 hectares). La commune la moins peuplée est Cremin avec 56 habitants.

Le maire d'une localité est appelé le syndic.

Les villes du canton (localités de plus de 10 000 habitants), au 31 décembre 2012[7]., sont :

D'autres communes revêtent une importance régionale :

Transport / Mobilité[modifier | modifier le code]

C’est le Département des infrastructures qui a pour mission d’intervenir sur le réseau routier et les transports publics.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Le canton possède 206 km de routes nationales et 2 126 km de routes cantonales sur son territoire. La première autoroute a été inaugurée en 1964, reliant Lausanne à Genève. Quatre autoroutes traversent le canton : l'autoroute A1, l'A5, l'A9, et l'A12. Il y a neuf cols sur les routes cantonales : le col de la Croix, du Pillon, du Marchairuz, des Mosses, de la Givrine, du Mollendruz, des Étroits, du Mont d'Orzeires, et du Chalet-à-Gobet.

En 2003, une publication intitulée Les chemins historique du canton de Vaud[25] a été éditée par l'Office fédéral des routes (OFROU), sous la supervision de l'ancien archéologue cantonal Denis Weidmann, pour le compte de l'inventaire des voies de communication historiques de la Suisse.

Réseau ferroviaire[modifier | modifier le code]

La première ligne de chemin de fer mise en service dans le canton, par la compagnie OS (Ouest Suisse), fut le tronçon BussignyYverdon-les-Bains, le 7 mai 1855, suivie le 1er juillet de la même année, par les tronçons Bussigny – Renens et Renens – Morges, et le 5 mai 1856, Lausanne connaît à son tour les chemins de fer. Deux ans plus tard, en 1858, Lausanne est reliée à Genève. L’année 1860 a vu le réseau s’étendre de Lausanne à Saint-Maurice et il atteindra Brigue dans le canton du Valais en 1878. À noter que le canton de Vaud et Lausanne ont participé financièrement, à hauteur de cinq millions de francs suisses, au percement du tunnel du Simplon qui relie la Suisse à l’Italie, voyant là une opportunité de développement de la région lémanique, avec un axe nord-sud grâce à la ligne du Simplon. En 1862, la ligne Lausanne–Oron-la-VilleFribourgBerne est inaugurée, non sans peine. En effet, les autorités lausannoises ont voulu une liaison plus directe avec Berne. Elles feront même alliance avec les Fribourgeois pour imposer ce trajet contre l’avis du Conseil d’État vaudois. Ce dernier va même brièvement placer la ville de Lausanne sous tutelle en automne 1856 et mobiliser la troupe pour prévenir les troubles. Ces lignes sont aujourd’hui exploitées par les chemins de fer fédéraux.

Au cours des XIXe et XXe siècles, d’autres chemins de fer ont vu le jour :

Lausanne–Échallens–Bercher (1873), Vallée de Joux, Yverdon-les-Bains, Sainte Croix (1893), Montreux-Glion-Rochers de Naye (1893 à 1909), Orbe-Chavornay (1894), Bière-Apples-Morges (1895), Pont-Brassus (1886), Aigle-Leysin (1900), Bex-Villars-Bretaye (1901 et 1913), Montreux-Vevey-Riviera (1902), Montreux - Oberland Bernois (1904), Blonay-Chamby (1904), Aigle-Ollon-Monthey-Champéry (1909), Aigle-Sépey-Diablerets(1914), Nyon-Saint-Cergue-Morez (1916)

Transports publics[modifier | modifier le code]

Plan du réseau Vaudois

Le réseau vaudois dessert plus de 2 000 kilomètres (trains et bus) regroupant plus de 2 200 arrêts ou stations. L'offre de transport public régionale se compose de :

24 lignes ferroviaires, dont le Réseau Express Vaudois, 71 lignes de bus régionales, 56 lignes de bus et trolleybus urbains, 2 lignes de métros, 4 funiculaires, 4 lignes lacustres, dont notamment la CGN.

Entreprises de transports urbains et suburbains dans le canton[modifier | modifier le code]

Plusieurs de ces entreprises de transport font partie de la communauté tarifiaire Mobilis Vaud, permettant ainsi aux usagers d'emprunter différents moyens de transport avec le même ticket ou abonnement pour se rendre d'un point à un autre.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Selon un recensement effectué en 2011, le canton dispose de 3 748 lits, qui ont permis d'assurer la prise en charge de 119 400 patients. Ces chiffres couvrent aussi bien les hôpitaux publics que les hôpitaux privés[26].

2 480 lits concernent les soins somatiques aigus de type A dont 240 lits de soins intensifs. Les hôpitaux reconnus d’intérêt public en mettent 1 951 à disposition avec un taux d’occupation de 88 %. Les cliniques regroupent 529 lits avec un taux d’occupation de 47 %. 719 lits sont affectés aux traitements de réadaptation et de soins palliatifs dont 556 par les hôpitaux reconnus d’intérêt public (taux d’occupation de 80 %) et 163 par les cliniques privées (taux d’occupation de 61 %). 549 lits sont attribués à la prise en charge de cas psychiatriques. Les hôpitaux reconnus d’intérêt public en regroupent 459 avec un taux d’occupation de 81 %. Les cliniques offrent 90 lits avec un taux d’occupation de 85 %.

Hôpitaux publics :

  • Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), répartis sur six sites, avec 1 385 lits, est le plus grand hôpital du canton, et l'un des cinq hôpitaux universitaires de Suisse.
  • Établissements hospitaliers du Nord vaudois, sur quatre sites, avec 363 lits.
  • Hôpital Riviera, répartis sur quatre sites, avec 283 lits.
  • Ensemble hospitalier de la Côte, répartis sur trois sites, avec 265 lits.
  • Groupement hospitalier de l'Ouest lémanique, avec 145 lits.
  • Hôpital intercantonal de la Broye, (Vaud, Fribourg) répartis sur deux sites, avec 152 lits.
  • Hôpital du Pays d'Enhaut, avec 24 lits.
  • Hôpital de Sainte-Croix, avec 18 lits.
  • le futur Hôpital Riviera-Chablais, qui sera amené à remplacer l'hôpital Riviera en 2017.
  • Hôpital de Lavaux, (réadaptation), avec 61 lits.
  • Rives neuves, (soins palliatifs), avec 20 lits.
  • Institution de Lavigny, (réadaptation), avec 41 lits.
  • Fondation de Nant (psychiatrie), avec 74 lits.

Parmi les cliniques privées, il y a notamment, la clinique de Montchoisi, la clinique de la Source, la clinique de Longeraie, la clinique de la Lignière, la clinique de Genolier, la clinique CIC Riviera, la clinique La Métairie, l'Hirslanden Bois-Cerf, l'Hirslanden Cécil.

La politique d'aide et de soins à domicile, ainsi que les mesures en matière de promotion de la santé et de prévention, sont gérés notamment, par l'association vaudoise d’aide et de soins à domicile (AVASAD), qui regroupent les 53 centres médicaux-sociaux (CMS) répartis dans le canton[27], par les services sociaux privés spécialisés et par les associations d'entraide[28].

Concernant les établissements médicaux-sociaux (EMS), accueillant principalement les personnes âgées, le canton compte plus de 150 établissements totalisant près de 6 000 lits, répartis sur tout son territoire. Leur capacité d'accueil peut varier entre 10 et 150 lits[29].

Au vu de l'augmentation et du vieillissement de la population, la priorité du département de la santé et de l'action sociale pour les prochaines années, est de répondre à l'augmentation de l'offre pour absorber les problèmes de santé de la population à venir. En 2030, un Vaudois sur cinq aura plus de 65 ans. À cette date, la proportion des personnes âgées de 80 ans et plus aura augmenté de 75%[30].

Éducation[modifier | modifier le code]

Vue aérienne (2009) de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), qui forme avec l'Université de Lausanne (UNIL) un vaste campus à proximité du lac Léman

Le premier plan d’étude du canton de Vaud parut le 19 février 1868. Il émanait du Département de l’instruction publique, créé six ans plus tôt, et d’une loi sur l’instruction primaire du 31 janvier 1865. Ses buts étaient surtout de mettre un terme au désordre qui régnait dans les écoles, où les maîtres enseignaient comme bon leur semblait avec une liberté totale de choix des manuels. Le plan d’études fixait un programme détaillé des diverses matières, le temps à consacrer à leur enseignement ainsi que les ouvrages de référence. Il introduisait aussi une nouvelle discipline : la gymnastique. Il tarda toutefois à s’appliquer car les communes qui avaient la charge de l’enseignement primaire n’étaient pas prêtes à céder leurs prérogatives. De plus, il se heurta à l’opposition des instituteurs, hostiles à toute uniformisation de l’enseignement.

En 1883, les inspecteurs scolaires, chargés de faire un inventaire des ouvrages utilisés dans les classes du canton pour l’Exposition nationale, en dénombrèrent huit cent trente. C’était incontestablement trop. En 1891, un décret du Département annonça la distribution gratuite de manuels choisis pour les premiers degrés. Le virage était pris. L’État allait s’assurer de l’application du programme en unifiant les moyens d’enseignement[31].

Johann Heinrich Pestalozzi fut l’un des pionniers dans le canton de la pédagogie moderne.

En Suisse, la scolarisation des élèves est confiée aux cantons, de l’école enfantine à l’université (à l’exception des écoles polytechniques fédérales). C’est le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture qui assure l’instruction des enfants et des adolescents. Le canton applique les règles d’HarmoS, qui vise à harmoniser la scolarité obligatoire entre les différents cantons.

Depuis la rentrée scolaire 2013, l’école obligatoire commence l’année durant laquelle l’enfant a quatre ans révolus au 31 juillet. L’école obligatoire se déroule sur onze années d’études réparties en deux degrés[32] : le degré primaire et le degré secondaire I. Le degré primaire dure huit ans répartis en deux cycles de quatre ans, nommés premier cycle primaire (cycle 1)[33] et deuxième cycle primaire (cycle 2)[34]. Le degré secondaire I (cycle 3)[35], d’une durée de trois ans, aboutit à un certificat d’études marquant la fin de la scolarité obligatoire. Il y a deux voies dans le degré secondaire I (cycle 3), suivant le niveau des élèves, la voie prégymnasiale et la voie générale.

Article détaillé : École secondaire (Vaud).

Au terme de leurs scolarités obligatoires, les élèves peuvent poursuivre une dixième année de raccordement. Par la suite, de nombreuses formations s’offrent à eux.

La rentrée scolaire a lieu fin août, et la fin de l’année scolaire a lieu au début du mois de juillet. Les vacances scolaires vaudoises sont[36] :

  • le lundi du Jeûne fédéral ;
  • deux semaines de vacances au mois d’octobre ;
  • deux semaines vers Noël et Nouvel an ;
  • une semaine de relâche au mois de février ;
  • deux semaines lors des vacances de Pâques au mois d’avril ;
  • deux jours lors du pont de l’Ascension ;
  • le lundi de Pentecôte.

Le canton possède un pôle de recherche et de formation au rayonnement international, comprenant les établissements suivants :

Finances[modifier | modifier le code]

Les comptes 2009 de l'État de Vaud se sont soldés par un excédent de 378,7 millions de francs suisses, c'est le cinquième exercice positif après quinze ans de déficits. La dette du canton quant à elle a été ramenée à moins de 2,5 milliards, entraînant ainsi une diminution de 16 millions de la charge d'intérêts.

Le canton prévoit de dépenser en 2010 une somme de l’ordre de 7,4 milliards de francs suisses (sans les charges extraordinaires d’un montant de 117,7 millions de francs suisses).

Sur 100 francs suisses, le canton prévoit de consacrer en 2010 :

  • Enseignement 32,35 frs
  • Prévoyance sociale 27,00 frs
  • Santé 11,70 frs
  • Sécurité publique 7,30 frs
  • Admin. Générale 5,50 frs
  • Économie publique 5,50 frs
  • Finances et impôts 3,75 frs
  • Trafic 3,95 frs
  • Culture et loisirs 1,65 frs
  • Environnement 1,30 frs

Le Budget 2010 voté par le Grand Conseil du canton de Vaud :

  • Impôts 4 405 178 900 frs 58,87 %
  • Part., remb. de coll. publ. 1 115 594 900 frs 14,91 %
  • Subventions à redistribuer 441 606 800 frs 5,90 %
  • Parts à des recettes fédérales 433 699 100 frs 5,80 %
  • Taxes, émoluments, ventes 392 403 800 frs 5,24 %
  • Revenus du patrimoine 333 209 500 frs 4,45 %
  • Autres contributions 308 921 400 frs 4,13 %
  • Prélèvement sur les fonds 26 252 200 frs 0,35 %
  • Patentes, concessions 17 346 000 frs 0,23 %
  • Imputations internes 9 106 400 frs 0,12 %
  • Total 7 483 319 000 frs 100 %

Sport[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Constitution vaudoise, article 4
  2. a et b [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  3. « Les membres du Conseil d'État », sur vd.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  4. « Grand Conseil », sur vd.ch (consulté le 11 décembre 2008)
  5. « Liste des conseillers aux États par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  6. « Liste des conseillers nationaux par canton », sur parlement.ch (consulté le 8 décembre 2008)
  7. a et b « Population résidente permanente par commune et origine, Vaud, 1950-2012 », sur Statistiques Vaud (consulté le 23 avril 2013)
  8. [xls] « Les points culminants des cantons suisses », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 8 décembre 2008)
  9. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  10. Statistique suisse, Vaud, Chiffres clés
  11. État et structure de la population à fin 2012
  12. Lucienne Hubler, Histoire du Pays de Vaud, Éditions L. E. P. Loisirs et Pédagogie SA, Lausanne, 1991, p. 35., (ISBN 2606005260)
  13. Dictionnaire des noms de lieux – Louis Deroy et Marianne Mulon (Le Robert, 1994) (ISBN 285036195X)
  14. Par décret du 16 avril 1803, le Grand Conseil du Canton de Vaud fixait la devise Liberté et Patrie
  15. En septembre 2000, un constituant radical, Stéphane Masson, propose de remplacer le mot « patrie » par « solidarité ». La majorité de l’assemblée le suit, avant de revenir en arrière une année plus tard.
  16. http://www.archives.vd.ch/vaud2003/historique/demographie.html
  17. État et structure de la population
  18. Population résidente, Vaud, 1981-2008 - Service cantonal de recherche et d'information statistiques - Vaud
  19. a, b et c Variation de la population résidente, Vaud, 1981-2008 - Service de recherche et d'information statistiques - Vaud
  20. Respectivement 78,3 et 21,7 % dans le reste du pays
  21. Le chômage en septembre 2009 - AMSTAT
  22. Taux de chômage, par mois, Vaud, 1997-2009 - Service de recherche et d'information statistique - Vaud
  23. Canton de Vaud, le chômage en chiffres et en graphiques: photographie mensuelle - Service de recherche et d'information statistique - Vaud
  24. http://www.vd.ch/fr/themes/territoire/communes/liste-des-communes-et-districts/
  25. les chemins historiques du canton de Vaud
  26. Rapport planificationhospitalièrevaudoise 2012
  27. Liste des centres médicaux-sociaux
  28. Aide et soins à domicile
  29. EMS, canton de Vaud
  30. Vieillissement et santé, une politique cantonale
  31. http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/organisation/dfj/dgeo/fichiers_pdf/PEV2007-A.pdf
  32. Loi sur l’enseignement obligatoire (LEO)
  33. Degré primaire, Cycle 1
  34. Degré primaire Cycle 2
  35. Degré secondaire I, Cycle 3
  36. Vacances scolaires vaudoises

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]