Savinien Cyrano de Bergerac

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Hercule Savinien Cyrano de Bergerac

Description de cette image, également commentée ci-après

Gravure tirée du Recueil de portraits d'Étienne Jehandier Desrochers (1726)[1].

Nom de naissance Hercule Savinien Cyrano
Activités Écrivain
Naissance
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 36 ans)
Sannois, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Langue d'écriture Français
Mouvement Libre-pensée
Genres Roman, théâtre, pamphlet, satire, lettre

Hercule Savinien Cyrano, dit Cyrano de Bergerac[2],[3],[4],[5],[6], est un écrivain français, né à Paris le et mort à Sannois le .

Cyrano de Bergerac est né à Paris. Il n'est donc pas gascon : le « Bergerac » dont il prend le nom est une terre possédée par sa famille, dans la vallée de Chevreuse sur les rives de l’Yvette, à Saint-Forget en région parisienne[7]. Ce poète et libre-penseur, contemporain de La Fontaine et de Molière, aime à signer ses écrits de noms plus ou moins imaginaires qu’il rattache au sien. C’est en 1645 que Cyrano signe pour la première fois en ajoutant « de Bergerac », 9 ans après que son père a vendu son fief de Bergerac[8].

L'écrivain est surtout connu aujourd’hui pour sa comédie Le Pédant joué, pour son Histoire comique des États et Empires de la Lune, première partie de l’Autre Monde, et particulièrement pour avoir inspiré à Edmond Rostand le personnage central de sa pièce Cyrano de Bergerac, qui reprend certes des éléments de la biographie du poète du grand siècle, mais s’en écarte également par des aspects non négligeables.

Vie et œuvre

Copie manuscrite de L’Autre Monde.

Descendant d’une vieille famille parisienne, Savinien Cyrano de Bergerac naît à Paris, rue des Deux-Portes (actuelle Rue Dussoubs dans le 2e arrondissement de Paris), dans la paroisse Saint-Sauveur, où il est baptisé[9]. Il est le fils d'Abel Cyrano (1565?-1648), marié le à Espérance Bellanger, « fille de défunt noble homme Estienne Bellanger Conseiller du Roi et Trésorier de ses Finances », et a quatre frères : Denys (né en 1614), Anthoine (né en 1616), Honoré (1617) — tous deux morts jeunes — et Abel, ainsi qu'une sœur : Catherine. Ses grands-parents paternels sont Savinien I Cyrano de Bergerac (mort en ) — qualifié de « marchand et bourgeois de Paris » dans un document du , et plus précisément de « vendeur de poisson de mer pour le Roy » dans plusieurs autres documents des années suivantes[10], et enfin de « conseiller du Roi, maison et couronne de France » le — et Anne Le Maire[11].

Puis, à partir de 1622, il vit avec sa famille dans les fiefs de Mauvières et Sousforest (nommé « Bergerac » à cause de ses anciens propriétaires) que son grand-père avait acquis en 1582 à Saint-Forget, près de Chevreuse, dans le sud-ouest de l'Île-de-France[9]. Après avoir passé une grande partie de son enfance dans cette paroisse de Saint-Forget[12],[11], il étudie au collège de Beauvais de Paris, dont le principal, Jean Grangier, lui inspire le personnage principal du Pédant joué. Il n'est donc pas du tout Gascon, mais il s'engage en 1638 avec son ami Henry Le Bret dans la compagnie du baron Alexandre Carbon de Casteljaloux[9],[11] qui appartenait au Régiment des Gardes du Roi et qui comptait un grand nombre de Gascons, l'imagination d'Edmond Rostand ayant forgé là-dessus une poétique « compagnie des Cadets de Gascogne » qui n'a jamais existé[10].

En 1636, son père vend Mauvières et Bergerac à Anthoine Arbalestrier et place probablement le produit de cette vente en rentes que les dévaluations successives réduiront[11].

Engagé dans les combats qui opposent Français et Espagnols dans la guerre de Trente Ans, Cyrano est blessé en 1639 au siège de Mouzon d'« un coup de mousquet à travers le corps », puis en 1640 à celui d'Arras d'« un coup d'épée dans la gorge », qui met fin à sa carrière militaire[9],[11]. Parmi les compagnons de bataille de Cyrano, Christophe de Champagne, baron de Neuvillette (mort dans une embuscade, au retour du siège d'Arras, en ), qui a épousé le Madeleine Robineau (1610-1657), cousine maternelle de l'écrivain[13],[14].

De retour dans la vie civile, il reprend ses études au collège de Lisieux en 1641, passe un marché avec un maître d'armes et prend un engagement avec un maître à danser. À la même époque, Libre-penseur, il devient intime avec Chapelle et s'introduit auprès du précepteur de ce dernier, Pierre Gassendi[11], un chanoine de l’Église catholique qui tente de concilier l’atomisme épicurien avec le christianisme, dont il devient le disciple.

C'est également sans doute à cette époque, qu'il aurait mis en fuite une centaine de spadassins pour défendre le poète François Pajot de Lignières, près de la porte de Nesle, et qu'il refuse, par haine de la « sujétion », de prendre du service auprès du maréchal Jean de Gassion[11].

Après la fin de sa carrière militaire, il s'engage dans la carrière littéraire. Son Pédant joué est peut-être représenté en 1646, sa Mort d'Agrippine avec certitude en 1653 — elle fait d'ailleurs scandale. Tallemant des Réaux écrit dans ses Historiettes : « Un fou nommé Cyrano fit une piece de théâtre intitulée: la mort d'Agrippine, où Séjanus disoit des choses horribles contre les dieux. La pièce estoit un vrai galimathias. Sercy qui l'imprima dit à Boisrobert qu'il avoit vendu l'impression, en moins de rien: Je m'en estonne, dit Boisrobert. - Ah! Monsieur, reprit le libraire, il y a de belles impietez »[15]. Avant même leur parution, ses œuvres circulent sous une forme manuscrite. Nicéron prétend, dans ses Mémoires pour servir à l'histoire des hommes illustres, qu'il a rencontré Molière. Même si ce n'est pas le cas, ce dernier lui a emprunté de nombreux passages[11], en particulier une scène de son Pédant Joué. Les œuvres les plus éminentes de Cyrano sont son duo de proto-romans de science-fiction, L’Autre Monde : l’Histoire comique des Estats et empires de la Lune (1657) et L’Histoire comique des Estats et empires du Soleil, inachevée à sa mort, qui décrivent des voyages fictifs vers la Lune et le Soleil. Inventives, souvent ingénieuses, et parfois enracinées dans la science, les méthodes de voyage spatial que décrit Cyrano reflètent la philosophie matérialiste dont il était adepte. L’objectif principal de ces romans de science-fiction était de critiquer de façon subtile la physique traditionnelle d'inspiration aristotélicienne, notamment le géocentrisme, et le point de vue anthropocentrique de la place de l’homme dans la création, ainsi que les injustices sociales du XVIIe siècle. Comme en témoignent les divers manuscrits existants, la version de L’Autre Monde parue après la mort de Cyrano a été mutilée pour satisfaire la censure.

Plaque commémorative de Cyrano de Bergerac à Sannois.

Cyrano, décrit par maints auteurs comme homosexuel[16],[17],[18], devient probablement, vers 1640, l’amant de l’écrivain et musicien D’Assoucy[16], avant de rompre brutalement en 1650[11]. Lorsque leur relation se transforme en amère rivalité, Cyrano adresse des menaces de mort à D’Assoucy, qui l’obligent à quitter Paris. La querelle prend alors la forme d’une série de textes satiriques : Cyrano écrit Contre Soucidas (anagramme du nom de son ennemi) et Contre un ingrat, tandis que D’Assoucy contre-attaque avec la Bataille de Cyrano de Bergerac avec le singe de Brioché sur le Pont-Neuf.

En 1653, à bout de ressources, il accepte la protection du duc d'Arpajon, qui l'aide à publier l'année suivante chez Charles de Sercy ses Œuvres diverses et La Mort d'Agrippine[11].

Cyrano est blessé, en 1654, par la chute d’une poutre en bois alors qu’il entrait dans la maison de son protecteur, le duc d’Arpajon. On ignore s’il s’agit d’une tentative délibérée contre sa vie ou simplement d’un accident, de même qu’il est impossible de déterminer si sa mort est ou non la conséquence de cette blessure, ou d’une raison non précisée[19]. Abandonné par le duc d'Arpajon, il trouve refuge chez Tanneguy Renault des Boisclairs. Le , il se fait transporter à Sannois, dans la maison de son cousin Pierre de Cyrano, trésorier général des offrandes du Roi, où il meurt chrétiennement, selon le certificat de décès délivré par le curé de la paroisse, le 28 juillet, à l'âge de 36 ans[11]. Il est inhumé dans l’église de Sannois.

Le personnage de théâtre

Premier portrait de Cyrano, peint par Zacharie Heince († 1669), paru dans l'édition Charles de Sercy. Gravure de Le Doyen, XVIIe siècle (© RMN/Gérard Blotu)[20],[21].

Cyrano a inspiré Edmond Rostand pour créer le personnage central de sa pièce Cyrano de Bergerac. Les écrits de Cyrano indiquent, certes, qu’il possédait un nez anormalement grand, ce dont il était très fier. Même s’il est vrai que c’était également un poète populaire ainsi qu'une fine lame qui s’est battue dans de nombreux duels et qui aurait battu cent hommes à la porte de Nesle[22], ses capacités furent enjolivées par Rostand, dramaturge de Cyrano de Bergerac. Le modèle pour le personnage de la Roxane de la pièce de Rostand, était Catherine de Cyrano, la cousine de Cyrano, qui vivait avec sa tante au couvent des Filles de la Croix, où celui-ci fut soigné pour les blessures consécutives à la chute de la poutre. Toutefois, l’intrigue de la pièce impliquant Roxane et Christian de Neuvillette est presque totalement fictive, le vrai Cyrano n’ayant pas rédigé les lettres d’amour du baron à sa place.

Comédies

Premier écrit connu et revendiqué par Cyrano

Cyrano écrivain, gravure du XVIIe siècle (Paris, musée Carnavalet).

Épître du « Jugement de Paris », écrit en 1648 par celui que certains pensent avoir été son amant : Charles Coypeau d'Assoucy. Le titre de cette épître est « Au sot lecteur et non au sage ».

Les Entretiens pointus (1662)

Petit recueil de vingt-deux « pointes », c’est-à-dire de jeux de mots n’ayant d’autre valeur que leur effet comique immédiat, précédé d’une préface où Cyrano fait l’apologie du calembour, assurant qu’il « réduit toutes choses sur le pied nécessaire à ses agrémens, sans avoir égard à leur propre substance. »

Lettres (1654)

Les Lettres de Cyrano sont de formes et de natures diverses : poétiques, satiriques, amoureuses… Adressées à des personnages réels, comme Scarron, d’Assoucy sous le nom de « Soucidas », Montfleury, François de Gerzan, ou fictifs, elles relèvent moins de la réflexion que de l’exercice de style, voire du « poème en prose », comme le risque Jacques Prévot dans son édition des Œuvres complètes (Paris, Belin, 1977).

Le Pédant joué (1654)

Comédie en cinq actes. Une des premières comédies en prose, et où cependant l’usage de la prose est tel que la pièce sera méprisée par la critique et délaissée par les chercheurs jusqu’à ce que les perspectives ouvertes par le théâtre de l'absurde permettent de la réhabiliter.

L’intrigue, fort banale, renvoie à un schéma classique hérité du théâtre italien : un vieillard ridicule empêche deux couples de jeunes gens de réaliser leur amour, mais ceux-ci parviennent à le duper avec l’aide d’un valet rusé. Mais Cyrano introduit dans cette structure des personnages typés jusqu’au paroxysme, parfois tout à fait étrangers à l’intrigue, s’exprimant par longues tirades et dont le discours relève toujours d’un usage particulier de la langue : Granger, le pédant ; Chasteaufort, le « soldat-fanfaron » ; Gareau, le paysan, et premier personnage à s’exprimer en patois sur la scène française…

On a dit de cette pièce qu’elle avait été coécrite par Molière, parce que ce dernier en a repris deux scènes dans ses Fourberies de Scapin (notamment la célèbre « scène de la galère »). Il a été admis depuis que cette collaboration était très improbable, les deux hommes n’ayant pas fréquenté à la même époque l’enseignement du philosophe Gassendi. Il est maintenant admis que Molière a « emprunté » la scène.

Les Mazarinades (1649)

Illustration de L’Histoire comique contenant les états et empires du soleil. Dyrcona s'envole de la tour où il était enfermé, à Toulouse, à bord d'une machine surmontée d'un vase en forme d'icosaèdre et équipée d'une voile.

Sept Mazarinades (en prose, sauf une, en vers burlesques : Le Ministre d’Estat, flambé[23]) ont été attribuées à Cyrano par Frédéric Lachèvre en 1921 sous prétextes qu'elles sont signées B.D. ou D.B[24]. Aucun élément historique ni bibliographique n'a jamais permis de confirmer cette attribution (et nul, parmi ceux qu'il a attaqués ou moqués dans ses lettres, ne l'a jamais traité de frondeur), et des études stylistiques l'ont définitivement ruinée[25].

La Lettre contre les Frondeurs (1651)

En 1651, la Lettre contre Les Frondeurs prend la défense de Mazarin et fait l’éloge de la monarchie absolue.

L’Autre Monde (1657)

Cette œuvre, considérée comme un des premiers romans de science-fiction, s’articule en deux parties : Histoire comique des États et Empires de la Lune et Histoire comique des États et Empires du Soleil. Cyrano décrit à la première personne un voyage dans la Lune et le Soleil et les observations qu’il a pu y faire de sociétés indigènes, dont le mode de vie est parfois totalement différent du nôtre, voire choquant, et parfois au contraire identique au nôtre, ce qui permet à l’auteur d’en dénoncer indirectement les limites. Ce voyage dans l’imaginaire est donc avant tout prétexte à exprimer sa philosophie matérialiste[réf. nécessaire]. Les deux récits ne furent publiés qu’à titre posthume, et après « expurgation », par son ami Le Bret.

L’auteur alchimiste Fulcanelli jugeait que son œuvre révélait une connaissance expérimentale de l’alchimie, le qualifiant de « plus grand philosophe hermétique des temps modernes[26]… ». Cette lecture est aujourd'hui fortement contestée[27],[28].

Le Fragment de Physique (1662)

Avant sa mort, Cyrano préparait un traité de physique dont ce texte est l’ébauche. Ce disciple de Gassendi s’y oppose déjà aux principes cartésiens qui font de l’existence de Dieu une réalité acquise, puisqu’il y parle de l’incertitude de la physique, « augmentée par l’ignorance dans laquelle nous sommes des secrets de Dieu. » Madeleine Alcover met très fortement en doute dans son édition l’attribution de ce fragment à Cyrano de Bergerac.

Tragédie

Frontispice de L’histoire comique contenant les états et empires de la lune (Bibliothèque nationale de France). Le narrateur s'élève dans les cieux grâce à des fioles de rosée[29].

La Mort d’Agrippine (1654)

Tragédie en cinq actes et en vers dont l'action se situe sous le règne de Tibère, en 31. Elle décrit le complot dirigé contre l'empereur par Agrippine l'Aînée, qui veut venger le meurtre de son époux Germanicus, par Séjan, qui la convoite, et par Livilla, maîtresse du préfet du prétoire.

Le thème dominant est le mensonge comme moteur du discours des hommes entre eux ; les dieux en sont exclus, notamment à travers une scène (acte II, scène IV) qui fit scandale, dans laquelle Sejanus professe son athéisme :

Ces beaux riens qu’on adore, et sans sçavoir pourquoy,
Ces alterez du sang des bestes qu’on assomme,
Ces Dieux que l’homme a faict, et qui n’ont point faict l’homme,
Des plus fermes Estats ce fantasque soustien,
Va, va, Térentius, qui les craint, ne craint rien.

Dans la même scène, Sejanus affirme également :

Et puis, mourir n'est rien, c'est achever de naître ;
Un esclave hier mourut pour divertir son maître ;
Au malheur de la vie on n'est point enchaîné,
Et l'âme est dans la main du plus infortuné.

Éditions critiques

  • L'Autre Monde ou les Estats et Empires de la Lune et du Soleil (édition de Frédéric Lachèvre), Classiques Garnier, 1933.
  • Œuvres diverses (édition de Frédéric Lachèvre), Classiques Garnier, 1933[30].
  • Œuvres complètes (texte établi et présenté par Jacques Prévot), Paris, Belin, 1977, 536 pages.
  • Œuvres complètes, tome I : L’Autre Monde ou les États et empires de la lune. Les États et empires du soleil. Fragment de physique (édition de Madeleine Alcover), Paris, Champion, 2001 (ISBN 9782745314529), tome II : Lettres. Entretiens pointus. Mazarinades (édition de Luciano Erba), Paris, Champion, 2001 (ISBN 9782745304292), tome III : Théâtre : Le Pédant joué ; la Mort d’Agrippine (édition d'André Blanc), Paris, Champion, 2001 (ISBN 9782745304193).

Éditions en ligne

Bibliographie

  • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • Madeleine Alcover :
  • Madeleine Alcover, Patricia Harry, et alii, Dissidents, excentriques et marginaux de l’Âge classique : autour de Cyrano de Bergerac : bouquet offert à Madeleine Alcover, Paris, Honoré Champion, 2006 (ISBN 2745314440).
  • Jean-Marie Apostolidès, Cyrano : qui fut tout et qui ne fut rien, Paris, Les Impressions nouvelles, 2006 (ISBN 2874490075).
  • Guilhem Armand, L’Autre Monde de Cyrano de Bergerac : un voyage dans l’espace du livre, Paris, Lettres modernes Minard, 2005 (ISBN 2256904776).
    • « Une figure paradoxale : le guide dans les voyages libertins de la fin du XVIIe siècle : le cas de L’Autre Monde de Cyrano de Bergerac », in : Voyage, altérité, utopie. Aux confins de l’ailleurs et Nulle part. Hommages offerts au Professeur J.-M. Racault, sous la direction de S. Meitinger, M.F. Bosquet, B. Terramorsi, Paris : Klincksieck, 2008, p. 141-150.
    • « Idée d’une République Philosophique : l’impossible utopie solaire de Cyrano », in Expressions no 25, juin 2005, p. 63-80 http://www.reunion.iufm.fr/recherche/Expressions/Sommaire25.htm
  • Hervé Bargy (éd.), Cyrano de Bergerac, Cyrano de Sannois: actes du colloque international de Sannois (3 et 17 décembre 2005), Brepols, 2008 (ISBN 9782503523842).
  • Laurent Calvié, H. Le Bret, Cyrano de Bergerac dans tous ses états, Toulouse, Anacharsis, 2004 (ISBN 2914777167).
  • Michel Cardoze, Cyrano de Bergerac : libertin libertaire, Paris, Lattès, 1994 (ISBN 2709614103).
  • Rose-Marie Carré, Cyrano de Bergerac : voyages imaginaires à la recherche de la vérité humaine, Paris, Lettres modernes, 1977 (ISBN 2256903648).
  • Jean-Charles Darmon, Le songe libertin : Cyrano de Bergerac d’un monde à l’autre, Paris, Klincksieck, 2004 (ISBN 2252034831).
  • Brigitte et Gilles Delluc, « Cyrano Parisien ? Oui, mais… », Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, 2003, 130, p. 603-622.
  • Jeanne Goldin, Cyrano de Bergerac et l’art de la pointe, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1973 (ISBN 084050215X).
  • Louis Raymond Lefèvre, La Vie de Cyrano de Bergerac, Paris, Gallimard, 1927.
  • Émile Magne, Un Ami de Cyrano de Bergerac, le chevalier de Lignières, Paris, Sansot, 1945.
  • Frédéric Michel, Une Œuvre : De la terre à la lune, Paris, Hatier, 1977.
  • Georges Mongrédien, Cyrano de Bergerac, Paris, Berger-Levrault, 1964.
  • François Moureau, « Dyrcona exégète ou les réécritures de la Genèse selon Cyrano de Bergerac », Cahiers d'histoire des littératures romanes/Romanistiche Zeitschrift für Literaturgeschichte, no 3/4,‎ 1997, p. 261-268.
  • Paul Mourousy, Cyrano de Bergerac : illustre mais inconnu, Monaco, Rocher, 2000 (ISBN 2268037894).
  • Jacques Prévot :
  • Charles Pujos, Le Double Visage de Cyrano de Bergerac, Agen, Imprimerie moderne, 1951
  • Michèle Rosellini, Les États et les Empires de la Lune et du Soleil, Atlande, 2004.
  • Willy de Spens, Cyrano de Bergerac : l’esprit de révolte, Monaco, Rocher, 1989 (ISBN 2268008452).
  • Alexandra Torero-Ibad, Libertinage, science et philosophie dans le matérialisme de Cyrano de Bergerac. Préface de Francine Markovits, Paris, Honoré Champion, 2009.
  • W. H. van Vledder, Cyrano de Bergerac, 1619-1655, philosophe ésotérique : étude de la structure et du symbolisme d’une œuvre mystique (L’autre monde) du XVIIe siècle, Amsterdam, Hollând Universiteits Pers, 1976 (ISBN 9030212063).

Inspirations

  • Sous son nom de Savinien de Cyrano de Bergerac, il est l’un des héros du cycle de science-fiction Le Fleuve de l’éternité de Philip José Farmer.
  • Il est également un personnage de la bande dessinée De cape et de crocs. Ses écrits y sont d’ailleurs repris abondamment.

Notes et références

  1. Madeleine Alcover, Cyrano relu et corrigé, 1990, [lire en ligne] p. 43-45
  2. Jacques Vier, Littérature à l’emporte-pièce, Éditions du Cèdre, 1966, 274 pages, p. 152 : l’auteur est nommé « Hercule-Savinien Cyrano de Bergerac ».
  3. Pierre Bonardi, Accusé Napoléon levez-vous !, 1961, 105 pages, p. 12 : l’auteur est nommé « Hercule Savinien Cyrano de Bergerac ».
  4. La Revue de l’université Laval, série 4, 1966, p. 444 : l’auteur y est appelé « Hercule Savinien Cyrano de Bergerac ».
  5. Voir la notice d’autorité de la BNF
  6. « Le mythe de Cyrano : thème et variation », dans Laurent Calvié, Henri Le Bret, Cyrano de Bergerac dans tous ses états, Anacharsis Éditions, 2004, 237 pages (ISBN 2914777167), p. 7-33. L’auteur y est appelé : « Savinien Cyrano de Bergerac ».
  7. En récompense de son action contre les Anglais pour la reprise de Bergerac (Dordogne) en 1377, Ramond de la Rivière (Ramond de la Rivière) se vit doté du fief de Mauvières à Saint-Forget, par le duc d'Anjou, frère de Charles V. Il donna alors aux prairies voisines de Mauvières le nom de Bergerac. En 1582, le domaine fut acheté par Savinien de Cyrano, grand-père de Hercule Savinien de Cyrano. « Gallois de Bergerac vendit d’abord en 1570, le fief de « Pré Joli-Bergerac » à Catherine de Cyrano, la sœur de Savinien (le grand-père de Cyrano). Bien que la famille de Cyrano n’ait aucun lien de parenté avec les de Bergerac, la possession d’une terre, même si l’on n’était pas noble, permettait d’adjoindre à son nom le titre de « sieur » du lieu ». Voir l'origine du nom de Bergerac.
  8. Madeleine Alcover, « Éphémérides ou biographie sommaire de Savinien de Cyrano de Bergerac », Les Dossiers du Grihl [En ligne], Les dossiers de Jean-Pierre Cavaillé, Libertinage, athéisme, irréligion. Essais et bibliographie, mis en ligne le 18 février 2010. URL : http://dossiersgrihl.revues.org/3817 ; DOI : 10.4000/dossiersgrihl.3817
  9. a, b, c et d Jacques Prévot « Préface », in Savinien Cyrano de Bergerac, Les États et Empires de la Lune. Les États et Empires du Soleil, Paris, Gallimard, coll. Folio classique, 2004, p. 8-9.
  10. a et b Madeleine Alcover, « Le Cyrano de Bergerac de Jacques Prévot », Les Dossiers du Grihl [En ligne], Les dossiers de Jean-Pierre Cavaillé, Libertinage, athéisme, irréligion. Essais et bibliographie, mis en ligne le 17 avril 2012. URL : http://dossiersgrihl.revues.org/5079 ; DOI : 10.4000/dossiersgrihl.5079
  11. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Jacques Prévot « Chronologie », in Savinien Cyrano de Bergerac, Les États et Empires de la Lune. Les États et Empires du Soleil, 2004, p. 309-313.
  12. Humbert Augeard, Savinien II de Cyrano de Bergerac, 1966, 38 pages, p. 3.
  13. Madeleine Alcover, Cyrano relu et corrigé, Librairie Droz, 1990, 199 pages, [lire en ligne] p. 31
  14. Madeleine Alcover, « Biographie succincte de Cyrano de Bergerac », La Lettre classique, no 14 : Les Matérialismes dans la littérature clandestine de l'âge classique, Presses de l'université Paris-Sorbonne, 2006, 374 pages, [lire en ligne], p. 204
  15. Les Historiettes de Tallemant des Réaux, vol. 7, J. Techener,‎ 1858 (lire en ligne), p. 536-537. Historiettes collectives, no 482 : « Suite des naifvetez, bons mots, reparties, contes pour rire » (no 203).
  16. a et b Jacques Prévot (« L'affaire Cyrano-Dassoucy. Et si Chap-on était Chap-elle », in Savinien Cyrano de Bergerac, Les États et Empires de la Lune. Les États et Empires du Soleil, 2004, p. 338-339) considère avoir trouvé des preuves de son homosexualité en étudiant ses Lettres.
  17. Robert Aldrich, Garry Wotherspoon, Who's who in gay and lesbian history: from antiquity to World War II, Routledge, 2003, 528 pages, [lire en ligne], p. 61
  18. Pour Michel Onfray (Contre-histoire de la philosophie: Les libertins baroques, Bernard Grasset, 2007, 310 pages, p. 202), sa biographie comporte trop de zones d'ombres, de silences, d'énigmes : « était-il homosexuel ou bisexuel? L'historiographie le rapporte, mais sans preuves. »
  19. Sur les circonstances mystérieuses de la mort de Cyrano, voir Madeleine Alcover, « Cyrano relu et corrigé », Études de philologie et d’histoire, vol. 42, Paris, Droz, 1990. (ISBN 9782600039154)
  20. Savinien Cyrano de Bergerac, Archives de France.
  21. Madeleine Alcover, Cyrano relu et corrigé, 1990, [lire en ligne] p. 69-70
  22. Feller, Biographie universelle, ou dictionnaire historique des hommes…, Paris, Leroux, 1848, volume 3, [lire en ligne], p. 118
  23. Corpus des Mazarinades
  24. B.D. Lettre de consolation envoyée à Madame de Chastillon sur la mort de Monsieur de Chastillon, Paris, Jean Brunet, 1649 ; B.D. Lettre de consolation envoyée à Madame la Duchesse de Rohan, sur la mort de feu Monsieur le duc de Rohan, son fils, surnommé Tancrède, Paris, Huot, 1649 ; D.B. Le Conseiller fidèle, Paris, Jean Brunet, 1649 ; D.B. Le Gazettier désintéressé, Paris, Jean Brunet, 1649 ; D.B. Le Ministre d’Estat flambé, Paris, Jean Brunet, 1649 ; D.B. Remonstrances des trois estats, à la Reyne, pour la paix, Paris, Jean Brunet, 1649 ; D.B. La Sibylle moderne, Paris, Jean Brunet, 1649.
  25. Voir Madeleine Alcover, « Stylistique et critique d’attribution. Requiem pour les mazarinades putatives de Cyrano », La Lettre clandestine, 13, 2004, p. 233-259. Voir aussi un résumé des tests de stylistique menés par M. Alcover dans son étude intitulée: « Le Cyrano de Bergerac de Jacques Prévot », Les Dossiers du Grihl [En ligne], Les dossiers de Jean-Pierre Cavaillé, Libertinage, athéisme, irréligion. Essais et bibliographie, mis en ligne le 17 avril 2012. URL : http://dossiersgrihl.revues.org/5079 ; DOI : 10.4000/dossiersgrihl.5079
  26. Demeures philosophales, p. 244.
  27. Alain Mothu, « Un “duel ésotérique”? La Pyrhydromachie des Empires du Soleil » (p. 303-326), La Lettre clandestine, no 10 : Le Doute philosophique: philosophie classique et littérature clandestine, Presses de l'université Paris-Sorbonne, mai 2002, 450 pages, [lire en ligne] p. 308-309
  28. Didier Kahn, « L'alchimie dans Les États et Empires de la Lune et du Soleil », Littératures classiques, no 53, automne 2004, et « Quelques notes d'alchimie dans Les États et Empires de la Lune et du Soleil », in Bérangère Parmentier (dir.), Lectures de Cyrano de Bergerac. Les États et Empires de la Lune et du Soleil, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2004.
  29. Œuvres de Savinien de Cyrano de Bergerac, Jacques Desbordes, 1709, tome 2, [lire en ligne], p. 1
  30. S. Akagi, « Cyrano de Bergerac, Œuvres complètes, éd Jacques Prévôt », Revue d'histoire des sciences, 1980, volume 33, no 33-2, p. 170-172.

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