La Cité du Soleil

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Civitas Solis

La Cité du Soleil (Italien : La città del Sole, Latin : Civitas Solis) est le titre d'une utopie composée par le moine dominicain italien Tommaso Campanella durant son séjour en prison en 1602. Cette version ne sera publiée qu'au XXe siècle. Campanella rédige une seconde version en 1613, qui sera éditée en 1623[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

La Cité du Soleil est un dialogue entre un marin Génois, et un homme appelé « l’Hospitalier », c'est-à-dire un chevalier de l'Ordre de Malte. Le Génois donne les caractéristiques de cette cité qu'il aurait découverte. Cette forme dialoguée est une réminiscence du dialogue platonicien qui est également utilisée par Thomas More.

La ville est entourée de sept enceintes fortifiées. Elle est dirigée par un « métaphysicien. » Son économie est planifiée et de type collectiviste. On y pratique l'eugénisme sous la forme d'un plan de reproduction servant à conserver certaines caractéristiques physiques.

La cité suit les principes des lois naturelles, qui se manifestent à travers l'observation des astres. L'astrologie détermine donc nombre des aspects de la vie de tous les jours des solariens.

Cette utopie est postérieure de quatre-vingt six ans à celle de Thomas More.

Anecdote[modifier | modifier le code]

Dans son œuvre, La Cité du Soleil, Campanella (qui était contre la sodomie), punit les sodomites en les condamnant à marcher sur la tête et à porter leurs chaussures autour du cou. En effet, les solariens considéraient qu'ils avaient inversé « l'ordre de la nature ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliothèque nationale, Biographie de Tommaso Campanella

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque Nationale