Bataville

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48°41′16.0″N 6°48′14.1″E / 48.687778, 6.803917

Usine Bata

Bataville est le nom donné à un ensemble industriel et urbain unique en Moselle dans la région Lorraine (France), construit à partir de 1931 pour le compte de Tomáš Baťa (1876 - 1932), fondateur de la marque de chaussures Bata et premier producteur mondial. Le patrimoine construit conserve un caractère paternaliste jusque dans les équipements, le village étant l'un des plus dotés du département pour le sport et la jeunesse.

Sommaire

[modifier] Activités

Bien que totalement autonome, puisqu’elle est dotée de commerces, d’écoles, d’une piscine, et d’une église, la cité ouvrière, est située en lisière de forêt sur le territoire des communes Moussey, Maizières-lès-Vic et Réchicourt-le-Château, au cœur du Pays des étangs. Bataville s’est surtout développée dans les années 1950 et en a hérité une architecture de pavillons et d'équipements soignée à l’esthétique emblématique bien que modeste.

[modifier] Histoire

La multinationale a décidé la cessation d'activité sur le site de Bataville en janvier 2002. En 2001, la fermeture de l'usine qui employait 840 salariés a soulevé un important conflit social et une vive émotion dans l'opinion. Cet épisode à notamment donné lieu à une émission, Carnets secrets d'un dépôt de bilan, diffusée sur France 3 dans le cadre du magazine Pièces à conviction (n°16, mai 2002) et à un film documentaire, Pas un pas sans Bata, de Jérôme Champion (2003).

La plate-forme logistique est toujours en activité sur le site avec plusieurs entreprises : une entreprise indépendante de fabrication de bottes isothermes, une fabrique de carton, une société d’archivage et une société de conception de structures pour le monde du spectacle.

[modifier] Bibliographie

[modifier] Filmographie

Bienvenue à Bataville, film de François Caillat, sorti en France le 19 novembre 2008. Ce documentaire tourné à Bataville porte un regard burlesque sur l’« incroyable histoire d'une utopie patronale » après la fermeture de l’usine. Le spectateur, invité à revivre le programme — économique, social et esthétique — patronal qui imprègnent diversement les témoignages des habitants, dans une mise en scène des lieux et d’eux-mêmes d’autant plus subversive que s’y superpose le discours ressuscité d’un Thomas Bata aventurier aux doctrines péremptoires ; il se trouve ainsi confronté aux paradoxes du bonheur obligatoire[1],[2].

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

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