La Sarraz

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La Sarraz
Blason de La Sarraz
Héraldique
Image illustrative de l'article La Sarraz
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Morges
communes limitrophes
(voir carte)
Romainmôtier-Envy, Croy, Arnex-sur-Orbe, Pompaples, Orny, Éclépens, Lussery-Villars, Dizy, Chevilly, Ferreyres
Syndic Rosa Mischler
Code postal 1315
N° OFS 5498
Démographie
Gentilé Sarrazins
Population 2 449 hab. (31 décembre 2013)
Densité 318 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 32″ N 6° 30′ 50″ E / 46.659, 6.51446° 39′ 32″ Nord 6° 30′ 50″ Est / 46.659, 6.514  
Altitude 485 m
Superficie 771 ha = 7,71 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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La Sarraz
Liens
Site web www.lasarraz.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

La Sarraz est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Morges.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Sarraz est traversée par la Venoge qui marque la frontière avec Ferreyres et Chevilly et par le Veyron qui marque la frontière avec Chevilly. La cité se trouve au pied du Mormont, colline qui sépare la vallée de la Venoge, (bassin du Rhône) de celle de l'Orbe, bassin du Rhin. On y trouve encore des traces du Canal d'Entreroches qui reliait la Venoge à l'Orbe.

Géologie et sanctuaire celtique[modifier | modifier le code]

Environ un siècle avant Jésus-Christ, la colline du Mormont abritait un sanctuaire celtique (époque des Celtes et des Gaulois) de 260 fosses coniques creusées dans l’humus[3]. On a retrouvé également sur la colline du Mormont de nombreux fossiles.

Musées et monuments[modifier | modifier le code]

Le musée suisse du cheval est situé face au château (fief de la famille homonyme et centre de la seigneurie locale) qui est, avec la chapelle Saint-Antoine, inscrit comme bien culturel suisse d'importance nationale[4].

Le temple réformé, similaire à celui de Mont-sur-Rolle a été bâti en 1835-1837 selon les plans de l'architecte lausannois Henri Perregaux[5]. Inscrit à l'inventaire cantonal du patrimoine en 1979[6].

Le temple[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

La commune accueille plusieurs sociétés sportives[7].

  • École de Tai chi chuan et Qi-Gong
  • La piscine
  • Club de Football : FC La Sarraz-éclépens
  • Club de Volleyball
  • Société de Gymnastique : FSG La Sarraz
  • Club de Judo
  • Club de Karaté
  • Club de tir (pistolet)
  • École de danse

Transport[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La création du village[modifier | modifier le code]

À ses débuts, la Sarraz était un petit village dirigé par le seigneur Adalbert de Grandson. En 1049, l'histoire de la Sarraz a commencé. Tout d'abord, le seigneur a fait construire le château sur un rocher qui se nomme Mauremont. Depuis célà quelques colons venus de France se sont installés dans le village et autour du village ce qui a permis d'agrandir le territoire. Ces quelques colons se devaient d'obéir à la famille royale et de protéger le château. En retour ce bâtiment leur servaient de refuge. Au début, la géolocalisation du château a engendré quelques conflits car le rocher de Mauremont était situé dans les territoires de Romainmôtier à Ferreyres. Adalbert s'est ensuite rendu à Romainmôtier avec quarante chevaliers et il s'est entretenu avec le pape pour conclure un traité entre ces deux villages.

Seigneurie de La Sarraz[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le château de La Sarraz a été construit en 1049 et fut la demeure des seigneurs de la Sarraz et de leurs descendants jusqu'en 1948. Ce château n'était qu'un simple donjon construit par Adalbert de Grandson mais devint, en 1152, important stratégiquement et économiquement car il donnait la vue sur une route reliant la France et l'Italie. Cette route permettait aussi de gagner de l'argent grâce aux passants qui payaient pour un droit de passage. Ce fut le petit-fils d'Adalbert, Ebald IV qui construit les premières maisons du village et bâtit l'abbaye des prémontrés de la Vallée de Joux. Vers 1222, il divise ses biens pour ses quatre fils dont l'un hérite du château de la Sarraz et s'y installe avec sa famille. En 1269, Aymon 1er qui était le dernier noble de la famille Grandson, meurt en laissant sa succession à sa fille, Henriette de la Sarraz qui épousa Humbert de Montferrant et créa la lignée des Montferrant-la Sarraz[8].

Le château de La Sarraz contenait un donjon aujourd'hui est la tour de garde, ainsi qu'un très petit bâtiment. Au XIVe siècle le donjon est édifié et un nouveau bâtiment fait apparition en guise de grenier. Lorsque Humbert mourra, la ville d'Orny est dirigée par Henriette son épouse mais la seigneurie de La Sarraz revint à leur fils Jean. En 1322 Henriette est entrée à l'abbaye du lac de Joux, "tradition" familiale. À cette époque, il y avait deux portes pour accéder à la commune : une à l'ouest et une à l'est. Cette dernière menait directement à un hôpital qui de nos est devenu un moulin. Vers 1342, le petit fils de Jean, François 1er reprend la seigneurie du territoire qui au fil des années s'est étendu et prend aussi sous son aile deux autres communes, Vevey et la Vidamie de Montreux. La Sarraz n'a pas d'église mais possède une chapelle très proche du château. Cette chapelle a été construite en 1360 en honneur à Saint-Antoine (à cause de la peste). Le monument funéraire de François 1er ce trouve, aujourd'hui encore, dans cette chapelle.

En 1362, François de la Sarraz, grand seigneur qui fut de nombreuses fois bailli de Vaud, est mort. Son cadavre fut déposé dans le caveau de la Chapelle Saint-Antoine qu'il venait de fonder. Le mausolée du défunt est aujourd'hui l'une des plus grandes richesses de la Sarraz. En 1415, Marguerite de la Sarraz, petite-fille de François de la Sarraz, épousa Jean de Gingins, seigneur de Divonne et du Châtelard. En l'épousant Jean reçoit des droits sur la terre de la Sarraz.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Avant 1464, Jeanne de La Sarraz, fille de Guillaume de La Sarraz, épousa Adrien de Budenberg, qui sera plus tard avoyer de Berne. Malgré ce mariage le baron de La Sarraz a toujours une préférence pour la bourgogne. En 1475, le Château fut brûlé et pillé par les Confédérés lors des guerres de Bourgogne. Il ne faut pas oublier que les Montferrant-La Sarraz étaient d'origine bourguignonne, ce fut alors une bataille contre la Suisse et la Bourgogne. En 1499, Barthélémy de La Sarraz reconstruit le château, construit la salle des chevaliers et couronne le donjon par une galerie de briques, selon la mode en Italie au XVe siècle.

Lorsque Bartholomé meurt en 1505, la lignée des Montferrant-La Sarraz s'éteint car il n'avait aucune descendance. Alors il donna les testaments à son cousin Jacques de Gingins et au fils de sa sœur Michel Mangerod qui n'avait même pas encore 18 ans. Mais le fait que les testaments soient pris en charge par deux personne cela créa des conflits. Comme Michel Mangerod était soutenu par Bern, les Gingins ont demandé la bourgeoisie de Fribourg et Lucerne. Grâce à cette dernière Jacques de Gingins récupère le château en 1512 et expulse Michel Mangerod. La basse-cour a été nommée la "Guerre des chapons" à cause de ses nombreux dégâts. En 1536, Michel Mangerod s'oppose à la Réforme et veut soumettre Genève au duc de Savoie. Mais Berne et Fribourg volent au secours de la cité du bout du lac et mettent le feu aux châteaux des membres de la Cuiller. En 1541 Mangerod meurt et sa femme Claudine de Gilly se remarie avec le neveu de Jacques, François II de Gingins qui a bénéficié des testaments de Barthélémy. Ce sont les Gingins, famille protestante, qui auront le château jusqu'au XIXe siècle.

En 1583, Joseph de Gingins et son épouse vont vivre au château et Joseph va y effectuer plusieurs aménagements grâce à l'argent reçu de la dot de son épouse Barbara von Stein. Ils ont ensemble dix-sept enfants mais seulement onze survivent. Joseph meurt en 1623, est alors partagée la baronnie entre les quatre garçons. Les frères n'aiment pas leur frère Sébastien, qui est l'aîné. Sébastien hérite alors du titre de baron d'une terre réduite aux territoires de la Sarraz et de Ferreyres. Les autres fils héritent de : Orny, Pompaples, Eclépens, Lussery, Moiry et Chevilly. Dans le deuxième moitié du 17ème siècle, des travaux sont effectuer. Il y a par exemple l'installation de nouveau objets, réparation de murs, construction de plancher et blanchissage des murs. Ces multiples travaux montrent l'envie de mener une vie confortable et luxueuse. Grâce à leurs travaux, deux pièces peuvent maintenant être chamées. Cette époque et les transformations n'ont pas laissé de traces dans les archives et nous n'avons aujourd'hui pas vraiment d'informations sur cette époque.

Après la mort de Rodolf- Victor en 1742 la famille des Gingins est très mouvementée durant le 18e. Rodolf-Victor étant le dernier de la branche ainée le testatament devait bien revenir à quelqu'un, donc le baronnie et le château reviennent premièrment au fils de sa sœur, Amédée-Philippe. Et deuxièmement au frère de Amédée-Philippe, ce dernier étant mort.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Statistique annuelle de la population vaudoise au 31.12.2013 », sur Statistiques Vaud (consulté le 28 juillet 2014)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. Patrick-R. Monbaron, « Sarraz, La (commune) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 16 mars 2010.
  4. [PDF] L'inventaire édité par la confédération suisse, canton de Vaud
  5. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 »,‎ 2007 (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 240-244
  6. « Fiche de recensement 10 », sur recensementarchitectural.vd.ch
  7. « Sports La Sarraz », sur lasarraz.ch (consulté en 04.11.14).
  8. « Histoire », sur La Sarraz (consulté le 24 novembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]