Aar

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Aar
L'Aar dans la ville de Berne.
L'Aar dans la ville de Berne.
Bassin versant de l'Aar.
Bassin versant de l'Aar.
Caractéristiques
Longueur 295 km
Bassin 17 779 km2
Débit moyen 610 m3/s (Untersiggenthal)
Nombre de Strahler 9
Cours
Source Glacier de l'Oberaar
· Localisation Canton de Berne, Suisse
· Altitude 2 310 m
· Coordonnées 46° 32′ 11″ N 8° 14′ 05″ E / 46.5364997, 8.2346667 (Source - Aar)  
Confluence Rhin
· Localisation Koblenz, Suisse
· Altitude 319 m
· Coordonnées 47° 36′ 20″ N 8° 13′ 24″ E / 47.60545, 8.22347 (Confluence - Aar)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Kander, Sarine
· Rive droite Reuss, Limmat, Emme
Pays traversés Drapeau de la Suisse Suisse
Principales villes Interlaken, Thoune, Berne, Bienne, Soleure, Aarau

Sources : Données hydrologiques de l'Aar à Untersiggenthal, Stilli
Confluence de l'Aar et de la Reuss.

L'Aar (en allemand Aare) est une rivière de Suisse longue de 288 km, un affluent de la rive gauche du Rhin[1].

Parcours[modifier | modifier le code]

L'Aar prend sa source dans le massif de l'Aar-Gothard à partir des eaux provenant de la fonte des glaciers du Finsteraarhorn à 4 275 m d'altitude. Par une dizaine de paliers, elle descend dans sa vallée supérieure, l'Oberhasli. Elle pénètre ensuite dans les préalpes suisses. Elle a creusé des gorges profondes de 40 à 50 mètres sur une longueur de 1 500 mètres à travers la barrière calcaire du Kirchet. Ensuite elle rejoint les lacs de Brienz puis de Thoune. Son cours se dirige ensuite vers Berne, où la vieille ville a été construite au bord d'un méandre. Un lac artificiel a été créé après Berne à Mühleberg. Plus loin, elle est rejointe par la Sarine, son principal affluent rive gauche, et continue jusqu'à Aarberg, d'où son cours a été modifié par le canal de Hagneck, afin que ses eaux rejoignent le lac de Bienne. À sa sortie, l'Aar s'écoule par le canal de Nidau-Büren jusqu'à Büren où elle retrouve son cours antérieur à la correction des eaux du Jura. Dès lors, la rivière prend la direction de l'est et s'écoule le long du Jura pour traverser Soleure, où l'Emme, un affluent de la rive droite, la rejoint. Son débit est à nouveau contrôlé par le barrage de régulation de Flumenthal, près de Flumenthal. Elle traverse ensuite la ville d'Olten. Après quoi elle passe par Aarau, puis Brugg, où la rejoignent la Reuss et la Limmat (rive droite). L'Aar continue son cours vers le nord jusqu'au Rhin dans lequel elle se jette, près de Koblenz. L'Aar a une longueur totale de 288 kilomètres.

Lors de l'époque géologique du Pliocène, avant l'ouverture du Fossé rhénan, l'Aar et le Rhin déversaient leurs eaux vers la Méditerranée, en confluant avec le Doubs pour former l'Aar-Doubs.

Débit[modifier | modifier le code]

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Brugg
(2008)

Source : Office fédéral de l'environnement, Débit de l'Aar à Brugg en 2008
Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : Brienzwiler
(2008)

Source : Office fédéral de l'environnement, Débit de l'Aar à Brienzwiler en 2008

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le rang de Strahler est de neuf (9)[2].

Installations électriques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie en Suisse.

Différentes usines profitent du cours de l'Aar pour produire de l'électricité. Trois des quatre centrales nucléaires suisses sont situées sur les rives de l'Aar, la quatrième (Leibstadt) se trouvant juste après la confluence de l'Aar avec le Rhin. Les trois centrales nucléaires situées directement sur les rives de l'Aar sont :

Au 1er janvier 2008, 107 centrales hydro-électriques[note 1] étaient installées sur le bassin fluvial de l'Aar (bassins de l'Emme et de la Sarine inclus). Ces centrales représentent une puissance totale de 1 857,81 MW, soit 13,8 % de la puissance totale des installations hydro-électriques suisses[3].

Hydronymie[modifier | modifier le code]

Le nom de l'Aar est attesté sous la forme Arola au VIIe siècle, Ara, Arula au Moyen Âge. Ce nom est issu d'une racine hydronymique pré-indo-européenne *ar- « cours d’eau », présente dans de nombreux noms de rivières en Europe et ailleurs. Avec un autre suffixe ou sans, on retrouve la base * ar- dans les noms de l’Ar (Meurthe-et-Moselle), l’Arc (Bouches-du-Rhône), l’Hérault (Hérault), l’Arre (Gard), etc[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seules les centrales d'une puissance supérieure ou égale à 300 kW sont prises en considérations.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Systèmes d’information et méthodes: réseau hydrographique, voir la page Cours d'eau de Suisse d'une longueur supérieure à 30 km, OFEV, consulté le 22 septembre 2008.
  2. « Réseau hydrographique: ordre des cours d’eau pour le réseau hydrographique numérique au 1:25 000 de la Suisse », sur www.bafu.admin.ch (consulté le 6 avril 2014)
  3. Statistiques des aménagements hydroélectriques de la Suisse, Office fédéral de l'énergie, 2008.
  4. Dominique Fournier, Wikimanche