Utopie
|
|
Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2010).
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ». (Modifier l'article)
|
L’utopie (mot forgé par l'écrivain anglais Thomas More, du grec οὐ-τοπος « en aucun lieu ») est une représentation d'une réalité idéale et sans défaut. C'est un genre d'apologue qui se traduit, dans les écrits, par un régime politique idéal (qui gouvernerait parfaitement les hommes), une société parfaite (sans injustice par exemple, comme la Callipolis de Platon ou l'Eldorado de Candide) ou encore une communauté d'individus vivant heureux et en harmonie (l'abbaye de Thélème dans Gargantua de Rabelais en 1534), souvent écrites pour dénoncer les injustices et dérives de leurs temps.
Les utopistes situent généralement leurs écrits dans des lieux imaginaires pour éviter la censure politique ou religieuse : un pays lointain et mythique (Les Aventures de Télémaque, Livre 7, Fénelon, 1699), île inconnue par exemple (L'Île des esclaves, Marivaux, 1725), ou montagne inaccessible (la découverte de l'Eldorado, dans Candide, 1759).
Une utopie peut désigner également une réalité difficilement admissible : en ce sens, qualifier quelque chose d'utopique consiste à le disqualifier et à le considérer comme irrationnel. Cette image de l'utopie est évoquée dans Fahrenheit 451 où une nation tout entière n'accepte pas de lire des livres, de peur que cela ne lui ouvre les yeux par rapport à la fausse utopie dans laquelle elle vit. Cette polysémie, qui fait varier la définition du terme entre texte littéraire à vocation politique et rêve irréalisable, atteste de la lutte entre deux croyances, l'une en la possibilité de réfléchir sur le réel par la représentation fictionnelle, l'autre sur la dissociation radicale du rêve et de l'acte, de l'idéal et du réel.
Genre opposé, la dystopie — ou contre-utopie — présente non pas le meilleur des mondes mais le pire.
Sommaire
|
Origine du terme utopie [modifier]
Le terme utopia est un néologisme grec forgé par Thomas More en 1516 pour désigner la société idéale qu'il décrit dans son œuvre (en latin) Utopia. Il est traduit en français par utopie.
Ce terme est composé de la préposition négative grecque ou et du mot topos qui signifie lieu. Le sens d'utopie est donc, approximativement, « sans lieu », « qui ne se trouve nulle part ». Dans l'en-tête de l'édition de Bâle de 1518 d'Utopia, Thomas More utilise, exceptionnellement, le terme d' Eutopia pour désigner le lieu imaginaire qu'il a conçu. Ce second néologisme ne repose plus sur la négation ou mais sur le préfixe eu, que l'on retrouve dans euphorie et qui signifie bon. Eutopie signifie donc « le lieu du Bon ».
Seul le premier de ces deux termes est passé à la postérité, mais ils n'en sont pas moins complémentaires pour décrire l'originalité de l'Utopia de More. En effet, cette œuvre est d'une part un récit de voyage et la description d'un lieu fictif (utopia) et d'autre part un projet d'établissement rationnel d'une société idéale (eutopia). Ces deux aspects du texte de Thomas More ont amené à qualifier d'utopie des œuvres très différentes.
Définition [modifier]
L'utopie (utopia) est la description d'une société idéale. Elle procède d'une tradition que l'on fait remonter à La République de Platon. Plus spécifiquement l'utopie (utopia) est un genre littéraire s'apparentant au récit de voyage mais ayant pour cadre des sociétés imaginaires[1]. Ces deux définitions ne s'excluent pas : l'Utopie de Thomas More, La Cité du Soleil de Tommaso Campanella ou La Nouvelle Atlantide de Francis Bacon remplissent ces deux conditions et sont à la fois des récits et des descriptions de sociétés originales.
Cependant, dès le XVIIe siècle, de nombreux auteurs s'emparent de ce nouveau genre littéraire et en développeront l'aspect romanesque et satirique au détriment du projet politique. C'est ainsi que des œuvres telles que Les voyages de Gulliver (1721) de Jonathan Swift furent qualifiées en leur temps d'utopies.
Thomas More inventa le genre littéraire de l'utopie, il avait l'ambition d'élargir le champ du possible et non de l'impossible comme ce mot est synonyme aujourd'hui.
Dans son essai consacré aux premières utopies, celles d’avant les récits de More, de Tommaso Campanella ou de Cabet (les Premières Utopies, les Primaires, 1938), Régis Messac donne une définition restrictive du terme Utopie. « Le mot d’Utopie, forgé par Thomas More, et de nom propre devenu générique, est d’usage courant pour désigner les œuvres littéraires qui, sous une forme fictive et narrative, nous offrent l’image d’un État idéal, où tous les maux et les torts de la société présente sont guéris et redressés. [...] ce genre littéraire [...] fut longtemps le principal véhicule des idées réformatrices, mais ces écrits se répètent beaucoup, on y retrouve cent fois les mêmes banalités, cent fois les mêmes lacunes ou les mêmes erreurs[2]. »
Régis Messac considère l’utopie comme une œuvre purement romanesque, nécessairement progressiste, constituée de deux éléments : « le cadre, c’est-à-dire le récit d’aventures fantaisistes ou fantastiques, le roman merveilleux ou géographique ; le contenu, c’est-à-dire la représentation d’une société idéale[3]. » Cependant, l’un ne va pas sans l’autre, mais « l’un ou l’autre des deux éléments peut prédominer[3] ». Pour Messac, il va sans dire que ne peuvent être considérées comme de véritables utopies les œuvres où domine le second élément, le contenu, c'est-à-dire la représentation d’une société parfaite ou du moins perfectionnée.
C'est pourquoi Messac ne reconnaît ni la République de Platon ni la Cyropédie de Xénophon comme appartenant exactement au genre utopique ; il considère ces œuvres comme relevant de la catégorie des traités de politique pareils à ceux de Félix Bodin, Nicolas Machiavel et Montesquieu. « Tout au plus, dit-il, peut-on ranger, si l’on veut, la Cyropédie dans la catégorie des utopies pédagogiques et le mettre à côté de Télémaque, auquel il servit d’ailleurs de modèle[4]. »
Selon Régis Messac, les récits utopiques répondent à un besoin social. « Il est sans doute permis de dire, écrit-il, dans l’ensemble, que ce sont les périodes d’incertitude, d’inquiétude, voire de souffrance, qui sont surtout favorables à l’apparition de récits de ce genre. Lorsque beaucoup d’hommes, la majorité des hommes, peut-être, sont contraints de se replier sur eux-mêmes, ils cherchent dans leur imagination ce que la réalité leur refuse, et l’on voit fleurir les utopies[5]. »
Théodore Monod, de son côté, écrit « L'utopie n'est pas l'irréalisable, mais l'irréalisé. »
Histoire de l'utopie [modifier]
Les précurseurs de l'utopie [modifier]
Platon est le premier grand idéaliste de la pensée occidentale. On peut en effet rapprocher l'utopie (au sens moderne que prit ce mot) du concept d'idée de Platon[réf. souhaitée].
La pensée de Platon est exposée dans l’ouvrage classique La République, dont le titre même est un programme. Par République, Platon entend Politeia, c’est-à-dire État, Constitution. Platon voulut donc tracer les grandes lignes de ce que devait être une cité organisée de manière idéale par castes. C’est cette volonté de constituer une cité idéale, faisant de Platon le grand fondateur du concept d'idée, qui fut reprise ultérieurement par les utopistes du XIXe siècle (notamment Fourier[6] Saint-Simon[7] et Cabet[8]).
Même si Platon a réfléchi aux questions économiques, sa pensée ne fut pas aussi aboutie sur ce thème que celle de l'école de son successeur, Aristote, auquel on attribue un ouvrage consacré à l'économie : Économiques.
L’Histoire vraie de Lucien de Samosate est, comme la Batrachomyomachie, avant tout rattachée au genre de la fantaisie imaginaire. Cependant, elle présente aussi, dans son voyage aux confins de l'univers fantasmé de l'époque (IIe siècle), bien des caractéristiques littéraires et thématiques de l'utopie: ainsi, l'utopie, en littérature, n'offre pas seulement la lecture d'un archétype parfait d'organisation, elle propose aussi, parfois au travers du prisme de la fantaisie, une grille interprétative critique des structures institutionnelles, politiques et sociales du modèle culturel de régime dans lequel évolue l'auteur de l'utopie[9]; celle-ci, loin de se présenter systématiquement comme une œuvre indépendante, peut advenir selon une mise en abîme discursive (cas d'une narration, enchâssée dans une autre trame fictionnelle dont les ressorts seraient historiques, politiques ou philosophiques) introduisant à un dialogue complexe entre les textes ainsi imbriqués l'un dans l'autre[10]. Ainsi en est-il du voyage de Lucien dans le royaume d'Endymion sur la lune[11] ou encore dans l'Île des Bienheureux où Rhadamante l'accueille durant des mois[12].
Genèse du genre : L'Utopie de Thomas More [modifier]
L'avocat et homme de lettres Thomas More s'inscrit, à l'instar de son ami Érasme, dans le cadre du mouvement humaniste qui redécouvre la littérature antique grecque et latine et s'en inspire. More connaissait les œuvres d'Aristote et de Platon et le projet de cité idéale qui occupe une partie de La République peut être considéré comme l'une des sources d'inspiration de l'Utopie.
Le texte de More, paru en 1516, emprunte en partie sa forme aux récits de voyage de Vasco de Gama ou de Magellan. La découverte du Nouveau monde en 1492 a mis les Européens en contact avec d'autres peuples, et permet à More d'imaginer une civilisation originale située aux confins du monde connu. De manière plus générale, son projet de société s'inscrit dans le courant philosophique de la Renaissance.
Le premier livre de L'Utopie rapporte une conversation entre le narrateur et plusieurs autres personnages, dont Raphaël Hythlodée un navigateur qui a découvert l'île d'Utopie. La discussion porte principalement sur les injustices et les défauts de la société, injustices auxquelles Raphaël Hythlodée oppose les sages coutumes du pays dont il a fait la découverte. Le second livre rapporte la description par Hythlodée de l'Utopie. Cette description, assez détaillée, porte sur les lois, les coutumes, l'histoire, l'architecture et le fonctionnement économique de l'île.
La société utopienne est foncièrement égalitaire et ignore toute propriété privée. Elle décrit une société qu'on a souvent qualifiée de communiste, ou plus précisément d'« isonome », cherchant l'égalité parfaite de tous devant la loi. Elle repose en outre sur un ensemble de lois et sur une organisation très rationnelle et précise. Elle est présentée comme la plus aboutie des civilisations[réf. nécessaire].
Cette œuvre s'entend avant tout comme une critique de la société anglaise (et européenne) du XVIe siècle. Les vertus de l'Utopie sont en quelque sorte des réponses aux injustices du monde réel : elles les soulignent par contraste (l'égalité de tous les citoyens utopiens met en lumière l'extrême misère, à cette époque, de nombre de paysans anglais sans terres) et montrent que les maux de l'Angleterre ne sont peut-être pas des fatalités puisque les Utopiens les ont résolus. L'Utopie, qui se présente comme une œuvre de fiction, affirme néanmoins que l'homme a la possibilité d'influer sur son destin et est donc porteuse du concept d'histoire. More s'abstient pourtant de présenter son utopie comme un programme politique. Il considère la réalisation d'une telle société comme souhaitable mais affirme ne pas même l'espérer.
Ainsi, le genre littéraire créé par Thomas More repose sur un paradoxe. Il se présente en effet comme une œuvre de fiction sans lien avec la réalité : le nom de l'île (« nulle part ») mais aussi du fleuve qui la traverse (Anhydre, c'est-à-dire sans eau) ou du navigateur Hythlodee (qui signifie : habile à raconter des histoires) sont là pour le rappeler. Cependant, l'utopiste se refuse à tout recours au merveilleux ou à la fantaisie et le bonheur qui est censé régner en Utopie repose seulement sur la cohérence du projet. Nul climat paradisiaque, nulle bénédiction divine, nul pouvoir magique n'a contribué à la réalisation de la société parfaite. Il s'agit donc d'une fiction dont la valeur repose sur la cohérence du discours[réf. nécessaire].
Xe siècle [modifier]
- Al-Farabi, De l'Opinion des habitants de la Cité idéale
Les utopies de la Renaissance [modifier]
- L'Utopie de Thomas More, 1516.
- L'Abbaye de Thélème dans Gargantua de Rabelais, 1534.
- La Nouvelle Atlantide de Francis Bacon, fin XVIe siècle, début XVIIe siècle.
Les utopies de la période classique [modifier]
- La Cité du Soleil de Tommaso Campanella, 1623.
- Le Criticon de Baltasar Gracián, 1651-1657.
- Histoire comique des États et Empires de la Lune de Cyrano de Bergerac, 1657.
- La Terre Australe connue de Gabriel de Foigny, 1676.
- Histoire des Sevarambes de Denis Vairasse, 1677-1679.
- Les Aventures de Télémaque de Fénelon, 1699.
Les utopies des Lumières [modifier]
- Voyages et Aventures de Jacques Massé de Simon Tyssot de Patot, 1714 (date d'impression fictive 1710)
- Libertalia dans « Histoire Générale des Pyrates de typiak » de Daniel Defoe, 1724.
- L'Île des esclaves et La Colonie de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, 1725.
- Voyage au pays de Houyhnhnms, quatrième des Voyages de Gulliver, de Jonathan Swift, 1726.
- Relation du Royaume des Féliciens du marquis de Lassay, 1727
- L'Eldorado dans Candide (chapitres XVII et XVIII) de Voltaire, 1759.
- La Vérité, ou le Vrai système de Léger Marie Deschamps (Ca. 1750-1760)
- Voyage de Robertson aux Terres Australes, anonyme, Amsterdam, 1766
- Le Pays des Gangarides dans La Princesse de Babylone de Voltaire, 1768.
- La Découverte australe par un homme volant, ou Le Dédale français, nouvelle très philosophique, suivie de la Lettre d'un singe, de Nicolas Anne Edme Restif de la Bretonne, Paris, 1781
- L'An 2440 de Louis Sébastien Mercier, 1786 (2de édition).
- Paul et Virginie de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre, 1789.
- L'Isle des philosophes de l'Abbé Balthazard, Chartres, 1790
- L'ile de Tamoé dans Aline et Valcour (Histoire de Sainville et de Léonore) du Marquis de Sade, 1795
Recueils d'utopies au siècle des Lumières [modifier]
- La Bibliothèques des romans de Lenglet-Dufresnoy, Paris, 1735
- Voyages imaginaires, songes, visions, et romans cabalistiques, réunis par Charles Garnier, Amsterdam, 1787-1789, 36 vol. in-octavo
Les utopies au XIXe siècle [modifier]
- Nouveau christianisme de Claude Henri de Saint-Simon, 1825
- Le Phalanstère de Charles Fourier v. 1830.
- Voyage en Icarie d'Étienne Cabet, 1840.
- Les Cinq Cents Millions de la Bégum, de Jules Verne, 1879.
- Loocking Backward (1888 )( traduit en Cent ans après ou l'an 2000 ) d'Edward Bellamy
- Nouvelles de Nulle Part ou Une Ère de Repos (News from Nowhere or An Epoch of Rest) de William Morris, 1890.
- Hygeia : a city of Health, de Benjamin Ward Richardson, 1890.
- L'Île Mystérieuse (1874) Jules Verne
Les utopies au XXe siècle [modifier]
- Une Utopie Moderne de Herbert George Wells, 1905.
- La Visite du capitaine Tempête dans le ciel, Mark Twain, 1909
- Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien d'Alfred Jarry, 1911.
- Utopolis de Werner Illing, 1930.
- For Us, The Living de Robert A. Heinlein, 1938 (publié en 2003 ; pas de traduction française).
- Le jeu des perles de verre de Hermann Hesse, 1943.
- Ile de Aldous Huxley, 1962.
- Le monde de Gondawa dans La Nuit des temps, 1968.
- L'An 01 de Gébé, 1970.
- Les Villes Invisibles d'Italo Calvino en 1972.
- La planète Annares dans Les Dépossédés de Ursula K. Le Guin, 1974.
- Écotopie de Ernest Callenbach, 1975
- Adieux au prolétariat, d'André Gorz (surtout la dernière partie)
- La Québécie de Francine Lachance, 1990.
- Lois Lowry : Le passeur 1994
- L'Île des Gauchers, Alexandre Jardin, 1995.
- Les Fourmis de Bernard Werber, 1996.
- La Belle Verte, film de Coline Serreau, 1996.
- Les Cités obscures, série de bande dessinées de Francois Schuiten et Benoit Peeters, 1996
- La Ferme des animaux, de George Orwell, 1945.
Les utopies au XXIe siècle [modifier]
- Saint-Pantel de Xavier Tacchella, 2003.
- L'Île de la Tranquillité dans Nous les dieux de Bernard Werber, 2004.
- La possibilité d'une île, Michel Houellebecq, 2005.
- Le papillon des étoiles de Bernard Werber, 2006.
- La Deuxième Terre de Mario Salerno, 2004[13]
- Sur la route des Utopies, Christophe Cousin, 2007.
L'utopie dans les arts [modifier]
L'utopie en architecture [modifier]
- Le Labyrinthe
- La Tour de Babel
- La Cité idéale
- Le Familistère de Godin
- Étienne-Louis Boullée
- Claude-Nicolas Ledoux
- La Cité-jardin
- La Cité radieuse, le Plan Voisin de Le Corbusier
- Archigram
- La fonction oblique de Paul Virilio et Claude Parent
- L'Ivre de Pierre, 1977-1980, éditions Aérolande
- La prison Mazas de Emile Jacques Gilbert
L'utopie au cinéma [modifier]
Le film The Truman Show de Peter Weir avec Jim Carrey nous plonge dans la vie d'un homme, cette vie a tout d'une utopie avant qu'il se rende compte que cette vie est en réalité formatée depuis sa naissance[réf. nécessaire].
L'utopie en dessin et peinture [modifier]
L'utopie en musique [modifier]
- Beethoven.
- Jacob de Hann → Utopia
- Rachmaninov, L' Île des morts, poème symphonique de 1909
- Julien Varin → Utopie : évocation du Familistère de Guise dans l'Aisne (02)
Portée du concept d’utopie [modifier]
Intérêt politique [modifier]
L’utopie a une double fonction dans le discours politique : celle de proposer une rupture radicale avec un système existant et de plus de proposer un modèle de société idéale. Ce n’est pas un simple progrès qui intéresse les Utopistes mais une rupture nette et un saut qualitatif radical. L'utopie peut donc s'inscrire également sur du long terme, voire du très long terme.
Bibliographie [modifier]
Documents externes [modifier]
- (fr) Utopie, la quête de la société idéale en Occident : un dossier de la BnF
Liste d'ouvrages [modifier]
- Thomas More, L'Utopie, J'ai Lu, 2003, (ISBN 978-2-290-33768-4), première édition en latin en 1516.
|
|
Cet article ou cette section a trop de liens externes.
Les liens externes doivent être des sites de référence dans le domaine du sujet. Il est souhaitable — si cela présente un intérêt — de citer ces liens comme source et de les enlever du corps de l'article ou de la section « Liens externes ».
|
Voici une liste d'œuvres ayant pour sujet l'utopie, classées par date de parution :
- Alberto Manguel et Gianni Guadalupi, Guide de nulle part & d'ailleurs, à l'usage du voyageur intrépide en maints lieux imaginaires de la littérature universelle, Paris, Éditions du Fanal, 1981, 412 p., (ISBN 2-7308-0010-7)
- René Dumont, L'Utopie ou la mort, Seuil, 1974, (ISBN 978-2-02-000371-1)
- Jean Servier, Histoire de l'utopie, Gallimard, 1991, (ISBN 978-2-07-032647-1)
- Gilles Lapouge, Utopie et civilisations, Albin Michel, 1991, (ISBN 978-2-226-04947-6)
- Erich Fromm, L'Homme et son utopie, Desclée de Brouwer, 2001, (ISBN 978-2-220-04973-1)
- Jacques Attali, Fraternités : une nouvelle utopie, Le Livre de Poche, 2002, (ISBN 978-2-253-15278-1)
- Anne Staquet, L'Utopie ou les fictions subversives, Éditions du Grand Midi, 2003, (ISBN 978-2-88093-119-3)
- Mario Salerno, La Deuxième Terre, Publibook, 2004, (ISBN 978-2-7483-0552-4)
- Denis Langlois, L'utopie est morte ! Vive l'utopie !, Éditions Michalon, 2005, (ISBN 978-2-8418-6265-8)
- Albert Jacquard, Mon utopie, Stock, 2006, (ISBN 978-2-234-05940-5)
- Yolène Dilas-Rocherieux, , "L'utopie ou la mémoire du futur, de Thomas More à Lénine, Pocket Robert Laffont, 2007.
- Christophe Cousin, Sur la route des utopies, Arthaud, 2007, (ISBN 2-70039-673-12)
- Nathalie Brémand, Les socialismes et l'enfance : expérimentation et utopie (1830-1870), Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2008 (Collection Histoire), 365 p.
- Regards sur l'utopie, revue Europe n°985, mai 2011.
- Pierre Thomé, Créateurs d'utopies. Démocratie, autogestion, économie sociale et solidaire, Éditions Yves Michel, 2012, (ISBN 978-2-36429-013-6)
Vidéographie [modifier]
- Conférence du Collège de France (Vidéo) intitulée Les utopies classiques, par Luciano Canfora, professeur à l’Université de Bari (Italie) ; 2008/07/04
- Conférence du Collège de France (Vidéo) intitulée Lumières de l’utopie, par Bronislaw Baczko, professeur honoraire à l’Université de Genève (Suisse), 2008/02/18
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Anarchisme
- Cité idéale
- Cosmopolitique
- Pays de Cocagne
- Communisme
- Concurrence parfaite
- Contre-utopie
- Dadaïsme
- Hétérotopie
- Ingénierie du paradis
- Noosphère
- Paix perpétuelle
- Paradis
- 'Pataphysique
- Programme politique
- Révolution
- Socialisme utopique
- Surréalisme
- Uchronie
Liens externes [modifier]
|
|
Cet article ou cette section a trop de liens externes.
Les liens externes doivent être des sites de référence dans le domaine du sujet. Il est souhaitable — si cela présente un intérêt — de citer ces liens comme source et de les enlever du corps de l'article ou de la section « Liens externes ».
|
- (fr)(en) Utopia and Utopianism, revue académique spécialisée dans les thèmes de l’utopie et de l’utopisme
- L’Utopie de Thomas More : présentation générale de l'œuvre de T.More, fondatrice du genre
- Humour, utopie, science: développement sur l'Utopie de Thomas More et le genre de l'utopie
- Liste d'utopies ayant fait l'objet d'expérimentations et d'applications concrètes
- l'œuvre d'Edward Bellamy et la question féministe
Notes et références [modifier]
- Voir l'article Utopie dans: Collectif, Les Littératures française et étrangères, Paris, Larousse, 1992, 1864 p. (ISBN 2-03-508304-4) [lire en ligne (page consultée le 23 mai 2012)], p. 1663-1664
- Régis Messac, Les Premières Utopies, Paris, Ex Nihilo, 2008, p. 17
- Régis Messac, Les Premières Utopies, Paris, Ex Nihilo, 2008, p. 34
- Régis Messac, Les Premières Utopies, Paris, Ex Nihilo, 2008, p. 18-19
- Régis Messac, Les Premières Utopies, Paris, Ex Nihilo, 2008, p. 32
- Charles Fourier, Le Nouveau monde industriel et sociétaire ou invention du procédé d'industrie attrayante et naturelle, distribuée en séries passionnées, Paris, 1829
- Claude Henri de Rouvroy de Saint-Simon, Nouveau christianisme, Paris, 1825
- Étienne Cabet, Voyage en Icarie, Paris, 1840
- Collectif, « Article "Utopie" », sur Larousse-Littérature. Consulté le 8 mai 2012
- Pascal Mougin et Karen Haddad-Wotling, Dictionnaire mondial des Littératures (un vol. in-4), Paris, Larousse, coll. « Littérature », 2002 (ISBN 978-2-035-05120-2)
- voir à ce sujet le Livre I dans: M. Ticht, Lucien, Histoire véritable, livres I et II, Paris, 1995
- voir à ce sujet le Livre II dans: M. Ticht, Lucien, Histoire véritable, livres I et II, Paris, 1995
- La Deuxième Terre