École polytechnique fédérale de Lausanne

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École polytechnique fédérale de Lausanne
Image illustrative de l'article École polytechnique fédérale de Lausanne
Informations
Fondation 1853
Type École polytechnique, publique
Régime linguistique Français, anglais
Budget 859 millions CHF (2013)
Localisation
Coordonnées 46° 31′ 13″ N 6° 33′ 56″ E / 46.520278, 6.56555646° 31′ 13″ Nord 6° 33′ 56″ Est / 46.520278, 6.565556  
Ville Lausanne
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Campus 55 hectares[1]
Direction
Président Patrick Aebischer
Chiffres clés
Personnel 5 381 (en 2012)[2],[3]
Enseignants-chercheurs 448 (en 2012)[4],[3]
Étudiants 9 306 (en 2012)[5]
Premier cycle 4 891 (en 2012)[5]
Deuxième cycle 2 226 (en 2012)[5]
Troisième cycle 2 189 (en 2012)[5]
Divers
Affiliation AUE
AUF
RESCIF
TIME
CLUSTER
Site web www.epfl.ch

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L’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) est une institution universitaire spécialisée dans le domaine de la science et de la technologie, située à Lausanne, en Suisse et fondée en 1853, sous le nom d’École spéciale de Lausanne.

Elle compte à ce jour 9 868 étudiants du baccalauréat universitaire au doctorat[6] , 5 534 collaborateurs dont 329 professeurs[7].[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue aérienne (2009) de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ; l'EPFL forme avec l'Université de Lausanne (hors de la photo) un vaste campus à proximité du lac Léman.

L'école fut fondée en 1853, à l'instigation de Louis Rivier, diplômé de l'École centrale Paris (ECP) en 1843, Jean Gay, professeur et recteur de l'Académie de Lausanne, Pierre-Joseph Marguet, ancien élève de l'École polytechnique et Jules Marguet, diplômé de l'École centrale de Paris en 1840. Cette école privée appelée École spéciale de Lausanne est inspirée par l'École centrale de Paris. À ses débuts, elle ne compte seulement onze élèves et ses locaux sont situés rue du Valentin à Lausanne.

En 1869, elle devint le département technique de l'Académie de Lausanne, ancêtre de l'Université de Lausanne. Lorsque cette dernière fut réorganisée et acquit le statut d'université en 1890, la faculté technique changea son nom en École d'ingénieurs de l'Université de Lausanne.

En 1946, elle fut rebaptisée École polytechnique de l'Université de Lausanne (EPUL) et s'installe à l'Hôtel Savoy, avenue de Cour à Lausanne et sur le domaine voisin des Cèdres.

En 1969, l'EPUL fut séparée de l'Université de Lausanne, et devint une institution fédérale sous son nom actuel, rejoignant l'École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). Il est alors décidé de transférer l'EPFL sur le nouveau site d'Écublens.

Dans les années 2000, sous l'impulsion de son nouveau président Patrick Aebischer, l'EPFL effectue une mutation importante, renforçant considérablement son implication dans le domaine des sciences de la vie, avec la création d'une faculté spécifique divisée en des sections de bio-ingénierie, cancérologie, infectiologie et neurosciences[8]. Le projet phare de ce redéploiment est Blue Brain.

Depuis 2009, les services de formation continue de l'UNIL et de l'EPFL sont regroupés au sein de la Fondation pour la formation continue universitaire lausannoise , la Formation Continue UNIL-EPFL[9].

À ce jour, l'école est l'un des six établissements publics autonomes qui forment le domaine des Écoles polytechniques fédérales et dépend de l'État fédéral, contrairement aux autres hautes écoles universitaires de Suisse qui sont généralement gérées par les cantons.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

L'École polytechnique fédérale de Lausanne compte environ 14 000 personnes sur le campus, dont environ 9 300 étudiants, 319 professeurs, des collaborateurs scientifiques et techniques et même des entrepreneurs du Parc scientifique de l'EPFL[7]. On recense plus de 125 nationalités et plus de 48 % des étudiants et 56 % du corps enseignant sont étrangers[10].

Son budget est de 803 millions de francs suisse en 2012. Celui-ci provient à environ 59 % de la confédération suisse, 41 % de tiers (fonds national, industrie, programmes européens) et seulement 0,9 % des taxes étudiantes[11].

L'école encourage également la vie associative et sportive sur le campus. Grâce à 79 associations[12]de tout type allant de la représentation des étudiants comme l'AGEPoly à l'organisation de fêtes ou de festivals comme Balélec, les étudiants peuvent en plus de leurs études acquérir des expériences qui forment un plus pour leur vie professionnelle et sociale.

L'EPFL est membre du réseau Top Industrial Managers for Europe (TIME) créé en 1989 et qui regroupe une cinquantaine d'universités dispensant une formation d'ingénieur. Elle est aussi partenaire avec plus de 150 écoles et universités dans le monde, ce qui permet l'échange d'étudiants[13].

Sa bibliothèque, ouverte au public et intégrée au Rolex Learning Center, dispose de 860 places de travail et regroupe plus de 500 000 documents.

L'école dispose de son propre journal mensuel, Flash. Il existe aussi L'auditoire[14], le journal des étudiants (de l'EPFL et de l'UNIL) ; rédigé par ceux-ci, le journal est tiré à quelques 19 000 exemplaires envoyés à domicile et disponibles en libre accès.

Site[modifier | modifier le code]

L'école se situait depuis 1943 à l'avenue de Cour, no 29-33, à Lausanne, dans l'ancien Hôtel Savoy. En 1974, commença la construction des nouveaux bâtiments sur le site de Dorigny, à Écublens, à côté de l'Université de Lausanne (UNIL) installée depuis octobre 1970. L'inauguration des premiers bâtiments de l'EPFL à Dorigny eut lieu en 1978.

Le site est depuis en constante évolution, et de nombreuses constructions sont venues se greffer sur le vaste campus formé par l'EPFL à proximité du lac Léman. La première étape de construction, d'un budget de 462 millions de Francs, s'acheva en 1984. Au tournant des années 1990, la seconde étape regroupant la coupole et la diagonale fut achevée. Puis ce fut au tour du Parc scientifique (PSE) et du Centre de recherche en physique des plasmas (Tokamak à configuration variable) d'être construits. Enfin l'aménagement du quartier nord débute en 1995 avec la construction du bâtiment de microtechnique, achevée en 1998, et du bâtiment d'architecture terminé en 2000.

Le Learning center, construction du bureau japonais SANAA, rassemble des espaces de travail, de détente et de services. Il est appelé à devenir le centre du campus. La dernière construction en date est le centre de conférences de l'EPFL[15], le SwissTech Convention Center, lequel rassemble depuis avril 2014 une salle de 3 000 places, 500 lits pour étudiants, des salles plus petites ainsi que des commerces et services.

Le site est desservi par la ligne de métro M1 du réseau des Transports publics de la région lausannoise. On compte pas moins de 18 lieux et commerces de restauration sur le campus dont un restaurant haut de gamme (La Table de Vallotton), une épicerie, un bar associatif (Satellite), ainsi que deux hôtels (Starling Hôtel at EPFL et SwissTech Hôtel) et 300 logements pour étudiants.

Deux musées sont présents sur le site: Archizoom, consacré à l'architecture, et le musée Bolo, consacré à l'histoire de l'informatique.

Le campus de l'EPFL a reçu le 11 juin 2009 le 1er prix international des campus durables décerné par l'International Sustainable Campus Network (ISCN)[16]. En effet, depuis les premières études pour la construction du site d'Écublens, l'école a voulu contrôler ses dépenses énergétiques. C'est ainsi que dès 1970 est décidé la construction d'une station de chauffage expérimentale à thermopompes. La station de pompage aspire l'eau du lac Léman à 65 mètres de profondeur à une température constante de 6 °C et rejette l'eau dans la Sorge à 3 °C. L'installation, qui fonctionne toujours parfaitement, couvrait à son origine 90 % de l'énergie nécessaire au chauffage des bâtiments de l'EPFL.

L'EPFL dispose d'un centre sportif et nautique commun avec l'Université de Lausanne (UNIL), au bord du lac Léman, qui permet la pratique de nombreuses activités[17].

L'EPFL a signé en mai 2009, avec le Sheikh Saud bin Saqr, un accord portant sur la création d’un campus de l'école à Ras el Khaïmah (Émirats arabes unis). Ce campus est baptisé « EPFL Middle East »[18].

Formations[modifier | modifier le code]

L'EPFL propose quatre types de formations :

  • le Bachelor, d'une durée de trois ans (une année propédeutique et deux années de cycle bachelor), qui est sanctionné par le titre de Baccalauréat universitaire ès sciences et l'obtention de 180 crédits ECTS. L'EPFL propose 13 formations du niveau bachelor dispensées, en français, au sein des 13 sections que compte l'école ;
  • le Master, d'une durée de 3 ou 4 semestres (respectivement 90 ou 120 crédits ECTS), après lequel on obtient le diplôme Maîtrise universitaire ès sciences et le titre d'ingénieur de l'EPFL. Il existe 22 programmes de master à l'EPFL, la plupart étant donnés en anglais, ainsi que huit mineurs ;
  • l'école doctorale, qui permet de préparer entre 3 et 5 ans un des 18 doctorats que propose l'EPFL et d'obtenir le titre de docteur ès sciences ;
  • l'école de la formation continue, qui propose aux professionnels d'acquérir un executive MBA ou une Maîtrise d'études avancées.

Les titres délivrés par l'EPFL sont tous reconnus par l'OAQ, l'Organe d´accréditation et d´assurance qualité des hautes écoles suisses. Les formations en ingénierie sont également accréditées par la CTI (Commission des titres d'ingénieur) en France, où le titre d'ingénieur est protégé. Ce fut un des premiers diplôme étranger à être reconnu par la France et ce par l'arrêté ministériel du 19 octobre 1949[19].

L'EPFL a des accords de double diplôme avec, entre autres, l'école française Télécom ParisTech pour le cursus d'Eurecom, l'Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace,l’École Centrale Paris, l'Université technique de Munich et l'École polytechnique fédérale de Zurich[20].

La formation dispensée à l'EPFL est exigeante. En effet, seuls 47 % des étudiants n'ont jamais pris de retard dans l'obtention de crédits. Le taux de réussite en 1re année va de 31.6 % (section génie électrique et électronique, 2013/2014) à 52.1 % (section d'architecture, 2013/2014), il a été, pour toute l'école, de 41,8 % en 2013/2014, de 49,1 % en 2012/2013, de 51,5 % en 2011/2012, de 50,7 % en 2010/2011 et de 50,6 % en 2009/2010. Il faut cependant noter que 58 % des étudiants ont finalement obtenu leur diplôme dont 58 % d'entre eux dans le temps minimal[21].

Formation continue

La Formation Continue UNIL-EPFL est une fondation qui existe depuis 2009. Elle regroupe les services de formation continue de l'UNIL (Université de Lausanne) et de l'EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) qui ont été regroupés en une seule entité pour davantage de synergies.

Formes d'admission[modifier | modifier le code]

  • Les étudiants possédant une maturité suisse, quelle que soit la note, sont admis directement à l'EPFL en première année[22].
  • Les étudiants possédant un Baccalauréat ou un titre équivalent avec au moins 80% de la note maximale (soit 16/20 pour un baccalauréat français, l'équivalent de la mention Très Bien), sont également admis directement à l'EPFL en première année[22].
  • Les étudiants ne possédant pas les notes nécessaires ou ne possédant pas de diplôme équivalent peuvent suivre le cours de mathématique spéciale (CMS) de l'EPFL ou d'une école privée.
  • Les étudiants issus de classes préparatoires aux grandes écoles peuvent être admis en année supérieure après un examen rigoureux de leur dossier[23] ou directement en 3e année par le concours de l'ENS Lyon[24].
  • Toute personne titulaire d'un bachelor délivré par une université reconnue peut déposer sa candidature pour un programme de master.

Organisation[modifier | modifier le code]

Le chantier du Learning Center (juillet 2009)
Galerie sous le bâtiment de microtechnique
Vue intérieure du bâtiment BC

L'EPFL possède sept facultés, elles-mêmes divisées en instituts et laboratoires :

  • Faculté des sciences de base (SB) : mathématiques, physique et chimie
    • Section de chimie et génie chimique (SCGC)
    • Section de mathématiques (SMA)
    • Section de physique (SPH)
    • Institut de mathématiques des sciences computationnelles et ingénierie (MATHICSE)
    • Institut d'analyse et de calcul scientifique (IACS)
    • Institut de géométrie, algèbre et topologie (IGAT)
    • Institut de mathématiques (IMA)
    • Institut de mathématiques B (IMB)
    • Institut des sciences et ingénierie chimiques (ISIC)
    • Institut de physique de l'énergie et des particules (IPEP)
    • Institut de physique de la matière condensée (ICMP)
    • Institut de physique des systèmes biologiques (IPSB)
    • Institut romand de recherche numérique en physique des matériaux (IRRMA)
    • Institut de théorie des phénomènes physiques (ITP)
    • Centre européen de calcul atomique et moléculaire (CECAM)
    • Centre interfacultaire Bernoulli (CIB)
    • Centre interdisciplinaire de microscopie électronique (CIME)
    • Centre de recherches en physique des plasmas (CRPP)
    • PRN Photonique quantique (PRN-QP)
  • Faculté des Sciences et techniques de l'ingénieur (STI) : génie mécanique, science des matériaux, électronique et microtechniques
    • Section de génie mécanique (SGM)
    • Section de science et génie des matériaux (SMX)
    • Section de génie électrique et électronique (SEL)
    • Section de microtechnique (SMT)
    • Institut interfacultaire de Bioingénierie (STI/SV) (IBI2)
    • Institut de génie électrique et électronique (IEL)
    • Institut de génie mécanique (IGM)
    • Institut de microtechnique (IMT)
    • Institut des matériaux (IMX)
    • Centre inter-institutionnel de biomécanique translationnelle (CBT)
    • Centre de compétence Sciences des matériaux et technologie du CEPF - Leading House EPFL (CCMX)
    • Centre de MicroNanoTechnologie (CMI)
    • Centre pour les neuroprothèses (CPN)
    • Centre de technologies spatiales (CTS)
  • Faculté de l'environnement naturel, architectural et construit (ENAC) : architecture, génie civil, sciences et ingénierie de l'environnement
    • Section d'architecture (SAR)
    • Section de génie civil (SGC)
    • Section des sciences et ingénierie de l'environnement (SSIE)
    • Institut d'architecture et de la ville (IA)
    • Institut d'ingénierie civile (IIC)
    • Institut de l'urbain et des territoires (INTER)
    • Institut d'ingénierie de l'environnement (IIE)
  • Faculté informatique et communications (IC) : informatique et télécommunications
    • Section d'informatique (SIN)
    • Section des systèmes de communication (SSC)
    • Institut d'informatique fondamentale (IIF)
    • Institut des systèmes informatiques et multimédias (ISIM)
    • Institut de systèmes de communication (ISC)
    • PRN Systèmes mobiles d'information et de communication (MICS)
    • Centre Systèmes digitaux avancés (CSDA)
    • Centre Traitement d'information neuronale (CTIN)
    • Centre Global computing (CGC)
  • Faculté des sciences de la vie (SV) : sciences de la vie)
    • Section des sciences et technologies du vivant (SSV)
    • Institut des neurosciences (BMI)
    • Institut interfacultaire de Bioingénierie (SV/STI) (IBI1)
    • Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (ISREC)
    • Institut de recherche en infectiologie (GHI)
    • Centre de phénogénomique (CPG)
    • Dix plateformes technologiques (PTECH)
    • PRN Les Bases Neurobiologiques des Maladies Mentales (PRN-SYNAPSY)
  • Collège du management de la technologie (CDM) : management
    • Section du management de la technologie (MTE)
    • Section de l'ingénierie financière (IF)
    • Institut de management de la technologie et entrepreneuriat (MTEI)
    • Institut de politique de technologies (TPI)
    • Institut suisse de la finance à l'EPFL (SFI)
    • Centre de management de la technologie EPFL-UNIL (CMT)

Direction[modifier | modifier le code]

La direction de l'EPFL se compose d'un président, Patrick Aebischer, et de quatre vice-présidents[25] :

  • Philippe Gillet : vice-président pour les affaires académiques et président par intérim du 1er août 2013 au 31 janvier 2014[26]
  • Adrienne Corboud Fumagalli : vice-présidente en charge de l'innovation et de la valorisation
  • André Schneider : vice-président pour la planification et la logistique[27]
  • Karl Aberer : vice-président pour les systèmes d'information

Classements et scientométrie[modifier | modifier le code]

Elle a été classée 102e meilleure université mondiale dans le Classement académique des universités mondiales par l'université Jiao Tong de Shanghai de 2011[28], qui la place en outre au 15e rang mondial (2e européenne) dans la catégorie ingénierie, technologie et informatique[29], 37e en chimie[30] et dans les 51 premières universités en physique[31].

Pour sa part, le mensuel Times Higher Education classe l'EPFL à la 46e position (9e européenne) de son classement 2011-2012 des meilleures universités mondiales[32] et 20e dans les domaines de l'ingénierie et de la technologie.

Par ailleurs, le QS World University Rankings (en)2012/13 classe l'école à la 19e position mondiale[33]. Elle est classée 92e du Classement international professionnel des établissements d'enseignement supérieur établi par l'école Mines ParisTech en 2011. Au classement de Newsweek Top 100 Global Universities', l'EPFL est au 26e rang des universités dans le monde.

Recherche[modifier | modifier le code]

Tokamak à configuration variable

La recherche scientifique à l'EPFL est menée par 50 instituts et centres et plus de 250 laboratoires. Le nombre de publications s'est élevé à 2700 en 2010, en outre près de 400 brevets ont été déposés et 750 inventions annoncées depuis 2001[34]. Ses chercheurs ont récolté six « advanced grants » et onze « starting grants » du Conseil européen de la recherche en 2010, ce qui porte à trente le nombre de subventions récoltés depuis 2007[35].

L'EPFL est en possession depuis 2013 d'un supercalculateur IBM Blue Gene/Q, appelé Lemanicus. Cette machine se situe au 141e rang mondial du classement TOP500 (novembre 2012)[36] avec sa puissance de calcul théorique maximale de 209 teraflops. Il est également classé au 10e rang de la liste Green 500  (novembre 2012) des ordinateurs les plus écologiques du monde[37]. Le superordinateur est utilisé dans le cadre du Blue Brain Project, dont le but est de modéliser une colonne corticale de mammifère par rétroingénierie.

L'EPFL possède sur son site un réacteur à fusion thermonucléaire Tokamak à configuration variable qui permet une collaboration de l'EPFL dans le projet ITER.

Partenariats scientifiques[modifier | modifier le code]

Alinghi en 2007.
  • L'EPFL est le conseiller scientifique officiel de l'équipe Alinghi, double vainqueur de la Coupe America 2003 et 2007.
  • L'Hydroptère, trimaran volant s'affranchissant du principe d'Archimède et détenteur du record absolu de vitesse à la voile (51,36 nœuds de moyenne sur 500 mètres et 55,5 nœuds soit 103 km/h en vitesse de pointe)[38] et l'Hydroptère.ch.
  • L'EPFL a grandement participé à la construction du SwissCube-1[39], le premier satellite entièrement construit en Suisse dans le cadre du programme CubeSat et mis en orbite le 23 septembre 2009 par le lanceur indien PSLV.
  • Afin de mieux comprendre la relation entre la nutrition et le cerveau, l'EPFL et le Centre de recherche Nestlé ont signé un accord d'une durée de cinq ans. Selon les termes de celui-ci, Nestlé va contribuer à hauteur de 5 millions par année et pour cinq ans, aux travaux du Brain Mind Institute, où deux chaires ont été créées.
  • Logitech et l'EPFL ont annoncé la création de l'incubateur Logitech EPFL. Chaque année, cette collaboration offrira un soutien financier, pédagogique et fonctionnel à une sélection de chercheurs et d'étudiants.
  • Breitling Orbiter 3, le premier ballon à avoir fait un tour du monde sans escale en 1999, piloté par Bertrand Piccard et Brian Jones.
  • Solar Impulse, l'avion solaire de Bertrand Piccard qui a réalisé un vol de plus de 26 heures sans interruption, incluant une nuit.
  • Le Projet cerveau humain, successeur du projet Blue Brain, regroupe plus de 90 universités et institutions en Suisse et dans le monde, dans le but de simuler un cerveau humain. Le projet est éligible pour le programme FET de l'UE, qui pourrait dès 2013 fournir 1 milliard d'euros sur 10 ans[40].

Instituts et fondations associés[modifier | modifier le code]

  • Centre d'imagerie biomédicale (CIBM)[41]
  • Centre lémanique de calcul à haute performance (CADMOS)[42]

Personnalités liées à l'école[modifier | modifier le code]

Étudiants[modifier | modifier le code]


Enseignants[modifier | modifier le code]

Claude Nicollier, Spationaute et professeur en technologie spatiale

Anciens présidents de l'institution[45][modifier | modifier le code]

Docteurs honoris causa[modifier | modifier le code]

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Traditions et festivités[modifier | modifier le code]

Une équipe constituée d'étudiants de l'EPFL organise chaque année au printemps le Festival Balélec, premier festival de musique en plein air de la saison en Suisse, et le plus grand festival organisé par des étudiants en Europe[46].

Photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pont, Michel, Chronique de l'EPFL 1978-2000, Presses Polytechniques et Universitaires Romandes, 2010, p. 111.
  2. 4 418 sans le personnel administratif
  3. a et b [PDF][Personnel à l'EPFL (page consultée le 21 janvier 2013)]
  4. 366 professeurs et 76 maîtres d'enseignement et de recherche
  5. a, b, c et d [PDF][Étudiants à l'EPFL (page consultée le 10 février 2012)]
  6. 1982-2011 : étudiants
  7. a et b « statistiques epfl », sur http://www.epfl.ch
  8. [1] (page consultée le 4 octobre 2012).
  9. Formation continue UNIL-EPFL (page consultée le 19 novembre 2011).
  10. « présentation epfl », sur www.epfl.ch
  11. « Budget EPFL 2010 », sur http://epfl.ch
  12. « Liste des associations de l'EPFL », sur http://epfl.ch
  13. « Écoles partenaires », sur http://epfl.ch
  14. http://www.auditoire.ch (page consultée le 18 février 2012).
  15. « Communiqué de presse de l'EPFL », sur http://actualites.epfl.ch
  16. « Quarante ans de campus durable », sur http://actualites.epfl.ch
  17. Centre sportif universitaire de Dorigny (page consultée le 20 mai 2012).
  18. « Communiqué de presse de l'EPFL sur le campus aux Émirats Arabes Unis », sur http://actualites.epfl.ch
  19. http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=19491022&numTexte=&pageDebut=10611&pageFin=
  20. http://enac.epfl.ch/page-96547-fr.html
  21. « statistiques sur l'échec », sur http://sae.epfl.ch
  22. a et b Conditions d'admission en première année : http://bachelor.epfl.ch/admission-premiere-annee
  23. « Conditions d'admission en année supérieure (ex CPGE) », sur http://bachelor.epfl.ch
  24. « Admission en 3e année sur concours de l'ENS Lyon », sur http://bachelor.epfl.ch
  25. « Direction de l'EPFL », sur http://www.epfl.ch
  26. « Nomination président par intérim », sur http://actu.epfl.ch
  27. « Nomination du VPPL en Mars 2013 », sur http://actu.epfl.ch
  28. « Classement 2011 des universités », sur http://www.shanghairanking.com
  29. « Classement 2013 en Ingénierie, technologie et informatique », sur http://www.shanghairanking.com
  30. « Classement 2011 en Chimie », sur http://www.shanghairanking.com
  31. « Classement 2011 en Physique », sur http://www.shanghairanking.com
  32. (en) « World University Ranking 2011 », sur http://www.timeshighereducation.co.uk
  33. (en) « QS World University Ranking 2011 », sur http://www.topuniversities.com
  34. « Statistique sur la recherche », sur http://epfl.ch
  35. « Attribution de nouveau ERC », sur http://epfl.ch
  36. « List - novembre 2012 (101-200) », sur http://top500.org
  37. « List - novembre 2012 (1-10) », sur http://www.green500.org
  38. « Site de la collaboration EPFL-Hydroptère »
  39. « SwissCube Website »
  40. Site du Projet cerveau humain (page consultée le 4octobre 2012).
  41. Centre d'imagerie biomédicale (page consultée le 2 octobre 2011).
  42. CADMOS (page consultée le 20 février 2012).
  43. a et b http://a3.epfl.ch/alumni-award-2007.html
  44. http://actualites.epfl.ch/newspaper-article?np_id=1450&np_eid=101&catid=107
  45. « Liste des présidents de l'EPFL »
  46. http://www.tink.ch/nouveau/article/2011/05/02/balelec-tempete-de-son-sur-lepfl/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de l'École polytechnique de Lausanne : 1953-1978, Presses polytechniques et universitaires romandes, 1999. (ISBN 9782880743956)
  • Michel Pont, Chronique de l'EPFL 1978-2000, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2010. (ISBN 9782880748760)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]