Échallens

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Échallens
Blason de Échallens
Héraldique
L'église Saint-Jean et une auberge d'Échallens
L'église Saint-Jean et une auberge d'Échallens
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Vaud
District Gros-de-Vaud
communes limitrophes
(voir carte)
Assens, Bottens, Goumoëns, Montilliez, Saint-Barthélemy (VD), Villars-le-Terroir
Syndic Yvan Nicolier
Code postal 1040
N° OFS 5518
Démographie
Gentilé Challensois
Population 5 345 hab. (31 décembre 2012)
Densité 803 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 37′ 59″ N 6° 37′ 59″ E / 46.6330555556, 6.63305555556 ()46° 37′ 59″ Nord 6° 37′ 59″ Est / 46.6330555556, 6.63305555556 ()  
Altitude 616 m
Superficie 666 ha = 6,66 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Échallens
Liens
Site web www.echallens.ch
Sources
Référence population suisse[1].
Référence superficie suisse[2]

Échallens est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district du Gros-de-Vaud dont elle est le chef-lieu.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine les plateaux du Jorat et du Gros-de-Vaud appartiennent à plusieurs seigneurs ecclésiastiques et séculiers tels que l'évêque de Lausanne, les sires de Grandson, de Belmont, de Montfaucon, d'Aubonne et de Cossonay. C'est dans cette région que sera formée la seigneurie d'Échallens, sur le versant occidental du Jorat, par une concession de Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, et d'Henri IV du Saint-Empire, empereur du Saint-Empire romain germanique, à l'intention de l'évêque de Lausanne au XIe siècle[3].

Dès le XIIe siècle des conflits se créent entre les partisans des comtes de Bourgogne, possesseurs des terres d'Orbe et d'Yverdon, et ceux des ducs de Zähringen, recteur impériaux de la transjurane tenant Moudon et la vallée de la Broye. Pour mettre un terme à ces conflits Frédéric Barberousse impose une séparation en deux zones de la région : l'une orientale et l'autre occidentale. Dès lors naissent le Jorat de l'évêque et le Jorat d'Échallens. La région est alors principalement occupée par de grandes forêts : celle de Dommartin (qui de cette commune s'étend jusqu'à Sugnens, Fey et Rueyres) , celle de Vuarrens et d'Essertines, celle de Buron (qui occupait les terres de Goumoëns-la-Ville et de Penthéréaz) et celle d'Orjulaz (couvrant les communes d'Oulens, de Bretigny, de Bioley et d'Étagnières). Les deux premières appartiennent au domaine de l'évêque de Lausanne et les deux autres sont dans le domaine royal et des grands vassaux. Ainsi donc c'est dès le début de ce siècle que les églises, les châteaux et les villages du Jorat vont être édifiés[3].

À cette époque Échallens n'a qu'une chapelle (la capella de Charlens) filiale de l'église de Goumoëns-la-Ville, petit à petit la communauté va prendre de l'importance jusqu'à devenir chef-lieu de la seigneurie féodale du même nom de par sa position au centre des possessions des Montfaucon. La date de construction du château est incertaine, ce n'est qu'en 1273 qu'il en est fait mention dans une charte du castrum d'Échallens, mais il appartient aux Montfaucon et se dresse non loin du bourg au bord d'un escarpement au pied duquel coule le Talent. Il sera presque entièrement rebâti au milieu du XVe siècle par Louis II de Chalon-Arlay pour ensuite être utilisé par les baillis bernois et fribourgeois. Ce sont eux qui feront bâtir à neuf le corps de logis, sur la face nord, au XVIIIe siècle[3].

Au XIIIe siècle Échallens comprend le château, le village et le bourg. Ce dernier est entouré d'une clôture et fermé par deux portes aux extrémités de la rue principale. Au XIVe siècle Girard de Montfaucon l'agrandira et le réunira au château avant de fermer le tout par une muraille et des fossés. Les travaux sont à peine achevés que la peste s'abat sur la ville en 1348 et 1349. Deux ans plus tard Girard et Jacquette de Grandson, sa femme, accordent au bourg les franchises de Moudon ce qui permet à Échallens de se développer rapidement, il devient chef-lieu d'un district féodal étendu et le principal marché du Jorat comprenant plusieurs moulins, de l'artisanat et des produits de la pêche. Il est aussi le siège d'une justice civile et criminelle. Un autre ouvrage fortifié dépend de celui d'Échallens, il s'agit du château de Gumoëns-le-Châtel (actuellement Saint-Barthélemy) élevé au milieu des bois sur un mont bordé sur trois côtés par le Talent ; Ebald de Gumoëns-le-Châtel, qui avait reçu ces terres de l'abbatiale de Romainmôtier en 1265, déclarait relever du château d'Échallens. Enfin plusieurs fiefs dépendent du bailliage d'Échallens : le Châtel-Dessous de Bretigny, Goumoëns-la-Ville, Éclagnens et Goumoëns-le-Jux avec sa maison-forte nommée Le Crau[3].

Les terres du bailliage sont très étendues aussi les sires de Montfaucon vont remettre l'administration et la garde de ces domaines à des gentilhommes vassaux (nommés milites) ou à des habitants libres (ministri), les principaux sont les nobles de Gumoëns et ceux de Cicon. Ils doivent aussi veiller aux revenus de ces terres, tels que le droit de couper du bois, de faire paître les troupeaux, de récolter le miel et la cire des abeilles sauvages, de ramasser les glands et les faînes, de chasser le petit gibier et de faire des essarts. Au long du temps toutes ces redevances constituèrent des grandes dîmes réunies en un fief relevant du château d'Échallens et à chaque mutation de seigneurs les nobles tenant ce fief s'engageaient à donner à leur seigneur une mule blanche ferrée d'argent, ce présent sera ensuite remplacé par un faucon-gentil (dressé à la chasse) ; en 1517 ce fief valait six mille florins d'or[3].

En 1351 le bourg d'Échallens est élevé en commune libre grâce à sa charte de franchise, les habitants sont donc désormais exonérés de la taille et de la mainmorte, deux foires sont autorisées ainsi qu'un marché hebdomadaire. Dès lors la ville comprend deux sortes d'habitants, les bourgeois qui demeurent dans l'enceinte du bourg et les forains logeant à l'extérieur et qui ne bénéficient pas des franchises[3].

Le sobriquet des Challensois est Lè Rondze-Moulet[4], signifiant en francoprovençal les ronge-mulets. En effet, comme l'explique Charles-Roux dans son livre sur les noms et sobriquets vaudois :

« La légende dit qu'on y aurait mangé du mulet. »

— Charles Roux, Noms et sobriquets des vaudois, Cabédita, 2007, p. 39

Démographie[modifier | modifier le code]

La population challensoise a été relativement stable depuis la seconde moitié du XIXe siècle jusqu'à celle du XXe siècle et est restée autour de 1 000 habitants. Depuis les années 1960, la population de la commune ne cesse de croître. Cela est du en partie au fait que le village dispose de tous les services de proximités et qu'il est relié à Lausanne par le LEB. Cette augmentation est à mettre en relation avec le dépassement du million de passager transportés par le LEB en 1962[5].

Le graphique suivant résume l'évolution de la population d'Échallens entre 1803 et 2011[6] :

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Échallens se trouve au cœur du Gros-de-Vaud, sur la région dite du plateau. Le centre du village, à la gare se situe à une altitude de 617 m[A 1]. Le point culminant se trouve dans le Bois de la Commune, au bout du chemin du Grand Pic à une altitude de 670 m[A 2] et le point le plus bas se trouve au pied du Mont Tessin à 594 m[A 3].

Échallens est bordé par six communes. Au sud se trouve la commune d'Assens, puis du sud-ouest jusqu'à l'ouest se trouve la commune de Saint-Barthélemy. Au nord ouest, la commune limitrophe est celle de Goumoëns, puis au nord du village il y a la commune de Villars-le-Terroir. Du nord-est jusqu'à l'est, il y a la commune de Montilliez et finalement, au sud-est se trouve la commune de Bottens. La carte ci-dessous représente symboliquement cette disposition.

Communes limitrophes d’Échallens
Goumoëns Villars-le-Terroir Montilliez
Saint-Barthélemy Échallens Montilliez
Saint-Barthélemy Assens Bottens

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Deux rivières passent par Échallens. La plus importante est le Talent, qui entre depuis Malapalud par le Bois de la Commune[A 4]. Dans la forêt, ll fait aussi office de limite communale avec Montilliez sur sa rive droite et Échallens sur sa rive gauche. Puis, le Talent entre en zone construite à côté du tennis du village. Il passe alors sous la route cantonale R440c, ou Route de Moudon[7], puis longe entre les lieux-dits Sur Roche et Au Grésaley. De là, il passe sous la route cantonale R401a ou Route d'Yverdon[7]. Après avoir longé le lieu-dit Pré-Bacon, il passe sous une troisième et dernière route cantonale sur le territoire de la commune. Il s'agit de la route cantonale R299c, ou Route d'Orbe[7]. Suite à cela, il passe derrière le château et arrive vers la station d'éupration (STEP) de la Clopette[7] avant de quitter la commune d'Échallens.

L'autre rivière est la Mortigue. Elle se situe au sud du village, au lieu-dit Les Brits, là où elle prend source[A 5]. Cette rivière quitte le territoire de la commune près du lieu-dit Mont Tessin, qui se trouve sur la commune de Saint-Barthélemy.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Échallens Blason D'or au chêne arraché au naturel[8]
Détails Les armoiries reprennent les emblèmes de la seigneurie de Montfaucon-Montbéliard alors suzerains d'Échallens. On trouve un premier sceau avec l'arbre au XVIe siècle[9].
Les armoiries de la commune sont adoptées et approuvées par le canton de Vaud.

Économie[modifier | modifier le code]

Écoles[modifier | modifier le code]

Jusqu'en juillet 2013, la commune compte une école primaire, l'établissement scolaire primaire et secondaire d'Échallens-Poliez-Pittet, Collège de Court Champ réparti en deux lieux sur Échallens : Court Champ et le Château; ainsi qu'une école secondaire, l'établissement scolaire secondaire des Trois Sapins. Dès le 1er août 2013, les établissements scolaires se réorganisent et l'établissement primaire et secondaire d'Échallens-Poliez-Pittet devient entièrement primaire et change de nom : établissement primaire d'Échallens - Émile Gardaz.

Médias[modifier | modifier le code]

Journaux / Magazines 

L'Écho du Gros-de-Vaud est un hebdomadaire tout ménage servant de feuille d'annonces et d'organe officiel des communes du district du Gros-de-Vaud et environs. Ce journal est fondé en 1930.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Églises et temple[modifier | modifier le code]

Depuis l'introduction de la réforme par les bernois en 1536 jusqu'à la création du canton, Échallens est un bailliage commun entre leurs excellences de Berne — protestantes — et celles de Fribourg — catholiques[10]. Le bourg ne comporte alors qu'une seule église, sur l'emplacement de l'actuelle église catholique saint Jean l'évangéliste, et ceci jusqu'en 1865.

De 1863 à 1865, sept challensois protestants construisent un temple pour leur communauté, et en 1882, la confrérie protestante en devient propriétaire[11]. Le temple est de style jésuite, c'est-à-dire orienté sur la parole et arrangé de sorte à ce que la parole soit comprise de façon claire et audible dans l'unique vaisseau. Le temple d'Échallens est une des rares église réformée bâtie au XIXe siècle. Il est d'inspiration romane à l'exception des quatre clochetons ornant le clocher qui sont d'inspiration gothique[11].

L'ancienne église catholique, elle, est agrandie en 1726. Elle sera utilisée jusqu'en 1882 ; année durant laquelle elle sera démolie pour être remplacée par l'actuelle église saint Jean l'évangéliste[10],[11].

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune comprend un château construit entre le XVe siècle et le XVIIIe siècle. l'hôtel de ville, l'ancien hôtel des balances[12], la maison Bezençon et le temple. Tous ces bâtiments sont classés biens culturels d'importance régionale[13].

Musées[modifier | modifier le code]

La Maison du blé et du pain est une boulangerie qui gère le Musée Suisse du Blé et du Pain. Ce dernier expose ce qui a attrait à la meunerie et à la boulangerie[14]. il y a aussi une bibliothèque et un cinéma avec une très bonne programmation les week-ends

Transports[modifier | modifier le code]

Plusieurs sociétés de transports sont établies à Échallens dont notamment la société Marti transports qui dispose d'un dépôt pour ses autocars ainsi que le service routier du LEB assurant le transport de marchandises dont le dépôt se trouve à côté de la gare d'Échallens.

Transports publics[modifier | modifier le code]

La commune est sur la ligne ferroviaire Lausanne-Échallens-Bercher (LEB). Trois stations du LEB se situent sur le territoire de la commune : la halte du Grésaley, la halte de Sur Roche ainsi que la gare d'Échallens. Cette dernière assurant aussi les correspondances avec les cars postaux. Ceux-ci desservent les liaisons avec Chavornay (ligne 10.420), Thierrens (ligne 10.428) et Yverdon-les-Bains (ligne 10.670).

Manifestations et évènements[modifier | modifier le code]

  • Fête du blé et du pain (1978, 1998, 2008)
  • Marché folklorique, tous les jeudi du mois de juillet
  • Comptoir régional d'Échallens
  • Abbaye (Fête de Tir)

Clubs Sportifs[modifier | modifier le code]

  • KRAV MAGA Echallens (self defense)
  • FC Échallens
  • Échallens Basket Club
  • Vélo Club Échallens
  • Échallens Chess Club
  • Tir Sportif Échallens
  • Echallens Natation
  • Tennis Club Échallens
  • Tchoukball Club Échallens
  • Badminton Club
  • Kung fu Club d'Échallens
  • Echallens Basketball Club

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Échallens
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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Population résidente permanente par commune et origine, Vaud, 1950-2012 », sur Statistiques Vaud (consulté le 23 avril 2013)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  3. a, b, c, d, e et f Recherches historiques sur les acquisitions des sires de Montfaucon
  4. Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Yens, Cabédita, coll. « Archives vivants »,‎ 2007 (ISBN 978-2-88295-339-1) p. 40
  5. Gérald Hadorn et Jean-Louis Rochaix, Voies étroites de la campagne vaudoise, Lausanne, BVA,‎ 1986 (ISBN 2-88125-004-1) p. 100
  6. [(fr) ECHALLENS population résidante de la commune au 31 décembre (sans les résidents secondaires)]
  7. a, b, c et d [(fr) Échallens, plan synoptique, 1:4 000 (page consultée le 11 septembre 2011)]
  8. [(fr) Annexe à l'arrêté relatif aux armoiries communales (AAC) du 10 février 1925 (175.12.1) (page consultée le 11 septembre 2011)]
  9. Roger Bastian et al. Les communes vaudoises et leurs armoiries, p. 66-67
  10. a et b Ric Berger, La contrée de Lausanne : districts de Lausanne, de Cossonay et d'Échallens, p. 241
  11. a, b et c Ric Berger, La contrée de Lausanne : districts de Lausanne, de Cossonay et d'Échallens, p. 242
  12. Depuis 2010, la Balance'L
  13. [PDF] « Canton de Vaud : Inventaire PBC, Liste provisoire des objets B (État: 30.10.2009) », sur admin.ch, Office fédéral de la protection de la population,‎ 4 mai 2010 (consulté le 19 mai 2013), p. 4
  14. « Site web de la Maison du blé et du pain »
  • Office fédéral de topographie Swisstopo, Carte nationale de la Suisse, Échallens
  1. 46° 38' 21,99" N, 6° 37' 59,22" E
  2. 46° 37' 38,78" N, +6° 38' 44,99" E
  3. 46° 37' 58,41" N, 6° 36' 41,21" E
  4. 46° 38' 0,54" N, 6° 39' 7,77" E
  5. 46° 37′ 43″ N 6° 37′ 28″ E

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages historiques[modifier | modifier le code]

  • Baron Frédéric Charles Jean de Gingins-La Sarraz, Recherches historiques sur les acquisitions des sires de Montfaucon et de la maison de Chalons dans le Pays-de-Vaud, G. Bridel,‎ 1857 (lire en ligne), p. I-L
  • Ric Berger, La contrée de Lausanne : districts de Lausanne, de Cossonay et d'Échallens, Yens-sur-Morges, Cabédita,‎ 1991, 286 p. (ISBN 978-2-88295-056-7), p. 239-247
  • Roger Bastian, Charles Kraege et et al., Les communes vaudoises et leurs armoiries, t. 3, Chapelle-sur-Moudon, Ketty & Alexandre,‎ 1995, 165 p. (ISBN 2-88114-037-8), p. 66-69

Carte géographique[modifier | modifier le code]

  • Office fédéral de topographie Swisstopo, Carte nationale de la Suisse, Échallens, no 1223, 2007, échelle 1:25 000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]