Claude Parent (architecte)

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Claude Parent
Présentation
Naissance 26 février 1923
Neuilly-sur-Seine
Nationalité Drapeau de la France France
Formation École supérieure des beaux-arts de Toulouse
École nationale supérieure des beaux-arts
Œuvre
Distinctions Grand prix national de l'architecture (1979)
Académie d'architecture
Académie des beaux-arts (2005)

Claude Parent, né le 26 février 1923 à Neuilly-sur-Seine, est un architecte français connu, avec Paul Virilio, pour son œuvre sur l’architecture oblique[1]. Professeur avec lui à l’École spéciale d’architecture à Paris, ils ont formé dans leur atelier plusieurs grands noms de l’architecture contemporaine française, comme Jean Nouvel.

Il obtient le grand prix national de l'architecture en 1979 et il est élu président de l’Académie d’architecture, puis membre de l’Académie des beaux-arts en 2005 au fauteuil de Jean Balladur. Il a été reçu sous la Coupole le 15 mars 2006 par son confrère Roger Taillibert.

Claude Parent avait travaillé avec le peintre Yves Klein lorsque celui-ci au début des années 1960 réfléchissait à des projets d’architecture de l’air et de l’espace.

Claude Parent : la « fonction oblique » et l’espace critique[modifier | modifier le code]

Dès le début des années 1960, Claude Parent s’impose à lui-même une rupture par la mise en crise du formalisme d’une certaine continuité spatiale. L’apparition de la discontinuité dans son langage architectural le conduit à construire un nouveau vocabulaire architectural.

Avec la construction de l’église Église Sainte-Bernadette du Banlay à Nevers entre 1963 et 1968, il affirme l’avènement d’une culture de l’oblique et accomplit ici ses recherches sur le brutalisme. La culture de l’oblique, en rupture avec le traditionnel plan horizontal, est le projet de sa carrière qu’il conduira, porté par une grande inspiration utopique et sociale, accompagné par la pensée critique de Paul Virilio rencontré quelques années plus tôt[Quand ?].

Article détaillé : Architecture oblique.

Jusqu’au milieu des années 1970, Claude Parent poursuit ses recherches sur ce qu’il nomme la « fonction oblique » et tente de déployer ce vocabulaire à différents projets, notamment des projets d’habitations. Seuls quelques projets trouvent leur concrétisation ; citons l’appartement d’Andrée Bellaguet à Neuilly en 1971, le réaménagement de son propre appartement à Neuilly en 1973, ou encore la maison de l’artiste Michel Carrande à Soual en 1974. Avec le réaménagement de son propre appartement, Claude Parent fait une démonstration par son investissement personnel où il habite lui-même un espace dessiné selon ses théories sur les plans obliques.

Au cours des années suivantes, bien que la fermeture de son agence dans le milieu des années 1970[Quand ?] ait apporté une période de doute, il continue ses recherches graphiques et persévère au développement d’un vocabulaire spatial toujours plus riche comme en témoignent ses travaux "Colères et envahissements" en 1973, "Habitat oblique" en 1973, "Cascades et tombes" en 1974. Parallèlement à ses expérimentations graphiques, Claude Parent cherche à impliquer concrètement l’oblique dans des programmes beaucoup plus concrets (concours du Plateau Beaubourg en 1970, projet de la ville oblique La Colline en 1971, bureaux EDF à Libreville au Gabon en 1973, hôtel de Ville de Montceau-les-Mines en 1973).

Réalisations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Entrelacs de l’oblique
  • Le Déclin. Cuit et archi cuit, l’architecture, un recueil de trois textes de Claude Parent publiés aux éditions L'Œil d'or, 2009, (ISBN 978-2-913661-31-8)
  • Vivre à l’oblique, dessins et commentaires par Claude Parent, publié par L’Aventure urbaine, 1970
  • Claude Parent, Claude Parent, architecte, Laffont, Paris, 1975.
  • Claude Parent, Les maisons de l'atome, Éditions du Moniteur, Paris, 1983.

Films[modifier | modifier le code]

  • Claude Parent-Paul Virilio, film de Gilles Coudert (124 min / 1996 / A.P.R.E.S production). Conférence-entretien entre l’architecte Claude Parent et le philosophe Paul Virilio organisé par l’université François-Rabelais et le Centre de création contemporaine de Tours.

Prix[modifier | modifier le code]

Distinctions et honneurs[modifier | modifier le code]

  • Officier de la Légion d’honneur (21 février 1990)
  • Commandeur de la Légion d’honneur (13 juillet 2010)[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Vivre à l’oblique, avec Paul Virilio, 1970, et Le Cœur de l’oblique, réédition Poche en 2004 et 2005, Jean-Michel Place, Paris.
  2. L'Yonne républicaine, 6 juillet 2011
  3. Décret du 13 juillet 2010 portant promotion

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Ragon, Monographie critique d’un architecte. Claude Parent, Dunod, Paris, 1982.
  • Collectif, Réhabiliter les édifices métalliques emblématiques du XXe siècle, (autour de la fondation Avicenne de Claude Parent, L’Œil d’or, 2008)
  • Frédéric Migayou et Francis Rambert, (dir.), Claude Parent. L’Œuvre construite, l’œuvre graphique, catalogue de l’exposition du 20 janvier au 2 mai 2010, éd. HYX, Cité de l’architecture et du patrimoine, 2010 (lien vers le site de l'exposition)
  • Manfredi Nicoletti, Claude Parent. La fonction oblique, Testo & Immagine, Turin 2003
  • Claude Parent vu par, 50 témoignages du monde entier, Ed. Le Moniteur

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]