Shangri-La

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Shangri-La est le nom d'un lieu imaginaire décrit dans le roman Lost Horizon (titre traduit en français : Les Horizons Perdus) écrit par James Hilton en 1933. Dans le roman de James Rollins, La Bible de Darwins, une partie de l'histoire se passe dans l'Himalaya à Shangri-La. Dans les notes de l'auteur à la fin du roman, il mentionne "Shangri-La a été découverte au fin fond de l'Himalaya en 1998, une oasis de verdure luxuriante et d'eau vive, perdue au milieu de sommets glacés. Y aurait-il quelque autre chose cachée là-haut ?"

Le lieu imaginaire[modifier | modifier le code]

On parle dans ce livre d'un lieu fermé aux extrémités occidentales de l'Himalaya et dans lequel l'on voit de merveilleux paysages ; le temps est détendu dans une atmosphère de paix et tranquillité. Lost Horizon narre l'histoire de rescapés d'un accident d'avion qui réussissent à atteindre une lamaserie utopique, appelée « Shangri-La », aux confins du Tibet.

Des articles de Joseph Rock, un botaniste, linguiste, explorateur et géographe américain d’origine autrichienne publiés dans le National Geographic inspirèrent James Hilton pour son roman Lost Horizon où il évoque une communauté de l’Himalaya sous le nom de Shangri-La.

Le nom et le concept de Shangri-La auraient pu être inspirés par le mythe de Shambhala, introduit en Occident dès le XIXe siècle.

En Inde, un La, signifie un col de montagne. Shangri-La signifie donc le "col Shangri".

Les prétendants au nom de Shangri-La[modifier | modifier le code]

Zhongdian dans le Yunnan.

Dans le but d’attirer le tourisme, plusieurs lieux de l'Himalaya bouddhiste entre le nord de l’Inde et le Tibet prétendent être à l'origine du Shangri-La fictif de Hilton.

Dans la Chine moderne, le comté de Zhongdian a été renommé Shangri-La (香格里拉, Xiānggélǐlā, en chinois) en 2001, pour attirer les touristes. Les légendaires montagnes de Kun Lun au Tibet, offrent d’autres vallées possibles pour Shangri-La.

Une suggestion généralement envisagée pour le Shangri-La de Hilton est la Vallée de Hunza dans le nord du Pakistan, proche de la frontière tibétaine, que Hilton a visitée quelques années avant de publier Les Horizons Perdus[1]. Cette vallée verte isolée, entourée par les montagnes, fermée sur l’extrémité ouest de l'Himalaya, s’approche de près de la description du roman tant par sa description géographique que par le mode de vie de ses habitants qui ne connaissent pas la maladie, vivent centenaires, ne possèdent ni banques ni prisons[2]. Une Station de Shangrila dans la proche vallée de Skardu est une attraction touristique populaire.

Ayant visité le comté autonome tibétain de Muli du sud du Sichuan en 1999, les explorateurs américains Ted Vaill et Peter Klika ont révélé que le monastère de Muli dans cette région éloignée était le modèle du Shangri-La de James Hilton. Ce dernier en aurait appris l’existence dans les écrits sur ce secteur publiés par l’explorateur américano-autrichien Joseph Rock dans la revue américaine National Geographic à la fin des années 1920 et au début des années 1930[3]. Vaill a réalisé un film fondé sur leurs recherches, « Finding Shangri-La », qui été montré au Festival du film de Cannes en 2007.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Shangri-la Valley » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Adventure Tours Pakistan, 20 juin 2006. Consulté le 29 juil. 2006
  2. bibliographie
  3. "Could This Be the Way to Shangri-La?" Timothy Carroll, Electronic Telegraph, Londres, 29 juillet 2002.